Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

jeudi 13 août 2015

26 juillet - 17ème Dimanche du Temps Ordinaire



La finale de l’évangile de ce dimanche pourrait nous paraître étonnante. Le Christ vient d’accomplir un miracle remarquable en nourrissant une foule nombreuse et c’est dans la reconnaissance de la puissance du Seigneur que cette foule s’apprête à faire du Seigneur leur Roi mais l’évangile nous signifie bien que le Seigneur ne le désire pas, ce pourquoi Il s’enfuit dans la montagne.
            Pourquoi le Seigneur n’a t-il pas laissé cette foule agir envers Lui en reconnaissant sa royauté ? Roi de cette foule, le Seigneur aurait eu de nombreux soutient, de nombreux secours humains car de nombreux sujets. Mais il nous faut toujours nous rappeler que si le Seigneur s’est fait l’un de nous le saint jour de Noël ce n’est pas pour être reconnu comme un simple roi, comme un chef politique, plus profondément, le Seigneur ne désire pas être suivi pour les miracles qu’Il accomplit. Or, c’est bien l’attitude de cette foule qui désire faire du Seigneur son roi non pas en reconnaissant son identité divine mai en reconnaissant qu’Il est celui qui les a nourris. Ventre affamé n’a pas d’oreille et ventre repu n’a d’yeux que pour la main qui l’a nourrit… Or nous le savons, le Seigneur n’est pas venu pour nourrir de pains et de poissons notre humanité, le Seigneur est venu pour nous obtenir le Salut et pour nous révéler son véritable visage, le visage de Dieu. Roi de cette foule le Seigneur n’aurait été rien d’autre qu’un restaurateur reconnu alors que sa mission est bien plus grande que cela. Le Seigneur désire être reconnu dans la vérité de sa personne, dans la vérité divine, dans la vérité salvifique de la rédemption qu’Il accomplit, et , en réalité, le Seigneur ne désire pas être reconnu, Il désire être aimé…
            Et je crois que cette page d’évangile peut-être particulièrement éclairante pour notre vie spirituelle. En effet, tout comme cette foule, nous attendons du Seigneur des choses qu’Il ne désire pas nous donner non pas qu’Il refuse de satisfaire nos demandes ou parfois même nos caprices mais parce que le Seigneur agira toujours uniquement pour notre bien mais notre bien éternel.
Or, nous voudrions bien souvent que le Seigneur agisse selon nos vues, selon nos désirs, selon notre volonté et si jamais les évènements vont à l’encontre de ce que nous avons demandé nous sommes parfois comme ces gamins capricieux se roulant par terre pour un bonbon que leurs parents ne veulent pas leur donner. Ne soyons pas comme ces gamins capricieux et si nous présentons nos demandes laissons toujours le Seigneur agir selon ses vues à Lui car elles nous dépassent, laissons toujours le Seigneur agir selon son désir à Lui car il vise l’éternité, laissons toujours le Seigneur agir selon sa volonté à Lui car elle est portée par son Amour infini.
Et si des grâces particulière nous sont faites, ne nous attachons pas à ce qui nous est donné mais attachons nous davantage à Celui qui nous les donne en reconnaissant que le Seigneur est source de tout bien. Et si des difficultés surviennent malgré nos prières alors laissons-nous soutenir par la présence du Seigneur. La vie chrétienne n’est pas un chemin linéaire, préservé de toutes difficultés, la vie chrétienne passe parfois par le martyr mais véritablement vécue, elle l’est toujours en présence du Seigneur. Il nous faut reconnaître de toute la force de notre volonté et de notre intelligence qu’il vaut mieux affronter toutes difficultés plutôt que d’être privé de la grâce et de la présence divine.
Alors en ce Dimanche, reconnaissons peut-être que malgré nos soucis nous sommes bien souvent comblé, rendons grâce pour tout ce que nous avons et seulement ensuite présentons au Seigneur nos demandes et intentions avec détachement certains que le Seigneur est attentif à chacun de nous et qu’Il agira pour notre mieux même si ce mieux nous échappe. Amen.

