Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

mardi 29 décembre 2015

27 décembre - Ste Famille

Alors que nous sommes encore portés par les belles festivités de Noël, en ce dimanche nous entrons en ce cocon familial qui accueillit jadis l’enfant Dieu. Et quelle belle, quelle sainte Famille, la très sainte Vierge Marie, le juste saint Joseph et le Seigneur Jésus. Ô combien la vie au sein de cette famille devait être singulière, totalement habitée par la charité, portée par la sainteté éminente de chacun de ses membres. Une belle, une sainte famille, une famille parfaite et idéale. Mais si nous célébrons en ce jour cette sainte Famille c’est certes pour l’honorer mais c’est aussi pour nous rappeler ce vers quoi nous devons tendre, c’est pour nous rappeler que nous sommes invités à vivre la sainteté en nos vies et aussi en nos familles.
Ainsi, St Joseph demeure la figure du père de famille. Travaillant le bois pour subvenir aux besoins des siens, St Joseph est également celui qui demeure à l’écoute de Dieu, embrassant la volonté divine comme St Joseph nous l’a montré en recevant l’annonce de l’identité de ce fils qu’il adoptât, en accueillant la Vierge Marie chez lui dans la Foi en la réalité de l’annonciation et l’incarnation de Dieu. St Joseph sut renoncer à ses propres vus pour protéger ceux qui lui étaient confiés.
La Vierge Marie demeure également figure éminente de toute maternité, portée par la Foi elle reçut l’annonce de la naissance de Dieu, elle donna naissance à cet enfant le chérissant en chaque instant, consciente du miracle qui s’accomplissait sous ses yeux, elle conservait les paroles de son divin enfant en son cœur.
Et dans la contemplation de la sainte Famille, Le Seigneur Jésus demeure la plus belle figure de l’enfance porté par une amitié intense avec Dieu le Père dans un respect immense envers ses parents.
La Sainte Famille, il semblerait qu’aujourd’hui cette sainte image soit dépassée alors que la famille d’aujourd’hui tend à perdre son identité, alors que les séparations sont légions, alors que la Foi a déserté bien des familles, alors que les enfants sont victimes de l’idéologie du genre qui est aujourd’hui relayée en publicité par une grande chaîne de magasin. Où va-t-on ? Que cherche la société actuelle ? Qu’allons-nous laisser à nos enfants ? Il y’aurait de quoi être inquiet.
Et bien c’est justement en ces moments où tout semble allé de travers qu’il  nous faut revenir à la réalité de notre identité, à la réalité de l’identité de la vie, à l’intensité de la Foi. Qu’importe les idéologies, l’histoire nous apprend qu’elles passent et finissent par être engloutie par leur propre absurdité. Qu’importe ce que l’on veut nous faire croire, nous faire admettre comme étant juste en bafouant même la simple réalité de la nature. Qu’importe tout cela car nous fondons notre avenir non sur les mouvements de la pensée humaine qui tend bien souvent à s’égarer dans une bouffonnerie masquée par des termes savants qui ne dupent que ceux qui les inventent. Nous fondons notre avenir sur la belle annonce de Noël qui nous a rappelé la naissance du Sauveur : « Aujourd’hui un sauveur vous est né dans la ville de David », nous fondons notre avenir sur le resplendissement de la sainte Famille qui permit au Salut d’advenir, nous fondons notre avenir sur la grâce que le Seigneur nous communique en ses sacrements. Le mouvement du monde pourrait tourner à la folie que tout ceci demeurera immuable, scellé dans l’éternité, porté par l’Eternel.
