Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

Site d'information des Paroisses de St Laurent (La Bouilladisse) – St Pierre (La Destrousse) – St Martin (Peypin) – St Jacques le mineur (Belcodène)


Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

samedi 9 août 2014

3 août - 18ème Dimanche du Temps Ordinaire



« Rien ne peut nous séparer de l’Amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur », telle est l’affirmation que nous révèle St Paul et qui doit illuminer chacune de nos âmes quelles qu’elles soient. Car cette affirmation est totale et plénière, rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ. L’amour du Christ est total, plénier, inconditionnel. Dieu nous aime voilà la certitude sur laquelle nous pouvons bâtir nos existences. Et cet amour est identique aussi bien pour le plus grand des pécheurs que pour le plus grand saint car tel un père idéal Dieu aime chacun de ses enfants de la même manière, ô peut-être souffre-t-il des errances d’un de ses enfants, peut-être désire-t-il un changement de cap pour l’un de ses enfants mais cela n’influe pas sur l’amour qu’Il porte à chacun d’eux qu’importe les actes qu’ils peuvent poser. Mais il n’est parfois pas aisé de garder ferme cette certitude de l’amour divin lorsqu’il nous faut affronter de grande difficulté car certains chrétiens ont soutenu l’idée que Dieu tiendrait toutes choses dans ses mains, la pluie comme le soleil, la santé et la maladie, les tremblements de terre… Jean Calvin, fondateur d’une grande ligne du protestantisme, Jean Calvin était un ardent défenseur de cette idée que rien n’arrive sans que ce soit déterminé par Dieu, et que le hasard n’existe pas. Certains textes bibliques peuvent être compris dans ce sens, mais cela ne rend pas cette théorie meilleure. Elle est souvent une souffrance supplémentaire pour les victimes, et elle a fait perdre la foi à un nombre incroyable de gens. Mais ils perdent la foi en un dieu qui n’existe pas. C’est plutôt une bonne chose, en soi, de perdre une illusion, c’est comme cela que l’on devient un petit peu plus adulte, mais la désillusion peut être si cruelle que l’on en sort blessé. Et St Paul ne joue pas ce jeu de la superstition ou jeu de ces sectes qui attirent de pauvres gens par de fausses promesses de protection et de guérisons. St Paul nous dit que l’amour de Dieu est bien réel, mais que ce n’est pas cela qui empêchera que nous subissions, malheureusement, la souffrance, l'angoisse, la violence et autres catastrophes.
Ainsi, ce qui est dramatique pour l’être chrétien c’est que lorsque survient la détresse, l'angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger, le supplice ou bien encore la mort, lorsque cela survient il y’a une tentation néfaste qui consiste à rendre Dieu responsable de ceci ou de cela, de rendre Dieu responsable et de s’en détourner, de s’en éloigner, de s’en séparer. Comment Dieu peut-Il nous aimer et laisser telle ou telle chose arriver ? Et en plaçant cette question dans un contexte actuel, comment Dieu peut-Il aimer les chrétiens d’Irak et les laisser être anéanti ? Et la réponse à ces questions se trouvent dans cette double alliance de l’amour de Dieu et de la liberté de l’homme. Car bien sûr que Dieu soutient le chrétien persécuté, Il le soutient parfois jusqu’à la grâce du martyr qui ouvre en grand les portes de la béatitude mais si Dieu aime le chrétien persécuté Il aime également le persécuteur et patiente envers Lui en pleurant sur le mal qu’il commet et en espérant sa conversion. Relisons toujours les évènements du monde et de nos propres vies en fondant notre analyse sur l’amour inconditionnel du bon Dieu envers l’humanité, tout en considérant la capacité qu’à l’homme d’être le meilleur ou le pire, et en considérant également que le référentiel de tout cela n’est pas notre vie d’ici-bas mais l’éternité car comme nous le dit le Christ en St Matthieu : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ». Et je pense que cela est difficile pour nous tous d’entendre mais surtout de vivre existentiellement tout cela car nous voulons réussir notre vie et bien souvent, trop souvent, en considérant notre réussite à la manière du monde alors qu’une vie réussie est une vie sanctifiée, une vie sainte qui est habitée par l’amour de Dieu et qui se verra ouvrir les portes du Royaume éternel.
Ainsi oui nous pouvons et devons souffrir intérieurement avec les martyrs chrétiens mais non pas à la manière du monde, il nous faut nous laisser éclairer également par quelques mots de Ste Thérèse de Lisieux qui écrivit : « Le Martyre, voilà le rêve de ma jeunesse, ce rêve il a grandi avec moi sous les cloîtres du Carmel... Mais là encore, je sens que mon rêve est une folie, car je ne saurais me borner à désirer un genre de martyre... Pour me satisfaire, il me les faudrait tous... Comme toi, mon Epoux Adoré, je voudrais être flagellée et crucifiée... je voudrais mourir dépouillée comme St Barthélémy... Comme St Jean, je voudrais être plongé dans l'huile bouillante, je voudrais subir tous les supplices infligés aux martyrs... Avec Ste Agnès et Ste Cécile, je voudrais présenter mon cou au glaive et comme Jeanne d'Arc, ma sœur chérie, je voudrais sur le bûcher murmurer ton nom, o Jésus... En songeant aux tourments qui seront le partage des chrétiens au temps de l'Antéchrist, je sens mon cœur tressaillir et je voudrais que ces tourments me soient réservés... Jésus, Jésus, si je voulais écrire tous mes désirs, il me faudrait emprunter ton livre de vie, là sont rapportées les actions de tous les Saints et ces actions, je voudrais les avoir accomplies pour toi... ».
Rappelons-nous que dans les premiers siècles chrétiens, le martyr était désiré car il demeure la voie éminente de l’entrée en Paradis. Et ne nous étonnons pas outre mesure, même si nous devons la déplorer et la combattre, ne nous étonnons pas outre mesure de la persécution qui atteint le monde chrétien car les disciples ne sont pas plus grand que le maître, les chrétiens ne sont pas plus grands que le Christ qui fut cloué sur une croix. Il nous faut considérer tout cela avec un réalisme saisissant qui n’a rien à voir avec une mentalité de victime. Comme l’affirmait récemment le patriarche d’Antioche, dans ce monde ici-bas « le chrétien est vulnérable car il ne veut ni la guerre, ni les armes, ni les partis politiques » ; [le martyr], « c’est une tradition chez les chrétiens » mais malgré la persécution, malgré la détresse, l'angoisse, la faim, le dénuement, le danger, le supplice ou bien encore la mort le chrétien sait qu’il peut compter sur le bon Dieu qui le secourt et le soutient, non pas à la manière du monde mais en vue de ce qui compte réellement, en vue de l’éternité.
Chers amis, ayons soif de l’éternité, désirons là en désirant Dieu, agissons en vue de l’éternité et donc en vue de Dieu et dès lors notre vie sera réussi non pas à la manière de ce monde qui passe mais à la manière de l’Eternel qui par définition demeure. Avançons toujours avec certitude : « Rien ne peut nous séparer de l’Amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur ».
Amen.