19 jullet - 16ème DImanche du Temps Ordinaire



En voyant cette foule qui l’attendait, l’Evangile nous signifie la compassion du Seigneur car cette foule constituait un troupeau sans berger. Laissons-nous tout d’abord illuminer par la compassion du Seigneur, par cette attention que Dieu a envers cette foule qui L’attend, qui Le guette. Dieu ne les analyse pas, Il n’en rejette pas certains mais, touché en son cœur, Dieu désire montrer la route à suivre à cette foule, Dieu enseigne cette foule afin qu’elle puisse se diriger en l’existence, Dieu se place en berger de cette foule errante. La compassion divine, nous devrions toujours être saisi en nos cœurs en nos âmes en la considérant, Dieu compatit bien avant de condamner car Dieu aime bien plus que nous ne pouvons l’imaginer. Et nous le savons, Dieu ne change pas, Dieu continue aujourd’hui encore d’être empreint de compassion. Mais avec vous, en ce dimanche estival, je voudrais m’arrêter avec vous sur cette foule.
Cette foule attend le bon Dieu, elle attend du Seigneur Jésus des paroles pour gouverner l’existence. Cette foule est assoiffée de directive, d’orientations foncières et existentielles. Mais, sommes-nous dans le même cas ? Oh nous dirions tous que contrairement à cette foule nous avons trouvé notre berger qu’est le Christ Lui-même, nous aurions tôt fait de nous placer sous la bannière du Seigneur Jésus et nous aurions raison car tel doit être notre plus grand désir mais foncièrement, est-ce que nous nous laissons guider par le Seigneur comme les brebis par le berger ? Ou, autrement dit, est-ce que le Seigneur est celui qui demeure la mesure de notre vie, est-ce que l’enseignement d Seigneur est décisif dans les décisions que nous avons à prendre, est-ce que l’enseignement de l’Eglise, Corps du Christ, est décisif dans nos décisions ?
Même si  nous sommes loin des pâturages de nos montagnes, nous le savons, la brebis suit aussi bien les beaux sentiers des sous-bois que les chemins escarpés à flanc de montagne, elle suit portée par le troupeau la route ouverte par le berger et si jamais elle s’égare elle ne peut que bêler sa solitude. Est-ce que à son image nous faisons partie du troupeau du Seigneur, est ce que à son image nous avançons dans l’existence en suivant le Seigneur quand le chemin est facile sans nous égarer lorsque le chemin devient plus exigeant ? Est-ce que nous participons à cet élan de l’Eglise qui avance vers les réalités célestes quels que soient les chaos la bousculant ?
Beaucoup de questions qu’il nous faut aborder avec un peu d’humilité pour reconnaître que nous préférons parfois rester sur les chemins de sous-bois et éviter les pentes escarpées et cela au risque de nous perdre. Et bien en ce dimanche, laissons le Seigneur poser son regard de compassion sur chacun de nous, laissons-nous saisir par sa présence aimante et intérieurement, choisissons de Le suivre dans cette route qu’Il nous enseigne par la Révélation et la Tradition de l’Eglise, choisissons le Seigneur non pas du bout des lèvres mais réellement, rejetons les chemins de traverse et faisons naître en nous le désir de suivre le Seigneur même si cela est parfois difficile. Le Seigneur est le seul et unique berger qui ne nous trompe pas en nous promettant un bonheur facile mais illusoire, le Seigneur nous promet le bonheur mais un bonheur céleste qui s’enracine dans la croix du Golgotha. Que le Seigneur soit notre berger, toujours, partout, en tout temps, en tout lieu et lorsque nous aurons passé le col de la vie nous découvrirons cet océan de béatitude que Dieu est en Lui-même.
Amen.

