Blog des paroisses de La Bouilladisse, La Destrousse, Peypin et Belcodène.
Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène
lundi 5 juin 2017
28 Mai - 7ème Dimanche du Temps Pascal
Alors
que nous avons célébré jeudi l’ascension du Seigneur, l’évangile de ce dimanche
nous permet de goûter à la prière ultime du Seigneur, cette prière du Fils
Eternel au Père Eternel, cette prière qui n’est portée que par un seul désir,
celui de voir l’humanité se laisser attirer jusqu’en la gloire céleste. Et nous
pouvons être certains que le Seigneur pensait, en son âme, en son cœur à chacun
de nous. Le Seigneur pensait à nous lorsqu’Il demandait au Père de répandre la
vie éternelle sur les âmes. Car oui, c’est bien pour chacun de nous que le
Seigneur prie, manifestant son désir de nous voir le choisir et l’aimer.
Et
ce n’est pas anodin que de recevoir cette vérité de l’être même de Dieu, il
n’est pas anodin de nous rappeler combien Dieu désire nous sauver, de nous
rappeler combien Dieu désire nous sauver car Il nous aime de cet amour qui l’a
conduit à se livrer totalement pour permettre au monde d’être racheté. Et si le
désir de Dieu est de nous permettre de nous établir dans l’éternité
bienheureuse, il nous revient à nous de répondre à ce désir de Dieu et d’y
répondre en vérité.
Et
il nous faut bien reconnaître que si nous désirons être à Dieu nous avons
parfois bien du mal à tout faire pour réaliser notre désir. Nous désirons
prier, très bien mais est ce que nous prions ? Nous désirons aller plus
souvent à la messe, très bien mais est ce que nous y allons ? Nous
désirons pardonner, très bien, mais est ce que nous pardonnons ? Nous
désirons vivre plus chrétiennement, très bien, mais est ce que nous écartons de
nos vies ce qui nous éloigne de Dieu ? Ainsi, oui, l’homme est un être de
désir mais le désir ne sert de rien s’il ne conduit pas à être réalisé. Le
désir de Dieu ne sert de rien si Dieu n’est pas recherché, accueilli, prié.
Et
il est une attitude qu’il nous faut démasquer, attitude qui tend à considérer
que le désir est suffisant ou bien plutôt de faire que notre désir nous donne
bonne conscience même si nous n’agissons en rien pour le réaliser en nos vies. Cette
attitude est dangereuse car notre vie spirituelle ne peut être virtuelle, notre
vie spirituelle se doit d’irradier chaque instant de nos vies. Alors surtout ne
désirons pas avoir une vie spirituelle digne des plus grands saints, mais
agissons à notre mesure. Ne rêvons pas notre vie spirituelle mais construisons
là dans la recherche patiente et fidèle de la sainteté véritable : prions,
recevons le plus souvent possible le Seigneur en communion, pardonnons, tâchons
de transformer nos vies en vie chrétienne… Tout ceci n’est pas de l’ordre de
l’idéal mais bien de l’ordre de l’Amour véritable, de cet Amour qui produit en
nous le désir de Dieu et qui nous fait agir, de cet Amour qui est appelé à
s’incarner en nos vies.
Alors
oui, Dieu nous aime d’un Amour infini, oui Dieu est venu pour nous sauver en se
livrant dans le sacrifice de la croix, oui Dieu nous a montré que nous sommes
fait pour l’Eternité par sa résurrection et son ascension. Tout cela nous
manifeste que Dieu désire que nous le rejoignions et Il a tout fait réalisant
son désir de nous. Alors imitons le Seigneur, appuyons-nous sur sa force et sur
sa grâce infini et transformons notre désir de Dieu en vivant réellement,
effectivement, concrètement de la présence divine. Ne désirons pas Dieu mais
accueillons Le !
Amen.
