Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

Site d'information des Paroisses de St Laurent (La Bouilladisse) – St Pierre (La Destrousse) – St Martin (Peypin) – St Jacques le mineur (Belcodène)


Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

vendredi 18 décembre 2020

Les Messes de Noël 2020

 Les messes de Noël

Jeudi 24 décembre :
17h : Messe des familles à 
La Bouilladisse
20h : Messe de la nuit à 
La Destrousse
23h30 : Messe de Minuit à 
La Bouilladisse
Vendredi 25 décembre :
10h45 : Messe du jour de Noël à La Bouilladisse

samedi 22 août 2020

20 Août 2020 - 20ème Dimanche du Temps Ordinaire

 

A l’écoute de l’Evangile de ce dimanche, nous ne pouvons que nous rappeler la place particulière qui est celle du peuple d’Israël, de ce peuple qui fut jadis choisi par Dieu et qui fit l’objet de nombreuses promesses divines. Ce peuple qui reçut en son sein le messie de Dieu, le Christ Sauveur. Ce peuple qui fut ainsi le premier destinataire de l’enseignement du Christ. Et c’est bien dans cette réalité qu’intervient l’évènement de ce dimanche. Cette femme, qui n’appartient pas à ce peuple élu, réclame pour elle-même les grâces divines. Et le Seigneur Jésus n’hésite pas à lui rappeler qu’Il est d’abord venu pour le peuple d’Israël. Ce rappel peut nous apparaître au premier rapport comme quelque peu abrupt. Nous avons en effet l’habitude de considérer tout un chacun d’un point de vue de cette égalité sur laquelle s’est construite notre société et, bien entendu, cette égalité est tout à fait respectable mais ici le Seigneur Jésus nous rappelle malgré tout qu’Il est d’abord venu pour le peuple d’Israël, pour ce peuple établi, constitué, et choisi par Dieu.

Mais malgré les paroles du Seigneur Jésus, la femme de l’évangile le poursuit de sa requête réclamant simplement de recevoir les miettes qui tombe de la table de ce peuple élu. Par cette demande la femme manifeste sa Foi envers le Seigneur. Elle va à l’encontre de cet état de fait du peuple choisi pour obtenir pour elle-même les grâces qu’elle demande. Et nous l’avons entendu dans l’évangile, le Seigneur Jésus a accédé à sa demande et surtout Il va reconnaître la Foi particulière de cette femme. En agissant ainsi le Seigneur Jésus étend le salut qu’Il est venu apporter au peuple d’Israël à l’ensemble du monde. Ainsi, depuis ce temps et jusqu’à nos jours, le peuple d’Israël demeure le peuple choisi initialement par Dieu mais le salut obtenu par le Christ revêt quant à lui un caractère universel. Oui, le Christ est venu pour sauver l’ensemble de notre humanité, et cette réalité de l’universalité du salut nous l’avons bien intégré en notre Foi. 

Mais malgré tout, nous avons parfois la même réaction que les apôtres dans l’évangile. Nous avons parfois cette réaction d’écarter ceux qui n’appartiennent pas au sérail, ceux qui n’appartiennent pas à la communauté de l’Eglise. Or s’il est certain que seul le Christ est sauveur, et que le baptême nous a fait membre de l’unique Eglise du Christ nous avons tous cette mission de permettre à ceux qui sont loin de l’église, à ceux qui sont en dehors de l’église, nous avons tous cette mission d’annoncer la bonne nouvelle du Christ Sauveur. Ainsi il ne nous faut pas poser un regard de méfiance envers ceux qui n’appartiennent pas à l’Eglise mais, bien au contraire, il nous faut avoir un regard je dirais presque de commisération, c'est-à-dire de considérer ceux qui n’appartiennent pas à l’Eglise, ceux qui ne connaissent pas le Christ, comme étant des personnes à qui il manque quelque chose ou bien plutôt quelqu’un. Et surtout n’y voyons pas là comme un certain sentiment de supériorité car nous avons bien tous conscience que notre foi nous l’avons reçu de Dieu et que seul Dieu en est la source, ce n’est pas un sentiment de supériorité mais c’est bien la conscience de la valeur ineffable du salut obtenu par le Christ que nous avons la mission d’annoncer et de proclamer.

