Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

mercredi 1 mars 2017

29 janvier - 4ème Dimanche du Temps Ordinaire

« Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur ». Cette parole de la seconde lecture nous rappelle quelque chose d’essentiel et même d’existentiel, cette parole nous rappelle que tout ce que nous avons se fonde sur la bonté même de Dieu car avant que de considérer ce que nous avons il faut d’abord affirmer que même ce que nous sommes nous le recevons de la bonté même de Dieu car encore, le fait d’être et d’exister nous est donné par Dieu. Redisons-le en ce dimanche, tout vient de Dieu car tout ce qui est, est porté dans l’existence par Dieu Lui-même.
Et si nous prenons quelques instants pour y penser dès lors nous ne pouvons que nous rendre compte que ce qui nous contente en notre caractère, en notre personne, en nos actions, tout cela procède d’abord de cette bonté divine existentielle. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu » nous dit également St Paul.
Ainsi, il nous faut avant toute chose rendre grâce à Dieu pour l’existence qu’Il nous donne. Mais allons un peu plus loin, si Dieu est à l’origine de cet instant qui nous est donné dès lors nous avons la charge de cet instant qui nous est confié, Dieu nous confie l’existence, Il nous confie notre propre existence. Mais, si Dieu nous donne d’être et d’exister, c’est à nous de gouverner notre existence pour être bon, de cette bonté qui s’enracine dans la reconnaissance de la bonté première de Dieu. Dieu nous confie ce bien essentiel qu’est la vie afin que par notre vie nous puissions lui rendre gloire, c'est-à-dire afin que Dieu qui nous confie ce bien essentiel de la vie afin que nous puissions l’aimer librement en cette vie donnée, en cette vie confiée. Osons ainsi affirmer que notre vie ne nous appartient car nous ne sommes pas la source de notre propre existence, notre vie elle est de Dieu et elle nous est confiée pour que nous puissions retourner à Dieu, voilà ainsi signifié la véritable valeur de l’existence.
Et en ce sens nous pouvons considérer les saints du ciel car la gloire des saints ce n’est pas d’abord les miracles accomplis ou même la perfection de leurs vies, la gloire des saints c’est le Christ Lui-même car c’est le Christ qui transparaît dans les miracles accomplis et même dans leurs perfections. Ainsi, en considérant les saints nous voyons resplendir cette vérité essentielle que la véritable fierté se trouve bien dans le Seigneur car tout le reste n’est que vanité.
Mais en notre monde, la fierté s’appuie sur bien d’autres choses. Celui-ci est fier de sa voiture, de sa maison, de ses revenus alors que tout ceci n’est que du vent, tout ceci n’ouvre pas les portes de l’Eternité, tout ceci n’attise pas l’Amour divin.
Ô combien il nous faudrait être fier, oui il nous faudrait être fier mais de cette fierté sans orgueil, de cette fierté portée par la reconnaissance que tout nous vient de Dieu ; ainsi il nous faut être fier pour une colère ravalée, pour une parole contenu, pour une tentation écartée, être fier pour ce temps consacré à la prière dans la fidélité des jours, fier de ce pardon accordé, de ce soutient apporté… Bien chers amis, ne considérons pas nos vies à l’aune des choses qui passent mais considérons nos vies à l’aune de l’Eternité et de l’Amour divin et soyons fier de tout ce qui nous rapproche de Dieu, de toutes les victoires remportées contre nous même et contre le mal.
Ô tout ceci nous le savons mais combien de fois retombons-nous dans la réjouissance de ces vaines gloires négligeant parfois l’essentiel en nos vies. Combien aujourd’hui courent après le vent alors qu’ils entendent résonner l’appel du Seigneur à le suivre dans une vie pieuse et vertueuse. Alors surtout ne nous laissons pas porter par le vent du temps mais fondons notre existence sur l’Eternité, sur l’Eternel et soyons fier dans le Seigneur avec une humilité véritable qui rendra grâce à Dieu pour le bien de nos vies, avec une charité infinie qui nous fera nous tourner vers les autres, avec une justice vertueuse qui nous enracinera dans la prière fidèle. Notre fierté c’est le Christ alors rendons le Seigneur fier de nous en l’aimant par toute cette vie qu’Il nous confie.

