Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

Site d'information des Paroisses de St Laurent (La Bouilladisse) – St Pierre (La Destrousse) – St Martin (Peypin) – St Jacques le mineur (Belcodène)


Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

jeudi 14 septembre 2017

10 Septembre - 23ème Dimanche du Temps Ordinaire

Bien chers amis, l’évangile de ce dimanche, ne nous donne pas un de ces grands principes si essentiels pour gouverner nos vies, l’évangile de ce dimanche, le Christ Lui-même nous donne une pratique à mettre en œuvre, pratique qui s’enracine dans la véritable charité mais pratique qui va bien à l’encontre de notre manière de procéder de façon habituelle et je dirai presque de façon naturelle.
En effet, lorsque quelqu’un nous fait du tort, nous agissons habituellement d’une manière différente à celle de l’évangile. C'est-à-dire que lorsque quelqu’un nous a fait du mal nous avons parfois cette habitude de le répéter à ceux qui nous entourent, proche ou moins proche et dans une sorte de proclamation discrète nous annonçons à tous ce que cette personne a fait. Et c’est seulement et éventuellement dans un second temps que nous allons trouver cette personne pour la mettre face au mal qu’elle a provoqué en nous.
Mais le Christ dans l’Evangile nous invite à aller directement trouver la personne qui nous a fait du tort et nous invite donc à ne pas proclamer à tous le mal commis à notre encontre : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul ».
Mais pourquoi agissons-nous ainsi, pourquoi avons-nous cette tentation de proclamer le mal commis par autrui à notre encontre avant que d’aller éventuellement trouver la personne concernée ?
Nous pourrions tout d’abord penser que partager notre douleur avec d’autres amenuiserait cette douleur. A ce sujet Kafka écrivait : « Quand tu es devant moi et que tu me regardes, que sais-tu des souffrances qui sont en moi et que sais-je des tiennes ? Et si je me jetais à tes pieds en pleurant et en te parlant de moi, que saurais-tu de plus que ce que tu sais de l’enfer quand quelqu’un te raconte qu’il est chaud et terrible ? ». La douleur est intime et le fait de la partager ne conduit pas toujours les autres à la reconnaître et même au contraire, ils l’évacuent parfois par ces simples mots « ce n’est pas grave » produisant en nous un sentiment de solitude face à la douleur subie réellement.
Nous pourrions également agir ainsi c'est-à-dire partager la douleur subie afin de faire souffrir la personne qui nous a fait souffrir et cela en abimant l’image que les autres se font de cette personne, en dévoilant les torts que cette personne nous a fait ; il y aurait là comme un esprit de vengeance inavoué.
Mais le Christ nous indique une autre voie, une autre manière d’agir, Il nous indique la manière chrétienne d’agir qui doit nous conduire à aller directement trouver la personne qui nous a fait souffrir et le Christ semble quelque peu mystérieux : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère ». « S’il t’écoute tu as gagné ton frère », qu’est ce que cela peut dire si ce n’est qu’en allant trouver la personne qui nous a fait du tort et en mettant cette personne face aux torts qu’elle nous a fait, nous lui permettons de prendre conscience du mal commis et nous lui permettons également de demander pardon et de grandir sur le chemin de la conversion, sur la voie de la vertu. Ainsi, le Christ nous invite à demeurer fidèles dans nos rapports les uns avec les autres, à demeurer fidèles à la dynamique de vérité, de pardon et de miséricorde.
Et le Christ ne fait pas non plus dans l’angélisme car si la personne ne reconnaît pas le mal qu’elle a produit, les torts qu’elle a fait cela peut conduire jusqu’à la considération d’être en dehors de l’Eglise. Il ne s’agit donc pas ici de bon sentiment, mais bien d’un réalisme qui prend en considération chaque personne mais qui s’enracine dans la vérité et la miséricorde.
Mais à travers tout cela, si nous considérons ceux qui nous ont fait du tort, il nous faut également nous considérer nous même dans le tort que l’on peut faire aux autres, dans le tort que l’on peut faire directement à Dieu dont nous blessons la relation par le péché, dans le tort que l’on fait à Dieu à travers le mal que nous faisons aux autres. Gardons à l’esprit cette autre phrase évangélique : « qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton voisin alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ». Ainsi, il nous faut également être assez humble pour reconnaître ses torts, être assez humble pour demander pardon, assez humble pour être pardonné. Et si cela est vrai dans nos relations interpersonnelles, cela l’est bien plus envers le bon Dieu qui nous propose toujours sa miséricorde dans le sacrement de la confession. Dieu qui par ce sacrement nous donne en plus de sa miséricorde la force et le courage d’être nous même disciples de miséricorde envers ceux qui nous entourent.
Alors en ce dimanche, demandons tout d’abord au Seigneur la force et le courage d’aller toujours trouver ceux qui nous ont fait du tort avant que d’en avertir la terre entière, et demandons également au Seigneur de faire grandir en nous la vertu d’humilité afin que souvent nous nous remettions face à Lui dans le sacrement de la confession, source de l’Amour divin et donc source de toute miséricorde.

