Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

samedi 7 mars 2015

15 Février - 6ème Dimanche du Temps Ordinaire



C’est la maladie de la lèpre qui est au cœur des lectures de ce dimanche, la lèpre, ce mal d’un autre temps qui plaçait celui qui en était touché à l’écart de toute relation sociale. Ce mal incurable pendant longtemps qui était synonyme de mort et de souffrance. Et pourtant, l’évangile nous rapporte cette rencontre étonnante entre le Seigneur Jésus et un lépreux qui alla jusqu’à tomber à ses genoux. Cette proximité avec le mal que représentait la lèpre aurait du conduire à un recul de Jésus, aurait dû conduire Jésus à repousser cet individu malade, cet individu impur, telle aurait été du moins la réaction de la plupart mais il n’en est rien et même au contraire, le Seigneur va l’écouter, va étendre la main jusqu’à le toucher. Et le miracle s’est accompli, la lèpre fut vaincue. Aujourd’hui, nous pourrions considérer cette histoire comme un élément d’antan car le Seigneur ne pourrait nous guérir de la lèpre, cette maladie ayant déserté nos contrées mais la lèpre est bien synonyme de tout ce qui conduit à la mort, la lèpre est paradigme de tout mal aussi bien maladif que peccamineux. Dés lors, le Seigneur peut encore agir envers nous en nous purifiant des racines du mal et du péché qui nous habite, oui, Dieu a cette capacité. Mais attardons-nous sur la simple demande du lépreux : « Si tu le veux, tu peux me purifier », « si tu le veux ». Le lépreux n’ordonne pas au Seigneur de le guérir, il n’y a pas d’impératif dans sa demande qui reconnaît la puissance du Seigneur, qui reconnaît la capacité du Seigneur à agir contre son mal mais qui en même temps le laisse libre de son action. Et ce peut-être un bel enseignement pour nous en ce dimanche car bien souvent nous traitons avec le Seigneur en lui demandant d’agir de telle ou telle manière, en demandant au Seigneur de suivre nos voies, nos perceptions, nos désirs. Nous agissons bien souvent envers le Seigneur comme envers un distributeur de boisson. Pour un distributeur nous mettons une pièce et nous obtenons en échange la boisson que nous désirons, avec le Seigneur on a parfois la tentation de dire une prière pour obtenir en échange ce que nous demandons et si nous n’obtenons pas ce que nous voulons nous réagissons comme envers un distributeur qui nous aurait avalé notre pièce sans nous donner notre boisson, nous réagissons contre le Seigneur comme s’Il avait rompu un contrat déterminé. Comment, j’ai prié 45 chapelets, j’ai fait un pèlerinage à genoux jusqu’à Jérusalem et tu ne me donnes pas ce que je veux, c’est une honte… Nous pouvons sourire mais spirituellement c’est un peu comme cela que nous réfléchissons, que nous agissons. Dans l’évangile, le lépreux a la juste attitude, il se soumet à la volonté du Seigneur et pourtant son cas n’admet que deux issues, la guérison miraculeuse ou la mort. Et bien nous aussi il nous faut révérer la volonté du Seigneur en la plaçant au-dessus de la nôtre même s’il nous semble que notre demande est des plus légitimes car nous ne détenons pas la vision totale du monde, de notre petit monde et même de nous-même. Révérer la volonté du Seigneur c’est lui faire confiance en sachant que son action ou son inaction éventuelle est ce qui est le meilleur. Et le Seigneur Jésus a agit de même envers son Père, rappelons-nous au jardin des oliviers, pressentant la mort qui approche le Seigneur Jésus a demandé d’être délivré de cette heure mais il a conclu sa prière en disant : « non pas ce que Je veux mais ce que Tu veux ». Et bien, ne cessons jamais de le dire, il nous faut imiter le Seigneur en nos vies et conclure chacune de nos prières par ce « non pas ce que je veux mais ce que Tu veux », non dans une résignation soumise mais dans une confiance éclairée. C’est bien ce que nous dis St Paul en sa lettre aux Corinthiens : « Imitez-moi comme moi aussi j’imite le Christ » et cela en toute circonstance.
Nous avons tous des intentions particulières, nous avons tous en nos cœurs, en nos âmes des demandes que nous portons régulièrement devant le Seigneur en lui demandant d’agir de telle ou telle manière, continuons tout en laissant à Dieu qui est  plein de bonté, tout en laissant au Seigneur qui agit envers ses enfants de la meilleure des manières, tout en laissant au bon Dieu l’initiative de son agir dans une confiance absolue, dans un abandon amoureux.
Amen.