25 Mai - Solennité de l'Ascension
Voilà
déjà 40 jours que nous célébrions la victoire du crucifié, la résurrection du
Seigneur. Et durant ces quarante jours, le Seigneur n’a eu de cesse d’affermir
ses apôtres et ses disciples en venant à leur rencontre, en leur manifestant sa
victoire sur la mort. Mais le Seigneur l’avait annoncé, Il doit rejoindre la
gloire de son Père afin de nous envoyer, le Paraclet, le Défenseur, l’Esprit de
vérité. Et c’est aujourd’hui que cela s’accomplit, le Christ retourne dans la
gloire, accueilli par les anges et les saints du Ciel, Il est établi à la
droite du Père. Lui qui était jadis descendu du ciel pour prendre chair en la
Vierge Marie, Il s’en retourne aujourd’hui dans cette gloire divine qu’Il avait
quitté, Il s’en retourne en ayant accompli la mission pour laquelle Il s’est
fait l’un de nous, Il s’en retourne en ayant accompli notre Salut, en nous
ayant racheté.
Ainsi,
aujourd’hui, ce n’est pas le Verbe divin qui retourne dans la gloire du Ciel
mais c’est bien Jésus Christ, vrai homme et vrai Dieu, c’est bien Jésus Christ
crucifié pour nous, c’est bien Jésus Christ victorieux de la mort et du péché. Ainsi,
aujourd’hui, notre humanité elle-même entre dans la gloire du Ciel en
l’humanité du Seigneur Jésus ; et aujourd’hui le Christ nous montre quelle doit
être notre destinée à tous et à chacun et ce, comme Il l’a fait à chaque
instant de sa vie ici-bas.
Reprenons
conscience qu’en naissant parmi les hommes, Dieu nous a manifesté sa proximité
avec notre destinée humaine. En annonçant la vérité, Dieu a connu l’objection
des scribes et des pharisiens à laquelle Il a toujours répondu par la charité
et la patience. Face à l’erreur et au péché, Dieu a manifesté sa miséricorde
porté par la contrition du pénitent. Arrêté, Dieu a vécu l’injustice qui
ébranle bon nombre de vies humaines et Dieu a manifesté la force de
l’espérance. Violenté, Dieu s’est fait proche de tous ceux qui souffrent de la
violence résistant à la tentation de répondre à la violence par la violence.
Crucifié, Dieu a connu cette mort qui nous atteindra tous afin de nous
manifester, par sa résurrection, que la mort n’a pas le dernier mot. Et
aujourd’hui, par son ascension, Dieu nous montre à tous que nous sommes faits
pour la béatitude, que nous sommes faits pour la gloire du ciel.
L’ensemble
de la vie du Seigneur, chaque évènement que nous célébrons sont manifestation
de notre propre destinée. Et c’est bien en cela que l’ensemble de la vie du
Seigneur Jésus doit être notre modèle pour construire chacune de nos vies. Bien
sûr la tâche est immense, faire triompher la vérité divine en nos vies, faire
resplendir la Charité, devenir instrument de miséricorde, rayonner de la belle
espérance, résister à la violence et au péché et enfin mourir chrétiennement
pour entrer dans la gloire du Ciel, tout cela semble parfois être au-dessus de
nos forces et c’est bien vrai, tout cela est au dessus de nos forces, inutile
donc de tomber dans un volontarisme exacerbé. Toute cela est au-dessus de nos
forces mais tout cela est possible grâce à l’Esprit de sagesse pour reprendre
St Paul, tout cela est possible car Dieu ne nous a pas abandonné mais car Dieu
demeure présent, avec nous jusqu’à la fin du monde, Dieu est là.
Ainsi
en ce jour, il nous faut nous réjouir en contemplant le Seigneur Jésus rétabli
dans la gloire du ciel, il nous faut entendre pour nous tous cet appel
insistant qui nous convie à gagner le ciel et pour répondre à cet appel il
n’existe qu’un seul moyen en la personne du St Esprit, en la présence de Dieu
en nos vies. Alors surtout ne regardons pas le Ciel comme un futur
inatteignable mais considérons que le Ciel s’atteint dès ici-bas, dès
maintenant. Notre Eternité c’est maintenant qu’elle s’établie Et je ne résiste
pas en cette belle fête de l’ascension de rappeler cette belle image de
l’ascenseur de Ste Thérèse :
« «
Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais, hélas !
j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre
eux et moi la même différence qu’il existe entre une montagne dont le sommet se
perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des
passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait
inspirer des désirs irréalisables je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la
sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis
avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel
par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle.
Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de
gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace
avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever
jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la
perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de
l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la
Sagesse Eternelle : « Si quelqu’un est
tout petit qu’il vienne à moi »
(Proverbes IX 4). Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce
que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout
petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce
que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai,
je vous porterai sur mon sein et je vous bercerai sur mes genoux ! » (Isaïe
LXVI 13). Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de
gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être
sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d’être
vous-même ma sainteté » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).
Alors
à l’école de Ste Thérèse, abandonnons-nous entre les mains de Dieu car c’est
Lui seul qui nous attirera à Lui, voilà le secret le plus essentiel de la vie
spirituelle, voilà la voie d’enfance, nous oublier nous-mêmes pour laisser le
Christ vivre en nous jusqu’à ce qu’Il nous accueille à ses côtés dans la gloire
du ciel. Tout comme le Christ nous le montre en ce jour, nous sommes faits pour
le Ciel, pour la communion éternelle avec le Seigneur et l’ascenseur qui nous y
conduira c’est bien l’Amour de Dieu alors vivons de l’Amour de Dieu par une vie
de prière fidèle, par une vie où Dieu a la première place.
Amen.
21 Mai - 6ème Dimanche du Temps Pascal
« Moi
je prierai le Père et Il vous donnera un autre Défenseur », cette phrase
du Seigneur Jésus dans l’Evangile de ce dimanche pourrait nous interroger. En
effet, pourquoi aurait-on besoin d’un Défenseur ? Dans la certitude que le
Seigneur Jésus œuvre pour notre Bien le meilleur nous pouvons nous demander de
quoi avons-nous besoin d’être défendu, pourquoi avons-nous besoin d’être
défendu par l’Esprit Saint ?
Et
il est vrai que ce questionnement va bien à l’encontre de notre pensée moderne
car d’une manière habituelle nous oublions combien notre vie d’ici-bas demeure
un combat, un combat pour l’Eternité. Ô de temps en temps nous nous le
rappelons particulièrement dans les moments difficiles, dans les évènements
malheureux de notre histoire lorsque nous perdons un proche par exemple. Mais
en dehors de ces moments là, l’éternité semble demeurer une simple éventualité
probable, notre propre mort elle-même est classée parmi ces éventualités
probables ou si lointaines qu’on aura bien le temps de s’en préoccuper le
moment venu. Et dès lors, notre vie s’écoule portée par le quotidien, mû par
l’instant sans prise en compte réelle de notre destinée éternelle. Et bien en
ce dimanche, le Seigneur nous le rappelle à tous et à chacun notre vie est un
combat, combat général du bien contre le mal, combat particulier pour le salut
de nos âmes. Et il nous faut très certainement retrouver la réalité de
l’importance de ce combat, il nous faut très certainement retrouver
l’importance d’œuvrer dès maintenant à notre éternité, à notre salut.