Amen.

mardi 5 septembre 2017

27 Août - 21ème DImanche du Temps Ordinaire

« Pour vous qui suis-Je ? », ce questionnement que nous adresse, à nous tous, le Seigneur Jésus est Le questionnement décisif pour notre existence et notre éternité. En effet, la réponse à cette question va définir et qualifier notre rapport au Seigneur Jésus, elle va induire notre adhésion, l’adhésion de toute notre vie au Seigneur Jésus. Et en disant cela, il nous faut bien nous rendre compte combien cela doit changer nos existences. En effet, le Christ n’est pas un sage qui peut-être un guide occasionnel pour nos existences, il n’est pas un gourou ou un meneur hors pair, le Christ est Dieu et dès lors l’ensemble de ses paroles et de ses actions sont paroles et agirs divins. Mais là encore, la reconnaissance intellectuelle de cette réalité de la personne du Seigneur Jésus ne sert à rien si nous ne prenons pas la mesure de ce que cela implique pour notre vie. Reconnaître l’identité du Seigneur Jésus cela ne peut conduire qu’à une chose, cela ne peut conduire qu’à vivre de Sa vie. Le Christ nous le dit par ailleurs en l’évangile selon St Matthieu : « «Il ne suffit pas de me dire: “Seigneur, Seigneur!” pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux ». Ainsi oui, notre Foi en la personne du Seigneur Jésus doit, je dis bien, doit transformer nos vies et si tel n’est pas le cas, alors demandons, supplions le Seigneur pour qu’Il augmente en nous la Foi.
Alors oui, la Foi doit transformer nos vies mais cette transformation, cette sanctification de nos existences est elle-même accompagnée par le Seigneur et cela à travers son Eglise, à travers l’Eglise du Christ, à travers l’Eglise que le Christ a fondé Lui-même sur son apôtre St Pierre.
L’Eglise, l’Eglise est une réalité complexe car l’Eglise est le corps du Christ, l’Eglise a à sa tête le Seigneur Jésus Lui-même, l’Eglise est triomphante avec tous les saints du ciel, l’Eglise se purifie en purgatoire et l’Eglise est en pèlerinage sur cette terre. L’Eglise demeure ce canal de la grâce et c’est à travers l’Eglise que Dieu choisi de déverser ses flots de bénédictions et de miséricordes sur le monde. L’Eglise est l’instrument de l’action de Dieu en notre temps, en notre monde. L’Eglise c’est tout cela, resplendissante de gloire et d’honneur, et l’Eglise c’est aussi chacun de nous, nous qui sommes en pèlerinage sur cette terre, nous qui sommes appelés à entrer dans la gloire du ciel, nous qui sommes pécheurs et qui faisons pourtant partie de cet instrument divin qu’est l’Eglise. Et nous pourrions dès lors avoir le sentiment d’un clair obscur, avoir le sentiment que la lumière se mêle aux ténèbres dans un paradoxe insaisissable : comment l’Eglise