8 Février - 5ème Dimanche du Temps Ordinaire



« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile » tel est le cri de St Paul en sa lettre aux Corinthiens, « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ». Mais d’où vient ce malheur évoqué par St Paul, d’où vient ce malheur fruit de l’absence d’annonce de l’Evangile ? Serait-ce Dieu qui châtierait telle la malédiction des pharaons ? Serait-ce Dieu qui fustigerait St Paul en le condamnant au malheur ? Nous ne pouvons le croire mais alors d’où provient ce malheur ?
Le malheur proviendrait de l’absence d’annonce elle-même car si l’Evangile est reçu dans sa plénitude, si la bonté, la grandeur, le mystère portée par l’Evangile est reçu dans sa plénitude dès lors il n’y a pas d’autres choix que d’en devenir un porte-parole, dès lors il n’y a pas d’autres choix que d’en devenir un missionnaire. Et c’est une question qu’il nous faut nous poser en ce dimanche, est-ce que l’Evangile que nous connaissons, est-ce que la Foi que nous portons est assez brulante pour que nous n’ayons pas d’autres choix que de vouloir en rayonner, que de vouloir convier le plus grand nombre à sa connaissance ? Ou bien encore, nous pouvons nous redemander ce qui fait la grandeur de l’Evangile ?
Est-ce que ces pages d’Evangile sont plus qu’un simple reportage d’antan, plus qu’une simple histoire racontant la vie d’une personne illustre et la création d’une communauté de fidèles ? Avec moi vous répondriez j’en suis certain que l’Evangile est plus que cela, que l’Evangile est certes un reportage, une histoire mais qu’elle est surtout la Parole de Dieu, qu’elle nous rapporte le mystère de Dieu Lui-même, qu’elle nous enseigne nos origines, notre rédemption, notre salut, qu’elle nous guide vers le ciel en orientant notre vie vers le bien. Et par-delà toute cette connaissance essentielle, l’Evangile nous révèle surtout l’infini amour de Dieu pour chacun de nous. Et c’est tout ceci qui doit nous pousser à annoncer, à répandre ce fabuleux mystère, ce fabuleux enseignement de l’Evangile car comment pourrions-nous rester muet face à quelqu’un qui ne connaît pas l’amour dont il est aimé, comment pourrions-nous rester muet face à quelqu’un qui ne vit pas de cet amour, de ce salut, de cette amitié avec le Seigneur. En refusant cette joie à certains de nos contemporains nous serions semblables à des bourreaux qui laisseraient leurs victimes dans l’asservissement du monde, dans l’asservissement de la mondanité, de la vacuité du temps et des plaisirs. Et c’est bien là que se trouverait notre malheur, c’est là que se trouve le malheur de ne pas annoncer l’Evangile. On ne peut garder une bonne nouvelle pour soi lorsque tous sont appelés à participer à la joie de cette nouvelle. Il nous faut donc redécouvrir la grandeur de l’Evangile, sa bonté inhérente, sa grandeur infini, son amour éternel.
Oh bien sûr, ce n’est pas parce que nous annoncerons avec zèle que tous ceux que nous croiserons se convertiront au Seigneur car tous auront le choix de suivre le Seigneur ou de ne pas le suivre mais il faut laisser au monde la possibilité de choisir, la liberté de choisir et quand bien même l’annonce de toute une vie n’aboutirait qu’à la conversion d’une seule âme que cette vie serait réussie. Alors en ce dimanche, en cette eucharistie, demandons au Seigneur qu’il nous permette de grandir dans la connaissance amoureuse de l’Evangile, qu’Il nous permette d’approfondir le trésor que constitue la Parole de Dieu et qu’Il nous guide sur les chemins de l’annonce de l’Evangile au monde d’aujourd’hui car oui, malheur à nous si nous n’annonçons pas l’Evangile car nous n’aurions pas découvert son inestimable valeur, et bonheur à nous si nous conduisons une âme à découvrir la bonté de Dieu.
Amen.

