Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

jeudi 21 février 2019

17 Février - 6ème Dimanche du Temps Ordinaire


« Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur », cette vérité essentielle que nous rappelle St Paul en la seconde lecture constitue bien le cœur premier de notre Foi chrétienne.
Car, la résurrection du Seigneur constitue d’abord le sceau par lequel Dieu, Trinité Sainte, manifeste au monde que l’enseignement du Seigneur Jésus ainsi que ses miracles et ses actions sont bien de Dieu. Elle affirme que Jésus Christ n’est pas un sage aussi éminent soit-il, Il n’est pas non plus un prophète, non, Jésus Christ est pleinement Dieu et sa divinité, si elle transparaît tout au long de sa vie terrestre, elle s’impose en sa résurrection.
Et c’est parce que le Christ est ressuscité d’entre les morts que nous nous tournons vers Lui dans la prière. C’est parce que le Christ est ressuscité que nous savons dans la Foi qu’Il demeure Celui qui nous accompagne. C’est parce que le Christ est ressuscité que nous savons dans la Foi qu’Il demeure celui qui nous pardonne dans le sacrement de la confession, Celui qui nous nourrit de Lui-même dans la sainte eucharistie, Celui qui nous sauve du péché et de la damnation par sa passion.
C’est aussi parce que le Christ est ressuscité que nous savons que nous sommes destinés nous aussi à ressusciter comme nous l’affirmons dans le « Je crois en Dieu » lorsque nous disons : je crois en la résurrection de la chair. Oui, Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, est le premier ressuscité afin de nous montrer à nous tous le chemin qui nous conduira en la béatitude éternelle par les mérites de sa passion et de sa croix. C’est aussi parce que le Christ est ressuscité que nous pouvons et devons prier pour nos défunts qui n’ont pas été anéantis mais qui sont entrés dans l’Eternité. C’est encore parce que le Christ est ressuscité que nous pouvons nous confier à l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie ainsi qu’à celle de tous les saints du Ciel. Par sa résurrection, le Christ nous permet d’entrer dans cette réalité qui nous dépasse, dans cette réalité de notre existence qui appartient à la Foi et qui nous entraîne dans cette Eternité dont Lui seul nous ouvre les portes.
Et gardons également à l’esprit que la vérité de la résurrection du Seigneur anéantie la pensée de la réincarnation. Non, nous ne nous réincarnerons pas en mouche, en veau ou en chien, ni même en ange ou en papillon ou en je ne sais quoi, nous ne nous réincarnerons même pas en une autre personne humaine. Cette pensée de la réincarnation est en totale opposition avec l’enseignement du Seigneur Jésus, en totale opposition avec la résurrection du Seigneur Jésus. Ainsi, ne nous laissons pas abuser par des théories en vogue mais demeurons fidèle au Seigneur Jésus car seul le Seigneur Jésus nous ouvre les portes de l’Eternité.
Nous recevons notre Salut du Seigneur Jésus ressuscité, voilà la réalité de l’existence humaine. Et c’est là que se trouve la pauvreté essentielle de notre humanité qui ne peut par elle-même entrer dans la béatitude mais qui peut la recevoir du Christ ressuscité. Pour le dire autrement, nous ne nous sauvons pas tout seul, mais nous nous confions au Seigneur afin qu’Il nous sauve en Sa miséricorde. Cette pauvreté qui nous fait attendre du Seigneur salut et miséricorde rejoint le récit des béatitudes. « Heureux vous les pauvres », car c’est en connaissant notre pauvreté que nous pouvons nous tourner vers le Seigneur et accueillir son salut. La pauvreté dont il est question n’est pas d’abord une pauvreté matérielle mais bien une pauvreté spirituelle qui nous fait tout attendre du Seigneur en cherchant à vivre chaque instant en sa sainte compagnie. Et, à contrario la sentence du Seigneur : « quel malheur pour vous, les riches » ne concerne pas d’abord la richesse matérielle mais bien cette richesse spirituelle qui est en définitive un rejet de Dieu. Car le riche, en cet ordre, n’attend rien des autres il est autosuffisant et il pense n’avoir besoin de personnes ni même de Dieu. Ainsi oui, il nous faut être pauvres c'est-à-dire tout attendre du Seigneur qui agit toujours envers nous comme un Père plein de bonté.
Alors bien chers amis, en ce dimanche, réaffirmons avec toute la force de la Foi que le Christ est ressuscité, qu’Il est vivant, présent à nos côtés, agissant dans les sacrements, et redisons au Seigneur combien nous avons besoin de Lui, besoin de vivre en son Amour. Le Christ ressuscité désire nous combler de ses grâces et de son salut, reconnaissons notre pauvreté dans une confiance absolue en la prodigalité divine.
Amen.

