Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

lundi 14 juillet 2014

6 juillet - 14ème Dimanche du Temps Ordinaire



C’est à l’exultation que nous invitent les lectures de ce Dimanche, exultation de l’annonce du messie portée par Zacharie, exultation quant à la bonté de Dieu chantée par le psalmiste, exultation quant à l’action de l’Esprit Saint en nos vies et dans le monde et exultation quant à la révélation de l’identité divine portée par le Christ qui est doux et humble de cœur.
L’exultation, c’est peut-être un mouvement intérieur qui nous est quelque peu étranger à nous modernes qui sommes assaillis par tant de choses graves relayées par les médias ; meurtres et attentats font partis de notre quotidien télévisuel, nous qui sommes perclus d’inquiétudes quant à l’avenir pour nous même ou pour les générations futurs. A regarder le monde tel qu’il nous l’est présenté notre espérance a parfois bien du mal à briller et à éclairer nos existences. La morosité ambiante tend à nous emporter dans son flot ténébreux.
O combien nous gagnerions à lever notre regard, à transpercer les cieux pour y voir se révéler la grandeur et la bonté de Dieu. Ce mouvement d’élévation ne serait pas une fuite de la réalité que nous devons affronter mais il permettrait de considérer l’ensemble de la réalité qui ne se réduit pas à ce que nous voyons et savons d’une manière immédiate. La réalité du monde englobe l’éternité ou bien plutôt, l’éternité englobe notre temporalité. Et c’est bien à ce changement de regard que nous invite l’ensemble de la vie du Seigneur Jésus qui est venu nous révéler cette éternité, qui est venu se révéler à nous en nous donnant accès à l’être même de Dieu. Dieu demeure celui sur qui nous pouvons nous appuyer, Il demeure Celui à partir duquel nous pouvons poser un regard vrai sur le monde et sur nous-même. C’est plongé dans le regard même de Dieu que Ste Thérèse de Lisieux pria pour la conversion d’Henri Pranzini avant qu’il soit guillotiné pour un triple meurtre, c’est plongé dans le regard de Dieu que la Bienheureuse Mère Marie de Jésus à quelques kilomètres d’ici à la Serviane demanda miséricorde pour celui qui venait de la poignarder mortellement, c’est plongé dans le regard de Dieu que St Maximilien Marie Kolbe pris la place d’un père de famille condamné à mort dans un camp de concentration. Ce ne sont pas des actes de folies qu’ont posé ces saints mais des actes empreint d’un réalisme complet tourné vers l’éternité, des actes empreint d’une foi vive qui considère le monde comme une étape et l’éternité comme le but.
A leurs images, il ne nous faut pas nous laisser clouer au sol par le marasme contemporain, il nous faut prendre  de la hauteur, considérer le monde depuis le ciel, travailler dans le monde avec les secours du ciel, affronter le quotidien porter par le ciel. Prenons notre envol et dès lors l’exultation nous emportera nous aussi non pas que nous ignorerons les difficultés mais nous les recevrons porté par la bonté et la douceur du cœur de Dieu.
Amen.

