Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

samedi 21 juillet 2018

29 Avril - 5ème Dimanche du Temps Pascal


En ce dimanche, arrêtons nous quelque peu sur la seconde lecture sur ce passage de la 1ère lettre de St Jean qui débute par ces quelques mots : « n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité ». Et comme toujours avec la Parole de Dieu, nous pouvons ressentir toute l’actualité de l’invitation de St Jean qui désire chasser toute hypocrisie dans notre manière d’être et d’agir, qui nous invite à unifier nos vies sous le regard du Christ. Et cela, le rejet de l’hypocrisie ou encore l’unification de nos vies dans le Christ, cela doit être pour nous comme un appel lancinant qui doit nous accompagner chaque instant. En effet, nous devons tous avoir ce désir qui nous tenaille l’âme que notre vie soit ordonnée à Dieu et uniquement à Dieu.
Mais voici bien saisi en quelques mots la réalité du combat de nos existences, ce combat qui faisait dire à St Paul : « je ne fais pas le bien que je voudrais et je fais le mal que je ne voudrais pas ». Ce combat contre nous même, ce combat contre la réalité biaisée que nous donne le monde, ce combat contre le mal sous toutes ses formes. Ce combat, n’imaginons pas qu’il ne se dessine que dans les moments importants de nos vies,  ce combat il est quotidien car c’est bien chaque jour que nous sommes appelés à donner au Seigneur la première place en nos vies et c’est bien chaque jour que de nombreuses autres réalités nous assaillent pour chasser le Seigneur ou tout du moins pour l’écarter. Combien de fois le temps de prière semble être mis en péril par des activités secondes, combien de fois la messe elle-même risque d’être évacuée pour telle ou telle raison, combien de fois le sacrement de confession est relégué à un avenir plus ou moins proche en fonction du temps qui passe et de l’envie de l’instant… Oui notre vie est un combat mais c’est bien ce combat livré qui donne du sens à l’existence, c’est bien ce combat mené tout au long d’une vie qui malgré les batailles perdues conduit à la victoire finale et éternelle sous l’étendard du Christ.
Et St Jean ne nous abandonne pas après nous avoir invité à chasser toute hypocrisie de nos vies, après nous avoir invité à unifier nos vies dans le Christ, St Jean ne nous abandonne pas, bien au contraire, il nous donne également la voie à suivre pour gagner ce combat de toute une vie : « mettre notre foi dans le nom de […] Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres ». Au premier abord, nous pourrions nous dire : « rien de neuf sous le soleil », mais prêtons attentions ensemble sur l’ordre du chemin que nous dévoile St Jean, la charité est seconde par rapport à la Foi c'est-à-dire que toutes les autres réalités, tous les combats de nos vies sont second par rapport à la Foi. Et c’est cette petite distinction qui est essentielle car notre vie si elle est un combat il nous faut toujours garder à l’esprit que c’est Dieu qui combat pour nous, que c’est Dieu qui, en nous, combat pour nous et que dès lors notre unique mission, notre unique devoir, consiste à accueillir le Seigneur afin que le Seigneur Lui-même puisse remporter la victoire en nous.
Et c’est bien ce que le Seigneur Jésus Lui-même nous dit : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous ». Bien chers amis, voici bien le sens et l’orientation de toute vie chrétienne : demeurer dans le Christ Jésus et demander la victoire finale, demander l’élimination de toute hypocrisie, demander l’unification de nos vies dans le Seigneur et si nous vivons cela en vérité à la mesure de notre propre personne alors oui nous demeurerons dans le Christ et le Christ demeurera en nous et voilà bien là le but de notre vie, l’objet de notre désir : le Christ uniquement et seulement le Christ.
Amen.