Alors oui, soyons saints, soyons saints dans l’accueil toujours plus réelle, intense du Seigneur Jésus qui nous recherche par Amour. Soyons saints dans le monde pour témoigner devant tous de la réalité de l’existence, de la réalité de leur essence, de leur nature, de leur personne. Soyons saints aussi en famille et c’est peut-être là que c’est le plus difficile car la famille nous la recevons et nous avons des liens bien particuliers avec chacun de ses membres. Nous le savons, il est plus facile d’être meilleurs avec ceux que nous croisons qu’avec ceux avec qui nous vivons et c’est bien pour cela qu’il nous faut demeurer uni au Seigneur et à sa grâce surtout dans le cadre familial. La charité doit être réelle donnant le coup de main nécessaire, encourageant dans les moments plus difficiles, pardonnant sans délai. Au sein de la famille il nous faut faire triompher l’amour, l’amour vrai et sincère, il nous faut établir la Foi, vivre dans la présence du Seigneur.
Et la Tradition donne un nom qui qualifie la réalité de la Famille catholique ce nom est celui : d’église domestique. La famille est une église domestique au sens où elle demeure le lieu de la Foi vive et ardente, lieu de la présence du Seigneur, lieu de la grâce fruit du sacrement de mariage, lieu de la vertu de chacun de ses membres. La prière en famille ne doit pas être une option facultative mais un pilier de l’union de ses membres, le bénédicité au début du repas permet aussi de rappeler à tous la présence et la bonté de Dieu. Rien de bien compliqué dans cela mais ô combien cela demeure essentiel.
Et s’il y’a des problèmes en famille et bien demandons nous comment nous pouvons faire pour que ces problèmes soit résolus ou au moins comment la paix peut-elle s’établir. Rappelons-nous toujours que la famille ne sera sainte que porté par la sainteté de chacun de ses membres alors n’attendons pas que l’autre grandisse en vertu ou en sainteté ou en charité ou en miséricorde mais tâchons nous de grandir en vertu et en sainteté et en charité et en miséricorde. Le bon Dieu nous appelle nous d’abord à le suivre.
Alors en ce dimanche, confions nous de grand cœur à chacun des membres de la sainte Famille, confions nous à St Joseph afin qu’il nous obtienne la grâce de demeurer fidèle à la volonté du Seigneur, confions-nous à la Vierge Marie afin qu’elle nous obtienne la grâce d’accueillir toujours plus intensément la présence du Seigneur en nos vies et confions-nous à l’enfant Jésus en Lui demandant la grâce de s’établir en nos âmes, en nos cœurs en nos vies, et à tous trois demandons la croissance de notre Amour de Dieu qui seul nous conduira sur le chemin de la sainteté véritable, qui seul fera de nos familles des saintes familles.