lundi 28 juillet 2014

Irak : 20 parlementaires demandent au gouvernement d'agir

"Peuple de France, il est temps de se lever ! Il est temps de se mobiliser face à l'horreur que subissent les Chrétiens d'Orient, notamment en Irak.
Nous sommes face à un risque majeur : la disparition des descendants directs des premiers Chrétiens, qui parlent la langue du Christ.
Nous appelons le gouvernement à briser le silence assourdissant dans lequel il se terre, malgré les suppliques de nombreux élus et de nombreux citoyens inquiets.
Nous appelons Manuel Valls à cesser d'avoir l'indignation sélective ! Partout où la haine et l'intolérance menaceront des populations civiles innocentes, notre pays, grande Patrie des droits de l'Homme, doit réagir !
S'il n'agit pas, son silence risque de rendre notre pays complice des exactions, des enlèvements et des destructions de lieux de culte Chrétiens. Nous ne pouvons le tolérer plus longtemps.
Si les jours que nous vivons sont à l’urgence, ils sont le résultat de plusieurs années d’une politique internationale visant à faire des Chrétiens d’Orient la variable d’ajustement de la situation géopolitique du Proche et du Moyen Orient.
Nous le condamnons, et nous appelons le gouvernement à faire de la France, le leader d'une nouvelle politique internationale de protection des Chrétiens d'Orient.
La France soutient depuis des siècles ces peuples et a toujours appuyé sa diplomatie sur leur connaissance fine et spécifique de leurs pays. Cela lui a permis d’être active au cœur des enjeux géopolitiques de cette région complexe, avec son équilibre sans cesse remis en cause. La France, avec sa culture et son expérience, est considérée par tous ces peuples, croyants de toute religion ou non croyants, comme un grand pays qui soutient les causes des minorités fragiles.
Nous avons aujourd'hui une responsabilité devant l'Histoire !
Depuis la chute de Mossoul le 10 juin dernier, l’élimination des Chrétiens d’Irak s’est accélérée, avec un choix funeste : la fuite, la conversion ou la mort.
Ces derniers jours, les maisons des Chrétiens furent marquées du signe du «ن » en vue d’identifier les derniers Chrétiens présents en Irak.
Les Chrétiens d’Orient sont pourtant chez eux, dans cette partie du monde appelée maintenant le ‘Moyen Orient’, où ils sont implantés depuis deux millénaires.
Il y a là un enjeu civilisationnel de première importance.  Ces communautés incarnent le berceau du christianisme, et par conséquent de notre civilisation. L’Irak et l’Orient en général possèdent un patrimoine cultuel inégalé dans le monde.
Que dirons-nous à nos enfants ? Que la France ne s’est pas préoccupée du sort des Chrétiens d’Orient ? Qu’elle fut complice de la fin de la présence chrétienne en Orient ? Que la France a abandonné sa tradition de sauvegarde d’une minorité persécutée ?
Le Pape François disait récemment « il y a plus de martyrs aujourd’hui que dans les premiers temps de l’Eglise ». Ces paroles faisaient explicitement référence au sort des Chrétiens d’Orient.
Nous demandons à Manuel Valls, à François Hollande de s’exprimer publiquement sur le sujet, de saisir les instances internationales pour que la persécution cesse.
Nous leur demandons de favoriser l’aide humanitaire aux Chrétiens pillés, d’utiliser toutes les voies et tous les moyens diplomatiques et politiques nécessaires à leur protection. 
La France, grande nation diplomatique, ayant toujours considéré la présence des Chrétiens en Orient comme un gage de stabilité, doit agir et vite.
À défaut, c’est une partie de notre âme que nous abandonnerons en Irak."
  • Christine Boutin, ancien Ministre
  • Rachida Dati, ancien Ministre, Député européen
  • Thierry Mariani, ancien Ministre, Député des Français établis hors de France
  • Hervé Mariton, ancien Ministre, Député de la Drôme
  • Pierre-Christophe Baguet, Ancien Député et Maire de Boulogne-Billancourt
  • Véronique Besse, Député de la Vendée
  • Valérie Boyer, Député des Bouches-du-Rhône
  • Xavier Breton, Député de l'Ain
  • Jean Dionis du Séjour, Ancien Député et Maire d'Agen
  • Philippe Gosselin, Député de la Manche
  • Françoise Grossetête, Député européen
  • Philippe Juvin, Député européen
  • Constance Le Grip, Député européen
  • Marc Le Fur, Député des Côtes d’Armor
  • Laurent Marcangeli, Député de la Corse du Sud
  • Yannick Moreau, Député de la Vendée
  • Jean-Frédéric Poisson, Député des Yvelines, Président du PCD
  • Yves Pozzo di Borgo, Sénateur de Paris
  • Franck Proust, Député européen
  • Bruno Retailleau, Sénateur de Vendée