10 Février - 5ème Dimanche du Temps Ordinaire


En ce dimanche, je voudrais m’arrêter avec vous plus particulièrement sur la seconde lecture de la première lettre de St Paul aux Corinthiens. St Paul nous y rappelle, avec force et vigueur, que c’est l’Evangile que nous avons reçu qui demeure la voie de notre rédemption, c’est l’Evangile, tout l’Evangile qui demeure la voie de notre Salut. Et il est certain, que dès l’époque de St Paul, existait cette tentation d’avoir une lecture exhaustive de la Parole de Dieu, conservant d’un côté les passages qui annoncent la miséricorde infinie du Seigneur, son Amour fidèle et de l’autre côté, écartant les passages considérés comme trop exigeants, trop abrupts. Cette tentation a traversée les siècles et nous la voyons se répandre avec force en notre temps. Et cette tentation de lecture exhaustive, cette tentation en définitive de pervertir la Parole de Dieu pour en faire une parole à notre mesure concerne également l’ensemble de l’enseignement de l’Eglise, l’ensemble de la Tradition de l’Eglise par laquelle pourtant, Dieu nous parle aujourd’hui. Et c’est un mal qui peut également nous atteindre nous tous.
Il nous faut donc demeurer vigilants afin de ne pas sombrer dans cette funeste erreur qui consiste à choisir uniquement ce qui nous convient dans l’ordre de la Foi tout en écartant volontairement ce qui nous dérange. Et cette erreur, elle prend sa source dans notre propre orgueil, elle prend sa source dans la considération que l’on peut avoir que notre opinion prévaudrait sur la Parole de Dieu, prévaudrait sur la Parole de l’unique Eglise du Christ. Combien de fois pouvons-nous entendre dans l’ordre de la Foi ce fameux : « Je suis chrétien mais moi, je crois que ceci ou cela ». Mais rendons-nous compte que ce n’est pas notre opinion qui est à l’origine de Dieu. Pour prendre une image ce n’est pas parce que nous penserions que le soleil serait bleu que le soleil serait effectivement bleu. Dieu est Dieu, et notre pensée, notre opinion ne changera rien à son être divin. Dieu est Dieu, et la bonté de Dieu se manifeste dans le fait que Dieu se révèle à nous par son Fils Jésus Christ qui est l’unique Sauveur, Dieu se révèle à nous par les Saintes Ecritures et par la Tradition de l’Eglise. Il faut que cela soit bien clair pour chacun de nous car sinon, si nous remplaçons La Parole de Dieu et la Tradition par notre propre opinion, nous remplaçons alors le Salut obtenu par le Christ par un nombrilisme mortifère. Et reconnaissons que c’est bien là un des maux de notre temps qui s’égare dans un relativisme où l’Homme ignorant pense tout savoir sur Dieu, où l’Homme pense pouvoir dire à Dieu la substance de sa divinité.
Mais pourquoi agir ainsi ? pourquoi agir ainsi en considérant l’identité d’Amour qu’est Dieu, sa bonté et sa charité infinie, sa compassion, sa miséricorde intarissable ainsi que sa justice ? Pourquoi ? Pourquoi si ce n’est parce que cela convoque l’Homme à demeurer dans l’Amour divin, dans la bonté et la charité, dans la compassion et dans la miséricorde ainsi que dans la justice. C’est parce que l’homme ne veut pas suivre le chemin que Dieu lui indique, qu’il préfère se donner bonne conscience en se faisant illusion afin de poursuivre son propre chemin bien différent de celui sur lequel le bon Dieu l’invite.
Alors bien sûr, se mettre à la suite du Christ, demeurer les fils et les filles fidèles de l’Eglise notre Mère, cela est difficile car avec un brin de réalisme nous savons que nous avons encore du chemin à parcourir pour être configuré au Christ. Le prophète Isaïe lui-même a vécu cela, lui qui se déclare comme un homme aux lèvres impur ; St Paul aussi qui se dit être un avorton persécuteur de l’Eglise du Christ ; St Pierre également lorsqu’il s’exclame : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ». Tous nous sommes pécheurs et nous peinons sur la voie la perfection mais en même temps nous savons que le chemin qu’est le Christ Lui-même est le seul qui nous conduit là où le bon Dieu nous attend patiemment, nous savons que sur ce chemin de l’Evangile le Christ Lui-même nous accompagne, nous savons que sur ce chemin de sainteté l’Esprit Saint est notre guide, nous savons que sur cette voie du Salut l’Eglise nous apporte la grâce et la miséricorde par les sacrements. Voilà le témoignage que nous devons porter au monde, témoignage de la réalité de l’identité divine, témoignage de la réalité de la présence de Dieu aujourd’hui, témoignage de la grâce dispensée par l’Eglise. Ayons de la compassion pour tous ceux qui s’égarent loin de Dieu en s’illusionnant eux-mêmes et osons porter la voie de l’Evangile et de l’Eglise en nous attachant nous même à vivre de l’intégrité de la Foi, voilà notre mission, cette mission que Dieu Lui-même nous confie.
Amen

