Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

vendredi 16 septembre 2016

11 septembre - 24ème Dimanche du Temps Ordinaire


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Le cœur de l’évangile de ce dimanche est bien celui de la conversion. Et en évoquant la conversion, il ne nous faut pas d’abord penser à ceux qui ne connaissent pas le Seigneur Jésus, il nous faut d’abord penser à nous même, à notre propre conversion. Car, aussi bien vous que moi, si nous sommes chrétiens, nous avons encore bien du chemin pour correspondre pleinement au désir du Seigneur à notre encontre, il nous faut encore bien du chemin pour être totalement consumé par l’amour divin, pour être des saints. Et cette petite introspection est nécessaire car elle nous évite de nous situer en juge de ceux qui ne connaissent pas encore le Seigneur, qui ne sont pas encore membres de l’Eglise. Nous tous nous sommes aussi en chemin de conversion et si nous sommes au seuil de la sainteté nous sommes, nous tous, appelés à devenir ces saints du troisième millénaire et rappelons-nous qu’il n’y a pas d’âge pour se laisser irradier pleinement par l’amour divin. Que les plus jeunes ne se disent pas qu’ils auront le temps demain, que les plus anciens ne se disent pas qu’ils n’ont plus le temps car c’est nous tous, aujourd’hui que le Seigneur appelle à la conversion, c’est nous tous que le Seigneur va chercher comme la brebis perdue, comme la pièce égarée, comme le fils repenti.
Mais l’affirmation de la réalité de notre propre conversion étant posée, il nous faut également constamment reprendre conscience que nous sommes appelés également à être acteurs de la conversion de ceux qui nous entourent et de tous ceux qui nous entourent. En effet, le chrétien brulé de l’amour divin pose question à ceux qui l’entoure sur ce qui le consume, sur celui qui le fait vivre. Ainsi il ne nous faut pas d’abord échafauder des plans de marketing ou de communications pour conduire le monde entier à la reconnaissance du Christ Seigneur, il nous faut simplement nous attacher à être véritablement chrétiens, à être des saints. Il y’a là un cercle vertueux qui permet que la sainteté d’un membre appelle la sainteté d’un autre et ainsi de suite. J’en veux pour preuve les premiers temps de l’Eglise qui de onze apôtres à embraser le monde de la Bonne Nouvelle par l’annonce et le voyage de ces missionnaires des premiers temps.
Deux composantes sont donc essentielles à tout mouvement de conversion, la rencontre et l’annonce. La rencontre c’est le plus facile car chacune de nos vies en sont pétries mais l’annonce est plus difficile car nous naviguons bien souvent sous couvert d’un respect mal placé qui nous fait taire notre Foi soi-disant par respect de l’autre, je dis mal placé car s’il y’a une chose essentielle que nous pouvons partager aux autres avant même notre amitié c’est bien l’éternité, c’est bien le Christ Lui-même. Il nous faut donc procéder à un changement de notre référentiel et il nous faut oser parler du Seigneur lorsque l’occasion se présente. Il s’agit de parler du Seigneur avec mesure et discernement en fondant nos paroles sur une vie qui soit vraiment chrétienne.
Bien chers amis, c’est un criant appel que je me permets de nous adresser en ce dimanche, n’ayons pas peur de parler de notre Foi, ne nous taisons plus mais proclamons notre attachement au Seigneur Jésus par notre vie chrétienne et par notre parole éclairée. Reprenons conscience combien une prière promise à celui qui souffre, un sourire éclairé par les mots de l’affirmation de l’amour divin, une médaille ou une image remise à celui ou celle qui en a besoin, une invitation à l’eucharistie ou à une veillée de prière tout cela ce sont des petits coups de pouce que le Seigneur attend de nous et qui pourra conduire un cœur à reconnaître le Seigneur.
Alors en ce dimanche, demandons deux choses au Seigneur, la première, demandons notre propre conversion afin que nous vivions véritablement en compagnie du Christ ressuscité, non pas avec une idée, une pensée mais avec le Christ Lui-même qui se veut notre compagnon de route, le deuxième chose c’est de demander au Seigneur de faire de chacun de nous les instruments adéquats à la conversion du monde, qu’il nous donne le discernement pour avoir le bon geste, la bonne parole, qu’il chasse de nos cœurs toute crainte à parler de Lui et qu’Il nous donne au contraire le zèle de l’annoncer à temps et à contre temps. Alors surtout, n’ayons plus peur, ne nous taisons plus, vivons du Christ et annonçons le !