Et pour user de l’image de l’évangile, nous ne pourrions pas nous tous prendre un repas opulent en ayant à nos pieds des personnes mourant de faim. Nous ne pourrions pas faire cela mais parfois dans l’ordre de la vie spirituelle c’est bien ainsi que nous agissons. Nous qui connaissons le Christ, nous qui nous nourrissons du Christ à chaque Eucharistie, nous côtoyons par ailleurs tant de gens qui vivent leurs vies portés uniquement par les valeurs temporaires du monde, qui vivent sans aucune dimension spirituelle et tout en ayant conscience de cela nous faisons bien souvent comme si de rien n’était. Ô bien sûr me direz-vous pour beaucoup ils ne savent pas qu’ils ont faim, ils ne savent pas qu’ils sont en train de mourir de faim mais qu’importe qu’ils ne se sachent pas mourant nous le savons nous et nous tous nous pouvons leur indiquer le chemin du Christ qui les comblera de tous ses biens.

Alors bien chers amis, en ce dimanche, demandons tout d’abord au Seigneur de nous donner de percevoir la grâce qui nous est faite de Le connaître et de vivre de Sa vie et demandons également au Seigneur de faire de chacun de nous ses disciples, ses apôtres en ce temps de famine spirituelle.

Amen.

15 Août - Assomption de la Très Sainte Vierge Marie

 

Quelle joie en ce jour que de pouvoir célébrer et honorer la Très Sainte Vierge Marie, elle qui demeure si chère à nos cœurs car elle demeure la Mère très Sainte de notre Sauveur, elle que nous reconnaissons d’Immaculée Conception, elle que nous recevons comme notre mère dans ce don ineffable que nous a fait le Seigneur Lui-même… Que de gloire, que d’honneur en la Vierge Marie, Elle est bien cette âme choisie et comblée qui reçut de Dieu une mission si essentielle pour notre Rédemption et si nous pouvons contempler tant de gloire en la Vierge Marie, la solennité de ce jour en est comme l’aboutissement éternelle. Aujourd’hui, en célébrant l’assomption de la Vierge Marie, nous reconnaissons qu’elle n’a pas été prisonnière du tombeau, qu’elle n’a pas été emprisonnée dans les ténèbres de la mort. Aujourd’hui nous reconnaissons que Dieu ne permit pas que Marie ne participe pas d’une manière exceptionnelle au Salut obtenue par le sang de la croix, Dieu a au contraire donné à Marie cette grâce d’être établie corps et âme en la gloire du ciel.

Aujourd’hui, « cette fête ne rappelle pas seulement que le corps inanimé de la Vierge Marie n'a subi aucune corruption, mais aussi qu'elle a triomphé de la mort et qu'elle a été glorifiée dans le ciel, à l'exemple de son Fils unique Jésus Christ […] Ainsi la Mère de Dieu, unie à Jésus Christ d'une manière mystérieuse, « dans un seul et même décret » de prédestination, immaculée dans sa conception, parfaitement vierge dans sa maternité divine, généreuse collaboratrice du Rédempteur, a remporté un triomphe total sur le péché et ses conséquences. Pour finir, elle a obtenu, comme couronnement suprême de ses privilèges, d'être préservée de la corruption du tombeau. À la suite de son Fils, après avoir vaincu la mort, elle a obtenu d'être élevée, corps et âme, à la gloire suprême du ciel, pour y resplendir, en qualité de Reine, à la droite de son Fils, le Roi immortel des siècles ».