3 Février - 4ème Dimanche du Temps Ordinaire


« La Foi, l’Espérance et la Charité », voilà les trois piliers de la vie chrétienne que nous propose St Paul en conclusion de son hymne à la Charité.
La Foi tout d’abord. La Foi, nous le savons, elle est un don que Dieu nous a fait le St jour de notre baptême. La Foi nous établit dans une relation personnelle avec le Seigneur, elle nous permet d’être en relation avec Lui en nous disposant à recevoir toutes les grâces que le Seigneur nous destine. C’est ainsi que ce don de la Foi est comme en germe, il appelle à grandir et à se développer tout au long de l’existence humaine. La Foi que Dieu nous donne ne s’impose pas à nous, la Foi que Dieu nous donne elle doit être accueillie et surtout vécue. Il convient donc que nous puissions prendre conscience que la Foi ce n’est pas une idée, ce n’est pas un point de départ pour une simple considération de Dieu. La Foi n’appartient pas au monde des idées mais à la dimension existentielle de nos êtres. C'est-à-dire que la Foi elle doit changer nos vies, elle doit changer notre manière de faire, notre manière d’être aux autres, notre manière d’être à Dieu. Rappelons-nous cet avertissement de St Jacques qui nous enseigne en son épître : « Tu prétends avoir la foi, moi, je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi. Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur. Pauvre homme, […] l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi. En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte ». Ainsi la Foi ce n’est pas simplement croire en Dieu, la Foi c’est croire en Dieu qui se révèle à nous et c’est vivre en sa compagnie, en sa présence et cela chaque jour, chaque instant. Et nous pouvons nous interroger, est-ce que la Foi est véritablement le guide de nos vies ? Est-ce que la Foi est agissante chaque jour de nos existences ? Nous devons être des hommes et des femmes de Foi, vivant de la Foi c'est-à-dire vivant de Dieu, voilà notre mission.
A la Foi, s’ajoute l’Espérance. L’Espérance se vit sous le regard de la Foi car son objet c’est le salut éternel, la béatitude, la rédemption. L’Espérance procède de la Foi et reçoit de la Révélation la réalité de l’Eternité. Ainsi, par l’Espérance, par la belle Espérance nous savons dans la Foi que le Christ notre Sauveur nous a ouvert les portes de l’Eternité pour nous convier à la béatitude éternelle. En ce sens, l’espérance doit nous conduire à changer notre regard sur les réalités de ce monde qui passe pour nous conduire à nous focaliser sur les biens éternels, sur l’Eternité. Mais nous le savons, ô combien il est difficile de penser notre existence dans cette Eternité à laquelle s’attache notre Espérance et pourtant, nous le savons, notre vie ne trouve sa véritable substance que comme prélude à l’Eternité. Et nous pouvons-nous interroger, est-ce que l’Espérance nous donne de vivre en vue de l’Eternité ? Est-ce que l’Espérance nous donne de nous attacher bien plus aux biens éternels qu’aux biens matériels qui passent ? Le chrétien doit avoir, nous devons avoir les pieds sur terre et la tête au ciel car nous savons que nous sommes citoyens du Ciel, citoyens de la Jérusalem céleste.
Et enfin, comme le dit St Paul, il nous faut considérer la plus grande des vertus à savoir la charité. La charité, pour la qualifier il faut nous rappeler ce que nous enseigne St Jean à savoir que Dieu est Charité car dès lors la charité que nous pouvons exercer reçoit comme finalité Dieu Lui-même. C'est-à-dire que plus nous sommes charitables plus nous ressemblons à Dieu Lui-même. Mais remarquons que notre désir de ressembler à Dieu c'est-à-dire de Lui être uni en notre vie est le fruit premier de notre amour de Dieu qui lui-même procède de l’amour dont Dieu nous comble. Ainsi, l’amour dont Dieu nous comble, suscite en nous notre propre amour de Dieu qui nous pousse à chercher à l’imiter en nos vies et cela par l’exercice de la charité. La charité ne peut-être une option de nos existences car au contraire, la charité doit qualifier nos existences, la charité doit présider à chacune de nos actions. Et là aussi, nous pouvons nous interroger, est-ce que nous sommes charitables ou bien est ce que nous recherchons uniquement nos propres intérêts ? Nous avons tous des progrès à faire en ce domaine mais rappelons-nous qu’en cet ordre, la croissance de notre charité nous rapprochera toujours de Dieu qui est charité.
Alors en ce dimanche, n’hésitons pas, demandons au Seigneur de faire grandir en nous ces trois vertus théologales. La vertu de Foi afin que nous vivions véritablement en compagnie du Seigneur. La vertu d’Espérance afin que nous désirions le Ciel. La vertu de charité afin que nous agissions toujours comme de véritables disciples de Dieu qui est charité. Que chacune de nos vies s’établissent sur la Foi, l’Espérance et la Charité, voilà l’unique fondement des fidèles du Seigneur que nous désirons être.
Amen.