22 Avril - 4ème Dimanche du Temps Pascal


« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis », cette parole du Seigneur Jésus dans l’évangile de ce dimanche, nous la connaissons bien et c’est pourquoi il nous faut peut-être en ressaisir toute l’essence car, par cette parole, le Seigneur Jésus annonce son sacrifice, son sacrifice en faveur de ses brebis, de l’ensemble de ses brebis. Et nous le savons, c’est par sa passion et par sa croix que le Christ va accomplir cette annonce, c’est par sa passion et par sa croix que le Christ va effectivement donner Sa vie pour donner La vie. Et ce qui porte le sacrifice du Seigneur c’est bien l’amour qu’Il porte à ceux qu’Il désire sauver, c’est bien l’amour qu’Il porte à l’ensemble de l’humanité.
Et pour chacun d’entre nous, nous le savons, chaque Parole, chaque action du Seigneur Jésus doit nous conduire à chercher à l’imiter en nos vies et dès lors, oui, nous sommes tous appelé à donner nos vies à l’image du Christ et ce en faveur de la multitude. Alors bien sûr ce don de notre propre vie n’est pas forcément synonyme de martyr sanglant mais cela doit nous conduire à sortir de nous même, à considérer que le but de notre vie ce n’est pas d’abord notre propre bien-être, notre propre confort, que le but de notre vie nous dépasse, que le but de notre vie est appelé à s’inscrire dans la Foi jusque dans l’Eternité.
Et aujourd’hui, dans la société hédoniste qui est la nôtre, dans l’égocentrisme et l’individualisme qui qualifie notre temps, il est bon de pouvoir s’interroger sur ce qui nous fait vivre, quel est le but de notre vie, quel est le sens de notre existence. Mais il nous faut nous poser ces questions sans considérer notre propre nombril mais en considérant ceux qui nous entourent dans le désir ardent qui doit être le nôtre de leur permettre de grandir dans la Foi, dans l’amitié avec le Christ. Il nous faut nous poser ces questions en considérant également que la vie n’est pas le but de la vie, en considérant qu’il y’a quelque chose de plus grand que notre propre existence.
Et pour nous aider à en prendre conscience nous pouvons considérer les martyrs chrétiens qui certes sont morts mais s’ils sont morts c’est parce qu’ils avaient bien pris conscience que leur existence même était seconde par rapport à la Foi, par rapport à Dieu. Le martyr chrétien ne va jamais donner la mort, il ne va jamais rechercher la mort mais il a conscience que sa vie trouve son sens en la bonté de Dieu qui est supérieur à toute chose.
Bien chers amis, il ne nous faut donc pas diviniser notre vie d’ici-bas mais faire de notre vie d’ici-bas l’expression de notre désir premier de Dieu. Et cela, nous pouvons le faire dès maintenant en préférant la charité à l’égoïsme, en préférant l’autre à soi même, en préférant la bonté à la malice, en préférant le soutient à a calomnie, en préférant la vérité à l’erreur, en préférant la vertu aux vices. Tous ces combats nous pouvons les mener, et tous ces combats feront que notre vie ne sera plus à nous même mais au Christ qui est mort et ressuscité pour nous.
Et les dernières semaines nous ont données un exemple de don de soi en la personne du Colonel Beltrame, voilà ce qu’en disait le Père Jean-Baptiste, chanoine réglier de l’abbaye Sainte Marie de Lagrasse :
« Vous savez tous la joie que j’ai eue d’être aux côtés du colonel Arnaud Beltrame avec Marielle, sa fiancée et déjà civilement son épouse, à l’hôpital. Nous étions réunis tous les trois comme pour leur mariage que je devais bénir bientôt, et c’est l’ultime onction du sacrement des malades que nous avons célébrée à la place, pour un héros qui fait l’admiration de tous.
[…] plus important que tout, il ne cachait à personne la joie que Dieu lui avait offerte en redécouvrant la foi catholique vers ses 33 ans, entraînant sa première communion et le sacrement de confirmation il y a neuf ans seulement. Nous parlions beaucoup de conjugalité, d’évangélisation, du diable ou autre. Il avait soif de savoir et de comprendre. […]Arnaud savait le risque fou qu’il prenait en se livrant comme otage du terroriste. Il l’a fait pour sauver une vie, plusieurs peut-être, car tel était son engagement d’officier de gendarmerie et de chrétien. Je crois qu’il a offert sa vie pour que s’arrête la mort. La croyance du djihadiste lui ordonnait de tuer. La foi chrétienne d’Arnaud l’invitait à sauver, en offrant sa vie s’il le fallait. »
Le colonel Beltrame demeure un exemple certes comme officier mais aussi comme chrétiens nous rappelant dans la cruauté de l’instant combien notre vie à tous et à chacun trouve sons sens en sortant d’elle-même et en s’abandonnant à Dieu en faveur des autres.
Alors en ce dimanche, n’hésitons pas à demander au Seigneur de nous aider à Lui faire la première place en nos vies afin que nos vies prennent sens, que nos vies prennent le sens de l’Eternité divine. Donnons notre vie au Christ car Lui seul nous donnera la grâce d’être véritablement ce que nous sommes : des êtres aimés et sauvés par Dieu Lui-même.
Amen.