peut-elle être sainte et immaculée tout en étant composés des pécheurs que nous sommes ? Notre esprit binaire est mis en déroute par cette réalité qui s’impose à nous vet qui nous manifeste bien la manière d’agir de Dieu Lui-même. L’Eglise nous rappelle à tous que le b on Dieu nous rejoint et nous enjoint à le suivre et à vivre de sa vie et cela malgré nos imperfections, imperfections que nous sommes certes appelés à corriger, à sanctifier mais imperfections qui ne sont pas motif de rejet pour le Seigneur car rappelons-nous que le Seigneur est venu pour les pécheurs. Le Seigneur Jésus est venu pour les pécheurs afin que dans sa miséricorde ils deviennent des saints. Et c’est bien là une des plus belles définitions de l’Eglise qui est composée de pécheurs que l’Eglise sanctifie par la grâce divine.
Ainsi on peut reprocher à l’Eglise de ne pas être constitué de saints mais en définitive c’est bien la fonction de l’Eglise que de faire des pécheurs les saints de demain. Et si l’Eglise n’était constitué que de saints, rendons-nous compte que nous en serions purement et simplement exclus. Ainsi oui, l’Eglise est composée de pécheurs mais de pécheurs qui doivent être à la recherche constante de leur propre sanctification, qui doivent laisser la première place à Dieu Lui-même, qui doivent laisser le Christ régner en leurs vies. Et St Pierre sur lequel le Christ a fondé l’Eglise comme nous l’a rappelé l’évangile de ce dimanche, St Pierre est la figure de ce mouvement, lui qui fut choisi par Dieu, lui qui fut établi comme fondation de l’Eglise, il fut également celui qui renia le Seigneur et cela par trois fois, celui qui abandonna le Seigneur au supplice ignominieux de la croix, St Pierre fut ensuite celui qui a été rétabli à sa place par la miséricorde divine et qui atteint la sainteté jusque dans le don de sa vie. Voilà l’œuvre de l’Eglise qui des pécheurs que nous sommes  nous appelle à la sainteté en nous communiquant grâce et miséricorde afin de nous unir à Dieu dans l’Eternité.
Alors en ce dimanche, posons tout d’abord un acte de Foi envers le Seigneur Jésus et rendons Lui grâce pour le don que le Seigneur nous fait de son Eglise. Et ensemble prenons la résolution en ce jour d’user de tous les moyens que Dieu met à notre disposition pour notre sanctification et cela par son Eglise, prenons la résolution en ce jour d’user des sacrements dont l’Eglise dispose pour nous donner la grâce d’aimer le Seigneur d’une manière toujours plus entière, toujours plus parfaite, prenons la résolution en ce jour de parcourir ensemble le chemin de la sanctification, le chemin de la sainteté afin que par l’Eglise, dans l’Eglise nous nous rapprochions du Seigneur qui nous appelle à vivre de sa vie.