Amen.

25 décembre - Messe du St jour de Noël

Le soleil s’est levé, la sainte, la belle nuit est déjà derrière nous, Noël se vit encre aujourd’hui mais sa magie semble être comme attachée à la nuit. Le jour est là mais qu’y’a-t-il de changer ? En une réponse rapide nous serions tenté de dire rien, tout est à sa place, hier et aujourd’hui semble se ressembler et demain ne démentira vraisemblablement pas cet état de fait. Tout est pareil…
Et c’est vrai mais c’est parce que c’est vrai que nous sommes blasés. Comment se fait-il qu’après avoir fêté la naissance du Seigneur Jésus, comment se fait-il qu’après avoir fêté la venue de Dieu dans la chair tout nous semble identique ? Je dis bien « nous semble » car c’est notre regard à nous qui aurait dû vivre une révoluation, notre manière d’appréhender le monde, notre manière de vivre la vie. Dieu vient, Il est là dans ce nourrisson qui nous a été confié hier soir, Dieu est venu et nous savons que sa venue va conduire Dieu à la souffrance et à la mort pour nous, Passion-mort-résurrection tout cela est déjà présent dans ce nourrisson qui ce matin se réveil dans ses langes. Mais par-delà les actes que va accomplir Dieu Lui-même c’est surtout la Révélation de son amour pour nous qui devrait provoquer un véritable séisme en chacune de nos vies, en chacune de nos âmes, de nos cœurs.
Et si tout semble comme hier c’est parce qu’il nous faut restaurer en nous notre capacité d’émerveillement, parce qu’il nous faudrait vivre chaque Noël comme le premier, comme le dernier comme l’unique. Nous nous habituons trop facilement à Dieu Lui-même, à son Amour infini, à sa présence, à son action. Tous les mystères de la vie du Seigneur Jésus ne sont souvent vécu que comme un rappel de chose, d’évènement connus alors que c’est une mystère actuel qui se déploie, alors que la présence effective du Seigneur doit être redécouverte en chaque instant. Laissons-nous émerveiller par la venue dans la chair de Dieu Lui-même non pas comme un évènement d’antan mais bien comme un évènement actuel car la venue dans la chair de Dieu permet cette présence réelle du Seigneur en son eucharistie, en ses sacrements, permets de recevoir cette fabuleuse annonce de notre Salut, permet de reconnaître à quel point Dieu est en quête de l’homme et de chacun de nous, permet de saisir l’intensité de l’amour de Dieu qui a conduit Dieu a se faire l’un de nous.
Même cette phrase semble commune alors qu’elle recèle tant de merveilles : Dieu s’est fait l’un de nous. Voilà cette annonce  de Noël qui doit produire en nous une véritable révolution de la grâce et de la vertu.
Mais la bonne nouvelle dans tout cela c’est que si nous sommes blasés, il nous revient à nous de changer cet état de fait, ne laissons pas Noël s’en aller comme une simple date du calendrier annuel mais arrêtons-nous un instant, laissons-nous émerveiller par ce mystère infini de l’incarnation, de la venue dans la chair de Dieu Lui-même, laissons-nous inonder par l’intensité de l’Amour qui porte cet évènement et c’est irradié par cet Amour divin, émerveillé par la nouvelle de la naissance de Dieu pour nous qu’hier ne sera pas comme aujourd’hui car nous nous serons rapproché de l’unique essentiel de nos vies à savoir Dieu Lui-même.
Que chaque Noël soit pour chacun de nous comme une marche qui nous rapproche du Ciel, qui nous rapproche de Dieu. Alors laissons le Seigneur illuminer notre regard, laissons le Seigneur faire de nous ses instruments pour changer le monde afin qu’hier ne soit pas comme demain mais que demain soit plus divin qu’hier, voilà le vœu de Noël,  le cadeau de Noël que nous pouvons demander au bon Dieu.

