Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

mardi 2 octobre 2018

19 Août - 20ème Dimanche du Temps Ordinaire


« Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle », ô combien cette affirmation doit nous réjouir au plus profond de nos âmes car elle résonne en nous comme la Révélation de notre propre destinée ! Oui nous sommes faits pour le Ciel, oui nous sommes faits pour la vie éternelle et si nous sommes, nous-mêmes, incapables d’atteindre le Ciel, si nous sommes, nous-mêmes, incapables de nous établir dans la vie éternelle et bien rendons-nous compte que Dieu agit pour nous, en notre faveur et même à notre place. Dieu nous offre cette Eternité que nous désirons en nous permettant par ses propres mérites d’être établi en son éternelle compagnie et ce dès à présent car nous goutons à l’Eternité en chaque eucharistie, en chaque communion.
L’Eternité n’est pas donc pas un état qui serait déconnecté de notre présent, l’Eternité se nourrit en chacune de nos âmes dès à présent. Rendons-nous compte qu’en chaque eucharistie, à chaque communion, Dieu, en se livrant à nous, s’établi en nos âmes et nourri en nous notre désir du Ciel, nourri en nous l’Eternité elle-même que Dieu est en Lui-même.
Oh bien sûr, tout cela échappe à notre entendement, à notre propre raison, et c’est notre Foi qui nous donne de pallier à la faiblesse de notre raison en recevant chacune des Paroles du Seigneur Jésus comme l’enseignement divin qu’elles constituent. Mais en cela, il n’y a rien de magique. Recevoir le corps et le sang du Seigneur ne suffit pas à nous établir en la vie éternelle comme une potion magique, car le corps et le sang du Seigneur ne sont pas des éléments de Dieu, ce ne sont pas des parties de Dieu. Le corps et le sang du Seigneur c’est le Seigneur Lui-même. Chaque parcelle d’hostie consacrée, chaque goutte de vin consacré sont pleinement et totalement Dieu. Et parce que la sainte communion nous donne de recevoir Dieu Lui-même, chaque sainte communion constitue un pas que Dieu fait pour nous rencontrer, pour venir en nos vies. Et c’est bien lorsque nous recevons véritablement le Seigneur que nous Lui sommes unis dès à présent. Recevoir véritablement le Seigneur c'est-à-dire non pas seulement en présentant nos mains ou notre langue pour Le recevoir en communion dans une habitude dévastatrice. Recevoir véritablement le Seigneur c'est accepter de Le rencontrer intimement, existentiellement et c’est s’établir dans une vie de communion avec Lui.
Ainsi oui, Dieu se donne en communion afin que nous soyons en communion avec Lui et c’est cette communion avec Dieu qui décrit si bien la vie Eternelle, le Paradis, le Royaume. La sainte communion n’est pas une potion magique mais elle est ce don que Dieu nous fait de Lui-même pour nous inviter à vivre de sa vie, la sainte communion c’est la rencontre la plus essentielle de toute notre vie d’ici-bas, c’est le seul acte que nous posons qui a valeur d’Eternité car duquel découle notre relation à Dieu, notre relation à l’Eternel.
C’est bien en étant attaché à cette réalité qu’il nous faut préserver ce temps après la communion comme étant ce temps de la rencontre avec le Christ. Ô combien il est dommageable de voir certains retrouver leurs places après avoir reçu la sainte communion et se mettre à discuter avec leurs voisins attendant la suite et la fin de la messe. Mais c’est Dieu que nous recevons, c’est Dieu qui se présente à nous alors prenons le temps de vivre de sa présence, prenons le temps de Le rencontrer dans l’intimité de nos cœurs.
Alors surtout, prêtre ou laïc, il nous faut garder toujours à l’esprit la grandeur de ce mystère que nous célébrons et chasser de nos cœurs et de nos esprits tout sentiment d’habitude afin de demeurer toujours émerveillé par l’anéantissement auquel Dieu consent pour nous rejoindre, pour nous nourrir de sa présence et nous convier à l’Eternelle béatitude et cela afin que nous nous disposions toujours à vivre de Celui que nous aurons reçu c'est-à-dire à vivre de Dieu. Amen.