27 Janvier - 3ème Dimanche du Temps Ordinaire


Nous sommes le corps du Christ et, chacun pour notre part, nous sommes membre de ce corps : cette affirmation de St Paul en la seconde lecture nous rappelle à tous et à chacun que nous sommes membre d’une même communauté et que cette communauté elle est portée par le Christ Lui-même. Mais le terme de communauté semble un peu faible pour décrire la réalité et la particularité de cette communauté car cette communauté elle est même identifié au Christ Lui-même. Cette communauté c’est le corps du Christ. Et surtout ne nous laissons pas avoir en considérant que ce terme de « corps du Christ » ne serait qu’une métaphore, ne serait qu’une image utilisée pour décrire plus ou moins une réalité. Non, le corps du Christ désigne pleinement la réalité dans sa particularité.
En ce sens, rappelons-nous le passage de la conversion de St Paul. St Paul, avant de devenir St Paul, persécutait les chrétiens et il est renversé par le Christ Lui-même sur le chemin de Damas qui se présente à lui en disant : « Je suis Jésus que tu persécutes ». Ainsi, la persécution des chrétiens atteignait le Christ Lui-même car les chrétiens constituent mystérieusement le corps du Christ. Et aujourd’hui encore, lorsque les chrétiens sont persécutés de par le monde, c’est le corps du Christ qui est atteint, c’est le Christ Lui-même qui souffre en ses membres.
Et cette réalité elle nous rejoint nous tous dans notre propre identité car nous sommes nous-même membre du corps du Christ qu’est l’unique Eglise du Christ et, ce qui fait l’unité de ce corps c’est la Foi, la Foi unique et véritable qui nous a été donné par le baptême ; la Foi unique et véritable qui doit animer chaque instant de nos existences. Comme membre du corps du Christ nous sommes porteurs, en nous même, d’une réalité communautaire. C’est bien ce que St Paul nous dit : « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie » et cette réalité, elle nous concerne et cela, dans l’ordre du péché et de la grâce. C'est-à-dire que lorsque nous sombrons dans le péché, notre péché, même s’il est pleinement personnel, notre péché atteint le corps du Christ dont nous sommes un membre. A contrario, lorsque nous avançons sur le chemin de la sainteté et de la vertu, la grâce qui nous est donnée rejaillit sur l’ensemble du corps du Christ dont nous sommes un membre.
Ainsi, par la Foi de notre baptême, nous ne sommes pas des individus déconnectés des uns des autres mais nous sommes unis les uns aux autres. Cela doit changer notre manière de voir les choses tout d’abord pour nous même car cela confère à chacun de nos actes, à chacun de nos élans, cela leurs confère un écho dans le corps du Christ, cela rejaillit sur le Christ Lui-même. Cela doit également changer notre manière de voir les autres, les autres qui nous sont unis par la Foi dans l’unique corps du Christ. Car dès lors, mon voisin a une importance pour moi car mon voisin fait parti de ce même corps du Christ. Ce pourquoi, nous devons avoir une sainte attention les uns envers les autres. Et ici jaillit la grandeur et la beauté de la charité fraternelle, de cette charité qui certes s’adresse à notre prochain mais qui à travers notre prochain rejoint Dieu Lui-même. C’est bien en cette réalité que la phrase du Seigneur Jésus : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères c’est à moi que vous avez fait », c’est bien en cette réalité que cette parole du Seigneur prend tout son sens car elle n’est pas une image mais elle désigne la réalité. En secourant notre prochain c’est mystérieusement le Christ Lui-même que nous secourons
Alors bien chers amis, en ce dimanche, demandons au Seigneur de nous aider à vivre de cette réalité du Corps du Christ, que le Seigneur nous aide à vivre dans cette réalité à laquelle nous avons accédé par la grâce de notre baptême, que le Seigneur nous aide à prendre soin de ce corps du Christ qu’est l’Eglise et cela à travers le souci que nous devons avoir pour nous même dans l’ordre de la grâce et de la vertu, et cela aussi à travers le souci que nous devons avoir les uns des autres dans l’unité du Corps du Christ qu’est l’unique Eglise du Christ.
Amen.