Amen.

24 décembre - 20h et Messe de Minuit

En ce soir c’est bien un anniversaire que nous célébrons, anniversaire d’une naissance, de celle du Seigneur Jésus. En cette nuit un petit d’homme est né. Miracle de la vie qui ne doit jamais cesser de nous émerveiller. Mais par-delà ce miracle de la vie, par-delà cet anniversaire qu’il convient de célébrer et d’honorer nous sentons bien que cela cache un mystère bien plus grand. Et ce n’est pas tant lié à l’évènement de la naissance qu’à l’identité de celui qui est né en cette nuit. Oui Jésus est né ce soir mais surtout, Dieu est né ce soir.
Est-ce que Dieu avait besoin de naître ? Est-ce que la naissance de Dieu en ce soir signifie qu’Il n’était pas auparavant ? Nous savons bien que non, Dieu n’avait pas besoin de naître car c’est de Lui que tout est né, Dieu était avant toute chose puisque c’est de Lui que tout chose tire son existence. Dieu n’avait pas besoin de naître mais Dieu est bien né ce soir. Pourquoi ? Aucune nécessité en tout cela car cette naissance n’était pas nécessaire. Ce n’était pas nécessaire mais alors, pourquoi ? Et bien laissez-moi prendre un petit exemple.
Lorsque nous avons quelque chose d’important à annoncer à quelqu’un nous savons qu’il n’est pas bon de le dire par téléphone, lorsque quelque chose est véritablement important, nous tâchons d’organiser une rencontre pour que la chose soit dite face à face. Cette manière de faire est au minimum fruit du respect et au mieux fruit de l’amour. Dans l’absolu, si nous avions quelque chose à dire à notre pire ennemi, quel que soit la gravité de la chose nous ne prendrions pas de gants mais ceci est purement spéculatif car nous tâchons tous de ne pas avoir d’ennemi et encore moins de pire ennemi. Et bien le bon Dieu a voulu nous rencontrer face à face, Il n’a plus voulu utiliser sa ligne de communication habituelle qu’étaient les prophètes, Dieu est venu pour nous dire une chose importante, pour nous rencontrer, pour se révéler à nous, pour nous dévoiler son visage, pour nous faire entendre sa voix, pour nous montrer ses actions, pour nous manifester son amour, pour nous communiquer son salut. En ce soir Dieu vient nous dire quelque chose d’important, Il vient nous dire qu’Il nous aime tous et chacun en particulier et qu’Il désire nous établir en son Amour jusque dans l’éternité en nous montrant le chemin du salut. Dieu se fait homme par amour de l’Homme. Dieu se rapproche de l’humanité en en devenant membre à part entière afin que l’homme se rapproche de Lui jusque dans l’éternité.
Et Dieu nous rejoint en vivant ce miracle de la vie dont Il est l’auteur, en naissant de la Vierge Marie sa Mère comme tous les nourrissons du monde. Et si nous considérons ensemble un nourrisson, nous ne pouvons pas dire qu’un nourrisson soit menaçant, qu’un nourrisson soit fort ou dangereux bien au contraire. Et bien, Dieu s’est fait petit enfant car Dieu désire être connu, reconnu dans la faiblesse d’un nourrisson qui est dépendant de ceux dont il est à la charge. En cette nuit, Dieu nous dit qu’Il désire dépendre de nous.
Dieu désire dépendre de chacun de nous à tel point que cette nuit, cette sainte nuit, c’est Dieu nourrisson qui est abandonné devant chacune de nos âmes. Oh, nous ne serons pas assez cruel pour le laisser dehors alors nous allons le laisser entrer, nous allons lui faire une petite place au moins ce soir, au moins cette nuit, au moins en cette messe de Noël. Mais et après. Recevoir un nourrisson signifie s’en occuper tout au long de l’année. On ne peut pas le débrancher, ni le ranger dans un tiroir en attendant notre éventuel envie de nous en occuper. Tout comme un nourrisson, nous devons nous occuper du bon Dieu que nous recevons en cette sainte nuit. S’occuper de Lui c'est-à-dire Lui permettre de s’épanouir en nos vies.
Pour ma part, je suis bien souvent admiratif des jeunes parents qui voient leurs nuits de sommeil se réduire, qui supportent cris et pleurs, qui voient leurs existences bousculés mais pourquoi consentent-ils à tout cela si ce n’est par amour et l’amour efface comme par magie tous les efforts auxquels ils ont consenti. Un sourire de leurs progéniture et tout s’évanouit.
Et bien avec le bon Dieu il en est de même. Oui, il nous faut nous occuper du bon Dieu en nos vies, Lui faire une place réelle en nos vies afin que le Seigneur puisse habiter chaque moment de nos existences, il nous faut faire tout cela par amour en nous laissant réconforter, en nous laissant inonder de cet amour infini qu’est Dieu Lui-même. Alors oui en cette nuit, accueillons l’enfant Jésus en nos âmes, en nos cœurs, en nos vies mais que cet accueil soit réel, engageant notre existence toute entière dans un amour profond et sincère du bon Dieu. Noël comme une naissance est un commencement et bien que ce Noël soit pour chacun de nous une nouvelle naissance de notre amour du bon Dieu, une renaissance de notre relation avec le bon Dieu. Dieu vient jusqu’à nous comme un nourrisson, accueillons et chérissons le ce soir, cette nuit et toute notre vie.

Amen. 