vendredi 4 juillet 2014

29 juin - St Pierre et St Paul



Aujourd’hui nous fêtons les apôtres St Pierre et St Paul, ces deux grandes figures incontournables de l’Eglise naissante.
Tout d’abord Pierre, lui qui accompagna le Seigneur Jésus tout au long de sa vie publique, lui qui fut témoin des miracles accomplis, des paroles prononcées, des enseignements prodigués, lui qui comme nous l’a rapporté l’évangile de ce jour a reconnu l’identité du Seigneur Jésus, lui qui fut choisi par le Christ Lui-même pour gouverner le premier l’Eglise du Christ et à qui le Christ confia les clefs du Royaume, les clefs du Paradis et des sacrements. Pierre fut tout cela provoquant en nous une grande admiration quant à sa vocation mais rappelons-nous également que St Pierre fut celui qui abandonna le Seigneur Jésus au moment de sa passion et qui même pire encore, le renia par trois fois. Egarements qui nous rappellent que les saints ont eu à combattre cette part de leur humanité qui nous conduit parfois à nous éloigner des chemins du Seigneur. Egarements qui ne trouvent leur rédemption que dans l’acceptation de la miséricorde divine qui, pour St Pierre, pris la forme de cette question que le Christ ressuscité lui a posé : « Pierre m’aimes-tu ? ». Et à chaque fois que nous prenons conscience que nous nous égarons il nous faut réentendre cette question pour nous même, il nous faut entendre le Christ nous demander à nous « m’aimes tu ? ». Et c’est la miséricorde divine qui a conduit Pierre a devenir St Pierre, c’est la miséricorde qui a soutenu St Pierre dans ces temps troublé de l’émergence de l’Eglise, qui a soutenu St Pierre de la prison au martyr lui qui fut crucifié mais la tête en bas ne s’estimant pas digne d’être crucifié comme le Christ, signe ultime de son amour et de son attachement filial.
Puis il y a St Paul. Quelle figure complexe et attachante. Lui qui fut un des premiers persécuteurs de l’Eglise naissante, lui qui assista et cautionna le meurtre de St Etienne, Lui qui parcourut tant de chemins pour débusquer et arrêter les premiers chrétiens, il demeurait à cet instant le prototype de l’ennemi du Seigneur qui combat le Seigneur en s’imaginant le servir. Mais le Christ avait choisi mystérieusement St Paul et Il se révéla à St Paul sur le chemin de Damas par ces paroles : « Je suis Jésus que tu persécutes », paroles hors du temps qui doivent constamment nous rappeler que nous sommes nous tous membres du corps du Christ qu’est l’Eglise et dire cela ce n’est pas peindre une belle image pour les enfants c’est affirmer que nous sommes au Christ, que lorsque nous souffrons le Christ souffre et que lorsque nous faisons souffrir le Christ souffre encore plus. Et St Paul ne s’y est pas trompé, il a reconnu l’unique Seigneur qu’est Jésus Christ et de persécuteur qu’il était, il est devenu un missionnaire infatigable de la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus. Et son attachement au Seigneur l’a conduit à donner sa vie dans le martyr à Rome où il eut la tête tranchée.
Et bien aujourd’hui, recevons l’enseignement de la vie de ces deux apôtres que sont St Pierre et St Paul, percevons la grandeur de leur union au Christ qui les a conduit jusqu’au don ultime, rendons grâce pour chacun d’eux qui sont nos pères dans la Foi et surtout confions nous à leurs prières et à leurs intercessions car ils sont maintenant tous deux dans la gloire du Ciel priant pour nous qui sommes encore ici-bas.
St Pierre et St Paul gardez nous dans la Foi au Seigneur Jésus, gardez nos âmes embrasée de l’amour de Dieu afin qu’à votre image et à votre exemple nous puissions nous aussi témoigner du Christ à notre monde qui en a tant besoin.
Amen.