15 Août - Solennité de l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie


En cette fête de l’Assomption, nous honorons la Très Sainte Vierge Marie qui, à la fin de sa vie terrestre, est emportée corps et âme dans la gloire divine. Et en suivant des yeux cette montée au ciel de la Vierge Marie, notre Mère, c’est bien notre Espérance en l’Eternité qui doit retrouver toute sa flamme et sa vigueur. Aujourd’hui, Dieu, dans sa grande bonté, manifeste aux yeux du monde et cela par la plus pure des enfants des hommes, Dieu manifeste que l’humanité est faite pour l’Eternité, que l’humanité a comme destinée la gloire divine, l’union à Dieu.
Cette fête de l’Assomption de Notre Dame est donc un enseignement que le bon Dieu nous adresse pour fortifier notre Foi, notre Espérance. En effet, que le Christ regagne en son ascension la gloire qu’Il avait quittée le jour de l’annonciation, le jour de son entrée dans la chair en la Vierge Marie, cela pourrait nous sembler normal. Jésus Christ vrai homme et vrai Dieu se devait de rejoindre l’unité de la Sainte Trinité. Mais aujourd’hui, c’est une simple créature qui rejoint l’Eternelle béatitude. Aujourd’hui la Très Sainte Vierge Marie nous montre le chemin du Ciel, ce chemin que le Christ a établi par sa mort et sa résurrection.
Il nous faut donc nous laisser enseigner par le bon Dieu en nous établissant dans la certitude que notre vie d’ici bas n’est que le prélude à La Vie véritable, que notre vie d’ici-bas n’est que le pèlerinage qui nous rapproche de notre véritable patrie. Et il nous faut reconnaître qu’il nous faut bien souvent changer notre manière de penser. Emporté par le rythme du monde nous pensons notre vie en la réduisant à cette poignée d’année sur cette terre, nous avons des projets pour les mois et peut-être même les années à venir ce qui n’est pas une mauvaise chose mais tous ces projets devraient être présidée par le projet le plus essentiel de notre vie à savoir le Ciel, l’Eternité, la Béatitude, le Salut, notre Salut Eternel. C’est bien notre Espérance de l’Eternité qui devrait présider chaque instant de notre existence. Dès le réveil, chaque matin, nous devrions lever nos yeux vers le Ciel pour manifester au Seigneur notre désir de Le rejoindre au terme de notre vie d’ici-bas.
Et remarquons ensemble que le mot d’Espérance est un terme qui revêt une certaine douceur, une certaine « aura » paisible et bienveillante. Mais lorsque l’Espérance désigne la fin de notre vie d’ici-bas dans cet après que le Seigneur nous a révélé en sa propre ascension et en l’assomption de Notre Dame, dès lors l’Espérance se voit entourée de ténèbres car notre Foi doit lutter contre cette vision mondaine de la mort qui ne voit en la mort qu’un anéantissement, qu’un engloutissement dans les ténèbres. Et bien chers amis, ne nous laissons pas voler notre Espérance, ne nous laissons pas voler notre Espérance chrétienne qui enlève à la mort son pouvoir ténébreux pour ne la réduire qu’à n’être qu’un instant qui ouvre à l’Eternité. Oui, notre Foi doit aller jusque là !
Ainsi que nous pensions à notre propre mort, que nous pensions à nos chers défunts, permettons à la belle Espérance de nous établir dans cette vision d’Eternité que nous a manifesté le Seigneur Jésus, que nous manifeste aujourd’hui la Très Sainte Vierge Marie. Permettons à la belle Espérance de gouverner notre vie et même notre mort. Oh j’ai bien conscience que ce que je vous dis là apparaît pour le monde comme une idée ridicule mais ne mettons pas notre Foi dans ce monde qui ne sait où il va, enracinons-nous au contraire dans la Foi en Jésus Christ qui nous révèle notre Espérance et nous invite à la Foi qui voit au-delà de ce qui est visible.
Alors en cette belle fête de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, confions-nous avec ardeur à l’intercession de notre Mère afin qu’elle nous obtienne un accroissement de Foi et d’Espérance afin que notre vie soit vécue comme un prélude à l’Eternité, afin qu’en chacune de nos journées nous portions, avant toute chose, le souci de Dieu que nous désirons rejoindre en l’Eternelle Béatitude. Nous ne sommes pas faits pour la poussière de l’anéantissement, nous sommes faits pour l’Eternité, Dieu nous l’enseigne et Notre Dame nous le manifeste en ce jour, alors vivons dès maintenant pour l’Eternité, vivons dès maintenant pour Dieu !
Amen.