Amen.

22 janvier - 3ème Dimanche du Temps Ordinaire

Alors que nous sommes au cœur de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, dans la seconde lecture tirée de la première lettre aux Corinthiens, St Paul nous rappelle le fondement unique de la véritable unité qu’il nous faut rechercher avec les églises orthodoxes, avec les communautés ecclésiales protestantes. Ce fondement de l’unité c’est le Christ, et le Christ seul. Mais il nous faut bien prendre conscience que le Christ ce n’est pas simplement un présupposé indéterminé, une coquille vide comme si le fait de se dire chrétien suffisait à identifier la Foi. Car nous le voyons bien, les différences existent et elles sont parfois essentielles, essentielles non pas dans l’ordre de l’idéologie mais bien dans l’ordre de la Vérité. Le fondement de l’unité est bien le Christ, et le Christ total, le Christ qui est le chemin, la vérité et la vie. Ainsi la recherche de l’unité ne peut pas se faire dans un relativisme qui chercherait à s’établir sur des concessions ou même sur des négations des différences essentielles. Ainsi non, la foi catholique et la foi protestante ne sont pas identiques, leurs différences ne sont pas des détails négligeables que l’on pourrait gommer avec un peu de bonne volonté. L’unité ne pourra jamais se construire sur des compromis car sinon elle serait de toute manière illusoire. L’unité ne pourra se construire que sur le Christ, que dans la vérité qu’est le Christ Lui-même. C’est bien en ce sens que le concile Vatican II précisait en son décret sur l’œcuménisme « unitatis redintegratio » que : « Cette unité, le Christ l’a accordée à son Église dès le commencement. Nous croyons qu’elle subsiste de façon inamissible dans l’Église catholique et nous espérons qu’elle s’accroîtra de jour en jour jusqu’à la consommation des siècles ».
Ainsi l’unité se construira au sein de l’unique Eglise du Christ qui subsiste dans l’Eglise catholique. Voilà un donné de Foi mais un donné de Foi qui doit être porté avec une charité extrême qui accompagne et soutient, qui invite et accueille. Par conséquent il ne nous faut pas nous renier nous même sous peine de renier le Christ Lui-même, mais il nous faut être attaché au Christ et à son Eglise et œuvrer à l’unité au sein de l’Eglise du Christ. Reprenons bien conscience qu’on ne peut pas faire de compromis dans l’ordre de la vérité car cela reviendrait à sombrer dans l’erreur ce qu’affirme également le concile Vatican II : « Il faut absolument exposer clairement la doctrine intégrale. Rien n’est plus étranger à l’œcuménisme que ce faux irénisme qui altère la pureté de la doctrine catholique et obscurcit son sens authentique et assuré ».
Bien chers amis, je sais bien que cette réalité de l’œcuménisme c'est-à-dire des relations avec les autres confessions chrétiennes n’est pas une réalité première de nos villages mais il nous faut malgré tout en saisir l’élan en ce sens ou notre Foi portée par le Christ, portée par l’Eglise du Christ c'est-à-dire par l’Eglise Catholique, nous ne devons pas en avoir honte, nous ne devons pas la monnayer pour tenter de plaire ou pour donner l’illusion d’un rapprochement même par compassion. Notre Foi n’est pas relative aux événements ou aux personnes mais elle nous enseigne la réalité de Dieu, la réalité de notre salut, la réalité du ciel, l’efficacité des sacrements. Ainsi, s’il y’a bien un effort que nous avons tous à faire c’est de travailler à rendre compte de notre espérance dans la vérité de la Foi et dans une Charité ardente, voilà notre mission, voilà la véritable charité qui s’exprime car même si la Foi peut contrarier les opinions, la Foi nous dépasse et nous enseigne Dieu Lui-même, la Foi nous dépasse et nous enseigne les chemins que Dieu destine à l’humanité pour La rejoindre. C’est bien en ce sens que notre Foi ne doit pas être non plus relative à notre personne en nous attachant à ce qui nous convient et en écartant ce qui nous dérange. Notre Foi, si elle est une adhésion personnelle, elle doit demeurer la Foi de l’Eglise. Il nous faut donc ensemble travailler à une véritable intelligence de la Foi en approfondissant sans cesse notre connaissance afin de nous permettre de rendre compte de la Foi en son intégrité et cela avec une Charité extrême.
Alors en ce dimanche prions pour l’unité de tous les chrétiens dans l’unique Eglise du Christ, prions également pour chacun de nous afin que nous puissions ensemble rendre compte de la Foi avec une intelligence fine et une charité extrême, afin que nous soyons tous des disciples de l’unité tant désirée par le Christ : « qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un ».