24 décembre - 17h Messe des Familles

En ce soir de Noël, laissez-moi vous raconter cette histoire qui a traversé les temps.
Simon était un commerçant de Bethléem, il était vendeur d’huile, de cette huile qui était utilisée pour les lampes. Tous les soirs Simon aimait se promener avant d’aller se coucher.
La nuit était déjà tombée mais ce soir Simon tenait à faire sa promenade quotidienne. Il prit sa cape et emprunta le chemin habituel. Quittant le village et s’aventurant un peu dans la campagne, il aimait ce moment qui lui permettait de réfléchir. Et ce soir, il réfléchissait à ses difficultés dans son commerce, à ses parents qui prenaient de l’âge, il réfléchissait aux difficultés qu’il avait avec Matthieu son ami d’enfance. Ses pieds connaissaient le chemin et Simon ne levait que rarement la tête pour savoir où il en était de son petit parcours. Mais tout d’un coup, le silence se fît. Un silence intense qui n’était pas celui de la nuit toujours troublé par le souffle du vent, le bruissement des herbes folles où le hululement des chouettes. D’un seul coup plus rien. Instinctivement Simon s’arrêta. Il regarda autour de lui mais rien ne bougeait, tout semblait s’être arrêté. Il distingua au loin un peu de lumière dans une sorte de cabane au milieu d’un champ. La lumière était le seul mouvement quand d’un seul coup, un cri résonna, un cri étonnant, troublant. Un cri ou bien plutôt des pleurs, oui c’était bien des pleurs, des pleurs d’enfant, d’un bébé. Simon fut saisi par ces pleurs au plus profond de lui mais il n’en éprouva ni crainte ni énervement, ces pleurs résonnaient en lui comme la plus douce des musiques. Simon décida de s’approcher mais il était comme attiré par cette bicoque. Il atteint rapidement la petit fenêtre de côté et ne résista pas, il regarda par la fenêtre et découvrit un scène qui se grava en son esprit. Un couple était là saisi dans la contemplation du nouveau-né qui déjà leur souriait paisiblement. Simon se prit à sourire, touché par cette scène. Mais d’un seul coup, ses yeux rencontrèrent ceux du nourrisson. Et là le temps s’arrêta de nouveau et Simon ne put que ressentir une chaleur intense en sa poitrine. Simon fut envahie par un amour infini, en cet instant il se savait aimé, aimé à la folie d’un amour incroyable, d’un amour infini. Une douce musique se fit entendre dans le lointain jusqu’à devenir intense, Simon pensait que cela venait de lui mais l’enfant quitta son regard pour le diriger vers le ciel. Simon fit de même et il vit une multitude d’ange virevolter au-dessus du toit de chaume et leur chant se précisa dans un Gloire à Dieu qui emplissait la campagne. Simon ne pouvait bouger, saisit par ce spectacle il le contemplait sans bruit ni mouvement. Puis il vit arriver des bergers, arrivant comme en procession jusqu’à cette pauvre maison. Les bergers n’avaient d’yeux que pour l’enfant qui posa sur chacun d’eux son regard. Après un long moment, après que les anges eurent regagné les cieux, les bergers eux-mêmes s’en retournèrent vers leurs pâturages, l’enfant venait de s’endormir entre