1er Février - 4ème DImanche du Temps Ordinaire



« Qu’est-ce que cela veut dire ? » cette interrogation des habitants de Capharnaüm concentre en elle-même toute la manière de faire du Seigneur Jésus. Le Seigneur n’est pas venu pour discourir, Il ne s’est pas ouvertement présenté pour ce qu’Il était à savoir Dieu Lui-même, Il n’a pas écrasé ceux qu’Il rencontrait en leur assénant sa supériorité. Le Seigneur n’a pas agi ainsi, au contraire, Il a pris le temps, en Jésus Dieu s’est mis à notre mesure, à notre tempo. Et c’est ainsi que peu à peu Il a laissé transparaître son véritable visage non pas qu’Il voulait tromper son monde mais parce qu’Il savait que c’est avec le temps que l’être humain reconnaît la valeur de la personne, que c’est avec le temps que le monde peut reconnaître son identité et que dès lors cette reconnaissance conduit soit à l’adhésion de Foi ou bien au refus, refus de certain qui le conduisit jusqu’à la mort ignominieuse de la croix.
Et si nous remarquons cela pour le Seigneur Jésus, il nous faut également considérer l’ensemble de la Révélation dans ces débuts d’Abraham à St Jean-Baptiste car même en ces temps immémoriaux Dieu a pris le temps, Il a pris le temps pour conduire son peuple par les prophètes jusqu’à le disposer à le recevoir Lui-même en Jésus Christ. Dieu prend le temps. Dieu prend le temps.
Mais cette affirmation aussi simple soit-elle ne correspond à notre manière de vivre et d’être dans notre monde moderne, dans ce monde de l’immédiateté qui veut tout, tout de suite et qui désirerait que le bon Dieu réponde de la même manière qu’un puissant ordinateur, qu’Il réponde à la microseconde de délai. Et bien non, ce n’est pas ainsi que le bon Dieu fonctionne et ce n’est pas ainsi que nous fonctionnons nous même. Le temps peut avoir parfois une certaine pesanteur qui nous le rend parfois presque statique mais le temps à cette valeur de pouvoir nous permettre de grandir, de changer, de progresser. Le temps peut-être notre allié s’il est considéré comme préambule à l’éternité, le temps peut-être notre allié si nous l’habitons dans la croissance de notre union au Seigneur. Le temps nous est donné et il nous revient à chacun de savoir ce que nous désirons en faire, quelle connotation nous voulons lui donner, quelle orientation le porte et le conduit. Et peut-être qu’en ce dimanche nous pourrions considérer ce qui occupe nos journées, ce qui porte nos journées. Oh bien sûr nous avons tous des choses à faire, des obligations même si nous nous les imposons parfois, mais comment vivons-nous tout cela ? Quelle est l’impulsion qui porte l’activité de nos journées ? Est-ce que le bon Dieu a sa place dans notre temps quotidien ? Car si Dieu prend le temps, Il ne peut prendre que le temps que nous lui donnons, que nous lui offrons, que nous lui rendons.
Alors en ce dimanche et bien demandons au Seigneur de nous aider à organiser notre temps afin que le temps qui passe nous rapproche de Lui au milieu de nos occupations, afin que le temps qui passe ne laisse pas passer cette grâce d’être à ses côtés.
Amen