Amen.

15 janvier - 2ème Dimanche du Temps Ordinaire

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », cette parole de St Jean-Baptiste nous la connaissons bien car elle demeure au cœur de chacune de nos eucharisties. Car oui, St Jean Baptiste, par grâce, a reconnu dans la personne du Seigneur Jésus la présence pleine et entière de Dieu, il est celui qui le premier annonçait le fabuleux mystère de la réalité de la personne du Christ, vrai homme et vrai Dieu. Et pourtant extérieurement, selon son apparence, Jésus n’était qu’un homme parmi d’autre mais cette apparence humaine cachait cette double nature unie dans l’unique personne de Jésus Christ, la nature humaine et la nature divine unies en Jésus, cette apparence humaine cachait Dieu Lui-même ! Et St Jean-Baptiste, éclairé par l’Esprit Saint, St Jean Baptiste a su dépasser les apparences pour reconnaître le mystère, St Jean Baptiste a dépassé le paraître pour mettre en lumière l’être même de Dieu.
Et si la parole de reconnaissance « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », si cette parole habite le cœur de nos célébrations eucharistiques c’est bien parce que nous aussi, tout comme St Jean Baptiste, nous sommes appelés à reconnaître la présence du Christ dans le pain consacré. Car si jadis la personne de Jésus paraissait semblable à tous les autres hommes, aujourd’hui, le pain consacré, l’hostie consacrée paraît semblable à tout autre morceau de pain mais par delà les apparences c’est Dieu Lui-même qui demeure présent, par delà le voile du pain Dieu est là. Ainsi tout comme St Jean-Baptiste c’est bien éclairé par l’Esprit Saint, porté par la Foi vivante que nous pouvons reconnaître avec certitude la présence divine en la sainte eucharistie ; par la Foi nous pouvons dépasser les apparences et reconnaître l’être même de Dieu qui se donne à nous en nourriture.
Mais cette reconnaissance, si elle demeure essentielle, ne peut se faire sans reconnaître l’objet, le but de la présence divine. En effet, St Jean Baptiste ne reconnaît pas uniquement la présence divine en la personne du Christ, mais il reconnait également sa mission, Il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et nous aussi, dans la Foi nous reconnaissons la présence divine en l’hostie consacrée mais la Foi nous conduit également à reconnaître que cette présence du Seigneur est portée par son désir de venir sauver l’humanité, est portée par son désir de la racheter, de la combler de miséricorde pour la convier à l’éternelle béatitude. Ainsi, en chaque eucharistie, Dieu est là présent, quel grand et magnifique miracle qui s’accomplit mais de plus, Dieu est là pour nous, pour chacun de nous et cela afin que nous puissions nous rapprocher de Lui en L’accueillant en communion.
C’est Dieu qui vient à nous et Dieu venant à nous, nous ne pouvons qu’invoquer sa miséricorde dans la reconnaissance de notre indignité à Le côtoyer, dans la reconnaissance de notre indignité à Le recevoir : « Seigneur je ne suis pas digne de Te recevoir ». Mais qu’importe notre indignité, Dieu désire nous rejoindre, nous sauver, nous combler, nous aimer et c’est bien porté par la reconnaissance de cet amour divin à notre encontre que nous poursuivons dans une confiance sereine « mais dit seulement une parole et je serais guéri ».
Bien chers amis, en cette eucharistie, reprenons conscience de cette douce réalité, reconnaissons avec force que Dieu vient jusqu’à nous et qu’Il nous comble de sa miséricorde que nous appelons de nos vœux. Qu’en ce dimanche nous puissions donc poser un acte de Foi en reconnaissant la présence divine en l’hostie consacrée, que nous puissions poser un acte de confiance en l’Amour divin en le recevant, que nous puissions poser un acte d’Amour en vivant de Dieu en notre quotidien. Oui, voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, qui vient pour nous relever, qui vient pour nous sauver, qui vient pour nous aimer ; accueillons-Le de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force.