11 Août - 19ème Dimanche du Temps Ordinaire


« Vivez dans l’Amour comme le Christ », voilà l’appel que nous adresse St Paul en ce dimanche. St Paul qui nous invite ainsi à imiter le Seigneur Jésus en chacune de nos vies ! Et en recevant cette invitation nous pourrions nous sentir quelque peu découragé, considérant que cette imitation du Christ en nos vies relève davantage de l’utopie que d’une réelle possibilité ou capacité qui nous serait donnée. Considérant nos défaillances, l’imitation du Seigneur Jésus nous apparaît comme un mirage inatteignable, une simple vue de l’esprit, un idéal qui ne serait pas pour nous.
Et bien chers amis, il nous faut combattre ce découragement initial, il nous faut rejeter cette idée que nous ne pouvons pas suivre ce chemin d’imitation du Seigneur Jésus et, au contraire, il nous faut nous établir dans cette belle orientation. Car oui, nous pouvons imiter le Seigneur Jésus en nos vies, oui nous pouvons vivre de l’Amour comme le Christ Lui-même !
Comment me direz-vous ? Et bien tout simplement en vivant dans l’Amour. Et ce n’est pas là une simple phrase d’un romantisme abouti mais bien ce qui doit constituer l’élan de nos vies. Vivre dans l’Amour c’est vivre en Dieu qui est Amour, c’est faire une réelle place au Seigneur en nos vies, c’est laisser le Seigneur agir en nos existences en nous laissant porter par son Esprit, c’est nous attacher aux chemins de l’Evangile. Mais là encore, en regardant notre petitesse nous pourrions de nouveau être découragés mais ce découragement provient d’une vision néfaste de notre propre conversion. Je m’explique.
 En considérant notre attachement au Christ et le péché de nos vies, nous avons bien souvent la tentation de chercher à changer nos vies d’abord afin de pouvoir ensuite aimer davantage le bon Dieu. Généralement, nous pensons qu’il nous faut d’abord nous convertir pour ensuite être établi dans la grâce et dans la communion au Christ. Et bien c’est là que nous avons tout faux car c’est bien l’inverse que le Seigneur nous propose. Le bon Dieu nous invite à L’aimer d’abord pour pouvoir recevoir de Lui la force de changer ensuite. L’Amour doit être premier et l’Amour est le moteur de toute conversion car plus nous aimerons Dieu plus notre vie s’accordera comme naturellement à cet Amour.
Si nous cherchons à changer avant que de nous accorder le droit de nous tourner vers le Seigneur et bien c’est le découragement qui nous guette à l’image du prophète Elie qui s’exclame : « Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères ». Et nous le savons bien, nous n’avons que peu de force, que peu de zèle, nous n’en avons pas assez pour nous transformer comme nous le voudrions. Mais notre petitesse ne doit pas être source de découragement car Dieu vient à notre secours tout comme Dieu est venu au secours du prophète Elie en lui permettant de survivre et de poursuivre sa route. C’est Dieu qui nous donne sa force ainsi c’est vers Dieu qu’il nous faut nous tourner. Pour le dire autrement, nous ne sommes pas le moteur de notre conversion mais Dieu est Celui qui nous change et nous transforme si nous nous établissons en son Amour et en Sa compagnie.
Et Dieu nous montre cela en chaque eucharistie en se livrant à nous en nourriture c'est-à-dire en nous communiquant sa force en se donnant Lui-même. Le Christ nous le rappelle d’une manière limpide : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel ». Dieu se fait pain, ce pain de la route qui soutient le pèlerin, ce pain qui donne force et vigueur et permet de poursuivre le chemin. Folie de ce mystère où Dieu se réduit à n’être qu’un peu de farine et d’eau afin de se livrer entre nos mains et de nous communiquer ce qu’Il est en Lui-même à savoir l’Amour cet Amour divin qui seul peut transformer nos vies. En la sainte eucharistie, en la sainte messe, Dieu descend jusqu’à nous afin de nous élever jusqu’à Lui.
Et est-ce que nous sommes parfait lorsque nous nous approchons de la sainte communion, du Très Saint Corps du Seigneur ? Non et nous le disons : « Seigneur je ne suis pas digne de Te recevoir mais dis seulement une Parole et je serais guéri ». Et ne pensons pas que le Christ nous adresse en cet instant une parole de reproche, en cet instant le Christ nous adresse au contraire une Parole d’Amour et de miséricorde, cette Parole qui seule peut guérir nos âmes et nous rendre digne de Le recevoir.
Pour conclure, bien chers amis, si nous voulons nous rapprocher de Dieu et bien aimons le Seigneur, si nous voulons nous établir dans la vertu et la sainteté et bien aimons le Seigneur, si nous voulons changer et bien aimons le Seigneur, si nous voulons être établi dans le bonheur véritable et la paix durable et bien aimons le Seigneur. Aimer le Seigneur c’est vivre en sa compagnie, c’est Le rejoindre fidèlement dans la prière, c’est vivre des sacrements que le bon Dieu nous offre, c’est chercher à Le connaître toujours davantage, c’est vivre dans l’Eglise catholique que Dieu a institué pour nous guider. Ce chemin nous le connaissons mais combien l’emprunte véritablement, combien vive véritablement de ce que Dieu nous donne, nous offre ? Pour notre part prenons en ce dimanche la résolution de vivre dans l’Amour comme le Christ et empruntons résolument le chemin de grâce et de sainteté qu’Il nous offre dans son infinie bonté.
Amen.