Amen.

lundi 5 septembre 2016

4 septembre - Ste Mère Teresa

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Une phrase de l’évangile de ce dimanche peut sembler difficile à entendre : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple ». Cette phrase peut sembler difficile car nous avons bien souvent l’habitude de raisonner en mode binaire du tout ou rien qui nous fait comprendre que le Seigneur nous demanderait de n’aimer que Lui et de ne rien aimer d’autres. Mais, bien entendu, rassurons-nous  ce n’est pas ce que le Seigneur nous demande. Le Seigneur nous demande simplement que notre amour de préférence soit à Lui. C'est-à-dire que parmi tous ces amours familiaux, personnels et divins, l’amour premier, l’amour préférentiel soit au Seigneur. Dire cela signifie que notre Amour du Seigneur devient principe des autres amours, que notre Amour du Seigneur ordonne et oriente nos autres affections. Cela signifie que notre Amour de Dieu porte et fonde nos autres affections.
Ainsi nous pouvons percevoir combien il ne s’agit pas de négations des autres affections, des autres amours familiaux ou personnels mais bien d’une sanctification de toutes nos affections par l’amour premier que nous portons à Dieu.
Et en ce dimanche, il est une belle figure qui nous est donnée en exemple dans cet attachement premier au Seigneur, il s’agit bien entendu de celle qui est aujourd’hui élevée à la gloire des autels, à savoir Ste Mère Teresa.
Sainte Mère Teresa est reconnu dans l’ensemble du monde comme étant un figure de solidarité elle qui reçut le prix Nobel de la paix en 1979 et qui fut même reçue à l’ONU à la tribune de laquelle elle donna un discours mémorable en 1995. Mais cette reconnaissance de Mère Teresa fait généralement fi de la seule réalité qui a porté toute sa vie et toute son action : le Christ Jésus. Car Mère Teresa n’a pas d’abord agi par solidarité mais elle a bien agi par charité, par cette charité unique qui procède de son attachement au Seigneur. Et cela est perceptible dès la genèse de la fondation des missionnaires de la Charité alors qu’elle effectuait un stage chez les « Medical Sister » à Patna, elle vint alors en aide à une vieille femme jetée par son fils dans une poubelle, couverte de fourmis. Au début de l'année 1948, elle s'installe pour faire la classe et tenir un dispensaire dans un bidonville de Calcutta, où d'anciennes élèves deviennent avec elle les premières missionnaires de la charité.
En 1952, la rencontre d'une femme blessée agonisant sur un trottoir les pieds rongés par des rats l'amène à entreprendre une nouvelle tâche. Harcelant les autorités de la ville, elle obtient une vieille bâtisse pour accueillir des personnes souffrant de tuberculose, de dysenterie ou de tétanos et dont les hôpitaux ne veulent plus. Des dizaines de milliers de miséreux sont passés par ce "mouroir": beaucoup y ont trouvé "une fin digne". Mais les soins des religieuses et des nombreux bénévoles qui s'y succèdent ont aussi permis à des milliers d'autres de se remettre. A Calcutta, Mère Teresa ouvre ensuite un vaste orphelinat, Sishu Bhavan, puis la léproserie de Shantinagar, où sont tissés les désormais célèbres saris blancs bordés de bleu portés par les quelque 4.500 missionnaires de la charité aujourd'hui engagées dans le monde entier.
Et dans cette attention envers les plus pauvres des pauvres, Sainte Mère Teresa raconte : « Ceux qui sont matériellement pauvres sont souvent des gens merveilleux, absolument admirables.