Amen.

mardi 10 janvier 2017

Dimanche 8 janvier - Epiphanie


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En cette solennité de l'Epiphanie, nous nous tenons de nouveau auprès de la crèche abritant l'enfant Dieu et nous y voyons arriver ces fameux trois mages qui viennent s'agenouiller devant le divin enfant.
Ces trois mages qui, même s'ils ne sont pas rois, ces trois mages représentent l'ensemble des nations, l'ensemble de ce monde qui ne s'inscrit pas dans la première alliance conclue avec le peuple d'Israël mais l'ensemble de ce monde qui est appelé à venir reconnaître le Seigneur Jésus. A travers eux c'est donc l'ensemble du monde qui est rendu présent dans la crèche manifestant dès les premiers instants que le Christ est certes, venu pour l'ensemble de la maison d'Israël, mais qu'Il est aussi venu pour l'ensemble du monde. Ainsi, par la venue de ces trois mages c'est toute l'universalité de la mission du Christ qui est comme préfigurée.
Car oui, Dieu s'est fait homme en Jésus Christ pour l'ensemble des membres de l'humanité et c'est donc l'ensemble des membres de l'humanité qui est appelé à reconnaître le Seigneur et à venir l'adorer.
De plus, si les présents des mages ont reçus une sainte signification : l'or symbolisant la royauté universelle du Christ, l'encens préfigurant sa résurrection et la myrrhe annonçant sa divinité, ces présents manifestent également en un sens tous les faux dieux qui peuplent également notre temps et qui tentent de remplacer le Seigneur. La richesse et l'opulence étant avec le confort et l'indolence les nouveaux dieux de notre siècle, ces faux trésors, ces fausses richesses qui sont appelées à être déposées au pied de l'unique nécessaire de l'existence humaine, au pied du Seigneur Jésus et cela dans la reconnaissance que seul le Christ demeure l'unique rédempteur, que seul le Christ nous aime de cet amour qu'est Dieu, de cet amour qui ouvre à l'éternité.
Ainsi, en ce jour, ce sont tous les trésors du temps qui sont remis au pied du Seigneur, c’est l’ensemble du monde qui vient adorer le Christ Sauveur. Quelle belle préfiguration de ce qui est à venir !
Mais cette belle image, cet évènement prophétique se déroule dans l'adversité, dans cette adversité d'Hérode qui ne désire pas se soumettre à Dieu mais qui désire au contraire l'annihiler, l'exterminer. Voyant en Dieu un adversaire, Hérode ne désire qu’une chose, demeurer l’unique détenteur du pouvoir. Ainsi, Hérode demeure cette figure de l'humanité hautaine et orgueilleuse qui, pétrie de malice, souhaite la mort de Dieu pensant pouvoir prendre sa place ; image de cette humanité qui se croit maitresse de sa destinée, maitresse de l'éternité, image de cette humanité au cœur asséchée par le pouvoir et la richesse qui lutte contre Dieu, niant dans un accès de folie le salut obtenu, l'éternité promise.
Dans les premières heures de la naissance du Christ s'opère déjà cette séparation au sein du monde entre ceux qui reconnaissent le Seigneur et ceux qui le poursuivent pour l'exterminer, séparation qui manifeste ce combat entre le bien et le mal, combat déjà remporté par le Christ en sa croix glorieuse mais combat qui se poursuit encore aujourd'hui. Combat qui se poursuit certes en notre monde, en notre temps, en notre société mais combat qui se poursuit également en nous même. « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » nous dira le Seigneur et cela est bien visible dès le moment de la crèche.