Que de gloire et d’honneur en Notre Dame mais surtout, que de gloire et d’honneur qui nous sont également destinés car la Très Sainte Vierge Marie demeure celle qui, établie dans la gloire du Ciel, ne cesse d’intercéder pour chacun de nous, ne cesse de veiller sur chacun de nous comme une mère sur son enfant. Laissons vif en nous notre attachement à la Très Sainte Vierge Marie, confions nous à elle sans détour en nous abandonnant à sa maternelle attention par la prière quotidienne du chapelet, ce chapelet qui demeure cette chaîne mariale qui nous unit au Ciel. Ad Jesum per Mariam, à Jésus par Marie voilà bien là le chemin de la vie véritable.

Alors en ce jour, rendons grâce à Dieu pour la Vierge Marie, pour avoir accomplie en elle tant de merveilles et pour nous l’avoir donné comme notre Mère. Et, contemplant notre Dame en son Assomption, gardons présent à notre esprit qu’elle nous manifeste notre destinée à tous, nous tous nous sommes appelés à être établi dans le Royaume éternel, nous tous nous sommes appelés à nous abandonner avec confiance à l’attention de Notre Dame, nous tous nous sommes appelés à nous laisser porter par l’intercession de la Vierge Marie qui nous présentera à son divin Fils, Notre Seigneur.

Amen.

vendredi 3 avril 2020

Dimanche des Rameaux - Semaine Sainte

Voici les informations de l'archevêché de Marseille :


  • Le jour des Rameaux à 12h, notre archevêque bénira des terrasses de Notre-Dame-de-la-Garde le diocèse, ses habitants et les rameaux ou autres feuillages que chacun aura pu se procurer si les conditions le permettent. Chacun pourra recevoir cette bénédiction de chez lui. A l’issue de la bénédiction, Monseigneur Aveline renouvellera la consécration de notre diocèse au Sacré-Cœur de Jésus. Une neuvaine vient d’être lancée pour nous y préparer. Cette bénédiction et la prière de renouvellement seront filmées et retransmises en direct sur le site du diocèse ;
  • Les célébrations présidées par Monseigneur Aveline seront retransmises en direct sur le site et la page Facebook du diocèse :
  • la messe chrismale le lundi saint à 19h a
  • la cène du Seigneur jeudi saint à 18h ;
  • l’office de la passion le vendredi saint à 18h ;
  • la veillée pascale le samedi saint à 21h ;
  • la messe le dimanche de Pâques à 10h30 ;
  • Il n’est pas possible de distribuer les rameaux et l’eucharistie ni de recevoir les confessions des fidèles de manière systématique et organisée. 

Le site du diocèse de Marseille : https://marseille.catholique.fr

Le Facebook du diocèse : https://www.facebook.com/diocese.marseille/

samedi 14 mars 2020

Suspension des messes - Homélie du Dimanche 15 Mars 2020

Image associée
Ensemble Paroissial St Honorat
+
Paroisses Catholiques de La Bouilladisse,
La Destrousse, Peypin et Belcodène


Faisant suite aux recommandations gouvernementales ainsi qu’aux recommandations de notre Archevêque S.E. Mgr. Jean-Marc AVELINE, la célébration des messes est suspendue jusqu’à nouvel ordre.
Mon cœur de prêtre s’attriste de cette situation mais sachez que la messe sera célébrée chaque jour à vos intentions, à l’intention de nos paroisses, de notre diocèse, de notre pays et du monde. Que le Seigneur demeure la lumière qui brille dans la nuit.
Comme nous l’enseigne St Paul : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? […] Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous : alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur ».
Demeurons ferme dans la Foi, l’Espérance et la Charité, fidèle à la prière. Par Amour de Dieu, ayons une Charité inventive envers chacun de nos prochains particulièrement les plus vulnérables.
En vous assurant de ma prière et de ma disponibilité
M. l’abbé VASSEUR Matthias, curé +




Homélie :