25 janvier - 3ème Dimanche du Temps Ordinaire



La deuxième lecture de ce dimanche aurait de quoi nous interroger. St Paul, en s’adressant aux Corinthiens débute par cette affirmation : « le temps est limité ». Et cela nous le savons, nous savons que notre temps d’ici bas ne dure qu’une poignée d’année et nous savons que ces années ont un prix immense car elles nous orientent vers la béatitude, vers l’éternité. Cette limite que nous connaissons mais dont nous ne savons pas à quel moment elle interviendra, cette limite pourrait nous conduire à une certaine angoisse, une angoisse existentielle mais ce serait sans compter sur le bon Dieu Lui-même qui nous rappelle que cette limite ouvre vers un autre chose, vers cette éternité qu’Il nous dévoile. Nous ne pouvons donc pas être en proie à une angoisse existentielle mais nous devons malgré tout garder à l’esprit que ce qui compte c’est aujourd’hui, c’est maintenant ; que notre présent nous ouvre déjà à cette éternité à laquelle nous aspirons. La confiance en Dieu nous ouvre aux réalités éternelles tout en nous rappelant l’importance de ce temps qui est le nôtre. Dés lors, nous ne pouvons pas vivre dans l’insouciance, dans l’indifférence du temps qui passe mais nous devons vivre dans cette attente amoureuse qui transfigure chaque moment en le ramenant à sa perspective éternelle.
Mais de tout cela, St Paul nous livre un certain programme qui pourrait sembler curieux, en effet, St Paul nous dit : « que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment ». Dans ce cours listing, St Paul dresse la liste des occupations de notre temps ici-bas car reconnaissons-le notre temps est occupé par la famille, par les évènements joyeux ou malheureux, par les courses chaque semaine qui satisfont nos besoins primaires et construisent notre confort..etc. Une lecture trop rapide aurait tôt fait de considérer toutes ces activités commune comme contraire à l’évangile, comme contraire à ce que le Seigneur attend de nous alors qu’il n’en est rien et ce n’est pas ce que St Paul nous dit. St Paul désire simplement que tout ceci ne deviennent pas l’essentiel de nos vies car ce qui est vraiment essentiel c’est ce qui est orienté vers l’éternité. C’est ainsi qu’il y’a une manière d’être en famille soit dans un profit égoïste de ce qu’elle apporte ou dans cette sainte perspective de croissance mutuelle, de compagnonnage sur le chemin de la sainteté. Il y’a une manière de recevoir la joie ou la peine des évènements de nos vies qui ne doit pas ébranler cette paix intérieur qui doit habiter nos âmes et qui marque la présence du Seigneur. Il y’a une manière de consommer soit  dans une recherche effrénée de possession et de confort jamais assouvi ou bien dans un juste rapport à ces propriétés qui sont importantes sans être essentielles. Et remarquons le, ce qui fait la différence c’est bien cette éternité bienheureuse qui nous est révélé par le Seigneur, c’est bien cette réalité qui nous dépasse mais qui nous est accessible par la Foi. N’ayons pas peur de le dire, il y’a une manière de vivre chrétiennement et cela touche l’ensemble de ce qui composent nos existences.
Alors oui le temps est limité, mais surtout rappelons-nous que nous sommes faits pour l’éternité et que le temps présent est le tremplin qui nous ouvre à cette béatitude éternelle. Il nous faut vivre avec le bon Dieu, vivre pour le bon Dieu afin que demain nous puissions demeurer en Lui. L’instant présent est important, n’attendons pas, engageons-nous résolument sur ce chemin où le Christ nous attend, nous secourt et nous guide, le temps est limité pour accéder à l’éternité.
Amen.

