Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

Site d'information des Paroisses de St Laurent (La Bouilladisse) – St Pierre (La Destrousse) – St Martin (Peypin) – St Jacques le mineur (Belcodène)


Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

lundi 5 décembre 2016

Messes de Noël 2016

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Les messes de Noël
24 décembre :
17h : Messe des enfants à La Bouilladisse
20h : Messe à Belcodène
23h30 : Messe de Minuit à La Bouilladisse
25 décembre :

10h45 : Messe du jour de Noël à La Bouilladisse

4 décembre - 2ème Dimanche du Temps de l'Avent



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En ce temps de l’Avent nous sommes portés par une double promesse, la première est celle de l’annonce d’une naissance à venir, la seconde est celle de l’annonce du Salut promise par cette naissance.
Cette naissance annoncée par les prophètes nous savons qu’elle est advenue et nous en ferons solennellement mémoire le saint jour de Noël et pendant tout le temps de l’Avent nous accompagnons la Vierge Marie portant en son sein le Verbe de Dieu. Oh oui, c’est bien là un miracle qui demeure caché dans le ventre maternel de la Vierge Marie, miracle de l’incarnation, miracle de Dieu qui se fait homme, qui se fait embryon comme on dirait aujourd’hui mais ce miracle de l’incarnation du Verbe de Dieu nous permet de nous rappeler celui plus habituel qu’est celui du miracle de la vie. La vie qui se transmet naturellement en l’humanité par le don mutuel d’un homme et d’une femme qui s’aiment, et dont le fruit de l’amour est celui du miracle de la vie.
Qu’importe le moment ou l’instant, la vie est là dès que la fécondation s’est opérée et nul ne saurait affirmer à partir de quel moment cette vie est une vie humaine car elle l’est de tout instant comme en puissance. Oh bien sûr, nos sociétés affirment le contraire, déterminant péremptoirement une limite comme si un changement de la nature s’opérait sous le dictat de la loi d’état. La vie est là et elle est à respecter, à révérer, à protéger. Aujourd’hui, l’avortement est présenté comme l’aboutissement de la liberté de la femme et on en oublie la liberté de la vie qui est là. Aujourd’hui l’avortement est présenté comme une solution possible, acceptable et recommandable et on en oublie que la femme sait au fond d’elle-même qu’elle est d’abord appelée à donner la vie et non à la supprimer. Aujourd’hui on nie les séquelles psychologiques de l’avortement que l’on appelle syndrome post-avortement alors qu’il suffit d’un peu de bon sens pour percevoir qu’un tel acte n’est pas anodin et marque la personne qui l’accompli, il la marque humainement et spirituellement. Le le concile Vatican II nous le rappelait en son temps : « l’avortement est un crime abominable » et si, parfois, les circonstances conduisent à amoindrir la gravité, il n’en demeure pas moins que l’avortement n’est jamais un acte bon.
Permettez-moi de citer à ce sujet le St Pape Jean-Paul II : Pour l’avortement « Tout semble se passer dans le plus ferme respect de la légalité, au moins lorsque les lois qui permettent l'avortement […] sont votées selon les règles prétendument démocratiques. En réalité, nous ne sommes qu'en face d'une tragique apparence de légalité et l'idéal démocratique, qui n'est tel que s'il reconnaît et protège la dignité de toute personne humaine, [l'idéal démocratique] est trahi dans ses fondements mêmes: « Comment peut-on parler encore de la dignité de toute personne humaine lorsqu'on se permet de tuer les plus faibles et les plus innocents? Au nom de quelle justice pratique-t-on la plus injuste des discriminations entre les personnes, en déclarant que certaines d'entre elles sont dignes d'être défendues tandis qu'à d'autres est déniée cette dignité? ». Quand on constate de telles manières de faire, s'amorcent déjà les processus qui conduisent à la dissolution d'une convivialité humaine authentique et à la désagrégation de la réalité même de l'Etat. Revendiquer le droit à l'avortement, à l'infanticide […] et le reconnaître légalement, cela revient à attribuer à la liberté humaine un sens pervers et injuste, celui d'un pouvoir absolu sur les autres et contre les autres ».
Et bien chers amis, je ne sais ce que va faire le gouvernement français qui est en train de créer un délit d’entrave numérique à l’avortement, texte de loi qui est déjà passé à l’assemblée nationale et qui doit passer au sénat. Peut-être que l’ensemble de la doctrine de l’église va se voir interdite dans le monde numérique français car l’Eglise, et nous avec elle, ose porter un autre message que celui de la société. Cette loi liberticide, contraire à la liberté d’opinion, posant comme un délit le fait de proposer une alternative à l’avortement et d’en montrer les risques et les dangers, cette loi peut conduire à de grandes dérives totalitaires. Ou, pour citer notre archevêque : « Cette proposition de loi met en cause les fondements de nos libertés et tout particulièrement de la liberté d’expression qui ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets.  Faudrait-il nécessairement exclure toute alternative à l’avortement pour être considéré comme un citoyen honnête ? Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de « pression psychologique et morale » ? ». Voilà ce qui est en train de se passer en notre pays en ce temps de l’Avent, voilà combien les paroles de St Jean-Baptiste dans l’évangile de ce dimanche retrouvent toute leur actualité : convertissez-vous !
Alors oui convertissons-nous et convertissons le monde afin qu’ensemble nous puissions vivre de la deuxième promesse accomplie qu’est celle du Salut obtenu par Jésus Christ. Ne nous laissons pas bercer par les sirènes des temps modernes mais demeurons ferme dans la Foi, attentif à la Parole de Dieu, filialement uni à notre Sainte Mère l’Eglise et surtout, prions pour la France, pour nos gouvernants présents et à venir, prions pour les familles, prions pour la vie.

