Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

samedi 7 mars 2015

22 Février - 1er Dimanche de Carême



« Convertissez-vous et croyez à l’évangile », cette phrase du Seigneur Jésus dans l’évangile de ce dimanche nous l’avons déjà entendu mercredi, lors de l’imposition des cendres. « Convertissez-vous et croyez à l’évangile », cet appel du Seigneur Jésus il nous faut le recevoir comme fil directeur de notre carême, comme étant la constituante de cette recherche de conversion qui doit être la nôtre dans une attention particulière au jeûne, à la prière et à l’aumône. Remarquons que le fondement de l’ensemble de ce mouvement demeure l’évangile, demeure cette parole que le Seigneur nous adresse et qui a une puissance en elle-même, qui est efficace par elle-même. Cette parole du Seigneur nous invite à sortir de nous-même, à quitter nos sécurités pour nous lancer corps et âme à la suite du Christ ou pour reprendre notre pape François : l’Evangile nous invite à sortir de notre propre confort et à avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile. Et comme le souligne le St Père, cette quête de conversion qui doit être la nôtre est pour nous et pour tous c'est-à-dire que cette quête de conversion n’est pas uniquement en vue de notre sanctification personnelle mais elle est aussi en vue du salut du monde, en vue de l’annonce de l’Evangile, en vue de la mission à laquelle le Seigneur nous invite à collaborer.
Se convertit, avoir foi en l’évangile doit donc produire en nous-même se double mouvement : entre nous et le Seigneur d’abord puis entre nous et tous ceux qui nous entourent. Et « il est vital qu’aujourd’hui l’Eglise sorte pour annoncer l’Evangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur » (EG 23). Dès lors, ne pensons pas notre carême comme un lieu égocentrique qui ne nous ferait regarder que nous même dans ces progrès auxquels la grâce nous invite, rendons nous compte que nous participons de cet élan du Christ qui va souffrir sa passion pour l’ensemble du genre humain, qui va mourir sur cette croix de douleur pour tous. Prenons conscience que nous avons tous un rôle à jouer certes à notre mesure mais un rôle à jouer et un rôle nécessaire dans l’édification du Royaume en notre temps, en notre monde, prenons conscience que nous avons à participer à l’unique mission rédemptrice du Seigneur Jésus qui nous invite à nous remettre entre ses mains comme des instruments de l’avènement  de son règne.
C’est ainsi que nous pouvons percevoir que ce double appel du carême à la conversion et à la Foi constitue en réalité un fruit unique de notre relation au Seigneur Jésus. C’est parce que nous avons rencontré le Seigneur Jésus, c’est parce que nous nous sommes laissés saisir par son amour infini que nous sommes appelés à rechercher constamment à nous rapprocher de Lui par nos vies et en nos cœurs, par la conversion de notre être et l’embrasement de nos cœurs par la Foi. Le carême ne fait que nous rappeler cet essentiel du mouvement spirituel, cet essentiel de la relation véritable avec le Seigneur qui tout en se concentrant sur notre être personnel nous dépasse dans la participation qui est la nôtre à l’avènement du règne de Dieu. Alors oui, recherchons de tout notre être à grandir dans notre union au Seigneur par la prière, par le jeûne, par l’aumôner, faisons le pour nous dans cette certitude que nous rapprocher du Seigneur en nos vies constitue le plus grand bien mais faisons le également pour tous, pour le monde, pour ceux qui nous entourent afin que notre propre conversion suscite en eux ce même mouvement vers le Seigneur car nous participons nous tous à ce rayonnement du Seigneur Jésus en notre temps, en notre monde. Tel ces prismes qui laissent passer la lumière et la réfracte en illuminant tout ce qui les entourent nous sommes appelés à devenir des prismes de la présence de Dieu. Mais nous le savons un prisme recouvert d’imperfection ne rempliras pas ou peu son office, seul un prisme étincelant le fera. Les prismes étincelants ce sont les saints qui se sont laissés transformés, convertir par le Seigneur, nous nous avons besoin de grandir sur ce chemin, nous avons besoin de nous convertir mais dés maintenant nous sommes appelés à réfracter cette présence du Seigneur qui illumine nos âmes.
Alors oui, débutons saintement notre carême pour nous-même et pour tous, pour notre conversion personnelle qui nous rapprochera du Seigneur ainsi que pour l’édification du Royaume de Dieu. Dieu nous fait confiance en faisant de nous des acteurs du salut qu’Il mérita par les douleurs de sa passion et de sa croix, Dieu nous fait confiance alors n’hésitons pas à Lui faire confiance et jetons nous en ces bras, Dieu nous fait confiance alors n’hésitons pas convertissons-nous et croyons à l’Evangile.
Amen.