Amen.

20 Août - 20ème Dimanche du Temps Ordinaire

A l’écoute de l’Evangile de ce dimanche, nous ne pouvons que nous rappeler la place particulière qui est celle du peuple d’Israël, de ce peuple qui fut jadis choisi par Dieu et qui fit l’objet de nombreuses promesses divines. Ce peuple qui reçut en son sein le messie de Dieu, le Christ Sauveur. Ce peuple qui fut ainsi le premier destinataire de l’enseignement du Christ. Et c’est bien dans cette réalité qu’intervient l’évènement de ce dimanche. Cette femme, qui n’appartient pas à ce peuple élu, réclame pour elle-même les grâces divines. Et le Seigneur Jésus n’hésite pas à lui rappeler qu’Il est d’abord venu pour le peuple d’Israël. Ce rappel peut nous apparaître au premier rapport comme quelque peu abrupt. Nous avons en effet l’habitude de considérer tout un chacun d’un point de vue de cette égalité sur laquelle s’est construite notre société et, bien entendu, cette égalité est tout à fait respectable mais ici le Seigneur Jésus nous rappelle malgré tout qu’Il est d’abord venu pour le peuple d’Israël, pour ce peuple établi, constitué, et choisi par Dieu.
Mais malgré les paroles du Seigneur Jésus, la femme de l’évangile le poursuit de sa requête réclamant simplement de recevoir les miettes qui tombe de la table de ce peuple élu. Par cette demande la femme manifeste sa Foi envers le Seigneur. Elle va à l’encontre de cet état de fait du peuple choisi pour obtenir pour elle-même les grâces qu’elle demande. Et nous l’avons entendu dans l’évangile, le Seigneur Jésus a accédé à sa demande et surtout Il va reconnaître la Foi particulière de cette femme. En agissant ainsi le Seigneur Jésus étend le salut qu’Il est venu apporter au peuple d’Israël à l’ensemble du monde. Ainsi, depuis ce temps et jusqu’à nos jours, le peuple d’Israël demeure le peuple choisi initialement par Dieu mais le salut obtenu par le Christ revêt quant à lui un caractère universel. Oui, le Christ est venu pour sauver l’ensemble de notre humanité, et cette réalité de l’universalité du salut nous l’avons bien intégré en notre Foi.
Mais malgré tout, nous avons parfois la même réaction que les apôtres dans l’évangile. Nous avons parfois cette réaction d’écarter ceux qui n’appartiennent pas au sérail, ceux qui n’appartiennent pas à la communauté de l’Eglise. Or s’il est certain que seul le Christ est sauveur, et que le baptême nous a fait membre de l’unique Eglise du Christ nous avons tous cette mission de permettre à ceux qui sont loin de l’église, à ceux qui sont en dehors de l’église, nous avons tous cette mission d’annoncer la bonne nouvelle du Christ Sauveur. Ainsi il ne nous faut pas poser un regard de méfiance envers ceux qui n’appartiennent pas à l’Eglise mais, bien au contraire, il nous faut avoir un regard je dirais presque de commisération, c'est-à-dire de considérer ceux qui n’appartiennent pas à l’Eglise, ceux qui ne connaissent pas le Christ, comme étant des personnes à qui il manque quelque chose ou bien plutôt quelqu’un. Et surtout n’y voyons pas là comme un certain sentiment de supériorité car nous avons bien tous conscience que notre foi nous l’avons reçu de Dieu et que seul Dieu en est la source, ce n’est pas un sentiment de supériorité mais c’est bien la conscience de la valeur ineffable du salut obtenu par le Christ que nous avons la mission d’annoncer et de proclamer.
Et pour user de l’image de l’évangile, nous ne pourrions pas nous tous prendre un repas opulent en ayant à nos pieds des personnes mourant de faim. Nous ne pourrions pas faire cela mais parfois dans l’ordre de la vie spirituelle c’est bien ainsi que nous agissons. Nous qui connaissons le Christ, nous qui nous nourrissons du Christ à chaque Eucharistie, nous côtoyons par ailleurs tant de gens qui vivent leurs vies portés uniquement par les valeurs temporaires du monde, qui vivent sans aucune dimension spirituelle et tout en ayant conscience de cela nous faisons bien souvent comme si de rien n’était. Ô bien sûr me direz-vous pour beaucoup ils ne savent pas qu’ils ont faim, ils ne savent pas qu’ils sont en train de mourir de faim mais qu’importe qu’ils ne se sachent pas mourant nous le savons nous et nous tous nous pouvons leur indiquer le chemin du Christ qui les comblera de tous ses biens.
Alors bien chers amis, en ce dimanche, demandons tout d’abord au Seigneur de nous donner de percevoir la grâce qui nous est faite de Le connaître et de vivre de Sa vie et demandons également au Seigneur de faire de chacun de nous ses disciples, ses apôtres en ce temps de famine spirituelle.

Amen.