Pour
nous chrétiens, le plus grand danger est celui de tomber dans une certaine
mièvrerie, une certaine tiédeur qui nous ferait considérer notre salut comme
étant acquis presque malgré nous, qu’importe ce que nous sommes ou ce que nous
faisons, Dieu nous sauve alors pourquoi essayer de changer… Certes cette
expression est quelque peu abrupte mais elle nous montre combien la vie
chrétienne est parfois réduite à une simple option intellectuelle, à une simple
opinion tenue raisonnablement. Or la vie chrétienne n’est véritablement
chrétienne que si le Christ est pleinement accueilli en la vie, que si
l’attachement au Seigneur conduit à livrer un réel combat pour Dieu, pour Dieu
en nos vies. Ce combat livré contre toutes formes de malices est un combat qui
est rude et difficile et pour s’en rendre compte il suffit simplement de
considérer ces défauts qui sont les nôtres et contre lesquels nous avons bien
du mal à lutter ou encore ces défauts que nous avons fini par accepter. Et bien
en ce dimanche, il nous faut peut-être nous réveiller afin de reprendre le
combat, afin de rejeter toute acceptation de ces défauts qui nous accompagnent,
afin de chasser toute malice, toute duplicité en nos vies. Et ce que nous
rappelle le Seigneur en ce Dimanche c’est bien que ce combat Dieu l’a livré
pour nous et que Dieu est déjà vainqueur ; ce que nous rappelle le
Seigneur en ce dimanche c’est bien que ce combat nous ne sommes pas appelé à le
livrer seul mais que nous pouvons compter sur un allié de poids, sur un défenseur
divin, sur la personne de l’Esprit Saint. Et fort de l’Esprit Saint nous savons
que nous remporterons ces batailles contre nous même, contre la malice de nos
vies, nous savons que cela nous conduira à la victoire finale jusqu’aux portes
du Paradis.
Ainsi en ce dimanche il nous faut
tout d’abord reprendre conscience que nous ne sommes pas déjà sauvés mais que
nous avons la capacité d’être sauvé par le Christ si nous l’accueillons en nos
vies, si nous luttons en nos vies en compagnie de notre défenseur, l’Esprit
Saint. Et pour reprendre conscience de l’urgence de ce combat, pour reprendre
conscience de l’importance de notre destinée éternelle, pensons que nous
pourrions être damnés, engloutis dans l’enfer pour l’éternité, séparés de Dieu
à tout jamais. Alors oui, choisissons le Seigneur, choisissons de suivre le
Christ, de l’imiter en nos vies, choisissons de l’aimer toujours davantage et
livrons le combat afin que le Christ triomphe en nous et nous ouvre les portes
de l’Eternité. Et le Christ nous le dit, nous remporterons le combat de notre
vie si nous aimons le Seigneur et si nous gardons ses commandements. Prenons
les paroles du Seigneur Jésus au sérieux, prenons notre salut au sérieux,
aimons le Seigneur et vivons de Sa vie.
Amen.
14 Mai - 5ème Dimanche du Temps Pascal
« Je
suis le Chemin, la Vérité et la Vie », cette parole du Seigneur Jésus dans
l’évangile de ce dimanche va bien au-delà d’une simple description quelque peu
mystérieuse de la personne même du Seigneur Jésus. En effet, le Seigneur Jésus
y affirme avant toute chose sa divinité et ce par le simple « Je
suis », ce « Je suis » fait en effet écho à tout esprit juif au
nom même que Dieu s’est donné lors de l’épisode du buisson ardent, ainsi, pour
un esprit judaïsant, le Seigneur Jésus affirme avant toute chose qu’Il est
Dieu, pleinement Dieu, vraiment Dieu. L’affirmation de la divinité du Seigneur
conditionne en réalité l’acception des autres adjectifs dont le Seigneur
Lui-même se qualifie. L’affirmation de la divinité du Seigneur Jésus détermine
l’unicité du chemin, de la vérité et de la vie. Et nous pouvons prendre
conscience de cela en considérant les chemins de sagesse qui ont pu émerger au
cours de l’histoire humaine et si le Christ n’était pas Dieu, le chemin qu’Il
proposerait ne serait qu’un chemin parmi tant d’autres mais, comme Jésus est
Dieu dès lors son chemin devient Le chemin, le chemin unique que Dieu révèle à
l’ensemble de l’humanité. Ce chemin divin qui surpasse toute sagesse humaine.
Et nous pourrions nous demander comment définir ce chemin divin et pour le
faire nous pourrions simplement garder à l’esprit le commandement que le
Seigneur nous a laissé à savoir l’amour de Dieu et du prochain.