mardi 20 janvier 2015

18 janvier - 2ème Dimanche du Temps Ordinaire



L’évangile de ce dimanche est particulièrement prophétique car il se situe au tout début de la vie publique de Jésus, dans ces temps qui succèdent immédiatement au Baptême du Seigneur que nous avons célébré Dimanche dernier.
En effet, remarquons tout d’abord l’appellation que St Jean-Baptiste donne au Seigneur Jésus, St Jean-Baptiste l’appelle : « l’agneau de Dieu », « Voici l’agneau de Dieu ». Cette appellation s’enracine dans la Révélation de l’Ancien Testament en référence à un texte du prophète Isaïe et annonce certes la pureté du Seigneur Jésus telle la pureté de l’agneau mais annonce également la passion du Seigneur Jésus qui sera conduit à l’abattoir tel un agneau sans tâche. Et cette appellation revêt également une importance liturgique car à chaque messe le prêtre annonce alors qu’il élève le pain consacré, le prêtre annonce : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Cette référence explicite à l’évangile de ce jour invite l’ensemble des fidèles à reconnaître la présence réelle du Seigneur dans le pain consacré, invite l’ensemble des fidèles à reconnaître la présence du Seigneur ainsi que le sacrifice auquel a consenti le Seigneur pour nous obtenir le Salut. Tout comme les disciples de St Jean-Baptiste d’interrogeaient sur la personne du Seigneur Jésus et ont reçu de St Jean-Baptiste cette réponse mystérieuse mais prophétique, nous sommes nous-même invités à recevoir cette affirmation de l’identité du Seigneur Jésus totalement présent sous le voile du pain consacré.
Et dans la suite de l’évangile de ce dimanche le deuxième élément prophétique consiste dans le changement de nom qu’opère le Seigneur Jésus quant à Simon. Le Christ l’annonce : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Pierre ». Ce changement de nom est lui-même un signe de la vocation particulière de celui qui s’appelait Simon et qui reçoit du Seigneur le nom de Pierre dans sa double acception car Pierre est ainsi nomme car il sera la première pierre de l’église du Christ, ou pour le dire d’une manière plus contemporaine il sera le premier Pape.
Ces deux éléments pourraient paraître surprenants car ils sont donnés au tout début de la vie publique du Seigneur Jésus mais en un sens ils posent mystérieusement le sens de la mission du Seigneur Jésus. En effet, rappelons-nous que si Dieu se fait homme en Jésus Christ c’est pour nous apporter le Salut ce qu’Il fera car Il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde et dès lors apporte au monde le Salut espéré. Mais l’œuvre salvifique du Seigneur ne s’arrête pas avec le retour du Seigneur dans la gloire de son Père, ne s’arrête pas avec le jour de l’Ascension, la mission du Seigneur est ensuite portée par l’Eglise dont le Christ Lui-même établit Pierre comme pierre de fondation. Et aujourd’hui, c’est bien par l’Eglise du Christ qui est l’Eglise Catholique, c’est par l’Eglise que Dieu nous rejoint et nous permet de participer pleinement à l’œuvre de Salut qu’Il a accompli une fois pour toutes par sa passion sa mort et sa résurrection. C’est par l’Eglise que Dieu se fait proche de l’humanité en lui permettant de recevoir ses grâces par les sacrements.
Et en ce dimanche, il nous faut entendre pour nous même cet appel du Seigneur : « venez et vous verrez », je dis pour nous même car même si nous avons débuté le chemin de compagnonnage avec le Christ nous sommes constamment appelé à aller plus loin, nous sommes constamment appelé à constater l’action de Dieu dans nos vies et dans le monde mais ce constat ne peut se faire que si nous allons au Seigneur, que si nous nous rapprochons toujours davantage de Lui.
Alors en ce dimanche demandons au Seigneur d’enraciner notre Foi dans le Salut qu’Il nous apporte Lui qui est l’agneau de Dieu, demandons au Seigneur de fortifier notre Foi dans l’Eglise qui malgré les déficiences de ses membres dont nous sommes demeure présence agissante de Dieu dans notre temps et demandons enfin au Seigneur de nous attirer toujours davantage à Lui afin que nous puissions nous même demeurer auprès de Lui en manifestant au monde l’infini amour de Dieu pour le genre humain. Tel est le programme qui nous est lancé alors n’hésitons pas, le Christ nous le dit : « Venez et vous verrez ».
Amen.