15 Février - 6ème Dimanche du Temps Ordinaire



C’est la maladie de la lèpre qui est au cœur des lectures de ce dimanche, la lèpre, ce mal d’un autre temps qui plaçait celui qui en était touché à l’écart de toute relation sociale. Ce mal incurable pendant longtemps qui était synonyme de mort et de souffrance. Et pourtant, l’évangile nous rapporte cette rencontre étonnante entre le Seigneur Jésus et un lépreux qui alla jusqu’à tomber à ses genoux. Cette proximité avec le mal que représentait la lèpre aurait du conduire à un recul de Jésus, aurait dû conduire Jésus à repousser cet individu malade, cet individu impur, telle aurait été du moins la réaction de la plupart mais il n’en est rien et même au contraire, le Seigneur va l’écouter, va étendre la main jusqu’à le toucher. Et le miracle s’est accompli, la lèpre fut vaincue. Aujourd’hui, nous pourrions considérer cette histoire comme un élément d’antan car le Seigneur ne pourrait nous guérir de la lèpre, cette maladie ayant déserté nos contrées mais la lèpre est bien synonyme de tout ce qui conduit à la mort, la lèpre est paradigme de tout mal aussi bien maladif que peccamineux. Dés lors, le Seigneur peut encore agir envers nous en nous purifiant des racines du mal et du péché qui nous habite, oui, Dieu a cette capacité. Mais attardons-nous sur la simple demande du lépreux : « Si tu le veux, tu peux me purifier », « si tu le veux ». Le lépreux n’ordonne pas au Seigneur de le guérir, il n’y a pas d’impératif dans sa demande qui reconnaît la puissance du Seigneur, qui reconnaît la capacité du Seigneur à agir contre son mal mais qui en même temps le laisse libre de son action. Et ce peut-être un bel enseignement pour nous en ce dimanche car bien souvent nous traitons avec le Seigneur en lui demandant d’agir de telle ou telle manière, en demandant au Seigneur de suivre nos voies, nos perceptions, nos désirs. Nous agissons bien souvent envers le Seigneur comme envers un distributeur de boisson. Pour un distributeur nous mettons une pièce et nous obtenons en échange la boisson que nous désirons, avec le Seigneur on a parfois la tentation de dire une prière pour obtenir en échange ce que nous demandons et si nous n’obtenons pas ce que nous voulons nous réagissons comme envers un distributeur qui nous aurait avalé notre pièce sans nous donner notre boisson, nous réagissons contre le Seigneur comme s’Il avait rompu un contrat déterminé. Comment, j’ai prié 45 chapelets, j’ai fait un pèlerinage à genoux jusqu’à Jérusalem et tu ne me donnes pas ce que je veux, c’est une honte… Nous pouvons sourire mais spirituellement c’est un peu comme cela que nous réfléchissons, que nous agissons. Dans l’évangile, le lépreux a la juste attitude, il se soumet à la volonté du Seigneur et pourtant son cas n’admet que deux issues, la guérison miraculeuse ou la mort. Et bien nous aussi il nous faut révérer la volonté du Seigneur en la plaçant au-dessus de la nôtre même s’il nous semble que notre demande est des plus légitimes car nous ne détenons pas la vision totale du monde, de notre petit monde et même de nous-même. Révérer la volonté du Seigneur c’est lui faire confiance en sachant que son action ou son inaction éventuelle est ce qui est le meilleur. Et le Seigneur Jésus a agit de même envers son Père, rappelons-nous au jardin des oliviers, pressentant la mort qui approche le Seigneur Jésus a demandé d’être délivré de cette heure mais il a conclu sa prière en disant : « non pas ce que Je veux mais ce que Tu veux ». Et bien, ne cessons jamais de le dire, il nous faut imiter le Seigneur en nos vies et conclure chacune de nos prières par ce « non pas ce que je veux mais ce que Tu veux », non dans une résignation soumise mais dans une confiance éclairée. C’est bien ce que nous dis St Paul en sa lettre aux Corinthiens : « Imitez-moi comme moi aussi j’imite le Christ » et cela en toute circonstance.
Nous avons tous des intentions particulières, nous avons tous en nos cœurs, en nos âmes des demandes que nous portons régulièrement devant le Seigneur en lui demandant d’agir de telle ou telle manière, continuons tout en laissant à Dieu qui est  plein de bonté, tout en laissant au Seigneur qui agit envers ses enfants de la meilleure des manières, tout en laissant au bon Dieu l’initiative de son agir dans une confiance absolue, dans un abandon amoureux.
Amen.