Alors en ce dimanche, n'hésitons pas agenouillons nous avec les mages venus d'orient, déposons au pied du Seigneur tout ce que nous sommes, confions également au Seigneur tous ceux qui ne le reconnaissent pas et qui même luttent contre Lui, agenouillons-nous et déposons tout au pied du divin enfant qui nous comblera par un simple regard de tout l'Amour divin. Amen.

Dimanche 1er Janvier - Ste Marie Mère de Dieu


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En ces jours, arrive, comme chaque année, le moment du bilan/perspective, regard porté sur cette année qui s’est écoulée considérant les bons et les mauvais moments, regard porté sur l’avenir empli d’espoir. Mais ce ne sont pas tant les évènements que nous avons eu à affronter qu’il nous faut considérer mais bien plus la manière dont nous les avons vécus pour savoir si cette année écoulée était bien habitée par la présence du Seigneur, présence que nous avons favorisée et entretenue ou au contraire que nous avons peut-être négligée. Et de la même manière, en regardant l’année qui s’ouvre, ne demandons pas au Seigneur autre chose que celle de vivre avec Lui chaque moment qui nous sera donné, de vivre pleinement chaque instant avec Lui loin de la perte de temps mais au contraire dans une sanctification du temps, une sanctification de notre temps.
Car le temps passe vite, voilà bien là une réalité partagé par le commun, il y’a maintenant 17 ans nous célébrions l’an 2000, 17 ans ! Le temps passe vite mais à quoi sert-il, à quoi est-il utilisé ? Car si le temps passe vite, nous savons qu’il demeure le prélude de l’éternité, nous savons que le temps d’aujourd’hui prépare l’éternité de toujours et nous ne savons pas quand l’éternité frappera à notre porte en nous faisant sortir du temps. Ainsi le temps a cette importance, cette unique importance de nous rapprocher de l’éternité car le temps s’écoule inexorablement et si nous le subissons nous sommes surtout appelé à en user en vue de notre devenir, en vue de notre avenir éternel.
Et en un sens c’est bien ce que sont venus contempler les bergers, eux qui ont fait irruption dans cette crèche de Bethléem ils ont contemplé l’Eternel dans le temps, Dieu fait homme, Dieu hors du temps embrassant ce temps de l’humanité. Et si Dieu a voulu connaître ce temps de notre humanité c’est bien pour nous montrer que nous sommes faits pour l’Eternité. Ô combien cette simple considération doit nous ramener à l’essentiel en cette fin, en ce début d’année afin que 2017 qui, quoi qu’il advienne, nous rapprochera de l’Eternité, afin que 2017 nous rapproche surtout du Seigneur Lui-même, nous permette d’accueillir le Seigneur pleinement, totalement, nous donne de vivre avec le Seigneur Lui-même, non pas avec une idée ou un concept, non pas avec des valeurs ou  des préceptes mais bien avec le Christ ressuscité, avec le Christ vivant dans le présent et l’Eternité.
Et c’est bien en ce sens qu’il nous faut accueillir cette belle solennité de ce jour, la solennité de Marie Mère de Dieu car en cette fin, en ce début d’année c’est bien sous le regard maternel de la Vierge Marie que nous sommes appelés à nous rapprocher du Seigneur au long des jours. Marie, elle qui est la mère du Christ qui est Dieu, elle qui est donc la Mère de Dieu est également notre Mère, et il ne nous faut jamais négliger son intercession, il ne nous faut jamais négliger de nous confier à elle en notre prière.
Alors en ce dimanche, prenons quelques instants pour relire cette année 2016 qui s’est écoulée afin de demander pardon et de rendre grâce au Seigneur, et présentons Lui cette nouvelle année 2017 afin qu’elle soit pour chacun de nous une année sainte, une sainte année où le Christ règnera sur nos vies quel que soient les évènements que nous aurons à affronter. Débutons cette nouvelle année sous le regard aimant de l’enfant Dieu et surtout, donnons-Lui nos vies. Bonne et sainte année à vous tous !