Un soir nous sommes sorties et nous avons ramassé quatre personnes dans la rue. Et l'une d'entre elles était dans un état très grave. J'ai dit à la sœur : " Occupez-vous des trois autres, je prendrai soin de celle qui est dans l'état le plus grave. Ainsi, j'ai fait pour elle tout ce que mon amour pouvait faire. Je l'ai mise au lit. Sur son visage il y avait un sourire tellement beau ! Elle a pris ma main entre les siennes et n'a dit qu'un mot : " Merci ". Elle est morte aussitôt après. En la regardant, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un petit examen de conscience. Je me suis demandé : " Qu'est-ce que j'aurais dit, si j'étais à sa place ? " Et ma réponse était simple. J'aurais essayé d'attirer un peu l'attention sur moi. J'aurais dit : " J'ai faim, je meurs, j'ai froid, j'ai mal " ou quelque chose de ce genre. Mais elle m'a donné beaucoup plus, elle m'a donné son amour par reconnaissance. Elle est morte, un sourire sur le visage.
Puis il y avait un homme que nous avons trouvé dans les égouts, à moitié mangé par des vers, et après l'avoir amené à la maison, il nous a dit en toute simplicité : "J'ai vécu ma vie comme un animal, mais je vais mourir comme un ange, qu'on aime et dont on prend tant de soin". Plus tard, une fois que nous avons enlevé tous les vers de son corps, il a dit une seule phrase : " Ma sœur, je vais rentrer chez moi, dans la maison de Dieu " et il est mort. C'était tellement beau à voir, la grandeur d'âme de cet homme qui a pu parler ainsi sans blâmer personne, sans aucune comparaison avec les autres. Comme un ange ! C'est la grandeur des gens qui sont très riches spirituellement, même lors qu'ils sont si pauvres matériellement ». Face à cette pauvreté matérielle, Sainte Mère Teresa rappelait également que la plus grande pauvreté c’est le manque d’amour.
Mère Teresa avait coutume de dire que son action n'était qu'une "goutte de délivrance dans un océan de souffrance", mais que "si cette goutte n'existait pas, elle manquerait à la mer". Et bien nous, chers frères et sœurs, nous sommes aussi appelés à apporter notre goutte de délivrance, à être nous même des missionnaires, des disciples de la charité, à notre mesure, dans les lieux qui sont les nôtres, affrontant les pauvretés de notre temps. Ne disons pas que c eque nous ferons sera insignifiant car la charité n’est jamais insignifiante. Il nous faut suivre cet exemple de Ste Mère Teresa en nous rappelant que toute l’action de Sainte Mère Teresa, aussi louable soit-elle, n’avait comme origine que l’amour premier pour le Christ. Ainsi, il nous faut nous aussi avoir cet amour préférentiel pour le Christ, amour préférentiel qui fera de nous les disciples de la charité divine.
Mais parmi toutes les misères, toutes les difficultés qu’a affronté Sainte Mère Teresa il y’en a une qu’elle a toujours considéré comme étant la plus grande menace auquel devait faire face l’humanité, il s’agit de l’avortement. Elle a dit lors de son discours à Oslo en recevant le prix Nobel : «Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? L'Écriture déclare elle-même : « Même si une mère peut oublier son enfant, moi, je ne vous oublierai pas. Je vous ai gardés dans la paume de ma main. » Même si une mère pouvait oublier... Mais aujourd'hui on tue des millions d'enfants à naître. Et nous ne disons rien. On lit dans les journaux le nombre de ceux-ci ou de ceux-là qui sont tués, de tout ce qui est détruit, mais personne ne parle des millions de petits êtres qui ont été conçus avec la même vie que vous et moi, avec la vie de Dieu. Et nous ne disons rien » ou encore « Si vous ne voulez pas l’enfant à naître, donnez-le-moi, je le veux ! », s’est-elle écriée à Ottawa en septembre 1988. Sainte Mère Teresa nous rappelle que : « faire un avortement c’est tuer l’amour » ; elle nous rappelle le prix et l’importance de la vie, de toute vie qui demeure sacrée.
Et je ne peux conclure cette trop brève ébauche de la personnalité de Sainte Mère Teresa sans évoquer la joie qui l’habitait. Elle, au milieu des souffrances et atrocités humaines, confrontée tous les jours à la douleur, à la souffrance et à la mort, gardait en son âme une joie intacte. C’est ce dont témoigne un prélat qui l’a bien connu : «Ce qui m'a toujours frappé avant tout chez elle, c'est sa joie. Elle n'avait rien de sinistre! Elle semait la joie partout où elle passait, comme une mère aimante. Trois mots revenaient sans cesse chez elle qui s'exprimait en anglais: “cheerfulness”, la joie, l'allégresse, “total surrender”, l'abandon total, au Christ, et surtout “loving trust”, l'amour confiance.» Ce prélat dit aussi être marqué par cette phrase « antidote de morosité » qui guidait cette sainte: «Ne laissez aucune tristesse être si forte au point qu'elle vous fait oublier que le Christ est ressuscité.».
En ce dimanche, laissons-nous enseigner par Sainte Mère Teresa, choisissons le Christ comme principe de nos vies en enracinant nos existences dans la prière car Sainte Mère Teresa  nous le dit : « nous avons besoin de prier ! Sans la force de la prière, notre vie est insupportable » et  « plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active ». Ainsi gardons à l’esprit le chemin de la charité vraie que nous laisse Sainte Mère Teresa : « La prière engendre la foi, la foi engendre l'amour, et l'amour engendre le service des pauvres ». Alors attachons-nous à la prière pour la Foi, l’amour et le service des pauvres de notre temps.

Amen.