5 juillet - 14ème DImanche du Temps Ordinaire



A travers l’épisode que nous rappelle l’évangile de ce dimanche, le Seigneur Jésus nous rappelle l’importance de la Foi. La Foi que nous avons reçu le Saint jour de notre baptême et que nous sommes appelés à faire vivre tout au long de notre vie. En effet, la Foi n’est pas un acquis que l’on recevrait et qui demeurerait jusqu’à la fin de nos jours, la Foi peut-être perdue oh non pas de la cause de Dieu mais de par notre faute, de par notre négligence, de par notre indifférence. Car la Foi demeure une vertu qui appelle de notre part une recherche permanente de l’union à Dieu, appelle de notre part une vie spirituelle réelle qui entretient et fortifie ce lien qui nous unit au Seigneur. Malgré le baptême, une vie passée sans Dieu entraînerait l’extinction de la lumière de la Foi en nos âmes. Il nous faut donc être attentif à entretenir notre Foi. Comment ? Et bien nous le savons, la prière quotidienne qui nous permet de retrouver le Seigneur au cœur de nos journée, par le sacrement de l’eucharistie qui reçut au moins chaque Dimanche nous permet de recevoir le Seigneur Lui-même, par le sacrement de confession qui nous permet de retrouver la plénitude de notre amitié avec le Seigneur. Nous le voyons, tout dépend de  nous car Dieu, de son côté, n’a qu’un désir qui est celui de nous combler de sa grâce et de son amour.
Ce chemin de la Foi qui doit être le nôtre n’est pas non plus un chemin sans embûche, sans difficulté comme nous le rappelait St Paul. Avec St Paul nous pouvons nous exclamer que nous avons reçu des révélations extraordinaires qu’est la Parole Dieu, qu’est la présence de Dieu en nos vies, qu’est la reconnaissance de cet amour infini dont le Seigneur nous comble mais avec St Paul il nous faut reconnaître que le chemin de conversion demeure encore bien réel. Parfois on entend dire « mais moi je n’ai pas de péché pourquoi irai-je recevoir le sacrement de la confession », je ne veux pas m’arrêter avec vous sur la notion de péché mais simplement nous faire remarquer que le péché demeure tout ce qui ne correspond pas pleinement à la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés. Si nous ne sommes pas saints, ou bien plutôt si nous ne sommes pas parfait dans la perfection de la charité et je crois que c’est notre cas à tous, dès lors nous avons encore du chemin à parcourir. En effet, je crois pouvoir affirmer sans me tromper que nous avons tous à progresser dans cet ordre de la perfection de la Charité, dans cet ordre de la Foi, dans l’ordre de notre union à Dieu. Ne nous satisfaisons pas de ce que nous sommes mais si ce que nous sommes n’est pas si mal que cela car nous sommes appelés à la perfection dans l’amour, à la perfection de l’Amour avec un grand A de cet Amour qu’est Dieu Lui-même.
Alors en ce dimanche, en cette période estivale, n’hésitons pas à être attentif chaque jour à tous ces actes de charité que nous sommes appelés à faire, et lorsque cela nous coûte et bien que notre volonté nous donne d’agir pour grandir dans cette charité effective qui est fruit de notre Foi. Que le Seigneur ne s’étonne pas de notre manque de Foi mais que bien au contraire, par une Foi entière et pure, laissons le agir en nos vies, pour notre plus grand bonheur et pour la plus grande gloire de Dieu.
Amen.

28 juin - 13ème Dimanche du Temps Ordinaire



L’évangile de ce Dimanche nous rapporte deux miracles accomplis par le Seigneur Jésus et ils sont de ces miracles qui manifestent la personnalité du Seigneur Jésus, qui manifeste sa divinité. Et chacun de ces miracles recèlent pour nous tous une part d’enseignement. Le premier est celui de la guérison de la femme hémophile. Comme nous le rapporte l’évangile, la médecine ne lui était d’aucune aide et c’est après avoir épuisé toutes les ressources médicales qu’elle met sa Foi dans l’action du Seigneur Jésus. Et la scène a ceci de touchant qu’elle manifeste une foi simple, une foi que l’on peut retrouver aujourd’hui. Cette femme se dit simplement que si elle touche la frange du manteau du Seigneur elle sera guérie. Et sa foi et si intense, si pure que la guérison, le miracle s’accomplit. Et ce qui est étonnant c’est que c’est bien le bon Dieu qui a agi, qui a accompli le miracle mais le Seigneur Jésus demande à connaître l’identité de celui ou celle qui a puisé en Lui cette puissance de guérison. Dans la question du Seigneur Jésus nous percevons sa double nature c'est-à-dire que sa nature divine a accompli le miracle mais sa nature humaine a besoin d’en être informée. Nous touchons là à la complexité de la personne du Seigneur vrai Dieu et vrai homme. Et ce miracle se conclut simplement par les mots « Ta Foi t’a sauvée ». Et ceci doit être pour nous tous un témoignage en ce sens que plus nous attendons du Seigneur plus celui nous comble de ses grâces, plus nous demandons en toute confiance plus nous recevons. Et nous le savons, les miracles de guérisons physiques appartiennent à notre temps comme nous le constatons bien souvent à Lourdes mais de manière habituelle, les guérisons les plus essentielles mais les moins visibles sont ces guérisons intérieures qui s’opèrent en l’âme qui se confient pleinement au Seigneur. Alors peut-être le Seigneur ne nous guérira pas du mal physique que nous avons peut-être mais le Seigneur nous soutiendra afin que nous puissions porter la maladie, afin que nous puissions nous sanctifier à travers les maux qui sont les nôtre mais attention, si et seulement si nous sommes portés par une Foi vive.
Dieu peut tout, l’évangile nous le rappelle à travers le miracle pour cette femme hémophile et il nous le rappelle particulièrement en ce retour à la vie que le Seigneur accomplie en faveur de la fille du chef de Synagogue. Dieu peut tout mais s’Il peut tout, tout ne nous est pas profitable, tout n’est pas profitable à notre salut, à notre sanctification. Rappelons-nous toujours que c’est d’abord sur cet essentiel du Salut que doit se fonder notre prière, le reste, tout en demeurant important n’en demeure pas moins second. Même la mort, cet évènement dramatique et absolu, même la mort demeure second par rapport au Salut. Les difficultés, les ennuis, les soucis de santé, tout ceci demeure second par rapport au Salut. Toute chose inscrite dans la temporalité de l’existence demeure second par rapport à l’éternité.
Et c’est peut-être bon de se le rappeler alors que les vacances vont débuter car ce temps de repos bien mérité ne doit pas nous faire oublier l’éternité. Plage et sable fin, voyages et farniente, tout ceci nous sommes invités à le vivre avec le bon Dieu. N’oublions pas le bon Dieu durant notre été, n’oublions pas l’essentiel durant nos vacances. Dieu part en vacance avec nous, n’oublions pas de Lui faire une réelle place. Et où que nous soyons, où que nous allions, ce peut-être une bonne idée que de partir en vacance avec la dernière encyclique de notre St Père le Pape François. Et qui sait, sur une plage lisant l’encyclique du Pape, cela pourrait peut-être vous permettre d’annoncer le bon Dieu à vos voisins de serviettes et cela marche aussi dans le train, l’avion, ou sur le bord d’une piscine. Alors partons en vacance avec le bon Dieu et n’oublions pas d’annoncer sa présence amoureuse !
Amen.