20 Janvier - 2ème Dimanche du Temps Ordinaire


En ce dimanche, c’est un beau rappel que nous fait St Paul dans sa lettre aux Corinthiens un rappel quant à nos différences.
Nous sommes tous différents, voilà une réalité communément acceptée dans l’ordre humain. Nous avons tous nos qualités et nos défauts, nos forces et nos faiblesses et nous nous en rendons bien compte dans le quotidien de nos existences. Ainsi nous sommes tous différents et en ce sens nous sommes tous inégaux face à un ensemble de réalité. Bien sûr, cette inégalité de capacité n’atteint cependant pas l’égalité de dignité inhérente à chaque personne humaine. Ainsi, que l’on soit plus ou moins capable dans tel ou tel domaine, nous sommes cependant tous égaux dans l’ordre de notre dignité. Ceci étant dit, toute la société devrait se construire dans la considération des capacités de chacun, que celui qui est manuel, qui a des doigts d’or comme on dit parfois et bien qu’il œuvre dans le domaine qui lui correspond, que celui qui est plus réflexif, théorise pour un accroissement de la connaissance et de la maîtrise technique. Et remarquons que même dans nos familles, nous prenons en compte les aptitudes de chacun et si vous avez un clou à planter vous savez à qui demander ou au contraire, vous savez à qui il ne faut pas demander, si vous vous débattez avec l’administration et bien là encore nous savons à qui demander et à qui il est inutile de le faire. Dès lors, d’une manière habituelle, dans l’ordre humain nous considérons chacun et nous nous considérons nous-même en fonction de nos aptitudes.
Et bien ces distinctions, elles appartiennent également à l’ordre de la vie spirituelle. En effet, le bon Dieu nous considère tous et chacun en fonction de nos aptitudes particulières. C'est-à-dire que le bon Dieu nous rejoint dans ce que nous sommes afin de nous conduire jusqu’à la plénitude de notre personne. Et cette considération, elle doit chasser en nous tout désir de nous comparer ainsi que tout sentiment de jalousie ; et elle doit nous conduire à tout mettre en œuvre dans l’ordre humain et dans l’ordre de la grâce pour atteindre le maximum de nos capacités. Nous sommes différents de notre voisin mais, tout comme notre voisin, nous sommes appelés à aller au bout de nous-même.
Et à ce sujet rappelons-nous l’image tirée de l’enseignement de Ste Thérèse. Dans l’ordre de nos capacités, que nous ayons la capacité d’un dé à coudre ou d’une chope de bière, ce que le bon Dieu désire c’est que le dé à coudre tout comme la chope de bière soit remplie de la grâce divine. Et lorsque c’est le cas, lorsque le dé à coudre et la chope de bière sont remplis, il n’y en a pas un qui est plus plein que l’autre, ils sont tous les deux pleins. Qui que nous soyons, quelles que soient nos capacités, nous devons être empli de Dieu et de sa grâce.
Ainsi bien chers amis, ne nous comparons pas, ne considérons pas jalousement notre voisin mais attachons-nous tous et chacun à vivre pleinement de la grâce dont Dieu nous comble, découvrons comment Dieu désire user de nos aptitudes, de nos capacités. Car surtout ne nous disons pas que nous sommes trop faibles ou sans aptitudes et que dès lors le bon Dieu n’attend rien de nous. Non, nous avons tous une partition à jouer et Dieu attend quelque chose de chacun de nous. Que ce soit dans l’ordre de la Foi, de la prophétie, de la guérison, du discernement ou en tout autre chose, Dieu attend toujours quelque chose de nous. Gardons à l’esprit que Dieu veut avoir besoin de nous, Dieu veut compter sur nous alors ne restons pas affalé dans nos habitudes mais œuvrons résolument dans ce que nous pouvons.
Ainsi en ce dimanche, demandons au Seigneur de nous aider à discerner ce à quoi Il nous appelle, demandons au Seigneur de nous aider à discerner comment nous pouvons participer plus activement à la vie de la paroisse que ce soit dans l’ordre du faire ou dans l’ordre de la prière. Ne soyons pas des spectateurs de nos vies spirituelles mais devenons ces acteurs dévoués à l’œuvre de Dieu. Dieu attend quelque chose de chacun de nous, voilà la certitude, alors ne restons pas sourd à ses attentes.
Amen.