27 juillet - 17ème Dimanche du Temps Ordinaire



En ce dimanche, la première lecture nous a rapporté cet humble dialogue entre le grand Roi Salomon et le Seigneur, je dis humble car Salomon aurait pu demander bien des choses au Seigneur, encore plus de gloire et de richesses, l’anéantissement de ses ennemis, tant de choses si humaines et si terrestres, et pourtant Salomon ne demande qu’une chose la grâce du discernement pour pouvoir gouverner son peuple si nombreux. O combien bon nombre de responsables politiques de France et de Navarre devraient relire ce passage, retrouver le sens premier de la véritable politique qui se fonde sur le bien commun, sur ce bien commun qu’il faut discerner à partir du bien véritable qu’est Dieu Lui-même. Tant de responsables politiques ne cherchent que leur propre profit, ne cherchent qu’à marquer l’histoire de leur empreinte et qu’importe que cela soit en posant des actes judicieux ou non. Et si nous pouvons penser à notre terre de France, n’hésitons pas non plus à considérer d’autres contrées et l’actualité récente nous fait porter entre autre notre regard sur l’Irak ou la politique nationale cherche explicitement à éradiquer une partie de la population.
Ces derniers jours, il nous faut prier avec ferveur pour les chrétiens qui sont persécutés à cause de leur attachement au Christ ressuscité, ils sont déjà menacés de mort et nombreux sont ceux qui ont déjà été exécutés, l’évêché de Mossoul a été incendié. Permettez-moi de reprendre en partie l’appel des 20 parlementaires adressé dernièrement au 1er ministre et au président : « Peuple de France, il est temps de se lever ! Il est temps de se mobiliser face à l'horreur que subissent les Chrétiens d'Orient, notamment en Irak. […]Depuis la chute de Mossoul le 10 juin dernier, l’élimination des Chrétiens d’Irak s’est accélérée, avec un choix funeste : la fuite, la conversion ou la mort. Ces derniers jours, les maisons des Chrétiens furent marquées du signe du «ن » en vue d’identifier les derniers Chrétiens présents en Irak. Les Chrétiens d’Orient sont pourtant chez eux, dans cette partie du monde appelée maintenant le ‘Moyen Orient’, où ils sont implantés depuis deux millénaires. […] Le Pape François disait récemment « il y a plus de martyrs aujourd’hui que dans les premiers temps de l’Eglise ». Ces paroles faisaient explicitement référence au sort des Chrétiens d’Orient ». Ô nous ne sommes bien sûr pas appelés à prendre les armes, nos armes sont la Foi l’Espérance et la Charité mais ce que nous pouvons faire nous devons le faire, nous devons les porter en nos prières car ils sont pour nous tous un témoignage.
Témoignage de l’importance de notre Foi et cela par leur fidélité au Christ jusqu’à la mort, aujourd’hui non pas il y’a plusieurs siècles, aujourd’hui en 2014. Ils nous témoignent que la Foi est ce trésor caché, cette perle et ils veulent être pris dans les filets du Seigneur en son éternité. Mais combien il est aisée de parler d’eux dans notre situation, nous qui ne craignons pas que notre église soit d’un seul coup envahie d’une horde armée pour nous massacrer, nous qui n’avons pas nos maisons marquées telle une cible donnée en pâture aux plus criminels. Nombreux sont les chrétiens qui sont face à ce choix : le Christ et la mort ou le rejet du Christ et la vie. Nous ne sommes pas face à ce choix mais ils nous poussent à nous reposer la question de la place du Seigneur Jésus en nos vies, ils nous poussent à nous resituer constamment dans notre attachement au Seigneur. Nombreux sont ceux qui vont donner leurs vies pour la Foi au Seigneur, et résonne en mon âme cette simple question et moi ? et nous ? Bien chers frères et sœurs reprenons conscience du lien qui nous unit au Christ, ne cessons jamais de raviver notre Foi, ne cessons jamais de rechercher le Seigneur dans l’intimité de la prière car c’est là l’essentiel, Dieu est l’unique essentiel.
Amen.