19 Avril - 3ème Dimanche du Temps Pascal


« Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit », cette parole du Seigneur Jésus dans l’évangile de ce dimanche pourrait tendre à nous poser la question de la prédestination. La prédestination, nombreux sont ceux qui croient que l’ensemble de leurs existences sont écrites dans un livre mystérieux. De la même manière qu’un bon roman nous raconte l’histoire d’un personnage dans les méandres de sa vie nous aurions, chacun, le roman de notre vie qui serait déjà écrit et de notre naissance à notre mort nous ne serions que les bons comédiens qui jouerions un texte défini.
En vous disant cela, vous aurez bien compris que cette pensée de la prédestination anéantie totalement notre liberté, anéantie totalement notre capacité d’agir selon notre volonté. Ô il est certain que nous avons tous quelques déterminismes, des évènements de nos vies qui nous orientent de telle ou telle manière mais ces déterminismes n’ont rien à voir avec de la prédestination car nous sommes les maîtres de nos vies dans un sens ou bien dans l’autre, nous sommes responsables de notre agir, nous sommes responsables de nos décisions. Si tout était déjà écrit, si nous n’avions pas d’autres choix que de suivre une partition déjà écrite, quelle serait notre responsabilité quant aux actes que nous poserions ? Nous ne serions objectivement pas responsables car nous n’aurions pas la liberté d’agir différemment que ce qui serait écrit.
Disons-le, la théorie de la prédestination est bien souvent une échappatoire à la liberté ainsi qu’à la responsabilité. Car ne nous y trompons pas, il est plus difficile d’être libre plutôt que d’être une simple marionnette entre des mains habiles. La marionnette ne se pose pas la question de ce qu’elle doit faire, elle fait ce qu’on lui demande. Nous, nous nous rendons bien compte que notre liberté nous oblige à nous interroger sur l’orientation de nos vies, de nos actes. Et c’est d’ailleurs notre liberté qui fait que nous sommes responsables de notre agir, responsables de la portée de nos actes, responsables de chacun de nos choix.
De plus, si nous allons un peu plus loin, la notion de prédestination fait du Christ un menteur car, suivez avec moi cette logique imparable : si nous sommes prédestiné dès lors nous ne sommes plus libres, si nous ne sommes plus libres nous ne sommes donc plus responsables de nos actes, si nous ne sommes pas responsable de nos actes dès lors nous ne sommes plus victime de nos propres péchés et le péché n’existe plus car le péché est fruit de la volonté et de la liberté or sans le péché l’ensemble des paroles du Seigneur se révèlent erronées, sa passion devient un simulacre inutile, sa résurrection un épiphénomène sans importance. La prédestination, la destinée, le destin va à l’encontre de la mission du Christ et du Christ Lui-même. Mais, nous ne sommes pas insensés, entre des théories humaines et la Parole de Dieu notre choix est déjà fait, c’est en Dieu que nous croyons.
Et c’est Dieu qui nous enseigne que nous sommes libres dans la gravité de ce que cela implique car nous sommes libres d’aller vers Dieu mais nous avons aussi la capacité de le refuser. C’est Dieu qui nous enseigne que nous sommes responsables, responsables de notre salut, de notre sanctification, de notre conversion. C’est Dieu qui nous appelle à user de notre liberté pour nous laisser trouver par Lui. C’est Dieu qui nous montre que notre responsabilité donne de la valeur à nos actions vertueuses et manifeste notre amour. Alors ne nous laissons pas égarer par des théories inutiles mais laissons-nous enseigner par la Vérité, laissons-nous enseigner par le Seigneur, laissons-nous enseigner par Dieu qui s’est fait homme, par Dieu qui s’est fait l’un de nous pour nous enseigner qui nous sommes vraiment.
Alors en ce dimanche, rendons grâce au Seigneur pour ce don qu’Il nous fait de la liberté et de la responsabilité car c’est ce qui nous permet de l’aimer en vérité et demandons au Seigneur que son Amour embrase nos âmes afin que nous puissions le choisir librement et pleinement, afin que nous nous remettions entre ses mains en toute confiance, afin que nous suivions ses voies.
Amen.