Mais
gardons bien à l’esprit que s’il est facile de définir ce chemin divin comme
étant celui de l’amour de Dieu et du prochain, reconnaissons qu’il est
difficile de le parcourir pleinement tant le poids de nos errements semble nous
écraser, tant nos manquement à l’amour de Dieu et du prochain ponctuent chacune
de nos vies. Mais, même s’il nous semble avancer en zigzaguant en nos
existences, dans la Foi nous tâchons de donner une direction à chacune de nos
vies, cette direction constituée par la mise en œuvre en nous de l’amour de
Dieu par une vie toujours plus tournée vers le Seigneur, par la mise en œuvre
en nous de l’amour du prochain par une charité recherchée en chaque instant.
C’est ainsi que nous parcourrons le chemin divin.
Ce
chemin divin nous reconnaissons donc dans la Foi qu’il nous est révélé par Dieu
et dès lors nous reconnaissons qu’il est vrai, car Dieu ne peut ni se tromper
ni nous tromper, car Dieu est La vérité. Là encore, Dieu n’est pas une vérité
parmi tant d’autres mais Il est La vérité, La vérité de la création, La vérité de
l’homme, de toute chose créée, de toute réalité visible et invisible. Il nous
faut donc prendre au sérieux l’ensemble de l’enseignement du Seigneur Jésus en
récusant tout relativisme et en recevant la radicalité évangélique comme
expression de La Vérité qu’est Dieu, en nous laissant enseigner et guider par
Dieu.
Mais
dans notre esprit moderne, nous pourrions penser que Dieu exerce sur nous un
certain autoritarisme, contraignant notre illusion de liberté Dieu nous donne
un seul chemin, Dieu nous donne la vérité. Dans notre esprit moderne, nous
pourrions ainsi penser que Dieu nous emprisonne, qu’Il va à l’encontre de nos
aspirations et pourquoi pas même que Dieu ne nous respecte pas dans nos
individualités. Toutes ces réflexions étayées par notre modernité marquent bien
la distance qui demeure entre les chemins du monde et le chemin de Dieu. Les
chemins du monde ont récusé Dieu depuis longtemps et ils placent l’homme au
cœur de sa propre destinée ainsi c’est l’homme qui se fait et qui se fait sans
Dieu, c’est l’homme qui est sa propre mesure, c’est l’homme qui détermine ce
qui est bon et ce qui ne l’est pas… Voilà une belle illusion de notre modernité
car l’homme en se plaçant au centre rejette son origine et se condamne au
néant. Cette illusion moderne récuse la vérité de la présence divine. Or dans
la Foi nous le savons, Dieu est à l’origine de la personne humaine, la
maintenant dans l’existence Dieu l’appelle à l’aimer en lui offrant le salut,
Dieu l’accompagne par son Amour infini qui désire faire entrer chaque personne
dans l’éternelle béatitude. Ainsi oui il n’y a qu’un seul chemin divin mais
Dieu nous accompagne tous et chacun de la manière qui convient à son
individualité. Ainsi oui il n’y a qu’une vérité car Dieu est un et qu’Il désire
nous enseigner le véritable sens de l’existence. Et si Dieu fait tout cela
c’est bien sûr par amour pour chacun de nous, par cet amour divin qui nous
invite à la vie véritable, à la vie bienheureuse, à la vie éternelle.
Prenons
un exemple pour cerner la réalité de l’action Dieu à notre encontre. Imaginons
que nous sommes coincés dans un labyrinthe et que, devant nous, se trouve une
multitude de porte. Nous savons qu’une seule de ces portes nous délivrera de ce
labyrinthe tandis que les autres nous y condamneront. La question est alors
laquelle choisir ? Et bien perdu au milieu de ce choix cornélien, Dieu
nous montre la bonne porte. Nous connaissons le chemin qui nous conduira à
cette porte salvatrice, nous savons que Dieu nous indique cette porte en
vérité, nous savons que cette porte nous délivrera mais que faisons-nous ?
Et
bien chers amis il en est de même en nos vies, dans la Foi nous connaissons le
chemin divin qu’est le Christ Lui-même, nous avons accès à la Vérité que nous
révèle le Seigneur, nous savons que le Seigneur nous appelle à la vie éternelle
mais que faisons-nous ? Et bien choisissons le Seigneur, reconnaissons
qu’Il est le chemin, la vérité et la vie et que cela transforme nos vies
jusqu’à nous en la vie bienheureuse, en la vie éternelle.