lundi 21 juillet 2014

20 juillet - 16ème Dimanche du Temps Ordinaire



Dans la première lecture, nous avons entendu le livre de la sagesse chanter la Toute Puissance divine, l’omnipotence divine et il est certain que Dieu peut tout. Dieu a la capacité d’influer sur toute chose, Il a la capacité d’imposer sa volonté et cela au plus haut point, ben plus que la pire des dictatures humaines. Mais cette Toute puissance divine ne peut être considérer sans la mettre en relation avec l’être même de Dieu qui est Amour. La Toute Puissance de Dieu est relative à son Amour qui la gouverne et la tempère. Et sans tomber dans les égarements d’autres temps, nous pourrions non pas craindre cette Toute Puissance divine mais nous pourrions bien au contraire la désirer. Désirer que Dieu agisse dans telle situation pour arranger les choses, pour rétablir la paix et la justice, pour ramener la santé d’un proche ou d’un ami. Mais notre désir d’action de Dieu doit lui aussi se laisser guider par l’essence divine qui est, répétons-le, qui est amour. Car si Dieu est Amour, Il ne peut imposer sa volonté en écrasant notre propre capacité d’action, si Dieu est Amour Il ne peut que respecter notre ordre humain en nous accompagnant en cette vie en vue de l’éternité. La mort, la maladie, l’injustice appartient à ce temps dans lequel nous sommes et si Dieu consent à l’autonomie de la nature, à l’autonomie du monde, à notre propre autonomie c’est parce que Dieu ne désire pas s’imposer à nous mais Il désire nous attirer à Lui par son Amour, Il désire nous soutenir en cette vie par sa présence aimante et miséricordieuse. Notre faible corps passera mais il est le véhicule de l’âme qui elle est appelée à entrer dans l’éternité et c’est à cette éternité vers laquelle le Seigneur nous attire par son Amour infini.
Et c’est bien ce que St Paul nous rappelle en insistant sur l’action de l’Esprit Saint en nos âmes, sur cette action qui permet notre relation à Dieu, sur cette action qui nous fait désirer ce que Dieu veut or ce que Dieu veut c’est que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Dieu ne veut pas nous enfermer dans une vie éternelle ici-bas en nous donnant accès à une quelconque fontaine de Jouvence, Dieu nous appelle à la vie éternelle dans la béatitude. Et quand bien même nos existences sont porteuses de blé et d’ivraie seul le blé nous ouvre à l’éternelle béatitude, quand bien même nos existences sont guidées par une graine de moutarde de Foi c’est bien elle qui nous attire en paradis. Et ne cherchons pas ailleurs la plus grande expression de la Toute Puissance divine qui se déploie dans le don qui nous est fait d’accéder à l’union à Dieu dans l’éternité, ne cherchons pas ailleurs la plus grande action de l’Esprit Saint en nos vies que ce désir du ciel qui nous tient l’âme, ne cherchons pas ailleurs le fondement de notre vie chrétienne que dans l’ardeur que nous mettrons à rechercher cet Amour divin qui nous attirera jusqu’en la vie éternelle, qui fera germer en nos vies le blé de la vertu, la graine de moutarde de la Foi, le levain de la grâce.
Alors, faisons notre les paroles de Ste Thérèse d’Avila : ô mon âme, Que rien ne te trouble, Que rien ne t'épouvante,  Tout passe,  Dieu ne change pas.  La patience triomphe de tout.  Celui qui possède Dieu,  Ne manque de rien.  Dieu seul suffit ». Amen.

lundi 14 juillet 2014

13 juillet - 15ème Dimanche du Temps Ordinaire



La parabole de ce dimanche quelque peu champêtre recèle en elle-même un enseignement spirituel des plus essentiels. A travers ces quatre situations, le Christ nous présente quatre attitudes foncières quant à la Bonne Nouvelle de l’Evangile.