Amen.

25 Décembre - Jour de Noël


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La nuit, la douce nuit, la sainte nuit s’en est allée, l’enfant Jésus est né et dort paisiblement dans la crèche sous les regards aimants de ses saints parents. En cette nuit, l’histoire humaine du Seigneur Jésus a débuté parmi les chants des anges et la visite des bergers, réchauffé par le souffle puissant de l’âne et du bœuf paisiblement présent. L’histoire a débuté et nous en connaissons la suite mais arrêtons-nous devant la crèche pour en recueillir tout son enseignement car ce nouveau-né paisiblement endormi c’est bien Dieu, Dieu petit-enfant, Dieu nourrisson remettant sa vie humaine entre les mains de ses parents simples créatures humaines. Oh oui, quel abaissement, quelle manifestation essentielle du désir infini que Dieu a de rejoindre l’humanité, de la rejoindre et de la sauver pour la faire naître au ciel car rappelons-nous bien que  si Dieu est naît dans cette étable c’est bien pour nous permettre de naître tous à sa vie divine, si Dieu est là c’est bien pour nous, pour chacun de nous. Et si l’humble anéantissement de Dieu manifeste son désir de nous rejoindre ô combien il est source d’enseignement. Car dans notre esprit, ce n’est pas la place de Dieu que d’être simplement couché sur ce lit de paille et d’abord, ce n’est pas la place de Dieu que de n’être qu’un petit enfant, Dieu est Dieu alors où sont les drapés d’or, les brocards, les serviteurs attentionnés et soumis, où est le lit en bois précieux, où sont les draps de soie… Oui Dieu bouleverse notre manière de Le penser et durant toute sa vie terrestre Dieu n’aura de cesse de casser ces fausses considérations que nous avons de Lui. Car oui, c’est bien Dieu qui est là et cela nous rappelle bien que l’essentiel de notre vie ne se trouve pas dans cet avoir qui porte portant l’élan de notre temps, car là, sur cette paille se trouve le bien le plus précieux, car là sur ce lit de paille entouré de ces animaux de fermes se trouve l’Amour, l’Amour incarné, l’Amour qu’est Dieu Lui-même. Là se trouve bien l’essentiel de ce qui doit porter notre vie loin des rêves de grandeur et de gloriole humaine, là se trouve l’Amour, là se trouve le Bien, là se trouve La Vérité, là se trouve Dieu.
Oh oui nous savons tout cela, mais parfois après avoir rangé la crèche on oublie le vrai sens des choses, le vrai sens de la vie et on se laisse entraîner par ce monde où Dieu n’a pas souvent sa place. Contemplons bien cette présence de Dieu en ce matin de Noël mais surtout, en nous mettant à genoux devant notre crèche, laissons-nous toucher par la réalité de Dieu, par ce vrai visage de Dieu, par ce visage divin de poupon souriant qui fait naître la joie dans les cœurs les plus endurcis et emporté par la joie de la contemplation nous saisirons le seul vrai chemin de Foi qui s’offre à nous qui est bien celui de la crèche c'est-à-dire du détachement des apparences pour se concentrer sur cet essentiel qu’est Dieu, sur cet essentiel qu’est l’Amour qu’est Dieu. Nul besoin de grand discours, regardons Dieu qui est là et laissons Dieu nous enseigner, laissons Dieu nous aimer, laissons Dieu nous attirer à Lui.