Que se passe-t-il ? Quels sont ces évènements que nous sommes en train de vivre ? En Îles de France, les messes dominicales sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, chez nous, la limite de 100 personnes est appliquée et il est recommandé aux personnes de plus de 70 ans de rester chez elle sans pour autant manquer au précepte dominical. Par-delà ces dispositions ecclésiales, c’est toute la société qui, d’un seul coup, semble presque s’effondrer.
Une question que nous pouvons recevoir c’est peut-être ce que cette crise nous révèle de nous-même, de notre société. Aujourd’hui, un éternuement est signe de maladie contagieuse qui rappelle à l’homme qu’il ne fait que passer sur cette terre. Non pas à cause de quelques choses d’énormes mais à cause de quelques gouttelettes semées au vent. Ainsi, aujourd’hui, l’humanité semble reprendre conscience que la mort fait partie de la vie et que la vie est en elle-même particulièrement fragile. De tous temps, les épidémies ont parcouru le monde, la peste à Marseille en fut un exemple des plus dramatiques mais depuis longtemps, nous étions épargnés grâce à notre système de santé et notre richesse alimentaire mais tout ceci est balayé. Et cela doit nous inviter à retrouver une plus grande compassion pour tous ceux qui vivent dans des pays moins riches que le nôtre et qui vivent cette dramatique réalité beaucoup plus souvent que nous. Un prêtre africain avait cette expression : la vie de l’africain est dans la main de Dieu. Marquant ainsi combien cette vie fragile qui est notre lot à tous ne doit trouver comme unique pilier que Dieu Lui-même. Car il nous faut nous le rappeler et les évènements nous y invitent, la valeur de notre vie se trouve dans l’éternité. Dire cela ce n’est pas de la méthode Coué pour se dire que tout va bien même si tout semble tourner au drame, non, c’est retrouvé dans la Foi notre véritable identité, c’est ressaisir combien le Salut obtenu par le Christ demeure la voie de la vie véritable. Cela ne signifie pas non plus que notre vie d’ici-bas n’aurait pas d’importance mais que l’importance de notre vie se mesure à l’aune de l’éternité et donc à l’aune de notre capacité à accueillir pleinement l’amour dont Dieu nous comble.
Ainsi, ne considérons pas que cette épidémie serait une punition divine car rappelons-nous que le Seigneur ne veut pas la mort du méchant mais qu’il se convertisse et qu’il vive. Considérons bien plus que cette épidémie nous remet à notre place, nous rappelant que la mort appartient à toute vie, que le Salut chrétien est offert à tous si tant est que tous l’accueillent au plus profond de leur être. Ne considérons pas non plus que les dispositions qui sont et qui seront prise par notre Archevêque seraient empreint d’un manque de Foi, rappelons-nous que la prudence demeure une vertu qui nous invite à la charité envers les plus faibles dont nous sommes peut-être sans forcément le savoir. Nous ne sommes pas plus fort qu’un petit virus !!! Et si la Foi nous assure de la présence, du soutien et de la grâce du Christ Sauveur c’est d’abord quant à notre avenir éternel. En ce sens, comme nous le rappelait le Seigneur Jésus au désert en réponse au démon : « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ». Ainsi, vu que ce n’est pas la Foi qui est visée par les dispositions prises au niveau étatique, il convient, en toute prudence et charité, de respecter les indications données par notre Archevêque dans un mouvement de soumission filiale et de confiance sereine. Notre Archevêque reçoit la grâce pour guider le troupeau, dont nous sommes, particulièrement dans l’adversité alors, si nous avons confiance en Dieu, ayons aussi confiance en lui.
Quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, gardons pour nous même l’adage africain, remettons notre vie entre les mains de Dieu par la prière fidèle et confiante, par une charité inventive en ces temps difficiles. Remettons notre vie entre les mains de Dieu, aujourd’hui et toujours même lorsque le virus sera chassé car c’est bien là que doit se trouver notre vie, entre ses mains à Lui. Amen.