jeudi 17 août 2017

15 Août - Solennité de l'Assomption de Notre Dame

Quelle joie en ce jour que de pouvoir célébrer et honorer la Très Sainte Vierge Marie, elle qui demeure si chère à nos cœurs car elle demeure la Mère très Sainte de notre Sauveur, elle que nous reconnaissons d’Immaculée Conception, elle que nous recevons comme notre mère dans ce don ineffable que nous a fait le Seigneur Lui-même… Que de gloire, que d’honneur en la Vierge Marie, Elle est bien cette âme choisie et comblée qui reçut de Dieu une mission si essentielle pour notre Rédemption et si nous pouvons contempler tant de gloire en la Vierge Marie, la solennité de ce jour en est comme l’aboutissement éternelle. Aujourd’hui, en célébrant l’assomption de la Vierge Marie, nous reconnaissons qu’elle n’a pas été prisonnière du tombeau, qu’elle n’a pas été emprisonnée dans les ténèbres de la mort. Aujourd’hui nous reconnaissons que Dieu ne permit pas que Marie ne participe pas d’une manière exceptionnelle au Salut obtenue par le sang de la croix, Dieu a au contraire donné à Marie cette grâce d’être établie corps et âme en la gloire du ciel.
Aujourd’hui, « cette fête ne rappelle pas seulement que le corps inanimé de la Vierge Marie n'a subi aucune corruption, mais aussi qu'elle a triomphé de la mort et qu'elle a été glorifiée dans le ciel, à l'exemple de son Fils unique Jésus Christ […] Ainsi la Mère de Dieu, unie à Jésus Christ d'une manière mystérieuse, « dans un seul et même décret » de prédestination, immaculée dans sa conception, parfaitement vierge dans sa maternité divine, généreuse collaboratrice du Rédempteur, a remporté un triomphe total sur le péché et ses conséquences. Pour finir, elle a obtenu, comme couronnement suprême de ses privilèges, d'être préservée de la corruption du tombeau. À la suite de son Fils, après avoir vaincu la mort, elle a obtenu d'être élevée, corps et âme, à la gloire suprême du ciel, pour y resplendir, en qualité de Reine, à la droite de son Fils, le Roi immortel des siècles ».
Que de gloire et d’honneur en Notre Dame mais surtout, que de gloire et d’honneur qui nous sont également destinés car la Très Sainte Vierge Marie demeure celle qui, établie dans la gloire du Ciel, ne cesse d’intercéder pour chacun de nous, ne cesse de veiller sur chacun de nous comme une mère sur son enfant. Laissons vif en nous notre attachement à la Très Sainte Vierge Marie, confions nous à elle sans détour en nous abandonnant à sa maternelle attention par la prière quotidienne du chapelet, ce chapelet qui demeure cette chaîne mariale qui nous unit au Ciel. Ad Jesum per Mariam, à Jésus par Marie voilà bien là le chemin de la vie véritable.
Alors en ce jour, rendons grâce à Dieu pour la Vierge Marie, pour avoir accomplie en elle tant de merveilles et pour nous l’avoir donné comme notre Mère. Et, contemplant notre Dame en son Assomption, gardons présent à notre esprit qu’elle nous manifeste notre destinée à tous, nous tous nous sommes appelés à être établi dans le Royaume éternel, nous tous nous sommes appelés à nous abandonner avec confiance à l’attention de Notre Dame, nous tous nous sommes appelés à nous laisser porter par l’intercession de la Vierge Marie qui nous présentera à son divin Fils, Notre Seigneur.

Amen.