Amen.

Prions pour celles et ceux qui ont participé ou en encouragé un avortement afin qu'ils reconnaissant la gravité de leurs actes et se tournent avec un cœur contrits vers la Miséricorde divine.

27 Novembre - 1er Dimanche du Temps de l'Avent


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Ô combien l’évangile de ce premier dimanche de l’Avent peut nous sembler actuel, ô combien ce temps qui précéda le déluge peut nous sembler comparable à notre temps. En effet, notre monde désire demeurer dans une certaine indolence, dans cette optique générale qui ne consiste qu’à chercher à profiter de la vie, à assouvir des passions désordonnés, à ne se soucier que de soi, de son propre plaisir, de son propre bien-être. Mais il n’y a aucune perspective si ce n’est celle d’une vie la plus confortable possible qu’importe si cela induit un égoïsme outrancier. Il n’y a aucun sens profond à tout cela, seul le soi est important et pourtant, et pourtant tout comme au temps du déluge une Parole insiste sur cette réalité occulté de notre temps, cette réalité qu’est celle de la finitude des choses et de l’éternité. Cette Parole c’est bien sûr celle du Christ et de l’Eglise, cette Parole qui ne cesse de proclamer que l’existence est portée par la bonté de Dieu et que l’homme est appelé à rejoindre Dieu dans l’éternité en l’accueillant dès à présent. Et cette Parole il ne nous faut jamais cesser d’en être des relais, des relais fiable et véridique, il ne nous faut jamais cesser de l’annoncer à temps et à contre temps. Mais pour pouvoir annoncer la Parole il nous faut d’abord être convaincu dans la Foi de sa véracité, il nous faut être convaincu que la Parole de Dieu est véritablement Parole de Dieu et que cette Parole de Dieu est supérieure aux jeux des opinions modernes. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’elle est parole de Dieu, parce que seule cette Parole nous enseigne nos origines, seule cette Parole nous donne de découvrir que Dieu avait une telle soif de l’Homme que Dieu s’est fait homme pour montrer à l’humanité entière le chemin qui doit être le sien, seule cette Parole nous enseigne le Salut qui s’est opéré et qui doit être accueilli aujourd’hui par chacun des membres de notre humanité.
Et en ce temps de l’Avent nous nous rappelons que la Parole de Dieu était porteuse de cette promesse de la venue du messie, nous nous rappelons que Dieu avait annoncé sa venue dans la chair, nous nous rappelons que cette annonce s’est accomplie le St jour de Noël. Et ce jour là, Dieu nous a donné la preuve, Dieu nous a donné une preuve supplémentaire de sa fidélité et de la réalité divine de sa Parole. Et pourtant nous le savons, peu nombreux sont ceux qui à l’époque ont cru à l’accomplissement de la Parole mais il nous faut apprendre de cette expérience c'est-à-dire qu’il nous faut nous attacher à la Parole de Dieu pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’homme mais bien la Parole de Dieu.
Et peut-être qu’il nous faut entrer dans ce temps de l’Avent, c'est-à-dire dans ce temps de l’attente de l’avènement, ce temps de la préparation à l’avènement qui s’est opéré il y’a plus de 2000 ans et ce temps de la préparation de l’avènement qui est encore à venir, peut-être qu’il nous faut entrer dans ce temps de l’Avent en demandant au Seigneur d’opérer un accroissement de notre Foi en sa Parole et en ses promesse tout en adhérant par notre volonté et notre intelligence à la Parole de Dieu portée par l’Eglise qui en est le porte voix.
Ô combien il est bien regrettable que bon nombre de catholiques se posent en contradicteur de la Foi de l’Eglise, comment peut-on se dire catholique tout en affirmant ne pas recevoir l’ensemble de la Foi, en préférant son opinion à la Parole de Dieu et de l’Eglise ? Il y’a bien là quelque chose d’incompréhensible car si l’on reconnaît que Dieu nous parle et nous éclaire comment pouvons nous rejeter sa Parole lorsqu’elle nous dérange pour y préférer notre petite opinion insignifiante. Et si nous sommes invités à opérer une conversion en ce domaine c’est bien pour pouvoir recevoir dans toute sa grandeur et dans tout son mystère l’évènement unique de la nuit de Noël, pour percevoir cette réalité ineffable de la venue de Dieu en notre chair, pour recevoir l’incarnation de la Parole de Dieu en la Parole du Christ Notre Seigneur.
Que ce premier dimanche de l’Avent nous ouvre aux réalités célestes en restant ferme dans la Foi, dans l’Espérance et dans la Charité, en demeurant attentif à l’enseignement du Christ et de l’Eglise, en nous laissant enseigner et parfois même bousculer par la Parole de Dieu.
Dieu est venu, Dieu vient et Il va venir et dès maintenant Il se donne à entendre et à écouter alors ne fermons pas nos cœurs à sa Parole mais laissons nous éclairer par son enseignement afin de pouvoir l’accueillir pleinement.