8 Avril - Miséricorde Divine


Quelle joie en ce dimanche que de pouvoir célébrer la miséricorde divine, de célébrer cette pitié du cœur de Dieu à l’encontre de l’ensemble du genre humain. Et nous le savons, cette fête a été voulue par le Christ Lui-même s’adressant à Ste Faustine et c’est le St Pape Jean-Paul II qui l’institua il y’a une poignée d’année maintenant.
Dieu a voulu que sa miséricorde soit célébrée afin que la miséricorde divine soit connue de tous, c’est le Christ Lui-même qui le disait à Ste Faustine : « Je désire que le monde entier connaisse ma miséricorde ». Connaître la miséricorde cela peut-être dit en un seul mot infini ou encore insondable. La miséricorde divine ne connaît qu’une seule limite : le refus de l’homme. Seul l’homme lui-même peut refuser d’être rejoint et relevé par la miséricorde. Mais ce refus de l’homme il n’est pas porté par une limite quelconque dans la miséricorde divine, ce refus de l’homme il appartient exclusivement à l’homme lui-même. Oui l’homme a cette folle capacité de refuser la miséricorde divine alors que Dieu est disposé à le rejoindre. Comme le disait le bienheureux Michel SOPOCKO : « l’Evangile ne consiste par à prêcher que les pécheurs devraient devenir bons mais que Dieu est bon pour les pécheurs ». La miséricorde divine elle est offerte par le Christ mais seul un homme qui se reconnaît pêcheur face à Dieu est assez humble pour s’y plonger, pour aller recevoir dans la confiance le sacrement du pardon, le sacrement de la confession qui est le moyen habituel par lequel Dieu comble l’homme de sa miséricorde comme nous l’a rappelé le Christ en l’Evangile : « À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus », donnant par ses paroles mandat aux apôtres, à leurs successeurs les évêques et à leurs collaborateurs les prêtres, leur donnant mandat pour communiquer aux hommes les flots de la divine miséricorde.
 Ainsi, en ce jour, Dieu a voulu que sa miséricorde soit célébrée afin que la miséricorde divine soit connue de tous et aussi afin que personne n’ait crainte de s’approcher de la miséricorde divine. Face à Dieu, il ne peut y avoir de crainte, de cette terreur qui paralyse car elle est portée par la vision d’un Dieu qui juge et qui condamne sans vergogne faisant tomber ses sentences sur les hommes tel un couperet de guillotine. Mais Dieu n’est pas cette caricature, Dieu est Amour, Dieu est miséricorde. Ainsi, comme le disait notre Pape François : « La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne ». Mais alors, où se trouve la justice si Dieu pardonne tout ? Et bien laissons le Seigneur Lui-même répondre à cette question, le Seigneur Jésus qui disait à Ste Faustine : « Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais Je désire la guérir en l’étreignant sur Mon cœur miséricordieux (…); avant le jour de la justice, J’envoie le jour de la miséricorde ». En un sens, la justice établi la réalité du péché, réalité du péché qui comporte en elle-même la douleur inhérente à tout péché réellement reconnu, la miséricorde est alors appelée pour rétablir dans la dignité d’enfant de Dieu par le don que Dieu fait à l’âme qui se tourne vers Lui avec confiance. Le Seigneur Jésus disait encore à Ste Faustine : « Lorsque l’âme verra ses péchés et en mesurera le poids, lorsque se dévoilera à ses yeux tout l’abîme de la misère dans laquelle elle s’est plongée, qu’elle ne désespère pas mais qu’elle se jette avec confiance dans les bras de Ma miséricorde, comme l’enfant dans les bras de sa mère bien-aimée. (...) Dis-leur qu’aucune âme faisant appel à Ma miséricorde n’a été déçue ni n’a éprouvé de honte. Je me complais particulièrement dans l’âme qui fait confiance à Ma bonté ».
Et bien chers amis, il nous faut vivre de la miséricorde divine, il nous faut honorer la miséricorde divine, prier le chapelet de la miséricorde divine pour nous même mais aussi pour les âmes qui en ont le plus besoin. Dieu nous offre tout par Amour, usons des biens que Dieu nous donne aujourd’hui pour être à ses côtés dans l’Eternité !
Et en ce jour, certain parmi nous vont, pour la première fois recevoir le Très Saint Corps du Seigneur en communion. Ce sacrement de l’Eucharistie qui est le don quotidien que Dieu nous fait et dans lequel Dieu Lui-même, oui Dieu Lui-même se donne à nous. A vous qui allez recevoir Dieu pour la première fois, vivez pleinement cet instant ouvrez votre âme à la présence divine et surtout, revenez chaque dimanche Le recevoir car Dieu vous attendra pour vous combler.