samedi 11 août 2018

Messe du 15 août

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Mercredi 15 août
Solennité de l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie
Messe solennelle en l'église de La Bouilladisse à 10h45


5 Août - 18ème Dimanche du Temps Ordinaire


La première lecture nous donne de nous remettre en mémoire un épisode de l’histoire d’Israël que nous connaissons bien et qui demeure un exemple des plus significatifs de notre humanité. En effet, le peuple d’Israël, éprouvé par l’esclavage demande au Seigneur la délivrance. Moïse accomplit au nom du Seigneur cette délivrance et la fuite du peuple. Mais, le peuple d’Israël va ensuite récriminer contre le Seigneur à cause du manque de nourriture et Dieu va leur répondre en leur donnant la manne et les cailles. Par delà cet épisode de l’histoire, il nous faut nous laisser enseigner par le Seigneur car même si cela fait plusieurs milliers d’année que cela s’est passé, nous agissons bien souvent de la même manière avec le bon Dieu.
En effet, nous tous, nous avons cette joie et cette grâce d’avoir accueilli le Seigneur en nos cœur et en nos âmes le saint jour de notre Baptême et, bon an mal an, nous tâchons de vivre en compagnie du Seigneur combattant nos défaillances et recherchant la vertu. Ainsi, nous pouvons dire que nous avons été libérés du péché le saint jour de notre baptême à l’image du peuple d’Israël libéré de l’esclavage. Et tout comme lui, nous sommes en marche vers la Terre Promise qui n’est rien d’autre pour nous que le Paradis. Tout comme le peuple d’Israël, nous avons aussi parfois cette fâcheuse habitude oh peut-être pas de regretter le baptême reçu qui nous a établi dans la compagnie divine mais de regretter que nos vies ne soient pas toujours un long fleuve tranquille.
En effet, en compagnie du Seigneur nous nous attendons bien souvent à ce que nos vies soient épargnées de tout souci, de tout tracas et de toutes difficultés. Mais notre passage ici-bas, notre temps sur cette terre, notre temps de vie est bien comparable à la traversée du désert du peuple d’Israël et nous y éprouvons la faim de la présence divine, la soif du ciel et de la sainteté, nous sommes parfois harassé par le chemin que nous parcourons nous demandant quant est-ce qu’il pourra bien prendre fin. Notre vie d’ici bas n’est pas comparable à une croisière tout confort mais elle est belle et bien un pèlerinage. Et lorsque les choses tournent mal, lorsque notre existence sombre dans les difficultés, il nous faut bien nous retenir pour ne pas nous tourner vers le bon Dieu afin de maugréer, afin de lui adresser des reproches. Car le bon Dieu ne nous a jamais promis que notre vie d’ici bas serait préservée de tout, notre vie d’ici-bas elle se construit dans le monde avec ses forces et ses faiblesses, elle se construit dans cette existence marquée par le péché qui cause toute sorte de mauvaises choses, elle se développe dans cette nature imparfaite. Le bon Dieu ne nous a pas promis que notre vie d’ici bas serait préservé de tout mais le bon Dieu nous a promis l’Eternelle béatitude qui doit être bien plus désirable que toute autre chose.
En ce sens, il y’a un concept spirituel qu’il nous faut remettre à l’honneur et qui fait horreur à notre modernité c’est celui de l’ascèse. L’ascèse que nous pouvons bien sûr rechercher volontairement afin de nous débarrasser de tout le superflu de nos existences pour ne nous préoccuper que de Dieu et de Dieu seul. C’est une part de l’ascèse. Une autre part consiste à assumer les difficultés de nos vies dans la Foi et la confiance en usant même des difficultés de nos vies pour forger notre Foi, pour l’épurer et la fonder sur Dieu et sur Dieu seul. En ce sens, l’ascèse manifeste également notre attachement au Seigneur, notre Amour de Dieu.
En effet, supporter les difficultés de nos vies en les présentant au Seigneur et en Lui demandant force et courage pour traverser ces épreuves voilà bien la manifestation de la Foi véritable qui s’enracine dans une confiance infinie dans le Seigneur. A l’inverse maugréer dans les difficultés en reprochant au Seigneur ce qui nous arrive est bien loin de la Foi et de la confiance. Mais ne nous y trompons pas, si nous traversons des difficultés dans la Foi, Dieu ne nous enlèvera pas les difficultés mais Il nous donnera de les affronter en sa compagnie. A l’image du peuple d’Israël qui n’a pas été transporté immédiatement en dehors de ce désert dans lequel il errera pendant près de 50 ans, Dieu ne l’a pas soulagé du désert mais Dieu a donné au peuple d’Israël les moyens de traverser ce temps. Et Dieu agi de même avec nous, le bon Dieu ne nous enlèvera pas les difficultés mais Il nous donnera des les affronter avec Lui si nous nous remettons en sa grâce dans la Foi.
Alors bien chers amis, ayons tous un esprit d’ascèse dans la Foi qui soit juste et véritable afin que nos difficultés ne nous éloignent pas du bon Dieu mais qu’au contraire, elles nous permettent de nous enraciner toujours plus profondément dans une confiance infinie et une Foi ardente. Dieu nous accompagne et tel un ami Il nous invite à nous appuyer sur Lui alors surtout n’accusons jamais le bon Dieu mais demandons Lui toujours son soutient.
Amen.