13 Août - 19ème Dimanche du Temps Ordinaire

L’évangile de ce dimanche est un évangile un deux temps, un premier temps concernant la sainte Eglise de Dieu, un second nous concernant nous tous, fidèles du Seigneur.
En effet, dans l’ensemble de la Tradition de l’Eglise, la barque balayée par les flots a toujours été considérée comme étant la figure de l’Eglise en ce monde. L’Eglise qui vogue à contre courant du temps, est frappé par les assauts de ce temps qui, tout en la considérant lutte contre elle, contre son enseignement, sa position, son identité même. Et il est vrai que cette image demeure toujours actuelle, aujourd’hui encore, notre temps considère l’Eglise car elle n’évacue pas son discours en le balayant du revers de la main, notre temps considère la parole de l’Eglise comme étant malgré tout une Parole forte et une Parole ayant du sens même si ce sens n’est pas celui du monde. Cependant, de par l’antagonisme des enseignements, le temps cherche à décrédibiliser la Parole de l’Eglise et pour cela tout est bon, que ce soit en amplifiant les errements de certains membres de l’Eglise ou que ce soit en opposant un humanisme athée sans fondement à la parole de l’Eglise fondée sur la Parole divine, tout est bon. Mais ce que nous rappelle l’Evangile, ce que nous rappelle le Seigneur en ce dimanche c’est bien que malgré les assauts dont l’Eglise est la proie, l’Eglise ne doit pas céder à la crainte ni d’ailleurs céder à la compromission, compromission du message évangélique pour se rapprocher des errements du temps, l’Eglise ne doit pas céder à cela car elle n’est pas maîtresse de son être, l’Eglise est l’Eglise du Christ et, dès lors, la présence du Christ chasse toute crainte pour laisser place à la confiance et à la Foi, dès lors, la Parole du Christ prend bien le pas sur tout discours humain. Et c’est bien cela qu’il nous faut toujours garder à l’esprit, c’est que l’Eglise demeure attachée à l’unique personne du Christ et c’est le Christ seul qui lui donne sa valeur, son identité, son pouvoir. Ainsi qu’importe le reste, le Christ est tête de l’Eglise qui est son corps, voilà l’essentiel.
Le second temps de l’Evangile nous concerne nous tous et ce à travers la figure de St Pierre. En effet, nous tous membre de l’unique Eglise du Christ nous pourrions avoir cette tentation de demeurer strictement au sein de l’Eglise dans une certaine ghettoïsation de la Foi, dans un certain sectarisme au sens étymologique du terme. Restant entre nous, nous n’aurions que faire du reste du monde auquel nous n’accorderions aucune considération. Ou pour reprendre l’image de l’évangile, nous pourrions rester dans la barque sans égard pour ce qui se passe à l’entour. Et bien, telle n’est pas la notre mission, telle  n’est pas là le mouvement évangélique. En effet, nous tous, tout comme St Pierre, nous sommes appelés à quitter notre confort pour aller au-delà., au-delà des frontières de l’Eglise, pour aller au-delà de notre petit microcosme si confortable. C’est d’ailleurs un des messages clefs de notre Saint Père le Pape François, lui qui, sans cesse, nous appelle à sortir, à aller à la rencontre de ceux qui sont à la marge, de ceux qui nous sont différents. Et cela n’est pas confortable tout comme il ne doit pas être confortable de marcher sur les eaux sans savoir nager comme c’était très certainement le cas pour St Pierre, ce n’est pas confortable mais c’est bien là que le Seigneur nous attend, c’est bien là que le Seigneur nous appelle. Et cela ne signifie pas forcément qu’il nous faudrait aller bien loin, car même dans notre entourage nous avons très certainement des gens qui attendent en leur cœur d’être rejoint par le Seigneur Jésus et c’est à nous que revient le rôle de permettre, de favoriser cette rencontre. Alors surtout, ne cachons pas notre attachement au Seigneur Jésus et sans assommer les autres de beaux discours témoignons de notre Foi par une Parole sûre et sereine et par un témoignage véritablement évangélique, voilà notre devoir, notre mission.
Alors en ce dimanche, demandons deux choses au Seigneur, la première, qu’Il favorise en chacun de nous notre attachement à son Eglise malgré toutes les difficultés, que l’Eglise demeure toujours en nos âmes notre sainte mère elle par qui nous sommes tous nés à la Foi par la grâce du baptême, nous qui  sommes nourris par elle dans la grâce des autres sacrements. Puis demandons au Seigneur de nous aider à aller vers ceux qui attendent notre témoignage de Foi, que la crainte soit chassée de nos cœurs et de nos âmes et que nous puissions annoncer le Seigneur à temps et à contretemps.

Amen.