8 Février - 5ème Dimanche du Temps Ordinaire



« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile » tel est le cri de St Paul en sa lettre aux Corinthiens, « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ». Mais d’où vient ce malheur évoqué par St Paul, d’où vient ce malheur fruit de l’absence d’annonce de l’Evangile ? Serait-ce Dieu qui châtierait telle la malédiction des pharaons ? Serait-ce Dieu qui fustigerait St Paul en le condamnant au malheur ? Nous ne pouvons le croire mais alors d’où provient ce malheur ?
Le malheur proviendrait de l’absence d’annonce elle-même car si l’Evangile est reçu dans sa plénitude, si la bonté, la grandeur, le mystère portée par l’Evangile est reçu dans sa plénitude dès lors il n’y a pas d’autres choix que d’en devenir un porte-parole, dès lors il n’y a pas d’autres choix que d’en devenir un missionnaire. Et c’est une question qu’il nous faut nous poser en ce dimanche, est-ce que l’Evangile que nous connaissons, est-ce que la Foi que nous portons est assez brulante pour que nous n’ayons pas d’autres choix que de vouloir en rayonner, que de vouloir convier le plus grand nombre à sa connaissance ? Ou bien encore, nous pouvons nous redemander ce qui fait la grandeur de l’Evangile ?
Est-ce que ces pages d’Evangile sont plus qu’un simple reportage d’antan, plus qu’une simple histoire racontant la vie d’une personne illustre et la création d’une communauté de fidèles ? Avec moi vous répondriez j’en suis certain que l’Evangile est plus que cela, que l’Evangile est certes un reportage, une histoire mais qu’elle est surtout la Parole de Dieu, qu’elle nous rapporte le mystère de Dieu Lui-même, qu’elle nous enseigne nos origines, notre rédemption, notre salut, qu’elle nous guide vers le ciel en orientant notre vie vers le bien. Et par-delà toute cette connaissance essentielle, l’Evangile nous révèle surtout l’infini amour de Dieu pour chacun de nous. Et c’est tout ceci qui doit nous pousser à annoncer, à répandre ce fabuleux mystère, ce fabuleux enseignement de l’Evangile car comment pourrions-nous rester muet face à quelqu’un qui ne connaît pas l’amour dont il est aimé, comment pourrions-nous rester muet face à quelqu’un qui ne vit pas de cet amour, de ce salut, de cette amitié avec le Seigneur. En refusant cette joie à certains de nos contemporains nous serions semblables à des bourreaux qui laisseraient leurs victimes dans l’asservissement du monde, dans l’asservissement de la mondanité, de la vacuité du temps et des plaisirs. Et c’est bien là que se trouverait notre malheur, c’est là que se trouve le malheur de ne pas annoncer l’Evangile. On ne peut garder une bonne nouvelle pour soi lorsque tous sont appelés à participer à la joie de cette nouvelle. Il nous faut donc redécouvrir la grandeur de l’Evangile, sa bonté inhérente, sa grandeur infini, son amour éternel.
Oh bien sûr, ce n’est pas parce que nous annoncerons avec zèle que tous ceux que nous croiserons se convertiront au Seigneur car tous auront le choix de suivre le Seigneur ou de ne pas le suivre mais il faut laisser au monde la possibilité de choisir, la liberté de choisir et quand bien même l’annonce de toute une vie n’aboutirait qu’à la conversion d’une seule âme que cette vie serait réussie. Alors en ce dimanche, en cette eucharistie, demandons au Seigneur qu’il nous permette de grandir dans la connaissance amoureuse de l’Evangile, qu’Il nous permette d’approfondir le trésor que constitue la Parole de Dieu et qu’Il nous guide sur les chemins de l’annonce de l’Evangile au monde d’aujourd’hui car oui, malheur à nous si nous n’annonçons pas l’Evangile car nous n’aurions pas découvert son inestimable valeur, et bonheur à nous si nous conduisons une âme à découvrir la bonté de Dieu.
Amen.