29 Juillet - 17ème Dimanche du Temps Ordinaire


La dignité de notre humanité réside dans le Sauveur que Dieu le Père a désiré lui donner en son Fils Jésus Christ. Mais si Dieu est notre Sauveur, consentant à se livrer Lui-même en sacrifice pour notre propre Rédemption, Dieu ne s’est pas ensuite échappé de notre histoire humaine. Tout comme Il a agi jadis, Dieu agit de même encore aujourd’hui et cela avec chacun de nous.
Et nous le voyons bien dans l’Evangile de ce dimanche, Dieu se soucie même des besoins primaires de notre humanité. Alors oui bien sûr, le plus grand désir de Dieu c’est que nous Le choisissions, que nous Le reconnaissions et que nous L’aimions de tout notre cœur, de toute notre âme, Dieu se souci d’abord de notre salut mais Dieu se soucie d’abord de nous dans tout ce que nous sommes, dans tout ce que nous vivons. Je nous le redis encore en ce dimanche, ne restreignons pas le Seigneur à la sphère spirituelle de nos existences car Dieu n’est pas venu sauver notre dimension spirituelle, Dieu est venu et vient nous sauver, nous, notre personne. Dieu a jadis donner du pain et des poissons à ceux qui en avaient besoin et Dieu désire agir de la même manière avec nous. C’est ainsi qu’il nous faut considérer que toute chose, toute réalité est appelé à être présenté au Seigneur, des besoins primaires aux secondaires, des besoins spirituelles aux autres plus communs.
En ce sens là ce n’est pas uniquement notre vie de Foi qui doit être confiée et présentée au Seigneur mais bien tout ce qui fait notre vie. Et pour les adeptes de la plage en cette période estivale, on peut dire qu’il y’a une manière chrétienne d’aller à la plage, et oui, on peut aller à la plage avec le Christ en faisant que ce moment comme tous les autres soit présidé par le Christ, vécu dans la Charité, la Foi et l’Espérance et cela vaut aussi pour ceux qui préfèrent la montagne. Lorsque les vacances se termineront, il y’a bien aussi une manière d’être chrétien au travail, en faisant nos courses..etc.
La multiplication des pains et des poissons nous rappelle que rien de ce qui fait notre vie n’est étranger au Seigneur alors permettons au Seigneur d’être présent en tout ce qui fait notre vie afin que nous soyons tout entier à Lui, vivant chaque instant en sa présence, uni à Lui en chaque moment dans l’intimité de nos âmes, voilà ce que doit être notre vie, voilà ce qu’est la vie chrétienne.
« Si vous prenez l’habitude de vous tenir en présence de Dieu, vous l’aurez enfin partout avec vous ! », disait sainte Thérèse d’Avila. Voici quelques conseils pratiques pour vivre continuellement en présence de Dieu.
Croire et imaginez que Jésus est près de nous ! Jésus, nous ne Le voyons pas, nous ne Le touchons pas comme toutes les autres personnes, mais nous savons par la foi que le Christ ressuscité est vivant et nous accompagne sur le chemin de la vie. Comme l’aveugle perçoit la présence d’une autre personne à ses côtés, de même nous sentons et sommes sûr de la présence de Dieu près de nous. Nous savons qu’Il nous écoute. Nous croyons que nous l’avons toujours eu à nos côtés et en nous, et que, à présent même, Il est ici. Nous pouvons « l’emmener » avec nous partout, nous entretenir familièrement avec Lui, Lui demander lumière et force, demeurer en sa compagnie.
Regarder chaque instant avec un regard de Foi car avec un regard de Foi, tout révèle la présence de Dieu, tout. Les choses, les évènements et les personnes.
Faire chaque jour un examen de conscience empreint de gratitude car Dieu Providence est présent dans l’histoire et dans nos histoires personnelles, celle de chaque jour. Si tous les jours, en fin de journée, nous nous réservons un temps pour découvrir la façon dont Dieu s’est fait présent dans nos vies et pour Le remercier, nous userons par-là d’un moyen d’une grande efficacité pour cultiver l’habitude de la présence de Dieu.
Avoir recours aux petites phrases répétées tout au long de la journée telle que « Jésus j’ai confiance en Toi » c'est une prière très brève, un cri du cœur qui s’élance vers Dieu.
Faire des visites au saint sacrement
Prier avant toutes les activités quotidiennes
Et encore tant et tant de moyens, soyons imaginatifs afin que chaque instant soit vécu avec le Seigneur, afin que notre cœur Lui soit toujours attentif et aimant.
Amen.