dimanche 8 avril 2018

1er Avril - Saint jour de Pâques


Quel beau matin que ce matin, quelle paix et quelle joie mais surtout quel miracle ! Le tombeau s’est ouvert et le Christ vivant a vaincu cette mort qui atteint chaque personne humaine. Et par sa résurrection le Christ nous enseigne que nous sommes tous fait pour le Ciel, Il nous enseigne que nous sommes tous fait pour l’Eternité. Le Christ est le premier ressuscité pour nous montrer la voie et le chemin. Ce chemin de notre propre résurrection qui se construit dès aujourd’hui dans la présence même du Christ vainqueur de la mort. Car le Christ vivant demeure celui qui est plus proche de nous que nous même, Il demeure cet hôte très doux de nos âmes à qui nous sommes appelé à faire une place toujours plus essentielle dans nos vies. Car cette présence du Seigneur à nos côtés, la résurrection du Seigneur qui nous ouvre les portes de l’Eternité, tout cela nous montre que Dieu fait tout pour nous, Dieu nous montre qu’Il a tout fait pour nous en s’offrant Lui-même en victime expiatoire, Dieu nous montre qu’Il a tout fait pour nous en anéantissant le pouvoir de la mort, Dieu continue à tout faire pour nous en rendant sa grâce disponible à travers chacun des sacrements et particulièrement dans le sacrement de l’eucharistie, dans la messe du Dimanche qui nous rassemble et nous donne de nous nourrir du Christ ressuscité. Dieu a tout fait et Dieu ne peut pas faire plus que tout ce qu’Il a fait et tout ce qu’Il nous offre mais face à cela l’humanité semble parfois bien ingrate ! Le bon Dieu est bien souvent relégué à n’être qu’une simple roue de secours dont on se rappelle l’amour et la présence lorsque nous en avons besoin, la messe du dimanche est bien souvent évacuée pour se reposer alors que tant et tant d’efforts sont fournis pour des occupations sans importance, Dieu est bien souvent caché comme un ami honteux à qui on n’ose pas rendre témoignage à la face de ce monde qui croit encore vaincre Dieu en le raillant.
Et pourtant, et pourtant la joie de la résurrection du Seigneur devrait bouleverser chaque personne humaine, devrait conduire chaque personne à reconnaître la vérité du Christ Sauveur, devrait conduire le monde à honorer Dieu dans l’Amour qu’Il témoigne à l’ensemble du genre humain. Et bien pour nous qui sommes ici, nous pouvons changer cela, bien sûr, à notre mesure. Nous pouvons changer cela en recevant cette Bonne Nouvelle de la résurrection du Seigneur, en vivant dans la présence divine et dans la grâce sacramentelle, en étant fidèle au Christ par la fidélité à la messe du Dimanche, en annonçant également à ceux qui nous entours la joie de l’Evangile, la joie de l’Amour divin, la joie de la présence du Christ vainqueur de la mort. Il nous faut nous aussi ressusciter en notre Foi c'est-à-dire laisser notre foi jaillir de ces tombeaux intérieurs dans laquelle nous la remisons par crainte ou par honte. Dieu est là, présent, aimant, Il est là au plus profond de nos cœurs alors accueillons Le comme il se doit, accueillons Le comme Dieu et dès lors nous serons nous aussi ressuscité car le Christ ressuscité demeurera en nous. Le Christ ressuscité nous montre que nous sommes fait pour le Ciel mais comme le disait St Augustin : « Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi ». Le Christ nous montre le chemin de notre éternité, chemin balisé par l’Evangile, il nous revient à nous maintenant de parcourir ce chemin, il nous revient à nous de nous laisser embraser de l’Amour divin, de nous laisser illuminer par la lumière du Christ ressuscité.
La Christ est ressuscité, Alléluia !