Les grains tombés au bord du chemin désignent l’annonce de la Bonne Nouvelle qui est rejeté par l’indifférence de l’âme qui ne se sent pas concernée, qui ne se soucie aucunement de sa destinée éternelle, qui n’entrouvre pas la porte de la Foi. Ces grains tombés au bord du chemin sont images de cette folle capacité qu’à l’homme de refuser Dieu, de refuser son salut.
Les grains tombés sur le sol pierreux qui lèvent puis se dessèchent ou bien ceux qui poussent au milieu des ronces désignent l’annonce de la Bonne Nouvelle qui est accueillie comme telle mais qui est peu à peu étouffée par le souci du monde dans l’âme qui ne se laisse pas profondément saisir par l’éternité et retourne à ses préoccupations habituelles. Cette âme connaît la Bonne Nouvelle mais elle ne pe rçoit pas combien cette Bonne Nouvelle est essentielle, vitale.
Les grains tombés dans la bonne terre désignent l’annonce de la Bonne Nouvelle qui est accueillie comme telle et qui est reçue profondément en l’âme jusqu’à orienter l’ensemble de l’existence. Cette âme est saisie par le Christ et elle vit avec et en Lui abordant le quotidien soutenue par la grâce et les secours divins. Et cette âme saisie par le Christ devient par elle-même témoin de la Bonne Nouvelle, sa vie devenant annonce prégnante de l’Evangile.
Mais au cœur de l’évangile de ce dimanche se trouve une parole étrange du Seigneur Jésus qui semblerait, au premier abord, emprunte de vengeance et de colère. En effet le Seigneur dit : « Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a ». Cette phrase semble porter en elle-même une injustice criante, pourquoi celui qui a déjà quelque chose en recevra encore alors que celui qui n’a rien se fera tout prendre ? Dans l’ordre matériel cette phrase est incompréhensible venant de la part du Seigneur Jésus mais dans l’ordre spirituel, tout s’éclaire. Celui qui a c'est-à-dire celui qui a reçu la Foi et en vit autant que faire se peut se verra combler de la grâce du Seigneur qui l’accompagnera tout au long de sa vie, qui lui permettra de s’approcher toujours davantage du divin cœur du Seigneur. Plus on recherche Dieu, plus Il se laisse trouver et plus l’âme en est comblée. Par contre celui qui n’a rien, non pas que le Seigneur ne lui ai rien proposée car le Seigneur invite l’ensemble du genre humains à la Foi et à la béatitude dès lors celui qui n’a rien c’est celui qui a refusé, qui a rejeté par indifférence ou par une volonté obscure, qui a refusé le Seigneur, le salut, la grâce elle-même. Celui-là n’a rien et il se fera enlever même ce qu’il a car le refus du Seigneur et du Salut conduit au néant.
Cette petite phrase du Seigneur nous rappelle la radicalité de la voie évangélique, nous rappelle que la Foi est cette unique essentielle qui nous permet de grandir dans une conversion permanente qui nous rapproche toujours davantage du Seigneur. Cette petite phrase doit nous faire frémir de compassion en considérant tous ceux qui refusent le Seigneur par indifférence ou volontairement, nous devrions frémir pour eux en pensant à leur éternité, nous devrions tomber à genoux et prier pour le salut de leurs âmes afin qu’ils accueillent enfin le Seigneur Jésus en leurs vies et en leurs âmes. Nous sommes appelés à porter du fruit, et bien, que nos fruits soient ceux d’une prière d’intercession en faveur de tous ceux qui sont loin du Seigneur et surtout rendons-nous compte que nous pouvons porter du fruit à raison de cent, soixante ou trente pour un, notre prière est assurée par la parole même du Seigneur alors attachons-nous à notre propre conversion, attachons-nous à annoncer le Seigneur, attachons-nous au salut du monde. Amen.