les bras de sa mère. Simon lui-même sentit qu’il fallait poursuivre la route, sans bruit il s’éloigna et regagna sa maison. Assis chez lui, Simon se sentait heureux, oh bien sûr il savait qu’il avait toujours les mêmes ennuis dans son commerce, que ses parents continuaient à vieillir et que son ami Matthieu était toujours aussi difficile mais tout cela était secondaire car ce qu’il avait découvert dans les yeux de ce nourrisson ce soir c’était un amour intense. « Je suis aimé de Dieu », voilà les mots qu’il ne cessait de se répéter un sourire béat imprimé sur la figure. La nuit finalement l’emporta dans un sommeil heureux et Simon depuis ce soir-là changea car il voulait aimer en retour celui qui l’aimait d’un amour intense, car il voulait aimer Dieu qui l’aimait d’un amour infini.
Cette petite histoire, c’est ce soir qu’elle peut arriver pour chacun de nous. Tout comme Simon nous avons quitté la chaleur de nos maisons, enfilé nos blousons pour affronter le froid. Nous avons tous franchi la première étape. Nous sommes venu en cette église oh bien sûr porté par la joie de Noël nous tâchons d’enfouir nos soucis au plus profond de nos cœurs au moins le temps de cette soirée que nous voulons tous exceptionnelle, joyeuse, différente. Mais nous savons que la réalité nous rattrapera et que ce soit demain ou après-demain la vie reprendra ses droits et nous rappeler à la réalité. Difficultés professionnelles, familiales, amicales, tout cela reprendra sa place. Mais ce soir tout peut changer. Laissons-nous tous attirer par le silence de cette nuit, attachons nous à ce silence en nos âmes en nos cœurs pour entendre résonner le cri de l’avènement du Seigneur. Approchons nous de la fenêtre de nos cœurs pour contempler Celui qui est né ce soir. Dieu est là. Aucune menace en Lui, aucune colère ni ressentiment, Dieu est là en un nourrisson impuissant. Dieu est là et Il cherche notre regard, Il l’appelle alors surtout en cette nuit ne détournons pas le regard, dans le silence de nos âmes laissons-nous regarder par le Seigneur et regardons le Seigneur, découvrons nous aussi à quel point nous sommes aimés de Dieu, aimés par Dieu qui nous rejoint en notre humanité en se faisant nourrisson, aimés par Dieu qui se remet tout entier entre nos mains comme ces nouveau-nés si fragiles. Si nous faisons cet effort de croiser le regard du bon Dieu alors oui nous regagnerons nos maisons, oui nous les regagnerons avec nos difficultés nos soucis mais rien ne sera comme avant parce que nous saurons que ce soir c’est l’amour infini de Dieu qui est venu jusqu’à nous, parce que nous saurons que nous sommes aimés de Dieu oh non pas comme une simple idée si générale qu’elle en perd de son intensité. Non, ce soir la découverte c’est que je suis aimé à la folie par le bon Dieu qui vient jusqu’à moi, c’est que tu es aimé à la folie par le bon Dieu qui vient jusqu’à toi, toi personnellement, tu es aimé de Dieu. Voilà le cadeau que le bon Dieu désire nous faire en cette sainte nuit de Noël, alors acceptons ce cadeau et laissons-nous saisir par l’amour de Dieu.