28 août - 22ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Donner sans rien attendre en retour, voilà l’enseignement de la finale de l’évangile de ce dimanche, le Seigneur Jésus nous invite à cela, à donner de notre temps, de notre argent, de notre personne, de notre vie, à nous donner nous même sans rien attendre en retour. Et il nous faut bien nous rendre compte combien cela est difficile car cela nous éloigne de notre mentalité moderne qui donne à chaque chose un prix et qui établi les relations personnelles sous ce modèle commercial qui imprègne toute notre société. Ainsi, nous allons aidé mais il ne faut pas que la personne que nous avons aidé nous oublie le jour où nous aurons besoin d’aide ; nous allons invité mais il faut que l’invitation nous soit rendue ; nous allons prêté mais là aussi quand nous aurons besoin la réciproque devra se produire..etc. Ô bien entendu la réciprocité n’est pas quelque chose de mauvais c’est certain et je dirai même que cela participe à l’établissement des relations qui nous unissent et notons bien que ce n’est pas la réciprocité qui est pointé du doigt par le Seigneur Jésus. Ce qui dénonce le Seigneur Jésus c’est bien plus l’utilitarisme qui peut se cacher derrière une charité quelconque, c’est le fait de bien agir en vu de retirer un quelconque profit aussi insignifiant soit-il. Ainsi il nous faut être attentif dans la réalité des actes de charité que nous posons, sont-ils posés  en vertu de l’amour de Dieu et du prochain ou bien sont-ils posés pour nous même c'est-à-dire pour un profit futur. Est-ce que nos actes de charité ont comme but l’amour de Dieu et du prochain ou bien sommes nous au centre de celui-ci dans un égocentrisme non avoué ? Est-ce que nous agissons pour les autres ou bien est-ce que nous n’agissons que pour nous même usant des autres pour nos propres intérêts ?
Ce questionnement peut sembler fastidieux car nos actes ne sont jamais portés par une pureté totale d’intention, agir bien nous procure du bonheur et ce bonheur nous revient, donc, agir bien conduit nécessairement à un certain contentement, mais il nous faut discerner pour savoir quelle est l’harmonique principale qui nous pousse agir : nous même ou bien Dieu et les autres ? Et c’est là que l’enseignement de l’évangile nous donne une clef d’action en nous appelant également à l’humilité : « quiconque s’élève sera abaissé, quiconque s’abaisse sera élevé ». L’humilité, voilà cette vertu oubliée de nos temps modernes bien plus intéressé à la quête du surhomme hyper productif. L’humilité consiste en cette attitude juste envers nous même, cette attitude qui nous conduit à ne pas vouloir utiliser l’autre qui est une des marques les plus essentielles de l’orgueil. L’humilité envers nous-mêmes nous conduit à nous considérer comme un serviteur inutile ; l’humilité envers les autres nous conduits à considérer comme étant déjà une grâce immense que celle de pouvoir les aider et les soutenir en effet, le serviteur inutile ne saurait prétendre à quoi que ce soit ; l’humilité envers Dieu nous donne de reconnaître combien Dieu demeure la source unique du bien que nous pouvons produire.

Nous percevons ainsi que la charité qui doit nous conduire à agir par amour de Dieu et des autres ne sera réelle que si elle est couronnée de la vertu d’humilité qui nous donnera de purifier nos intentions et d’attribuer à Dieu seul le mérite de nos bonnes actions.