6 juillet - 14ème Dimanche du Temps Ordinaire



C’est à l’exultation que nous invitent les lectures de ce Dimanche, exultation de l’annonce du messie portée par Zacharie, exultation quant à la bonté de Dieu chantée par le psalmiste, exultation quant à l’action de l’Esprit Saint en nos vies et dans le monde et exultation quant à la révélation de l’identité divine portée par le Christ qui est doux et humble de cœur.
L’exultation, c’est peut-être un mouvement intérieur qui nous est quelque peu étranger à nous modernes qui sommes assaillis par tant de choses graves relayées par les médias ; meurtres et attentats font partis de notre quotidien télévisuel, nous qui sommes perclus d’inquiétudes quant à l’avenir pour nous même ou pour les générations futurs. A regarder le monde tel qu’il nous l’est présenté notre espérance a parfois bien du mal à briller et à éclairer nos existences. La morosité ambiante tend à nous emporter dans son flot ténébreux.
O combien nous gagnerions à lever notre regard, à transpercer les cieux pour y voir se révéler la grandeur et la bonté de Dieu. Ce mouvement d’élévation ne serait pas une fuite de la réalité que nous devons affronter mais il permettrait de considérer l’ensemble de la réalité qui ne se réduit pas à ce que nous voyons et savons d’une manière immédiate. La réalité du monde englobe l’éternité ou bien plutôt, l’éternité englobe notre temporalité. Et c’est bien à ce changement de regard que nous invite l’ensemble de la vie du Seigneur Jésus qui est venu nous révéler cette éternité, qui est venu se révéler à nous en nous donnant accès à l’être même de Dieu. Dieu demeure celui sur qui nous pouvons nous appuyer, Il demeure Celui à partir duquel nous pouvons poser un regard vrai sur le monde et sur nous-même. C’est plongé dans le regard même de Dieu que Ste Thérèse de Lisieux pria pour la conversion d’Henri Pranzini avant qu’il soit guillotiné pour un triple meurtre, c’est plongé dans le regard de Dieu que la Bienheureuse Mère Marie de Jésus à quelques kilomètres d’ici à la Serviane demanda miséricorde pour celui qui venait de la poignarder mortellement, c’est plongé dans le regard de Dieu que St Maximilien Marie Kolbe pris la place d’un père de famille condamné à mort dans un camp de concentration. Ce ne sont pas des actes de folies qu’ont posé ces saints mais des actes empreint d’un réalisme complet tourné vers l’éternité, des actes empreint d’une foi vive qui considère le monde comme une étape et l’éternité comme le but.
A leurs images, il ne nous faut pas nous laisser clouer au sol par le marasme contemporain, il nous faut prendre  de la hauteur, considérer le monde depuis le ciel, travailler dans le monde avec les secours du ciel, affronter le quotidien porter par le ciel. Prenons notre envol et dès lors l’exultation nous emportera nous aussi non pas que nous ignorerons les difficultés mais nous les recevrons porté par la bonté et la douceur du cœur de Dieu.
Amen.