31 Mars - Veillée Pascale


Le St Sépulcre, le tombeau, lieu de désolation, de pleurs et de larmes, le tombeau s’est ouvert, la mort a relâché son emprise laissant jaillir le Christ relevé d’entre les morts, Jésus est vivant. Jésus est vivant, contrariant l’ordre naturel des choses ou bien plutôt établissant un nouvel ordre ; établissant une nouvelle réalité. La mort n’est plus ce néant engloutissant les êtres dans les ténèbres, le mort devient ce passage vers l’Eternité, voilà la Bonne Nouvelle, la Bonne Nouvelle du Salut ! Notre propre mort revêt en cette sainte nuit le sens de l’Eternité !
            Le Christ s’est relevé d’entre les morts, le Christ est vivant, vivant pour nous ! Et c’est ainsi qu’aujourd’hui le Christ demeure le ressuscité, Le vivant qui nous rejoint nous tous, qui nous accompagne tout comme Il le fit jadis avec ses apôtres sur les routes de Galilée. Aujourd’hui le Christ demeure Le vivant qui nous rappelle chacun de ses enseignements en nous enjoignant de suivre le chemin qu’Il a tracé, ce chemin de vertu qui établi l’homme dans le bonheur véritable de la présence divine. Aujourd’hui le Christ demeure Le vivant qui agit pour chacun de nous par les sacrements qu’Il a Lui-même institué. En cette nuit très sainte, Dieu Trinité Sainte, annonce à l’ensemble de l’humanité de quel amour elle est aimée !
            Et ô combien il ne nous faut pas nous habituer à cette réalité ineffable de la résurrection du Seigneur, nous ne pouvons nous y habituer car, par elle, Dieu nous révèle à nous même, Dieu nous révèle que nous sommes fait pour le ciel, Dieu nous révèle la belle espérance qui nous permet de lever les yeux vers le ciel pour en saisir l’éternité, Dieu nous révèle combien Il nous aime en nous permettant de Le rejoindre et d’être établi à ses côtés pour l’Eternité, Dieu nous révèle combien Il nous aime en nous rejoignant véritablement à chaque fois que nous nous tournons vers Lui dans l’intimité de la prière, Dieu nous révèle combien Il nous aime en nous comblant à chaque fois que nous recevons ses sacrements.
La belle histoire du Seigneur Jésus n’appartient donc pas au livre d’histoire, la belle histoire de Jésus entre elle aussi dans l’éternité établissant pour nous la voie de la vie chrétienne, du compagnonnage avec le Christ, la voie de l’amour de Dieu.
Et en ce soir, quelle grâce que de voir 6 adultes s’approcher du Seigneur, reconnaître l’Amour divin, la Bonne Nouvelle du Salut et désirant être établi dans le Christ par le sacrement du baptême. Et bien sûr, le sacrement de baptême demeure le seuil qui ouvre à la vie pleine et entière avec le Christ, le Baptême n’est qu’un point de départ mais quel point de départ ! Rachetés non par vos mérites personnels mais rachetés par les mérites du Christ, arrachés au péché vous allez être établi dans l’ordre de la grâce. Mais pour vous, comme pour chacun de nous, ce don que Dieu nous fait en nous donnant cette capacité de nous tourner vers Lui et de recevoir chacune des grâces qu’Il nous destine, ce don du baptême est un chemin d’exigence ! Oh non pas d’abord une exigence de devoir et de règles, mais une exigence d’Amour !
En ce soir, en choisissant le Christ vous allez être établi dans cette vie avec le Christ, éclairé par l’Amour divin qui comble et qui appelle sans cesse à la conversion, cette conversion qui permet à l’homme d’approfondir sans cesse cet Amour de Dieu et qui permet à l’homme de brûler d’Amour pour Dieu. La vie chrétienne ce n’est bien qu’une histoire d’Amour, une histoire d’Amour qui s’inscrit dans l’Eternité par la résurrection du Seigneur que nous célébrons en cette sainte nuit. La vie chrétienne est une histoire d’Amour et pour nous tous, pour chacun d’entre nous, nous devons être attaché à vivre de cet Amour. Le Christ est ressuscité et Il nous appelle à Le suivre afin de faire de chacun de nous des ressuscités !
Amen