mercredi 24 août 2016

Dimanche 21 août - 21ème Dimanche du Temps Ordinaire

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C’est bien le salut, notre salut, notre avenir éternel dont il est question en l’évangile de ce dimanche. Et c’est bien une interrogation que nous devons faire nôtre que nous livre l’évangile : qui seras sauvé ? Est-ce que le nombre des sauvés est infime, est-il immense ?
Cette question du salut rejoint même notre modernité qui se réfugie bien souvent dans l’affirmation que nous irons tous au paradis dans une apocatastase universelle. Ce salut universel donné à tous tend à répondre à cette angoisse existentielle qui habite chaque personne humaine. Je dis bien chaque personne humaine car par delà le paraître, par delà les belles envolées lyriques sur la finitude des choses et leur engloutissement dans le néant, lorsque l’homme se retrouve seul, cette question l’assaille malgré tous les faux semblants. Et pour exorciser cette angoisse, on tend à affirmer que le salut est à tous. Et bien non, le salut n’est pas à tous mais il est bien pour tous. C'est-à-dire que nul ne peut se dire sauvé mais tous nous sommes sauvable. C'est-à-dire que nous ne possédons pas le salut, il n’est pas nôtre, mais nous le recevons et nous le recevons de celui qui l’a inauguré, le Christ Jésus.
Et c’est bien là que se dessine la porte étroite qui tend à désigner cette relation unique qui doit nous permettre, au jour qui sera le nôtre, qui doit nous permettre de recevoir le salut des mains du Seigneur Jésus. Dès lors nous n’irons peut-être pas tous au Paradis même si c’est bien là une belle espérance mais ce que nous pouvons affirmer c’est que nous sommes tous appelés par le Christ Lui-même à y trouver notre demeure éternelle. Car oui, le Christ est mort pour tous, Il est ressuscité pour tous, Il est vivant pour tous et Il tend la main à tous. Et la porte étroite ne pourra s’ouvrir pour chacun des membres de notre humanité uniquement si tous reconnaissent le Christ Seigneur et l’aimant, désirent être uni à Lui dans l’éternité.
Et si aujourd’hui, maintenant, je demandais à chaque personne humaine si elle veut entrer dans l’éternité, je suis pratiquement certain que tous répondront oui mais l’éternité n’est pas un concept qui permettrait à l’homme d’échapper à la mort et de posséder ce pouvoir immortel qui le ferait vainqueur du temps. L’éternité a un visage, c’est celui de le Trinité Sainte, l’éternité a un seul accès c’est le Christ et l’Eglise, l’éternité se poursuit en un chemin qui est celui de la sainteté.
Alors oui, le salut est possible, mais la damnation l’est également. L’enfer existe et les grands spirituels nous disent qu’il est peuplé. L’enfer n’est pas un grand méchant loup inventé pour dompter les adultes, l’enfer est cette réalité de la négation de Dieu, du refus du Christ et de son salut. Notre éternité a donc potentiellement ces deux visages et l’ensemble de notre existence oriente notre choix qui ne sera posé qu’au moment de notre mort. Et ici, maintenant, reprenons conscience que Dieu attend jusqu’au dernier moment, jusqu’à notre dernier souffle, Dieu guette de la part de chacun un élan vers Lui pour l’orienter vers l’éternelle béatitude. Dieu patiente jusqu’au dernier moment, jusqu’au dernier battement de notre cœur. Et Dieu patiente par amour.
O bien sûr il y’a des vies plus maléfiques que d’autres et les évènements nous en donnent quelques visages, mais même pour ceux là, Dieu patiente et désire répandre sa miséricorde. Et cela nous fait mal de l’admettre car l’image d’un dieu vengeur rôde encore en nos esprits. Mais prenons un exemple. Prenons l’exemple d’une mère qui a deux fils, l’un est parfait aux yeux du monde, il a réussi, diplômé, embauché, riche, tout va pour le mieux. L’autre fils quant à lui a tout râté, ses études, son avenir, il sombre dans la délinquance, la drogue, le crime. Il est vrai que certaine mère aurait tôt fait de déshériter le second fils mais d’autre mères demeureront fidèle à cet amour charnel, à cet amour maternel et continueront, malgré tout, de soutenir, d’accompagner et d’essayer d’aider ce fils, elles continueront d’aimer ce vilain petit canard. Et jusqu’au bout elles espéreront une conversion, un mouvement de retour. Et bien Dieu agît ainsi avec nous tous, Dieu est cette mère pétrie de patience, cette mère emprunte d’une folle miséricorde car Dieu nous aime tous d’un amour infini et Il n’a qu’un seul désir, que nous le laissions nous serrer contre son Sacré Cœur.
Et cet exemple peut tout à fait expliciter la finale de l’évangile : « il y’a des derniers  qui seront premiers et des premiers qui seront derniers » car ce second fils au milieu de ses frasques aura peut-être fait une petite place au Seigneur au milieu de sa misère morale et, se confiant à Lui malgré tout, atteindra peut-être le ciel alors que le premier fils, celui qui a réussi aux yeux du monde, pétri de sa suffisance, aura peut-être évacué totalement le bon Dieu jusqu’à le rejeter consciemment. Il y’a bien des derniers qui seront premiers et des premiers qui seront derniers…
Alors en ce dimanche, prions les uns pour les autres afin que notre attachement au Christ soit réel en notre vie et qu’il nous ouvre à l’éternité bienheureuse et prions également pour tous les membres de notre humanité, les bons comme les méchants, prions pour qu’ils reconnaissent le Christ, qu’en le reconnaissant ils l’aiment ardemment et qu’en l’aimant ils se laissent tous combler de la miséricorde divine pour entrer dans le Royaume Eternel.

Amen.