Et en ce dimanche nous avons la joie d’accueillir les futurs mariés de notre secteur, et pour vous qui préparez votre mariage, l’évangile est des plus appropriés. Vous êtes certainement dans les préparatifs de ce grand jour de votre union et tout comme à Cana, vous seriez désolé de voir que ce jour là il manque quoi que ce soit. Et c’est vrai, c’est important, mais ce texte d’Evangile doit surtout vous faire modifier tous vos plans de table car ils sont tous erronés. En effet, vous avez peut-être oublié deux invités, je veux parler bien entendu du Seigneur Jésus et de la Très Sainte Vierge Marie. Avez-vous pensé à chacun d’eux pour les festivités qui suivront la célébration à l’Eglise ? Bien chers futurs mariés, ne laissez pas le bon Dieu à l’Eglise vous feriez une grossière erreur, au contraire, invitez le Seigneur à vous accompagner pour la fête mais aussi pour votre vie toute entière car c’est bien là le sens du mariage chrétien, c’est bien en agissant ainsi que vous permettrez au Seigneur de faire des miracles en chacune de vos vies, des miracles qui dépasseront celui des noces de Cana. Engagez vous en faveur du Seigneur, accueillez le Seigneur en vos vies, vivez des sacrements et comme nous le disions découvrez ce que le Seigneur attend de vous. Voilà ce que le Seigneur vous dit en ce dimanche, voilà ce que le Seigneur nous dit.
Amen