samedi 31 mars 2018

30 Mars - Vendredi Saint


La pierre est roulée, le silence s’impose, silence de mort qui succède à l’abomination de la crucifixion. Les coups de marteaux enfonçant les clous transperçant la chair du Fils de l’Homme résonne encore, le sang n’est pas encore séché, la couronne d’épines et les fouets sont encore à même le sol… Ô combien cet instant pourrait apparaître comme la victoire du mal et de l’ignominie, le monde entier semblerait établie dans le mal, la violence, la haine et la jalousie. Le Bien, le Bien suprême qu’est Dieu a été englouti dans ce tombeau, son corps inerte fut accueilli par un linceul.
Dieu est mort. Ces trois mots sont terribles, Dieu est mort ! Nous avons tué Dieu… En ce jour, l’humanité a montré son visage de mort, l’humanité a montrée cette capacité qu’elle a toujours de lutter contre Dieu, de lutter contre le Bien. L’humanité a montré son visage maléfique et Dieu quant à Lui nous a montré son visage, ce visage qui transparaissait déjà à chaque Parole du Seigneur, qui se manifestait dans chacune de ses actions, chacun de ses miracles. Car si Dieu est mort c’est parce que Dieu a bien voulu mourir. Osons le dire et l’affirmer Dieu a voulu mourir, oh bien sûr non pas dans une volonté suicidaire mais parce que sa mort, son sacrifice était le seul moyen d’ouvrir les portes du Salut scellé par le péché originel. Dieu a voulu mourir pour nous, pour nous permettre de le suivre dans l’Eternité bienheureuse mais aussi pour nous permettre de prendre conscience de son Amour pour nous. Le Christ Lui-même nous l’a dit : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » et bien par le croix, par ce sacrifice ignoble porté par la main de l’humanité déchaîné, le Christ nous montre combien Il nous aime. Combien Il nous aime non pas d’un amour romantique fait de fleurs bleues, le Christ nous aime d’un Amour plein et entier qui accepte les difficultés et s’établi dans le don total qu’Il fait de Lui-même, ce don qu’Il fait dans le sang et la mort. L’amour du Seigneur pour nous est un Amour entier, un Amour qui connaît nos faiblesses, nos errements, nos péchés nos erreurs, l’Amour du Seigneur s’établi au-delà de tout cela car s’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, rendons nous compte que les amis du Seigneur ce sont aussi ceux qui le crucifient, ceux qui le tuent, ceux qui l’assassinent : « Père pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font ». Oui l’amour du Seigneur va jusque là !
Et aujourd’hui, le Seigneur demeure persécuté, persécuté par les blasphèmes et les sacrilèges qui peuvent être commis, mais aussi persécuté dans les chrétiens qui le sont aujourd’hui. Rappelons-nous cette rencontre du Seigneur avec St Paul sur le chemin de Damas, lui qui persécutait les chrétiens s’entend dire par le Seigneur : « Je suis Jésus que tu persécutes ». Cette passion du Seigneur que nous rappelons en ce jour, elle se poursuit donc dans chaque martyr chrétien et en ce soir, alors que nous accompagnons le Seigneur jusqu’au St Sépulcre, jusqu’en terre sainte, prions pour tous les chrétiens persécutés encore aujourd’hui accompagnant le Seigneur par leurs propres passions mortifères. Et pour chacun d’entre nous, demandons au Seigneur de Lui être toujours fidèle, demandons Lui la force de témoigner de la Bonne Nouvelle de l’Evangile même si cela doit  nous conduire à être raillé ce qui serait une pâle persécution face à celle de tant et tant de chrétiens qui meurent par fidélité au Seigneur.
Amen.