12 Mars - 2ème Dimanche de Carême


Le récit de la transfiguration marque les esprits dans la manifestation visible de la divinité du Christ. Cette théophanie porte l’affirmation que le Christ n’est pas un sage aussi honorable serait-il, que le Christ n’est pas un réformateur ou bien encore un révolutionnaire, le Christ est vrai homme et vrai Dieu et en ce dimanche, son humanité transpire de sa divinité, en ce jour, la gloire divine se donne à contempler. Et cet évènement visible est encore accentué par l’appel impérieux de Dieu le Père, appel à écouter Dieu le Fils, Dieu fait homme, appel à écouter le Christ.
Et si nous entendons ce récit de la transfiguration en ce deuxième dimanche de Carême c’est pour nous rappeler quelles doivent être les fondations de notre carême mais aussi plus largement, plus essentiellement, quelles doivent être les fondations de nos vies. Et ces fondations reposent sur un unique pilier qu’est celui de la reconnaissance dans la Foi de la personnalité du Christ, dans la Foi en la divinité du Christ qui permet notre rédemption et c’est cette Foi sereine et certaine qui nous conduit à être attentifs, à écouter la Parole que le Seigneur nous adresse et qui traverse les siècles portée par l’Eglise à écouter la Parole que le Seigneur nous adresse et à la mettre en pratique en nos vies.
Car si le Christ est notre unique fondation, notre unique pilier, nous sommes tous appelés à vivre de ce mystère de la transfiguration et il nous faut nous rappeler que nous sommes tous appelés à être transfiguré, transfiguré non par nos efforts ou notre volonté, mais transfiguré par l’acceptation toujours plus entière, toujours plus radicale du Christ Lui-même, nous sommes tous appelés à transpirer le Christ. Et si nous considérons les saints qui peuplent l’histoire de l’Eglise, nombreux sont ceux qui ont vécu cette réalité, nombreux sont ceux qui, par leurs simples présences, permettaient la présence de Dieu tout simplement parce que Dieu habitait leurs vies, habitait leurs cœurs et leurs âmes. Et c’est bien en ce sens que ce que nous donnons à voir de nous-même est un témoignage, notre manière de vivre et d’être est un témoignage et ô combien il nous faut redouter le fait d’être des contres témoignages, combien il nous faut redouter que, par notre faute, certains puissent se détourner du Christ.
Alors attachons-nous à vivre du Christ, à être transfiguré par sa grâce, à être porteur de la joie du Christ, de la paix divine, d’une Foi ardente et contagieuse. Et il nous faut encore le réentendre, cette transformation de nos vies, de nos personnes n’est pas d’abord le fruit d’un volontarisme ou d’efforts surhumains, la transfiguration de nos vies c’est bien le Christ qui l’opèrera si nous le laissons faire. Rappelons-nous à ce sujet ce que disait Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, et recevons pour notre méditation de ce dimanche ce que cette grande sainte, cette docteur de l’Eglise écrivait :
« Moi je me considère comme un faible petit oiseau couvert seulement d’un léger duvet. S’envoler comme les aigles, n’est pas en son pouvoir.  Le petit oiseau ne va pas même s’affliger. Avec un audacieux abandon, il veut rester à fixer son Divin Soleil; rien ne saurait l’effrayer, ni le vent, ni la pluie et si de sombres nuages viennent à cacher l’Astre d’Amour, le petit oiseau ne change pas de place, il sait que par-delà les nuages son Soleil brille toujours.
Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l’invisible lumière qui se dérobe à sa foi ! Jésus, jusqu’à présent je comprends ton amour pour le petit oiseau, puisqu’il ne s’éloigne pas de toi…mais je le sais, et tu le sais aussi, souvent, l’imparfaite petite créature tout en restant à sa place se laisse un peu distraire de son unique occupation.
Il prend une petite graine à droite et à gauche court après un petit ver… puis rencontrant une petite flaque d’eau il mouille ses plumes à peine formées, il voit une fleur qui lui plaît, alors son petit esprit s’occupe de cette fleur… enfin, ne pouvant planer comme les aigles, le pauvre petit oiseau s’occupe des bagatelles de la terre. Parfois il est vrai, le cœur du petit oiseau se trouve assailli par la tempête, il lui semble ne pas croire qu’il existe autre chose que des nuages qui l’enveloppent ; c’est alors le moment de la joie parfaite pour le pauvre petit être faible.
Oh ! Jésus, que ton petit oiseau est heureux d’être faible et petit, que deviendrait-il s’il était grand ? S’il était grand, jamais il n’aurait l’audace de paraître en ta présence, de sommeiller devant toi.. oui, c’est là encore une faiblesse du petit oiseau lorsqu’il veut fixer le Divin Soleil et que les nuages l’empêchent de voir un seul rayon; malgré lui ses petits yeux se ferment, sa petite tête se cache sous la petite aile et le pauvre petit être s’endort, croyant toujours fixer son Astre Chéri. À son réveil, il ne se désole pas. Son petit cœur reste en paix, il recommence son office d’amour, il invoque les Anges et les Saints qui s’élèvent comme des Aigles vers le Foyer dévorant, objet de son envie et les Aigles prenant en pitié leur petit frère, le protègent, le défendent et mettent en fuite les vautours qui voudraient le dévorer.
[Et Toi Jésus] Caché sous l’apparence d’une blanche hostie, Aigle éternel, tu veux me nourrir de ta divine substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerais dans le néant si ton divin regard ne me donnait la vie à chaque instant… Ô Jésus ! Laisse-moi dans l’excès de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu’à la folie…  Comment veux-tu devant cette folie, que mon cœur ne s’élance pas vers toi ?
Jésus, je suis trop petite pour faire de grandes choses… et ma folie à moi, c’est d’espérer que ton Amour m’accepte comme victime… Ma folie consiste à supplier les Aigles mes frères de m’obtenir la faveur de voler vers le Soleil de l’Amour avec les propres ailes de l’Aigle divin…
Aussi longtemps que tu le voudras, ô mon Bien-Aimé, ton petit oiseau restera sans forces et sans ailes, toujours il demeurera les yeux fixés sur toi, il veut être fasciné par ton regard divin, il veut devenir la proie de ton Amour… Un jour, j’en ai l’espoir, Aigle Adoré, tu viendras chercher ton petit oiseau et remontant avec lui au Foyer de l’Amour, tu le plongeras pour l’éternité dans le brûlant Abîme de Cet Amour auquel il s’est offert en victime… »
Alors laissons-nous emporter par l’Aigle divin, laissons-nous emporter par le Christ, ne cherchons pas à nous transfigurer mais laissons-le Christ nous transfigurer et cela en gardant nos âmes aux côtés du Seigneur, en l’aimant, en le priant, en le recherchant, en vivant avec Lui.
Amen.