13 Janvier - Baptême du Seigneur


C’est bien un bond dans le temps que nous effectuons en ce dimanche, quittant la crèche et la sainte famille, abandonnant les mages, ce sont trente années qui sont presque passées sous silence pour nous conduire jusqu’en cette belle fête du baptême du Seigneur. Trente années silencieuses durant lesquelles la seule information qui nous est donnée est celle que nous trouvons en l’évangile selon St Luc : « Jésus, […] grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes ».
Mais malgré tout, malgré ce manque d’information sur ces trente années il nous faut y prêter attention car elles portent en elle-même la maturation de l’humanité du Seigneur Jésus. Jésus, vrai Dieu et vrai homme, Lui qui en sa personne réunit la plénitude de sa divinité et la plénitude de son humanité, Jésus se devait de patienter afin que son humanité puisse grandir dans cette croissance humaine que nous connaissons tous et cela pour que son humanité soit des plus capables d’être informée par sa divinité. Ces trente années constituent donc un temps de préparation en vue de sa mission que le Seigneur débute aujourd’hui. Oui, Jésus a pris le temps de la croissance avant d’entamer sa mission, Dieu a pris le temps…
Et bien entendu, cela nous rappelle combien il est nécessaire, pour chacun de nous, de grandir afin de pouvoir permettre au Seigneur de prendre toute sa place. Oh bien sûr, contrairement au Seigneur Jésus, cette croissance n’est pas d’abord celle de notre corps comme nous le manifestent tous ces jeunes saints tels que St Dominique SAVIO qui a rejoint le ciel à 15 ans ou encore Ste Maria GORETTI qui l’a rejoint à 12 ans. La croissance qu’il nous faut rechercher est celle de la sainteté, de la grâce et de la vertu, elle est bien celle de la présence de Dieu en chacune de nos vies ce qui permettra au Seigneur de nous guider dans la mission qu’Il nous confie. Jésus a dû prendre le temps afin de permettre à son humanité d’être capable d’accomplir la mission du Salut. Pour nous, il nous faut prendre le temps de nous établir résolument dans la présence du Seigneur afin de pouvoir accomplir ce que le Seigneur attend de nous.
Et les prémices de notre sanctification, les prémices de cette présence de Dieu en nos vies, ils ne sont pas le fruit de nos propres efforts, ils ne sont pas le fruit de nos mérites mais ils sont un don de Dieu, ce don que Dieu nous a fait le saint jour de notre baptême.
Et ce baptême que nous avons reçu a été consacré par le Christ Lui-même en ce jour où Il fut baptisé par St Jean-Baptiste dans le Jourdain. En effet, le Christ n’avait nullement besoin de recevoir le baptême, mais en le recevant, il a établi le baptême comme cette porte d’accès à la vie divine, à la vie de la grâce.
Et reprenons bien conscience en ce jour, que ce geste du baptême est d’une simplicité désarmante, le geste qui dispense le salut se résume dans de l’eau versée et quelques paroles. Pour nous établir dans la voie du salut, Dieu ne nous ne demande pas d’accomplir un exploit, Dieu n’attend pas de nous des lettres de recommandation, non, rien de tout ça, Dieu nous rétabli en son amitié, Dieu fait de chacun de nous son enfant de sa propre initiative attendant simplement de nous que nous acceptions le don qu’Il nous fait.
Et certains diraient, comme souvent d’ailleurs, c’est trop facile, un peu d’eau sur le front et hop on est enfant de Dieu. Mais qui a dit que le bon Dieu était compliqué. C’est Dieu Lui-même qui choisit ce moyen si commun de l’eau pour en faire le sacrement du salut. Dieu dans sa souveraine sagesse a voulu qu’il en soit ainsi et cela pour nous montrer, pour montrer au monde combien Dieu a ce désir de nous rejoindre tous et chacun. Dieu n’est pas compliqué ! Dieu est Amour, et les chemins de l’Amour divin se tissent bien souvent dans une simplicité étonnante car Dieu nous donne tout jusqu’à se donner Lui-même.
Alors tâchons toujours de rappeler autour de nous la beauté et la grandeur mais aussi la nécessité de ce sacrement de baptême afin que les parents ne tardent jamais à remettre leur enfant dans la grâce baptismale, afin que les adultes non baptisés puissent demander à vivre de la vie de la grâce qui est fruit du sacrement de baptême et surtout, afin de témoigner de la beauté et la grandeur mais aussi la nécessité de ce sacrement de baptême, surtout, attachons-nous chacun à vivre de ce don qui nous a établi enfants de Dieu. Nous sommes enfant de Dieu alors vivons comme tel, établi dans la Foi, la Paix, la Joie et la grâce.
Amen.