dimanche 14 août 2016

Fête du 15 Août

15 août
Assomption de la Très Sainte Vierge Marie





Célébrer en ce jour l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie c’est célébrer un des premiers fruits de la résurrection du Seigneur car le saint jour de l’Ascension nous avons vu le Seigneur victorieux de la passion et de la mort entrer dans la gloire céleste, le saint jour de l’Ascension nous avons vu notre humanité unie à la divinité en l’unique personne du Christ entrer dans la béatitude éternelle, mais, aujourd’hui, en l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, c’est une simple créature qui emprunte ce chemin vers l’éternité manifestant ainsi, d’une manière excellente, quel doit être notre désir, quel est l’objet de notre espérance.
Et cette entrée dans la gloire de la Vierge Marie sonne également l’avènement de son couronnement. Car Marie a donné par sa chair immaculée l’humanité au Verbe de Dieu, Marie a donnée l’humanité à son Fils Jésus vrai homme et vrai Dieu, Marie qui est Mère de Dieu reçoit en ce jour solennel le diadème des mains du Seigneur son Fils, diadème qui l’établit Reine du Ciel, Reine des anges, Reine des Patriarches, Reine des apôtres, Reine des martyrs, Reine des confesseurs, Reine des vierges, Reine de tous les saints et Reine des familles.
Aujourd’hui : « «Marie fut élevée corps et âme en la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils » (Lumen Gentium, 59). « Marie est Reine parce qu’elle est associée de manière unique à son Fils, sur son chemin terrestre comme dans la gloire du ciel. […Et tout comme] la royauté et la manière d’être roi de Jésus est tissée d’humilité, de service, d’amour [… car] rappelons-nous que Jésus a été proclamé roi sur la croix par cette inscription écrite par Pilate : « Roi des Juifs » (cf. Mc 15, 26). [Or c’est bien] A ce moment-là, sur la croix, [que] Jésus montre qu’Il est roi ; et comment est-Il roi ? En souffrant avec nous, pour nous, en nous aimant jusqu’au bout. Et la même chose vaut aussi pour Marie : elle est reine dans son service rendu à Dieu pour l’humanité, elle est reine de l’amour dont elle vit le don de soi à Dieu pour entrer dans le dessein de salut de l’homme. […] Elle nous aide. C’est justement en nous aimant qu’elle est reine, en nous aidant dans toutes nos nécessités.
            Le couronnement de la Vierge Marie manifeste une réalité essentielle car aujourd’hui, l’entrée dans la gloire de la Vierge Marie est également une entrée dans l’éternité d’une parole fondatrice de notre attachement marial, parole prononcée par le Seigneur Jésus crucifié : « Femme voici ton fils ». Cette mission de la maternité de la Vierge Marie à l’encontre de l’ensemble du genre humain rassemblé en la figure de St Jean, cette mission maternelle devient une mission éternelle et c’est ainsi qu’aujourd’hui nous pouvons célébrer solennellement la naissance de notre Mère du Ciel. Et cette maternité de la Vierge Marie, il nous faut en vivre intensément en accueillant Marie chez nous c'est-à-dire en lui donnant une place importante en notre vie de prière. Ô bien sûr, la théologie nous rappelle que Marie ne produit aucune grâce par elle-même mais elle demeure un secours pour l’ensemble du genre humain, elle qui ne cesse d’intercéder pour chacun de nous. Comme ce fut le cas à Cana, Marie notre Reine, notre Mère intercède afin d’obtenir du Seigneur son Fils le meilleur pour chacun de nous. Ainsi, le Christ est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes et la Très Sainte Vierge Marie demeure celle qui intercède sans relâche pour chacun de nous.
Et nous pouvons garder en nos âmes une image familiale de l’action de la Vierge Marie. Dans une famille, lorsqu’un enfant désire vraiment quelque chose, lorsque cette chose sort quelque peu de l’ordinaire, d’une manière habituelle, l’enfant ne va pas d’abord la demander à son père mais il va bien s’adresser à sa mère. Et lorsque la mère aura accordée la chose désirée, l’enfant serein la poursuivra. Et si son père vient à passer sa tête il entendra résonner cette belle petite phrase : « Maman est d’accord », trois mots qui ferment la discussion et qui conduisent bien souvent le père à se ranger à cet accord. Et Bien la Vierge Marie agit ainsi pour nous et Dieu, Trinité Sainte, l’accepte amoureusement.
Et en ce jour, alors que Lucile va faire sa première communion nous pouvons tous nous confier à la Vierge Marie, car Marie a reçu le Christ en son sein et elle a vécu de sa grâce jusque dans l’éternité qui s’inaugure pour elle en ce jour, quant à nous nous allons recevoir le Christ en la Sainte communion alors confions nous à l’intercession de notre Reine et de notre Mère la Très Sainte Vierge Marie afin que cette communion nous change et nous transforme, qu’elle nous sanctifie afin que nous aussi, un jour, nous puissions goûter éternellement le bonheur céleste. Et nous pouvons nous confier à l’intercession de Notre Dame en nous unissant à cette prière de St Antoine de Padoue :
Nous te prions, ô Notre Dame, Mère de Dieu, exaltée au dessus des chœurs des anges. Remplis le vase de notre cœur de la grâce céleste ; fais-nous resplendir de l'or de la sagesse; soutiens-nous avec la puissance de ton intercession ; orne-nous des pierres précieuses de tes vertus ; répands sur nous l'huile de la miséricorde divine, par laquelle est couverte la multitude de nos péchés.
Que nous soyons trouvés dignes d'être élevés à la hauteur de la gloire céleste et de vivre heureux pour l'éternité avec tous les bienheureux.
Nous demandons cela à Jésus Christ, ton Fils qui en ce jour t'a exaltée au-dessus des chœurs des anges, t'a couronnée de la couronne du royaume et t'a placée sur le trône de la lumière éternelle.
A lui soit honneur et gloire pour les siècles éternels. Et que toute l'Eglise chante : Amen. Alleluia !