Amen.

20 décembre - 4ème Dimanche de l'Avent

C’est toute la logique du salut qui se déploie devant nos yeux à travers les lectures de ce dimanche. Tout d’abord le prophète Michée condense en quelques lignes toute l’annonce des prophètes du peuple d’Israël. Ce messie tant attendu qui doit apparaître dans la ville de Bethléem en Judée gouvernera le peuple d’Israël et Il sera la paix. Et cette prophétie de Michée date de plus de 7 siècles avant la naissance de Jésus Christ, 700 ans séparent ces paroles de leur avènement, 700 ans séparent l’annonce et sa réalisation. Et il est certain que cette prophétie avait dû être reçu de manière étrange car on ne s’attend pas à ce que le messie surgisse de Bethléem, on s’attend à la voir naître à Jérusalem. Et peut-être que les contemporains de Michée ont-ils reçu ces paroles quelque peu à la légère en se disant en eux-mêmes qu’ils verront bien. Certains ont dû très certainement rejeter cette prophétie oh non pas publiquement mais intérieurement en ne prêtant pas foi à ces paroles. Et pourtant, et pourtant la prophétie s’est belle et bien réalisée et c’est un évènement qui appartient à l’histoire que celle de la naissance de Jésus en la petite bourgade de Bethléem. Certes, il fallut attendre 7 siècles mais qu’importe le temps pour le bon Dieu ; ou plutôt, il était nécessaire que Dieu prenne son temps afin que le peuple soit amené à l’accueil de son Fils Jésus Christ. Cette prophétie de Michée doit nous inviter à avoir une Foi sûre et sereine dans les Paroles que le Seigneur, dans la Parole de Dieu, dans les Evangiles qui surpassent toute prophétie.
Dans l’évangile, c’est Elisabeth qui prend le relais de Michée exultant en la présence de la Vierge Marie qui venait d’avoir la visite de l’ange Gabriel et qui portait en son sein le Verbe de Dieu. Mais extérieurement, rien ne transparaissait, la grossesse était encore invisible. Mais ce que les yeux ne voit pas, la grâce le dévoile et c’est ainsi qu’Elisabeth exulte reconnaissant dans le sein de Marie son Sauveur, reconnaissant que Marie est mère du Sauveur, Mère du Christ, Mère de Dieu.
Mais si nous allons plus avant dans le mystère de cette rencontre entre la Vierge Marie et Elisabeth, il nous faut également considérer la rencontre étonnante entre St Jean-Baptiste, demeurant dans le sein d’Elisabeth, et Jésus demeurant dans le sein de la Vierge Marie. Mystérieusement, St Jean-Baptiste réagit à la présence de son Seigneur. Et si cela préfigure déjà la rencontre futur qui conduira au baptême de Jésus par St Jean Baptiste cela nous conduit également à considérer la beauté de la maternité qui débute dés l’instant de la conception car dés cet instant la vie est là. Miracle de la vie qu’il nous faut protéger envers et contre tout, Miracle de la vie qui fut le chemin que Dieu a choisit pour prendre notre nature humaine.
Et tout en gardant en toile de fond cette rencontre exceptionnelle entre Elisabeth et la Vierge Marie, entre St Jean-Baptiste et Jésus, il nous faut recevoir de la lettre aux Hébreux l’expression de l’essence même de la mission du Seigneur Jésus. Car si Dieu se fait homme en Jésus c’est certes pour nous rejoindre en notre nature humaine, c’est certes pour nous montrer à quel point Il se veut proche de nous en connaissant les malheurs de l’existence jusqu’à la souffrance et la mort, c’est certes pour nous parler directement sans la médiation des prophètes mais d’une manière plus essentielle, le Fils, deuxième personne de la sainte Trinité se fait homme pour faire la volonté du Père. Cette notion est essentielle car c’est l’obéissance du Seigneur Jésus qui rachète la désobéissance d’Adam notre premier parent, c’est l’obéissance du Seigneur Jésus qui obtient à l’humanité la capacité de recevoir de ses mains le salut éternel rachetant en ce sens la désobéissance d’Adam qui marqua notre nature humaine du péché originel, qui sépara l’humanité de Dieu.
La mission du Seigneur Jésus est celle de notre salut, voilà l’affirmation essentielle de toute la vie du Seigneur Jésus, voilà le véritable sens de la fête de Noël que nous vivrons dans quelques heures et qui dans le mystère de l’incarnation va se déployer jusqu’à la passion, jusqu’à la croix, jusqu’à la résurrection du Seigneur. Tout est là.
Alors en ce 4ème Dimanche de l’avent laissons-nous envahir par l’ensemble du dessein divin qui est porté par son Amour envers chacun de nous et demandons au Seigneur d’augmenter notre Foi en sa Parole qui s’accomplit car sa Parole est vérité comme le manifeste le prophète Michée, demandons au Seigneur d’augmenter notre compréhension du mystère de son incarnation, de sa venue dans la chair, du salut qu’Il nous a obtenu. Dieu va venir, Dieu est venu, Dieu vient accueillons-Le dès cet instant.