6 Janvier - Epiphanie


Nous voilà déjà en ce saint dimanche de l’épiphanie. Après avoir accompagné la Vierge Marie et St Joseph jusque dans la grotte de Bethléem, après avoir entendu résonner les cris de l’enfant Dieu, après avoir suivi les bergers jusqu’à la mangeoire accueillant l’enfant Jésus, ce sont maintenant trois personnages étranges qui s’approchent en douceur jusqu’auprès du couffin de pailles. Ces personnages l’évangile nous les décrit comme étant des mages c'est-à-dire comme étant ces prêtres de l’ancien temps que l’on nommerait aujourd’hui des astrologues. Et il nous faut nous attacher à ces trois personnages. Les yeux rivés vers le ciel, observant le mouvement perpétuel de la voie lactée, ils ont remarqués une étoile. Une étoile bien particulière car ils l’identifient comme étant l’étoile du roi des Juifs. Quelle était la nature de cette étoile si particulière, une commette ou un autre astre épisodique, nous n’en savons rien mais ce que nous savons c’est que c’est bien cette étoile si particulière qui conduisit ces mages jusqu’en la petite bourgade de Bethléem, c’est bien cette étoile qui les amena jusqu’auprès de St Joseph et de la Vierge Marie contemplant le Sauveur, le Roi des Juifs, Dieu fait homme. Il y’a bien quelque chose de mystérieux mais de bien réel.
Et il est un enseignement qu’il nous faut retirer de ce voyage extraordinaire des mages. Tout d’abord, les mages nous rappellent que Dieu s’adresse à tous et à chacun en fonction de ce qu’il est. Les bergers dans leur simplicité ont eu la visite d’un ange qui leur parla et leur annonça la fabuleuse naissance. Les mages, ces scientifiques d’antan, ont été rejoint par un langage qu’ils comprenaient, celui des astres qu’ils observaient. Ainsi, aujourd’hui encore, Dieu nous rejoint dans ce que nous sommes, et il n’y a donc pas une unique manière divine de se communiquer à l’homme mais il y’a autant de manières que d’hommes. Dieu nous rejoint dans ce que nous sommes parce qu’Il nous connait mieux que nous même et parce qu’Il sait comment nous rejoindre idéalement. Ainsi pour nous, nous n’avons peut-être pas eu la visite d’un ange, nous n’avons peut-être pas vu se lever une étoile étonnante mais cela ne signifie pas que Dieu nous oublie car Dieu nous parle dans un langage qui nous correspond. Dès lors ne cherchons pas à écouter Dieu de la même manière que notre voisin mais recherchons comment Dieu nous rejoint dans ce respect immense qu’Il a pour notre personne. Dieu nous parle, c’est une certitude, alors à nous de l’entendre en étant pleinement nous-mêmes.
En plus de cela, il nous faut demeurer admiratif quant à l’élan qui porta les mages car ils ont vu cette étoile particulière mais surtout ils se sont laissés interroger par elle au point de tout quitter et de partir pour cet étrange voyage qui les conduisit jusqu’à Bethléem. Quelle magnifique manifestation de volonté, de cette volonté qui les conduisit à aller au bout, à tout quitter pour suivre le mystère. Et les mages nous invitent à faire de même, les mages nous invitent à écouter, à recevoir la Parole que Dieu nous adresse et les mages nous invitent surtout à suivre cette parole, ils nous invitent à l’entendre et à l’écouter pour la mettre pratique dans nos vies. Les mages auraient très bien pu rester chez eux, observant de loin l’étoile mais s’ils avaient agi ainsi, ils n’auraient pas découvert le Sauveur du monde. Et bien pour nous il en est de même dans l’ordre de la Foi, si nous suivons Dieu sans nous mouvoir vers Lui, si nous entendons la Parole que Dieu nous adresse sans lui prêter plus d’attention, si nous percevons le chemin sur lequel Dieu nous attend sans nous lever pour le parcourir résolument, cela ne sert à rien. Il nous faut vouloir, chers amis, vouloir suivre Dieu en nos vies, non pas comme spectateur mais bien comme acteur afin que nous aussi nous puissions arriver au bout du chemin, afin que nous aussi nous puissions arriver jusqu’à la contemplation de Dieu Lui-même. Il nous faut vouloir et cela ne tient qu’à nous, vouloir quitter l’indolence pour la sanctification de nos vies, de nos êtres.
Alors en ce dimanche, levons nous aussi les yeux de nos âmes vers le Seigneur et découvrons l’étoile qu’Il est Lui-même, et après cela, mettons nous en route pour rejoindre Dieu qui nous guide en chaque moment, qui nous rejoint dans la réalité de ce que nous sommes et qui nous attire à Lui. Dieu se livre à nous, recevons-Le et courrons jusqu’auprès de Lui, cela nous appartient.
Amen.