22 juin - 1ères communions



Bien chers jeunes, chers enfants, vous allez aujourd’hui, pour la première fois de votre vie, vous avancer vers l’autel du Seigneur pour Le recevoir, pour recevoir Dieu tout entier caché sous le voile du pain. C’est un moment unique que vous êtes appelés à revivre bien souvent. Car aujourd’hui, vous devez prendre conscience à quel point cette première communion est un miracle que Dieu accomplit tous les jours pour chacun d’entre nous. Dieu ne demeure pas cet être informe caché dans les nuages qui nous regarderait de loin sans se soucier véritablement de ce qui nous arrive, on, Dieu désire se faire si proche de nous qu’Il s’est fait nourriture, qu’Il s’est fait pain pour nous, pour nous rejoindre, pour nous communiquer sa vie, pour nous communiquer sa grâce. Laissez-vous saisir aujourd’hui par cette présence humble du Seigneur, laissez-vous saisir par ce sacrement de l’eucharistie qui nous assure de la proximité de Dieu, qui nous assure de son Amour, de son attention envers chacun d’entre nous. Oh je sais bien que cela dépasse nos sens car ce que nos yeux voient c’est un simple bout de pain sans levain, car ce que notre goût reconnaît c’est le simple goût du pain mais Dieu ne s’adresse pas à nos sens, Dieu se communique à nos cœurs et à nos âmes. Seuls nos cœurs et nos âmes peuvent découvrir cette présence intense, merveilleuse, inouïe du Seigneur dans le pain consacré.
Rappelez-vous que c’est Dieu qui sera là, en votre bouche dans quelques instants. Rappelons-nous tous ici présent que c’est Dieu, créateur du monde, créateur de l’univers, créateur de l’humanité, créateur de notre réalité qui est présent sur chaque autel du monde en chaque eucharistie célébrée, que c’est Dieu qui est présent dans tous les tabernacles dues églises du monde. Non pas une image, non pas une idée mais Dieu tout entier. Si nous étions pleinement saisi par cette présence nous ne pourrions que demeurer en adoration devant ce mystère, figé dans la contemplation du don de Dieu et c’est Dieu Lui-même qui nous dirai en nos cœurs, en nos âmes : « Avance, approche, viens me recevoir car je désire demeurer en toi, je désire vivre en Toi, je veux te communiquer ma vie divine, ma grâce, mes dons, je veux fortifier ta Foi pour que tu puisses en resplendir à la face du monde, je veux être avec toi et te conduire jusque dans l’éternité bienheureuse ».
Et pensons combien le Seigneur est triste de se voir parfois abandonné. Tout comme au moment de son arrestation et de sa passion, le Seigneur est parfois laissé seul. Il se donne à ses amis chaque dimanche et pourtant tous ses amis ne sont pas là. Chers jeunes, chers enfants, n’abandonnez pas le Seigneur, ne tournez pas le dos au Seigneur mais venez le recevoir chaque dimanche pour vous nourrir de sa présence. Dieu vous attends !
Et pour conclure laissez-moi citer un passage du Pape François qui disait il y’a peu :
"Le pain et le vin ne sont pas un simple aliment qui rassasie comme la manne. Le corps du Christ est le pain des derniers temps qui est en mesure d'offrir la vie éternelle. Sa substance est l'amour et l'Eucharistie communique l'amour du Seigneur pour nous, si grand qu'il nous nourrit de lui-même. Gratuit, cet amour est toujours à la disposition de la personne affamée qui a besoin de reprendre force. Vivre la foi signifie se laisser nourrir par le Seigneur et bâtir notre existence sur un bien qui ne périt pas, sur les dons de Dieu, sa parole et son corps. Autour de nous, il y a tant d'offres alimentaires qui ne viennent pas du Seigneur et qui, en apparence, sont plus satisfaisantes. Certains se nourrissent d'argent, de vanité, de pouvoir ou d'orgueil... La nourriture que nous assure le Seigneur est totalement différente. Elle peut nous sembler moins appétissante que celles offertes par le monde. [...] Alors retrouvons notre bonne mémoire et apprenons à distinguer le pain faux, qui induit en erreur et corrompt, car fruit de l'égoïsme, de la suffisance et du péché... Notre manne est l'hostie. Adressons nous donc à Jésus avec confiance pour qu'il nous protège de la tentation des nourritures mondaines qui rendent esclaves. Qu'il purifie notre mémoire afin que nous ne restions pas les prisonniers de l'égoïsme sélectif et mondain".
Amen.