Amen

24 décembre - Messe de Minuit


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Ça y‘est, l’instant est arrivé, le moment tant attendue est advenu, la naissance a eu lieu et au creux de la crèche un tout jeune bébé est bercé par les bras de sa mère, son père gardant sur lui un regard empli d’amour et d’attention. Voilà la scène de Noël, voilà l’essence même de ce jour, de cette sainte nuit, voilà la source de la joie et de la paix de Noël.
Et nous pourrions en rester là, contemplant en ce nouveau-né le miracle de la vie, accueillant ses babillages par un sourire lumineux mais il y’a plus que cela au creux de cette crèche. Cet enfant, ce bébé, ce nourrisson est plus que cela car aujourd’hui, en ce soir, en cette nuit, Dieu est venu en notre chair, voilà le miracle des miracles, voilà l’élan de la Foi qui reconnaît la présence divine sous les traits de cet enfant, oui Dieu est né en cette nuit. Dieu a voulu se faire petit enfant, quelle idée ? Quelle folle idée, quelle sainte idée !
Et on pourrait penser que Dieu aurait très bien pu rester en Paradis considérant l’humanité comme penché sur une fourmilière, constatant ses joies et ses peines, ses combats, ses blessures, ses souffrances. On pourrait penser que Dieu aurait pu rester en dehors des vicissitudes de l’histoire humaine attendant la fin comme on attend la fin d’un mauvais film. On pourrait penser que Dieu aurait voulu se préserver, se prémunir et demeurer en Paradis dédaignant côtoyer le mal présent en cette humanité pourtant créé si pure.
Oui, on pourrait penser tout cela mais cela reviendrait à renier l’identité même de Dieu qui n’a pas pu rester insensible au sort de cette humanité qu’Il avait créé et qu’Il maintient dans l’existence, on pourrait penser tout cela mais cela reviendrait à renier cet être d’Amour qu’est Dieu Lui-même et qui pousse Dieu à rejoindre l’humanité, à nous rejoindre nous tous oh non pas simplement par compassion, non pas simplement pour éprouver nos joies et nos peines, non pas simplement pour souffrir avec nous du poids de l’existence ou pour en goûter les moments de plénitude, non pas simplement pour nous montrer qu’Il est là mais surtout pour nous permettre d’être rétabli à ses côtés dans l’éternité.
En cette nuit s’accomplit les prémices de notre salut chantés par St Paul : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »
Oui, Dieu vient, Dieu vient pour nous sauver, pour nous sauver par ce salut qui passe par la passion et la résurrection, Dieu vient pour nous ouvrir les portes de l’éternité. Dieu vient par Amour et pour rétablir ce règne de l’Amour divin qui s’inscrit dans l’éternité. Voilà la douce réalité de cet enfant qui naquît jadis et qui fit naître avec Lui notre rédemption et notre salut. Alors oui, penchons nous sur la crèche, contemplons cet enfant nouveau né, contemplons notre Seigneur présent dans la faiblesse d’un nourrisson, laissons-nous saisir l’âme et le cœur par cet anéantissement consenti par amour pour nous et pour notre salut mais surtout, laissons-nous transpercer par le regard aimant de l’enfant Jésus, par ce regard unique qui nous invite à l’aimer en retour, qui nous invite à le suivre jusque dans l’éternité, qui nous invite à vivre de sa vie en lui faisant une place véritable chaque jour, qui nous appelle à nous laisser nourrir par Lui à chaque messe, qui nous attend pour nous combler de sa miséricorde à chaque confession. Dieu est là et sa seule force, sa seule puissance réside dans cet Amour qui transparaît jaillissant de sa faiblesse enfantine.
Alors surtout, laissons nous conquérir par l’enfant Dieu, prenons le entre nos bras, serrons le contre nos cœurs non pas simplement en cette nuit, mais pour toujours jusque dans l’Eternité et alors ce sera vraiment un bon et joyeux Noël, ce sera un saint Noël.

Amen.