Amen.
7 Mai - 4ème Dimanche du Temps Pascal
A
travers la parabole que nous livre l’évangile de ce Dimanche, le Seigneur Jésus
nous enseigne à tous et à chacun qu’Il est Lui seul la porte des brebis,
c'est-à-dire que le Christ est l’unique médiateur entre nous et l’éternelle
béatitude, Il est l’unique chemin qui conduit au Ciel éternel, en d’autres
termes, Lui seul est le Sauveur.
Et
il peut-être bon de se le rappeler en ce dimanche d’élection car dès lors notre
sauveur n’est pas un homme ou une femme providentiel qui jaillirait de notre
génération, notre Sauveur c’est le Christ et Lui seul. Ainsi, s’il nous faut
réfléchir en conscience pour orienter notre vote, ne plaçons pas trop
d’espérance en un changement à venir mais gardons notre cœur dans la paix, dans
cette paix qui nous est donnée par la certitude de la victoire du Christ, par
la certitude de la présence du Seigneur car seul le Christ nous ouvre les
portes de l’éternité, Lui seul nous ouvre les portes du Salut, Lui seul nous
donne accès à la miséricorde divine.
Quoi
qu’il en soit de cette contingence, cette affirmation que le Christ est
l’unique Sauveur, il nous faut la recevoir dans toute son amplitude car le
Seigneur étant l’unique Sauveur nous ne pouvons tout d’abord que rendre grâce pour
nous même parce que nous Le connaissons, nous ne pouvons que rendre grâce parce
que nous avons été réconcilié avec Dieu par les eaux sacrés du Baptême, parce
que nous avons été établi en son amitié. Oh bien entendu, dans un même temps
nous ne pouvons que reprendre conscience de la nécessité pour nous de faire une
place toujours plus réelle, toujours plus véridique au Seigneur Jésus ;
nous ne pouvons que reprendre conscience combien notre Amour du Seigneur Jésus doit
orienter nos vies. Mais, nous avons reconnu le Seigneur et par grâce nous
sommes établis sur ce chemin de conversion qui est chemin du Salut.
Dans
un même temps, la certitude que le Christ est l’unique Sauveur doit produire en
nous un formidable élan envers tous ceux qui ne vivent pas encore dans l’amitié
avec le Christ, envers tous ceux qui ne connaissent pas encore le Sauveur. Oui,
nous devons oser annoncer le Seigneur !
Affirmons-le
en ce dimanche, bien chers amis, il nous faut avoir le souci de chaque âme
humaine et cela à l’image du Christ Lui-même qui a donné sa vie pour la
multitude. Dès lors, bien avant de condamner ceux qui ne connaissent pas le
Seigneur et même avant de condamner ceux qui rejettent le Seigneur parfois
ouvertement, il nous faut demeurer dans cette charité exigeante qui nous invite
à tout faire pour attirer chaque âme au plus près du Seigneur Jésus, voilà la
charité mis en œuvre !
Oui,
notre Foi exclue tout individualisme, toute indifférence par rapport à ceux qui
nous entourent. Notre Foi nous convie à demeurer les témoins du Seigneur, à
devenir nous-mêmes les instruments d’annonce de la Bonne Nouvelle, instruments
que le Seigneur pourra utiliser pour se révéler au monde.
Alors
en ce dimanche ayons ce double mouvement, le premier mouvement celui de
l’action de grâce pour nous tous qui connaissons le Seigneur et qui désirons en
vivre toujours plus radicalement, le second mouvement celui de la prière pour
tous ceux que nous connaissons et qui n’ont pas encore accueilli le Seigneur en
leurs vies et n’hésitons pas à les confier nommément au Seigneur car Dieu est
là, présent, attentif, et Dieu nous redit et redit au monde : « Je
suis venu pour que les hommes aient la vie, la vie en abondance ». Vivre
du Christ Sauveur et L’annoncer, voilà notre mission à tous et à chacun !
Amen.
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