21 juin - 12ème Dimanche du Temps Ordinaire



« Maître nous sommes perdus, cela ne te fait rien », ô combien avons-nous entendu une accusation semblable à l’encontre du Seigneur, combien peut-être l’avons-nous nous-même proférée cette accusation que l’on pourrait traduire par « Seigneur mon Dieu, je suis dans telle ou telle difficulté, cela ne te fait rien, pourquoi ne fais-tu rien ? ». Ce gémissement vers le Seigneur n’est pas une simple prière pour une action quelconque du Seigneur mais bien un reproche adressé au bon Dieu, reproche quant à son inaction supposé. Et en un sens nous pourrions le comprendre si nous n’avions pas une pleine et entière confiance dans le Seigneur car nous savons que Dieu agit, nous savons que Dieu est présent au sein de nos difficultés et qu’Il agit même si cela demeure d’une manière mystérieuse car le Seigneur n’agît pas en fonction  de nos désirs, de notre volonté, de notre vision des choses mais Il demeure celui qui nous attire sur le meilleur des chemins, sur ce chemin qui nous correspond pleinement.
Et remarquons que dans l’Evangile le Seigneur va répondre à l’inquiétude des disciples, Il va faire taire le vent et apaiser les flots mais le Seigneur va surtout adresser un reproche : « N’avez-vous pas encore la Foi ? ». Ce reproche du Seigneur marque bien toute la tension qui habite l’accusation portée par les disciples. Accuser le Seigneur de ne pas être présent et agissant au milieu de nos difficultés est donc le fruit d’un manque de Foi c'est-à-dire d’un manque de connaissance et de reconnaissance de l’identité divine. Si Dieu est Dieu dès lors on ne peut porter contre lui de telles accusations, seuls ceux qui n’ont pas encore découvert le véritable visage de Dieu peuvent se méprendre sur l’action divine.
Sans prétendre réécrire l’évangile, si nous devions penser ce passage en l’éclairant par une Foi pleine et entière nous pourrions le réécrire comme ceci : « Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Jésus dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples voyant le Seigneur ne craignaient pas les éléments déchaînés ». Voilà le simple récit que nous pourrions avoir. Et bien il nous faut nous laisser enseigner par le Seigneur, par l’évangile de ce Dimanche. Lorsque nous connaissons des moments difficiles, lorsque nous sommes en train de sombrer recouvert par les vagues déferlantes de l’existence jetons un regard confiant vers le Seigneur, permettons au Seigneur de chasser notre crainte et avançons malgré tout au milieu des flots en furie portés simplement par la présence divine, par notre confiance en Dieu. Ce ne sont pas des mots mais ce sont les fruits de la Foi. Qu’importe ce qui se passe, le Seigneur est avec nous dans la barque de nos vies, voilà l’essentiel.
Alors en ce Dimanche, prions d’un seul cœur et d’une seule âme afin que personne de se sentent jamais abandonné de Dieu, prions pour que le Seigneur nous donne d’être ses disciples en révélant à tous que Dieu est l’unique soutient sur lequel ils peuvent s’appuyer, prions pour chacun de nous afin que nous puissions nous établir dans une confiance sans faille envers le bon Dieu, certain de son amour, de son soutient, de son action.
Dieu est là, qu’Il dorme ou pas qu’importe, Dieu est là.
Amen.