6 Août - Solennité de la Transfiguration du Seigneur

Quelle joie en ce dimanche que de pouvoir célébrer la solennité de la transfiguration du Seigneur car cette fête nous invite à ressaisir pleinement l’identité du Seigneur Jésus qui est Dieu né de Dieu, Lumière né de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Cette identité divine du Seigneur Jésus resplendit en ce dimanche nous invitant nous tous à nous laisser illuminer par la lumière divine, nous invitant nous tous à nous laisser habiter par la présence de Dieu, par l’Amour divin.
Mais, nous tous, ayant rencontré le Seigneur Jésus dans la Foi nous pourrions avoir la même tentation que St Pierre dans l’évangile, nous pourrions avoir la tentation de vouloir faire comme un arrêt sur image, de saisir l’instant de cette rencontre et de tout faire pour qu’il ne cesse jamais. Cette tentation nous la décrivons bien lorsque nous nous exprimons ainsi : « j’aurais voulu que cela dure toujours ». St Pierre voudrait que cet instant de la transfiguration soit un instant éternel, ce pourquoi il désirer établir trois tentes pour figer l’instant de grâce mais sa demande semble tomber à l’eau immédiatement, l’évangile nous dit même que Dieu lui a presque coupé la parole, évacuant cette demande qui ne correspond pas à la volonté divine.
Et considérant cela, nous pouvons tout à fait discerner la volonté de Dieu qui s’exprime dans l’impératif du « écoutez-Le ». Jésus est Dieu et donc sa Parole est Parole de Dieu, son enseignement est enseignement divin, ses actions sont actions divines. Et en prenant cela au sérieux, en prenant le Christ au sérieux nous ne pouvons que tout faire pour ordonner nos vies à sa Parole, à son enseignement, à agir.
Ainsi, nous ne sommes pas appelés à demeurer figer en nos existences même si cela nous conduirait à demeurer figer au pied du Seigneur Lui-même. Notre foi chrétienne n’invite nullement à un immobilisme statique qui ne serait en définitive qu’un refus de vivre. Notre Foi chrétienne nous invite au contraire à vivre pleinement mais en étant porté d’abord par l’écoute attentive de la Parole de Dieu, par l’écoute attentive de la Parole du Christ. Nous ne sommes pas appelés à devenir des statues de cire mais nous sommes appelés à devenir les fidèles du Seigneur agissant en ce monde à l’image du Christ Lui-même.
Et il y’a une réalité que nous pouvons ressaisir particulièrement en ce dimanche. Nous abritons en nos âmes la présence de Dieu depuis le saint jour de notre baptême, nous sommes nous tous les temples du Saint Esprit, Dieu demeure en nous et donc, la gloire de Dieu elle-même habite en nous. Dès lors, nous sommes nous aussi appelé à être transfiguré par Dieu Lui-même hôte très doux de nos âmes. Oui, nous sommes appelés nous tous à vivre cette transfiguration que nous rapporte l’évangile. Oh certes d’une manière moindre que celle du Seigneur Jésus mais d’une manière bien réelle. Et cette transfiguration j’ai pu la contempler par deux fois en ma vie tout comme vous je l’espère. Cette transfiguration j’ai pu la discerner dans les yeux du St Pape Jean-Paul II ainsi que dans ceux d’un vieux moine, fondateur de monastère. Cette transfiguration sensible, visible est l’apanage des saints qui ont laissés au Seigneur toute sa place et qui vivant et œuvrant dans le temps ont vécu dans l’écoute de la Parole divine laissant transparaître en leurs yeux cette présence aimante du Seigneur. Et bien voilà bien là notre chemin, notre vie à tous. Car surtout ne nous disons pas que nous ne sommes pas à la hauteur, rappelons nous que rien n’est impossible à Dieu et que la clef de la sainteté c’est bien de s’abandonner entre les mains de Dieu, de laisser faire le bon Dieu en nos vies, de mettre toutes nos forces vive à vivre de sa vie.

Alors en ce dimanche, contemplons le Seigneur transfiguré, laissons nous irradier par la gloire divine mais que cette contemplation nous établisse dans cette tâche de toute une vie, celle d’écouter le Seigneur Jésus et de tout faire pour que chaque instants de nos vies soit vécu dans cette attention au Christ Lui-même. Voilà le chemin de notre transfiguration qui atteindra son paroxysme dans l’éternité divine qui verra notre désir s’accomplir car dans l’éternité, l’instant de grâce et de bonheur ne finira jamais. Amen.