14 août - 20ème Dimanche du Temps Ordinaire

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« Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division », voilà bien une parole que nous ne mettrions pas spontanément dans la bouche du Seigneur Jésus car elle semble mettre à bas ce rêve d’unité et de fraternité qui habite notre arrière pensée.
Mais, ne le nions pas, cette parole est bien celle du Seigneur Jésus et, dans l’ordre générale, elle nous rappelle une chose essentielle c’est que l’unité et la fraternité ne se construisent pas à n’importe quel prix, que la paix ne peut se fonder durablement que sur la vérité.
Remarquons que, dans notre pensée moderne et face à une quelconque  division nous aurions tôt fait d’inviter à la négociation, d’inviter au consensus afin que chacune des deux parties renonce à une part d’elle-même afin de construire une paix bien fragile. Je dis fragile car la paix n’est pas le fruit d’un consensus qui ne peut perdurer dans le temps chacun revendiquant son droit d’être lui-même.
Et d’une manière plus précise, dans l’ordre de la Foi, le consensus en tant que tel ne semble pas être envisageable car le consensus induit un renoncement or peut-on raisonnablement renoncer à une part de la Foi sans dénaturer la Foi toute entière, peut-on renoncer à la vérité pour élaborer une paix relative et surtout pour l’élaborer sur un mensonge ? La réponse est non sans aucun doute. Et c’est ainsi que la Foi n’admettant pas le consensus conduit à la division comme le souligne l’évangile.
La question sous jacente est celle de savoir ce qui doit être premier : la foi ou la paix. Et si la foi est bien première car elle seule ouvre à l’éternité il ne nous faut pas nous situer dans une opposition binaire entre Foi et paix car bien entendu ce n’est pas en choisissant la Foi que l’on choisi la division, mais c’est en choisissant la Foi que l’on choisi la vérité, que l’on choisi le Christ. Et en nous attachant à la Foi, en nous attachant au Christ il est certain que certaines choses communément admises dans notre société apparaissent comme contraires à la Foi et doivent dès lors être écartées.
Mais nous le savons bien, s’écarter du chemin du monde conduit bien souvent à être raillé et même rejeté par le monde. C’est ainsi que la Foi invite nécessairement au courage, courage de la Foi que l’on nomme vertu de force. Il nous faut donc désirer cette vertu de force car bien entendu le Christ ne nous a pas menti et nous voyons bien souvent, en en faisant l’expérience, que la Foi induit cette division face à ce courant mondain du consensus et du relativisme, la Foi nous place souvent à contre-courant du monde.
Mais pour chacun d’entre nous il convient également d’avoir une intelligence de la Foi, de connaître l’enseignement du Seigneur Jésus, l’enseignement de l’Eglise du Christ. Cette intelligence de la Foi doit nous permettre de vivre du Christ Lui-même et non d’une fable que l’on se serait élaborée à notre mesure. Rappelons-nous que Dieu est Dieu et que le chemin qu’Il nous propose est borné par son enseignement. La Foi ne nous est donc pas relative dans la réalité de ce qu’elle est et c’est en ce sens qu’elle n’admet pas le consensus.

C’est dans ce travail d’intelligence de la Foi que la Foi elle-même dessine un chemin qui s’éloigne du chemin du monde, que la Foi créé la division. Face à cette réalité, il ne nous faut pas bien sûr accentuer cette division, il ne nous faut pas faire de la Foi un instrument de division mais il nous faut vivre la division dans la Foi, sans condamner nos objecteurs mais priant pour leurs conversions, sans consensus mais dans la Vérité et la Charité. Et il nous faut porter notre espérance jusqu’à désirer l’unité et la fraternité qui ne se feront que dans le Christ. Amen.