22 juin - St Sacrement



Le récit de la multiplication des pains a toujours été reçu, dans la Tradition, comme la manifestation du don de la sainte eucharistie et c’est par la profusion, par l’attention du Seigneur que l’évangile de ce dimanche marque la solennité du corps et du sang du Seigneur. Et nous ne pouvons qu’être émerveillés par ce don qui nous est fait, ce miracle quotidien qui se déroule sur chaque autel du monde et qui fait descendre le bon Dieu par les paroles du prêtre. Car c’est un véritable miracle auquel nous assistons et auquel parfois nous nous sommes malheureusement habitués. Il nous faudrait être saisi à chaque eucharistie par cette humble présence du Seigneur qui se donne à nous sous le voile du pain et du vin. Car l’eucharistie n’est pas un signe de la présence de Dieu, elle est présence réelle du Seigneur, Dieu se fait pain et vin. Après la consécration, le pain n’est plus du pain, le vin n’est plus du vin, seules leurs matières demeurent mais leurs substances sont transformées.
Et nous pourrions citer de nombreux miracles eucharistiques dont Dieu a fait grâce à l’Eglise au cours des siècles. Les miracles de Lanciano, de Cascia ou même de Lourdes en 1999. Le Bon Dieu par ces miracles où ils manifestaient sa présence réelle dans les saintes espèces du corps et du sang du Seigneur voulait soutenir notre Foi. Dieu voulait nous rappeler que les paroles qu’Il a employées le jour de l’institution de l’eucharistie sont à prendre au pied de la lettre. Et Dieu en son Fils Jésus Christ a bien dit : « ceci est mon corps », non pas une image, non pas un signe, mais il EST réellement le corps du Seigneur. Dieu nous l’a dit, Il veut se rendre présent à nous par le pain et le vin consacré. Dieu nous l’a dit, Il veut que la consécration du pain et du vin se perpétue jusqu’à la fin du monde : « faites ceci en mémoire de moi ». Dieu nous l’a dit, Il se donne à nous pour la vie éternelle, pour le pardon des péchés. Dieu nous l’a dit mais pourtant ses paroles sont parfois mises en doute alors que nous savons tous que Dieu ne peut ni se tromper, ni nous tromper.
Mais il est vrai que ce don dépasse notre entendement, dépasse notre capacité d’analyse rationnelle. Comment Dieu peut-il se résoudre à s’enfermer dans un bout de pain, comment Dieu peut-il choisir de demeurer prisonnier du tabernacle, comment Dieu peut-Il se donner à manger ? Et si nous ne savons pas le comment nous savons malgré tout que ce sacrement est réel et nous savons également pourquoi est-ce que le bon Dieu a choisi de faire tout cela. Je dis pourquoi mais en réalité c’est pour qui car c’est bien pour nous que le Seigneur a voulu se rendre présent en la sainte eucharistie. Et alors nous pouvons percevoir que c’est par Amour pour nous que Dieu a voulu s’enfermer dans un bout de pain, que c’est par amour pour nous qu’Il a voulu se rendre prisonnier du tabernacle, qu’Il a voulu se faire nourriture. Rendons nous compte de l’anéantissement auquel Dieu consent pour nous.
Et ce peut être une grâce à demander en cette solennité du corps et du sang du Seigneur, nous pouvons demander la grâce d’une plus grande conscience de la présence réelle du Seigneur dans le pain et le vin consacré, nous pouvons demander une plus grande dévotion envers Dieu Lui-même dans sa présence continuelle au tabernacle, nous pouvons demander une plus grande conscience du miracle de la célébration de la sainte eucharistie.
Miracle des miracles, Dieu se donne à nous, mettons tout notre cœur à le recevoir, mettons toute notre volonté à l’accueillir, mettons toute notre âme à vivre de Lui.
Pour conclure laissez-moi citer le Pape François qui disait dernièrement : "Le pain et le vin ne sont pas un simple aliment qui rassasie comme la manne. Le corps du Christ est le pain des derniers temps qui est en mesure d'offrir la vie éternelle. Sa substance est l'amour et l'Eucharistie communique l'amour du Seigneur pour nous, si grand qu'il nous nourrit de lui même. Gratuit, cet amour est toujours à la disposition de la personne affamée qui a besoin de reprendre force. Vivre la foi signifie se laisser nourrir par le Seigneur et bâtir notre existence sur un bien qui ne périt pas, sur les dons de Dieu, sa parole et son corps. Autour de nous, il y a tant d'offres alimentaires qui ne viennent pas du Seigneur et qui, en apparence, sont plus satisfaisantes. Certains se nourrissent d'argent, de vanité, de pouvoir ou d'orgueil... La nourriture que nous assure le Seigneur est totalement différente. Elle peut nous sembler moins appétissantes que celles offertes par le monde. [...] Alors retrouvons notre bonne mémoire et apprenons à distinguer le pain faux, qui induit en erreur et corrompt, car fruit de l'égoïsme, de la suffisance et du péché... Notre manne est l'hostie. Adressons nous donc à Jésus avec confiance pour qu'il nous protège de la tentation des nourritures mondaines qui rendent esclaves. Qu'il purifie notre mémoire afin que nous ne restions pas les prisonniers de l'égoïsme sélectif et mondain".
Amen.