30 Juillet - 17ème Dimanche du Temps Ordinaire

A l’écoute de ces paraboles du Seigneur Jésus nous percevons l’inestimable valeur de notre connaissance et de notre foi, oui, nous nous savons que l’Eternité constitue notre avenir, nous savons que le Royaume des cieux constitue cet avenir que nous désirons. Mais si ce Royaume Eternel, cette béatitude céleste est désirable, autant le chemin qui y conduit est bien souvent difficile à parcourir. Et c’est bien à cette considération que nous invite le Seigneur Jésus en ce dimanche. Car que le Royaume de Dieu soit la réalité qu’il nous faut rechercher, voilà bien la vérité essentielle de notre Foi mais pour autant sommes nous prêt à fonder notre existence uniquement sur cette réalité désirée ? Sommes-nous prêt, comme dans la parabole à nous séparer de tout au profit du Royaume éternel ?
Et reconnaissons le, c’est bien cette radicalité qui constitue la difficulté essentielle de la Foi mais c’est aussi cette radicalité qui constitue l’essence même de notre Foi. Car si nous désirons le Royaume de Dieu, si nous désirons être uni au Seigneur en chaque instant, si nous désirons être établi dans l’amitié divine mais que nous ne prenons aucun moyen d’accomplir ce saint désir, cela ne sert à rien.
Et il nous faut bien reconnaître que si nous connaissons le chemin qui mène au Royaume éternel, si nous connaissons le chemin de sainteté qui nous conduit jusqu’à l’éternelle béatitude, nous ne pouvons que reconnaître que nous accomplissons bien peu d’effort pour le parcourir. La messe dominicale, la prière quotidienne en constituent les jalons essentiels tout comme l’attention constante envers le Seigneur présent. Ces actes positifs sont parmi les plus essentiel mais ce sur quoi insiste la parabole de ce dimanche c’est bien plus sur le renoncement « il va vendre tout ce qu’il possède et il achète ce champ, il achète la perle ». Le renoncement, voilà bien un mot qui n’est pas apprécié en notre modernité qui considère que l’homme s’accomplit en assouvissant chacun de ses désirs, chacune de ses passions. Mais le renoncement auquel nous invite la parabole n’est pas d’abord ce renoncement au péché qui nous apparaît somme toute comme étant naturel mais un renoncement d’un bien pour un bien meilleur, un renoncement d’un bien secondaire pour un bien primaire. Posséder des champs ou des perles, ce n’est pas là quelque chose de négatif, bien au contraire, mais il est préférable de posséder le Royaume. Vivre sa vie dans le respect de l’autre, la solidarité, la fraternité, ce n’est pas là quelque chose de négatif, bien au contraire, mais il est préférable de vivre sa vie porté par le désir du Ciel.
Et si nous nous considérons nous-mêmes, nous pouvons très certainement nous dire que nous ne sommes pas parmi les pires de l’espèce humaine, nous gouvernons nos vies d’une manière globalement bonne. Et c’est déjà pas mal mais l’erreur serait de s’en contenter. Je ne suis pas si mal donc je continue sur ce chemin de la voie médiane. Mais notre Foi nous enseigne autre chose, nous enseigne la voie de la sainteté, la voie de l’amour ardent envers le Seigneur, la voie de la vertu, de la prouesse, de l’héroïsme vertueux, de la charité consumante, du don de soi radical, du zèle missionnaire, de la Foi ardente, de la piété confiante… Ainsi, le Seigneur nous invite à abandonner notre vie qui n’est pas si mauvaise pour nous consacrer à Lui, c’est aussi simple que cela. Il nous invite à abandonner notre vie qui n’est pas si mauvaise pour emprunter le chemin de la sainteté, c’est aussi simple que cela, aussi simple à dire mais exigeant à mettre en œuvre.
Nous sommes donc tous devant ce choix essentiel, celui de continuer ainsi ou bien celui de nous jeter dans le brasier ardent de l’amour divin en ordonnant chaque instant de nos vies à Dieu Lui-même, à Dieu seul. Et d’une manière pratique cela veut dire redonner vraiment au Seigneur la place qui est la sienne, bien sûr dans la pratique, la vie de prière et la vie sacramentelle mais aussi dans notre manière de vivre et d’être en prenant exemple sur les saints qui nous ont précédés.
Alors en ce dimanche, demandons au Seigneur qu’Il nous donne la force de Le choisir Lui plus que tout autre, de préférer une vie sainte à une vie globalement bonne, de tout faire afin que ce ne soit plus nous qui vivions mais que ce soit le Christ qui vive en nous.

Amen.