Amen.

13 Décembre - 3ème Dimanche de l'Avent

« Que devons-nous faire ? » cette interrogation des foules que nous révèle l’évangile de ce Dimanche nous pouvons tout à fait la faire nôtre et nous adressant au Seigneur nous pouvons Lui demander : « Que devons-nous faire Seigneur pour demeurer auprès de Toi en cette vie ? Que devons-nous faire Seigneur pour entrer dans la béatitude éternelle ? ». Notons tout d’abord que cette question marque une obligation, un devoir qui serait nécessaire. Nous ne sommes pas dans l’ordre de la possibilité mais bien dans l’ordre de la nécessité. Qu’est ce que nous devons faire ? Et dans un même temps, cette question est extrêmement pratique, elle appelle une réponse qui conduise à une action, à un agir. Qu’est ce qu’il est nécessaire que nous fassions ?
Cette question si essentielle car mettant en jeu notre avenir éternel, cette question a reçu une réponse par l’ensemble de la vie du Seigneur Jésus qui nous demande de prier sans cesse, de demeurer en son amitié, de vivre de sa vie et  de sa présence agissante. Mais si nous connaissons le chemin, il nous faut reconnaître que nous avons bien du mal à le suivre, nous avons bien du mal à demeurer dans cet état de perfection auquel le Seigneur nous appelle. Mais malgré ces difficultés, St Paul nous invite à demeurer toujours dans la joie, à demeurer dans cette joie qui n’est pas le fruit des évènements heureux de nos vies mais qui s’enracine dans la proximité de Dieu, dans l’amour infini de Dieu dont nous sommes appelés à être comblé. Ainsi, paradoxalement, malgré nos difficultés à suivre le chemin de la radicalité évangélique, c’est la joie qui doit demeurer en chacun de nous non que notre éloignement du Seigneur ne soit pas important mais bien parce que nous savons que nos difficultés sont la cible de la miséricorde infinie du Seigneur. Dieu nous rejoint malgré nos écarts, Dieu nous aime malgré nos péchés, Dieu désire nous faire miséricorde malgré notre faiblesse. Cette joie de l’amour inconditionnel du Seigneur est bien chanté par le prophète Sophonie : « Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, […] Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi ». La miséricorde du Seigneur est source de notre joie, cette miséricorde infinie fruit de l’Amour qu’est Dieu en Lui-même. Il nous faut donc demeurer dans la joie même en allant rechercher la miséricorde que le Seigneur nous offre dans le sacrement de la confession. Car ne nous leurrons pas, la miséricorde divine, le Seigneur a voulu qu’elle nous soit prodiguée par ce sacrement comme Il l’annonçait à ses apôtres : « Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus ». Dès lors voici le chemin qui doit être le nôtre : la source de notre joie c’est la miséricorde de Dieu qui nous est communiquée par le sacrement de la confession qui nous rétabli également dans une pleine communion avec Dieu. Ô je connais bien les craintes face aux sacrements de la confession :
Tout d’abord, il y’a ceux qui considèrent qu’ils n’ont pas de péché, qu’ils n’ont rien à se faire pardonner… A ceux-là, St Jean affirme : « Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous ». Il ne s’agit pas là de sombrer dans une accusation écrasante mais de nous permettre de prendre conscience que nous avons tous à progresser sur le chemin de la perfection, sur le chemin de la charité envers nous-mêmes, envers tous, envers Dieu Lui-même. En définitive, dire que l’on n’a pas de péché c’est dire que le sacrifice du Christ ne sert à rien puisque le Seigneur a subi tout cela pour nous racheter de ce péché qui nous éloigne de Dieu.
Ensuite il y’a ceux qui considèrent qu’ils sont trop misérables pour recevoir la miséricorde du Seigneur, qu’ils sont indignes du pardon de Dieu. A ceux là, St Paul affirme : « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ». Le Seigneur est à la recherche de chacun d’entre nous et rien ne peut être un frein à la miséricorde du Seigneur sauf notre propre refus de la recevoir. Dieu nous invite au pardon par le sacrement de la confession, il nous revient à nous d’accepter ou de refuser cette invitation.
Et puis enfin il y’a ceux qui considèrent que la confession est inutile parce qu’ils disent toujours la même chose. Et bien pour ceux-là j’aime bien la petite image de la poussière. Cad que nous faisons le ménage chez nous même si nous savons qu’il nous faudra recommencer plus tard, inlassablement nous tâchons de garder nos maisons propres et même si c’est la même poussière qui revient c’est le même coup de chiffon qui en viendra à bout… Même si nous avons toujours la même chose à présenter à la miséricorde du Seigneur cela n’est pas inutile car cela nous donne de garder nos âmes accueillantes à la présence divine et à son action.
Et puis nous sommes dans ce temps de l’avent, en ce dimanche de la joie qui explique la couleur de ma chasuble en ce dimanche, ce dimanche de la joie qui précède pour nous le temps qui nous est proposé pour vivre de la miséricorde du Seigneur dans le sacrement de la confession lors de la célébration pénitentielle. Nous avons tous commencé à apprêter nos maisons, les cadeaux sont peut-être déjà au fond du placard, les menus déjà établi mais ne passons pas à côté de l’essentiel, préparons nos âmes à recevoir la visite du Seigneur en la sainte nuit de Noël, ne permettons pas que le Seigneur soit obligé de renoncer à venir nous visiter en laissant nos âmes encombrées de toute autre chose que de Lui. N’ayons pas peur et courrons recevoir le sacrement de la confession pour vivre saintement la fête de Noël qui approche afin que le Seigneur puisse vraiment s’établir en nos âmes, en nos vies.

Amen.

jeudi 10 décembre 2015

Noël !

Les messes de Noël
24 décembre :
17h : Messe des enfants à La Bouilladisse
20h : Messe à Belcodène
23h30 : Messe de Minuit à La Bouilladisse
25 décembre :

10h45 : Messe du jour de Noël à La Bouilladisse