1er Février - 4ème DImanche du Temps Ordinaire



« Qu’est-ce que cela veut dire ? » cette interrogation des habitants de Capharnaüm concentre en elle-même toute la manière de faire du Seigneur Jésus. Le Seigneur n’est pas venu pour discourir, Il ne s’est pas ouvertement présenté pour ce qu’Il était à savoir Dieu Lui-même, Il n’a pas écrasé ceux qu’Il rencontrait en leur assénant sa supériorité. Le Seigneur n’a pas agi ainsi, au contraire, Il a pris le temps, en Jésus Dieu s’est mis à notre mesure, à notre tempo. Et c’est ainsi que peu à peu Il a laissé transparaître son véritable visage non pas qu’Il voulait tromper son monde mais parce qu’Il savait que c’est avec le temps que l’être humain reconnaît la valeur de la personne, que c’est avec le temps que le monde peut reconnaître son identité et que dès lors cette reconnaissance conduit soit à l’adhésion de Foi ou bien au refus, refus de certain qui le conduisit jusqu’à la mort ignominieuse de la croix.
Et si nous remarquons cela pour le Seigneur Jésus, il nous faut également considérer l’ensemble de la Révélation dans ces débuts d’Abraham à St Jean-Baptiste car même en ces temps immémoriaux Dieu a pris le temps, Il a pris le temps pour conduire son peuple par les prophètes jusqu’à le disposer à le recevoir Lui-même en Jésus Christ. Dieu prend le temps. Dieu prend le temps.
Mais cette affirmation aussi simple soit-elle ne correspond à notre manière de vivre et d’être dans notre monde moderne, dans ce monde de l’immédiateté qui veut tout, tout de suite et qui désirerait que le bon Dieu réponde de la même manière qu’un puissant ordinateur, qu’Il réponde à la microseconde de délai. Et bien non, ce n’est pas ainsi que le bon Dieu fonctionne et ce n’est pas ainsi que nous fonctionnons nous même. Le temps peut avoir parfois une certaine pesanteur qui nous le rend parfois presque statique mais le temps à cette valeur de pouvoir nous permettre de grandir, de changer, de progresser. Le temps peut-être notre allié s’il est considéré comme préambule à l’éternité, le temps peut-être notre allié si nous l’habitons dans la croissance de notre union au Seigneur. Le temps nous est donné et il nous revient à chacun de savoir ce que nous désirons en faire, quelle connotation nous voulons lui donner, quelle orientation le porte et le conduit. Et peut-être qu’en ce dimanche nous pourrions considérer ce qui occupe nos journées, ce qui porte nos journées. Oh bien sûr nous avons tous des choses à faire, des obligations même si nous nous les imposons parfois, mais comment vivons-nous tout cela ? Quelle est l’impulsion qui porte l’activité de nos journées ? Est-ce que le bon Dieu a sa place dans notre temps quotidien ? Car si Dieu prend le temps, Il ne peut prendre que le temps que nous lui donnons, que nous lui offrons, que nous lui rendons.
Alors en ce dimanche et bien demandons au Seigneur de nous aider à organiser notre temps afin que le temps qui passe nous rapproche de Lui au milieu de nos occupations, afin que le temps qui passe ne laisse pas passer cette grâce d’être à ses côtés.
Amen