15 juin - Ste Trinité



Dieu n’est pas ce vieux barbu assis sur son trône céleste qui contemplerait l’humanité en se réjouissant de ses erreurs simplement pour se divertir. Dieu n’est pas cet être abject qui choisirait pour chacun les embûches maladives les plus terribles pour rompre son quotidien. Non, « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique », cette première phrase de l’évangile devrait nous saisir dans cette considération de l’amour infini de Dieu pour chacun d’entre nous et aussi pour l’ensemble des membres de notre humanité. Et cet amour de Dieu est inconditionnel car malgré tous les maux produits par l’humanité Dieu est demeuré ferme dans son amour pour nous, malgré le mal que peut produire l’humanité Dieu a malgré tout choisi de venir dans cette humanité pour la sauver. Et si aujourd’hui nous fêtons la solennité de la Ste Trinité c’est bien parce qu’il nous fait saisir que c’est Dieu Lui-même qui est venu parmi nous, que c’est Dieu Lui-même qui a suivi le chemin de notre humanité, que c’est Dieu Lui-même qui a désiré racheter l’humanité en souffrant sa passion, en mourant sur une croix, que c’est Dieu Lui-même qui nous a montré notre destiné éternelle en ressuscitant et en retournant en sa Gloire, que c’est Dieu Lui-même qui se communique aux apôtres sous forme de langues de feux, que c’est Dieu Lui-même qui aujourd’hui encore agit à travers les sacrements de son Eglise. Voilà tout ce que Dieu a fait pour nous, voilà tout ce qui témoigne de son amour infini pour chacun de nous. En la personne du Père Dieu demeure principe de notre salut, en la personne du Fils le salut est acquit, en la personne du St Esprit ce salut nous est communiqué.
Mais pour bien saisir notre chance, il nous faut véritablement prendre conscience que Dieu est, en Lui-même une circulation d’amour, que Dieu est en Lui-même pleinement amour dans cet amour réciproque entre le Père et le Fils duquel jaillit l’Esprit Saint. Et cette circulation d’amour est appelée à nous emporter bien sûr au terme de notre vie, appelée à nous emporter en Paradis mais déjà maintenant, déjà ici-bas, cette circulation d’amour est appelée à nous saisir en nos existences. C’est bien ce que souligne St Paul en la seconde lecture lorsqu’il appelle les membres de la Communauté de Corinthe et donc tous les membres chrétiens et donc nous aussi, lorsque St Paul nous appelle à demeurer dans la joie en cherchant la perfection, à nous encourager dans cette suite du Christ qui définit l’être chrétien, à vivre en paix ainsi qu’en exprimant notre amitié par  le baiser de paix. St Paul nous rappelle simplement que la présence de Dieu en nos vies doit nous saisir en notre agir, doit nous orienter en chacun de nos actes car la présence de Dieu en nos vies nous fait entrer dans cette circulation d’amour divin qui qualifie l’être divin. St Irénée de Lyon avait saisi cela en quelques mots en nous disant que nous sommes appelés à être divinisé, nous sommes appelés à être divinisé non pas dans la possession d’un pouvoir quelconque, nous appelés à être divinisé c'est-à-dire à devenir toujours membre de Dieu, à devenir toujours plus amour en Dieu Lui-même.
Oui aujourd’hui nous fêtons Dieu en Lui-même mais nous fêtons également Dieu en chacun de nous car Dieu est en nous, plus ou moins présent en fonction de la place que nous lui faisons, mais Dieu est là présent en notre personne, attentif à notre personne, nous aimant pleinement et infiniment. Alors fêtons avec joie cette identité divine dans la trinité des personnes, fêtons cet amour de Dieu qui nous rejoint pour nous combler, fêtons cette présence divine en nos âmes et appelons de nos vœux et de nos prières que cette présence s’amplifie toujours davantage afin que nous reconnaissions sa présence et qu’avec le monde nous nous laissions toujours plus saisir par son amour.
Amen.