22 Juillet - 16ème Dimanche du Temps Ordinaire


« Ils étaient comme des brebis sans berger », cette foule de l’évangile suscite la compassion du Seigneur qui la voit désemparée, cherchant le chemin de la Foi et de la Sainteté. Oh bien sûr cette foule suit le Seigneur mais comme à tâtons. Cette foule attend du Christ qu’Il leur indique la voie à emprunter pressentant que c’est bien le Christ qu’il faut suivre mais en même temps rejetant aussi souvent toute radicalité comme nous le signifient d’autres passages des évangiles. Cette foule suit le Christ pour ses belles paroles de consolation et de miséricorde, pour ses miracles mais bien souvent cette foule refuse de se remettre en question et renâcle à mettre en pratique ce que le Seigneur Lui enseigne.
Et nous le savons bien cette foule représente clairement l’ensemble de l’humanité car tout homme recherche le sens à donner à sa vie, tout homme désire s’établir dans la miséricorde par rapport à lui-même, tout homme attend d’être consolé et soutenu sur le chemin de la vie. Et dans un même temps, la nature humaine blessée par le péché a du mal à se laisser guider sur des chemins qui ne sont pas les siens. D’un côté, l’humanité veut bien se laisser combler par l’Amour de Dieu mais de l’autre elle refuse de se laisser transformer par cet Amour divin. D’un côté, l’humanité veut bien se laisser combler par le Christ mais, de l’autre, refuse d’emprunter les chemins que le Christ lui indique préférant suivre ses propres voies.
Nous voyons bien là se dessiner un paradoxe qui nous rejoint également. En effet, comment l’homme peut-il désirer recevoir du Christ grâce et miséricorde et dans un même temps refuser de se laisser conduire à une conversion véritable et radicale. Comment l’homme peut-il désirer recevoir du Christ grâce et miséricorde et dans un même temps suivre de ces autres bergers si nombreux qui l’éloignent du Christ et que l’on peut discerner dans le pouvoir, l’argent, la luxure, l’égocentrisme et tant d’autres choses encore. Comme nous le dit le Seigneur par ailleurs, on ne peut avoir deux maîtres à la fois, on ne peut avoir deux guides, deux bergers à la fois.
Et face à cette réalité, ne pensons pas que le Seigneur sombre dans la colère envers cette humanité qui le recherche sans vouloir le suivre, ne pensons par que le Seigneur s’irrite envers cette humanité qui désire recevoir l’Amour de Dieu sans pour autant en vivre. Le Christ s’est livré Lui-même pour cette humanité ingrate et, porté par son Amour, le Christ ne peut que poser sur notre humanité un regard empli de compassion et de tristesses.
Comme  je nous le disais dimanche dernier, nous sommes des merveilles car Dieu s’est offert en sacrifice pour notre Rédemption et notre Salut mais ce que nous sommes doit encore s’établir et rayonner, ce que nous sommes nous invite à suivre le Christ comme notre unique berger. Suivre le Christ véritablement en vivant à ses côtés, en lui parlant comme un ami parle à un ami, en lui parlant de ce qui fait nos vies, nos joies et nos peines, nos victoires et nos défaites, en vivant avec le Seigneur qui nous appelle constamment à nous laisser guider par Lui, par son enseignement et par