24 juillet - 17ème Dimanche du Temps Ordinaire

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En ce dimanche, je désire m’arrêter avec vous sur la première lecture, sur ce dialogue étonnant entre Dieu et Abraham. Le sujet de cette discussion concerne le châtiment qui est à infliger à une ville, Sodome et Gomorrhe, pour punir ses nombreux crimes. Ce châtiment semble être conséquent car la faute qui pèse sur cette ville est une faute lourde. Les actions de cette ville semblent la conduire droit à l’éradication pure et simple.
Face à cette délibération de châtiment, Abraham se lève et avec humilité il intercède en faveur de cette ville. Et il y’a déjà à cet instant un bel enseignement qu’il nous faut recevoir car nous pourrions tout à fait penser une réaction différente de la part d’Abraham. En effet, Abraham aurait pu se réjouir du châtiment à venir, ou, tout du moins, sans se réjouir il aurait pu tout simplement prononcer cette phrase que nous entendons si souvent, elle l’a bien cherché, elle l’a bien mérité, ce n’est que justice, ou toute autre formule du même acabit. Abraham ne se situe pourtant pas du tout dans ce registre, il ne se situe pas en pourfendeur de la justice mais bien comme intercesseur, comme apôtre de miséricorde.
Et c’est ainsi que le dialogue s’instaure entre Dieu et Abraham, ce dernier cherchant à sauver cette ville sans renier la faute dont elle est porteuse mais en mettant en avant que dans cette ville il peut se trouver au moins cinquante, quarante cinq, quarante, trente, vingt ou enfin même dix justes. A cause de ces justes, le châtiment serait inique. Et c’est là que se situe le deuxième enseignement en ce sens où, bien sûr que nous ne jugeons pas des villes entières mais nous avons cette capacité de jugement les uns sur les autres. Et même si nous savons que celui qui se pose en juge se considère lui-même comme critère du bon, du bien et du vrai, le jugement fait parti de notre manière de fonctionner mais tout en disant cela il nous faut affirmer que notre jugement a besoin d’être aiguisé, a besoin d’être éduqué. Ainsi, avant de juger l’action de quelqu’un et de prononcer un jugement définitif, irrévocable, nous pouvons laisser Abraham nous interroger pour savoir s’il n’y pas au moins cinquante, quarante cinq, quarante, trente, vingt ou enfin même dix pour cent de bon en cette personne. Cela ne signifie pas qu’il ne doit pas y avoir de châtiment à cause de ces dix pour cent de bon mais plutôt qu’à cause de ces dix pour cent de bon le châtiment doit être mesuré pour ne pas être inique, pour ne pas être injuste. C’est seulement à ce prix que la justice s’accorde avec la charité.
Et prenons ici un peu de hauteur en considérant notre histoire humaine. Sans trop tergiverser, nous pouvons reconnaître que, pris dans sa globalité et dans la grandeur de l’histoire, le monde entier est porteur d’une faute lourde, dès lors nous pouvons reconnaître que le châtiment du monde devrait être la pure et simple destruction. Ce monde si mauvais, si injuste, si méchant, si sale, ce monde ne mérite pas de subsister. Cette réflexion n’est pas étrangère par ailleurs à notre modernité. Ce monde ne mérite pas d’être. Et bien peut-être que c’est bien le cas, peut-être que le châtiment que le monde mérite est bien celui de la destruction. Mais, n’y a-t-il pas cinquante, quarante cinq, quarante, trente, vingt ou enfin même dix juste dans le monde ? En reprenant le psaume 143 qui nous dit, je cite : « aucun vivant n’est juste devant Toi Seigneur », nous pouvons affirmer qu’il n’y a pas même un seul juste qui mériterait que le monde soit sauvé. Triste constat pour notre humanité. Et c’est là que se dessine et se rend visible toute la bonté divine qui a permis qu’un juste appartienne à notre humanité et cela par l’incarnation. Dieu se fait homme en Jésus qui parce qu’Il est Dieu est pleinement juste et parce qu’Il est homme permet qu’un homme juste habite le monde. Et c’est ainsi qu’à cause de ce seul et unique juste, c’est ainsi que grâce au Christ notre monde subsiste et grâce au Christ chaque personne humaine peut demeurer dans l’éternelle béatitude. Laissons-nous inonder par la constatation de la bonté de Dieu à l’égard de notre monde, à l’égard de chacun de nous.
Le troisième enseignement de ce passage de l’écriture concerne l’intercession en tant que telle, concerne la prière d’intercession. Abraham intercède pour cette ville afin de lui éviter la destruction et Dieu est attentif à sa prière, Dieu est attentif à l’appel à la clémence que lance Abraham. Et bien il nous faut nous aussi reprendre conscience de la valeur de notre prière, de la valeur de notre prière d’intercession. Lorsque nous prions pour untel ou untel, Dieu est attentif à notre prière et Il se laisse attendrir par nos supplications. Lorsque nous prions pour une personne malade, intercédons pour elle, c'est-à-dire, intercédons pour sa guérison et, si cela ne peut être, pour qu’elle puisse se préparer à entrer dans l’éternité. Lorsque nous prions pour une personne qui connaît de grandes difficultés, intercédons pour qu’elle puisse trouver force et soutient dans une attention plus grande au Seigneur dans sa vie. Lorsque nous prions pour la conversion d’une personne, intercédons afin que Dieu ne cesse jamais de frapper à la porte de son cœur dans l’espérance que cette personne s’ouvrira à la bonté et à la présence divine. Prenons conscience que nous avons tous cette belle mission d’intercéder les uns pour les autres et si nous regardons un peu autour de nous, si nous considérons notre microcosme nous ne pouvons que prendre conscience combien notre prière est essentielle et surtout, nous ne pouvons que prendre conscience du fabuleux mystère de la prière car c’est seulement lorsque nous serons au ciel que nous pourrons voir tous les fruits de nos prières qui sont des fruits parfait discrets mais bien souvent si essentiels.