25 janvier - 3ème Dimanche du Temps Ordinaire



La deuxième lecture de ce dimanche aurait de quoi nous interroger. St Paul, en s’adressant aux Corinthiens débute par cette affirmation : « le temps est limité ». Et cela nous le savons, nous savons que notre temps d’ici bas ne dure qu’une poignée d’année et nous savons que ces années ont un prix immense car elles nous orientent vers la béatitude, vers l’éternité. Cette limite que nous connaissons mais dont nous ne savons pas à quel moment elle interviendra, cette limite pourrait nous conduire à une certaine angoisse, une angoisse existentielle mais ce serait sans compter sur le bon Dieu Lui-même qui nous rappelle que cette limite ouvre vers un autre chose, vers cette éternité qu’Il nous dévoile. Nous ne pouvons donc pas être en proie à une angoisse existentielle mais nous devons malgré tout garder à l’esprit que ce qui compte c’est aujourd’hui, c’est maintenant ; que notre présent nous ouvre déjà à cette éternité à laquelle nous aspirons. La confiance en Dieu nous ouvre aux réalités éternelles tout en nous rappelant l’importance de ce temps qui est le nôtre. Dés lors, nous ne pouvons pas vivre dans l’insouciance, dans l’indifférence du temps qui passe mais nous devons vivre dans cette attente amoureuse qui transfigure chaque moment en le ramenant à sa perspective éternelle.
Mais de tout cela, St Paul nous livre un certain programme qui pourrait sembler curieux, en effet, St Paul nous dit : « que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment ». Dans ce cours listing, St Paul dresse la liste des occupations de notre temps ici-bas car reconnaissons-le notre temps est occupé par la famille, par les évènements joyeux ou malheureux, par les courses chaque semaine qui satisfont nos besoins primaires et construisent notre confort..etc. Une lecture trop rapide aurait tôt fait de considérer toutes ces activités commune comme contraire à l’évangile, comme contraire à ce que le Seigneur attend de nous alors qu’il n’en est rien et ce n’est pas ce que St Paul nous dit. St Paul désire simplement que tout ceci ne deviennent pas l’essentiel de nos vies car ce qui est vraiment essentiel c’est ce qui est orienté vers l’éternité. C’est ainsi qu’il y’a une manière d’être en famille soit dans un profit égoïste de ce qu’elle apporte ou dans cette sainte perspective de croissance mutuelle, de compagnonnage sur le chemin de la sainteté. Il y’a une manière de recevoir la joie ou la peine des évènements de nos vies qui ne doit pas ébranler cette paix intérieur qui doit habiter nos âmes et qui marque la présence du Seigneur. Il y’a une manière de consommer soit  dans une recherche effrénée de possession et de confort jamais assouvi ou bien dans un juste rapport à ces propriétés qui sont importantes sans être essentielles. Et remarquons le, ce qui fait la différence c’est bien cette éternité bienheureuse qui nous est révélé par le Seigneur, c’est bien cette réalité qui nous dépasse mais qui nous est accessible par la Foi. N’ayons pas peur de le dire, il y’a une manière de vivre chrétiennement et cela touche l’ensemble de ce qui composent nos existences.
Alors oui le temps est limité, mais surtout rappelons-nous que nous sommes faits pour l’éternité et que le temps présent est le tremplin qui nous ouvre à cette béatitude éternelle. Il nous faut vivre avec le bon Dieu, vivre pour le bon Dieu afin que demain nous puissions demeurer en Lui. L’instant présent est important, n’attendons pas, engageons-nous résolument sur ce chemin où le Christ nous attend, nous secourt et nous guide, le temps est limité pour accéder à l’éternité.
Amen.