l’enseignement de son Eglise. Vivre avec le Seigneur pour vivre dans le Seigneur voilà le chemin que nous indique l’unique berger notre Seigneur Jésus Christ. Et pour toute notre vie, nous pouvons garder à l’esprit cette petite question aidant toujours au discernement des situations et des actions que l’on doit poser : « qu’est ce que le Seigneur aurait fait à ma place ? » ou bien plutôt en nous adressant au Seigneur Lui-même en notre âme : « Seigneur, qu’est ce que tu ferais à ma place ? ». Et cette question s’il nous faut bien souvent l’adresser au Seigneur, il nous faut surtout demander au Seigneur de nous aider à suivre sa volonté à Lui, de nous donner la force de suivre la voie que le Christ Lui-même nous aura indiquée. Et pour toutes ces situations qui échappent à notre contrôle, dans la maladie d’un proche par exemple, et bien établissons-nous dans la confiance en demandant au Seigneur d’être l’unique berger de cette personne et en témoignant du Christ auprès d’elle.
Vivre avec le Christ c’est bien cela c’est impliquer le Christ dans tout ce qui fait notre vie des choses les plus importantes aux plus insignifiantes, je dis bien même les choses les plus insignifiantes. Et pour faire un parallèle, l’été étant propice à cela, nous passons bien souvent des moments agréables en compagnie d’amis échangeant sur tout et sur rien goûtant simplement le plaisir d’être ensemble et bien pourquoi ne pas agir ainsi avec le Seigneur ? Vivre avec le Seigneur c’est aussi cela, c’est parler au Seigneur en lui disant ce qui fait toute notre vie, évoquant ces paysages aperçus et ces émotions ressenties. Parfois nous restreignons notre relation au Seigneur uniquement pour les choses graves et importantes comme si nous avions peur de déranger le Seigneur avec d’autres futilités. Quelle erreur ! Quelle erreur car l’amour du Seigneur concerne toute notre personne et toute notre vie, non pas juste une part de notre existence mais tout ce que nous sommes, tout ce que nous pensons, tout ce que nous vivons ou ressentons. Ne restreignons pas notre relation au Seigneur mais permettons au contraire au Seigneur d’être présent à chaque moment, des plus graves aux plus légers en le rejoignant bien souvent dans l’intimité de nos cœurs et de nos âmes.
Voilà aussi ce qui doit constituer notre prière. Notre prière qui doit être vécue comme l’est notre vie avec ces moments de gravité et ces moments plus légers. Et en agissant ainsi nous vivrons avec le Seigneur non pas uniquement dans ces temps de prières essentiels, qu’il nous faut conserver fidèlement, mais également dans ce quotidien qui est le nôtre. En agissant ainsi nous serons toujours unis au Seigneur qui peu à peu nous guidera sur ses chemins à Lui, et peu à peu nous nous laisserons guider par le Christ dans tout ce qui fait notre vie et notre personne.
Le Christ est vivant, présent à nos côtés, prenons ces paroles au sérieux et vivons en compagnie du Christ le retrouvant bien souvent en nos cœurs et en nos âmes, conversant avec Lui en chaque instant, Lui demandant bien souvent « Seigneur qu’est ce que tu ferais à ma place ». Voilà la vie chrétienne, la vie avec le Christ notre unique berger.
Amen.