1er Mars - 1er Dimanche de Carême


En ce dimanche, laissez-moi, avec vous, ressaisir l’unité des textes que nous livre la liturgie de ce week-end. Et pour cela, laissez moi vous pouvez la question est-ce que Dieu est bon ? La bonté de Dieu est bien ce qui qualifie particulièrement l’être divin. Mais si maintenant nous nous interrogeons pour savoir si l’homme est bon ? Et bien nous aurions tous assez d’humilité et de réalisme pour reconnaître que l’homme est capable du meilleur mais il est aussi capable du pire. Et pourtant Dieu a créé l’homme, comment se peut-il que de la bonté infinie de Dieu jaillisse une créature et bonne et mauvaise ? Si vous avez un pot de peinture jaune, tout ce que vous pourrez créer sera en jaune, ainsi, tout ce qui doit jaillir de la bonté créatrice qu’est Dieu est totalement bon pourtant l’homme ne l’est pas… C’est à cette constatation que répond le livre de la Genèse particulièrement en ce passage qui nous est livré en ce dimanche. Car oui, même si le livre de la Genèse n’est pas un reportage à l’épaule, il demeure ce récit mythologique qui nous livre la vérité existentielle de notre humanité. Ainsi, Adam et Eve ont été créé totalement bon mais ils ont aussi été créé avec le libre arbitre, avec la capacité de choisir. Et Satan, cet ange déchu qui lui aussi a été créé totalement bon et avec un libre arbitre mais qui s’est opposé à Dieu au point de devenir l’opposé de Dieu. Satan va conduire Adam et Eve à s’élever eux même contre Dieu. En effet, le péché originel, tel que nous l’appelons est certes un péché de désobéissance mais plus foncièrement il est un péché d’orgueil, un péché d’opposition à Dieu. La phrase de Satan, la phrase du serpent : « vous serez comme des dieux » synthétise toute l’essence de ce péché des origines. Et en s’opposant à Dieu, Adam et Eve se sont volontairement coupé de Lui en posant un acte négatif d’une valeur infinie.
Et si nous maintenant, nous nous interrogeons pour savoir si nous pouvons, pour racheter ce péché des origines d’une valeur négative infini, si nous pouvons poser un acte d’une valeur positive infini et bien nous serions contraints de reconnaître que nous ne le pouvons pas, tous les actes que nous posons ont nécessairement un début et une fin. Ainsi Adam et Eve, et l’humanité après eux ne peut pas rétablir l’amitié originelle avec Dieu. Et c’est ici que se manifeste toute la bonté de Dieu en notre encontre.
Car c’est parce que nous n’avons pas la capacité de racheter le péché originel en vue de retrouver l’amitié divine, parce que nous ne pouvons pas poser un acte d’une valeur positive infinie que Dieu s’est fait homme en Jésus Christ. Dieu s’est fait homme en Jésus Christ afin de permettre au Christ qui est pleinement Dieu de poser un acte positif d’une valeur infinie, afin de permettre au Christ qui est pleinement homme d’appliquer ce rachat à l’ensemble de l’humanité qui se confie à Lui. C’est en ce sens que Dieu Lui-même est venu régler la dette du péché et cela en témoignant jusqu’à son dernier souffle de l’Amour infini de Dieu afin de conduire l’humanité à accepter et à vivre de cet Amour divin. C’est ce dont témoigne St Paul en la deuxième lecture. Et le Christ a témoigné de l’infini amour de Dieu par sa passion et par sa mort ; par sa résurrection le Christ nous manifeste que nous sommes faits pour retrouver éternellement l’amitié divine, la béatitude.
Et c’est par le bain du baptême que l’humanité se place sous l’étendard du Christ, se dispose à vivre de se rachat opéré par le Christ. Mais nous le savons, le combat continue même après le baptême et les tentations du Christ le manifeste bien. Même après le baptême demeure ce combat contre nous même, contre notre nature orgueilleuse fruit du péché originel, combat contre le tentateur c'est-à-dire contre Satan et tous les esprits démoniaques qui poursuivent leur œuvre d’opposition à Dieu. Et surtout, ne faisons pas mentir l’Evangile et le Christ en considérant que le Diable, les démons, et l’enfer ne seraient que des illusions, c’est une réalité qui dépasse certes l’ordre appréhendable d’une manière primaire mais qui demeure vrai. Cependant, rappelons-nous toujours que le Christ demeure vainqueur comme nous le rappelle l’évangile de ce dimanche et nous savons alors qu’en Lui, qu’en nous abandonnant totalement à Lui nous sommes également vainqueurs du mauvais et du péché.
            Dès lors, en ce 1er Dimanche du temps de Carême, ressaisissons combien nous avons besoin d’être sauvé par le Christ, que nous avons besoin de sa grâce pour lutter contre le péché en nos vies, que nous avons aussi la nécessité de manifester au monde qu’il court à sa perte en rejetant le Christ qui est l’unique sauveur. Ainsi, avançons dans ce combat contre nous-même et contre l’Adversaire avec les armes de la prière, du jeûne et de la pénitence, avançons aussi en ayant souci de notre mission de permettre au plus grand nombre de vivre dès maintenant de la grâce salvifique du Seigneur en vu d’être établi dans la béatitude. Voilà notre Foi, voilà notre combat, voilà notre mission.
Amen.