Amen.

lundi 21 novembre 2016

20 Novembre - Christ Roi de l'Univers


Alors qu’hier a été célébré la béatification du Bienheureux Père Marie Eugène, fondateur de l’institut Notre Dame de vie et auteur d’un ouvrage spirituel particulièrement remarquable publié sous le titre de « Je veux voir Dieu », ouvrage que je vous recommande, l’évangile de ce dimanche nous place en face de la sainteté à travers un saint que nous n’avons peut-être pas discerné mais que nous connaissons tous sous le pseudonyme du « bon larron ». Car oui, le bon larron est saint et c’est d’ailleurs le seul saint canonisé par le Christ par la parole : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras en Paradis ». Et bien ce bon larron a un nom, il s’agit de saint Dismas et je ne résiste pas à vous conter la petite histoire qui l’accompagne.
Au temps de la fuite en Egypte, alors que St Joseph, la Vierge Marie et le tout jeune enfant Jésus fuient la cruelle menace d’Hérode Ier quittant la Palestine pour aller se réfugier en terre d’Egypte. On raconte que sur la route deux brigands dévalisèrent la Sainte Famille de son argent et de son âne mais Dismas intervînt et les leur fit rendre tout ce qu’ils avaient pris, parce que c'étaient des pauvres gens sur la route de l'exil. L'Enfant-Jésus remercia Dismas tout en lui promettant qu'il lui revaudrait çà à l'occasion. Chacun reprit sa route et Dismas continua à être un larron, un voleur, mais Jésus ne l'oublia pas et à la dernière minute Il lui adressa ces paroles qui lui ouvrirent les portes du Paradis.
C’est une jolie histoire qui n’a certes peut-être pas de grands fondements historiques mais elle manifeste bien combien la charité est récompensée par le bon Dieu en grâce de salut. Mais revenons à l’évangile.
Dans ce dernier, saint Dismas nous manifeste l’essence même de la sainteté à savoir que c’est bien le bon Dieu qui fait les saints, c’est le bon Dieu qui sanctifie et qui justifie. Saint Dismas n’a fait qu’une chose, au dernier instant de son existence il s’est confié au Seigneur, sans exigence et même au contraire en reconnaissant que la justice humaine le condamnait justement mais Il s’est remis entre les mains du Seigneur Jésus après avoir pris sa défense face au mauvais larron. Et c’est ainsi que cette simple phrase, ces quelques mots : « Jésus souviens-Toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume », cette parole là ouvre les flots de la miséricorde divine et établis Dismas dans le Paradis.
Et si nous pouvons reconnaître que la rédemption est communiqué gratuitement et pleinement à l’humanité qui se tourne vers Dieu il nous faut également réaffirmer qu’il n’est jamais trop tard, jusqu’au dernier souffle de vie chaque personne peut poser ce choix radical. Et n’y voyons pas un quelconque calcul de la part de Dismas, il souffre et sait qu’il va mourir, s’il se confie au Seigneur il le fait en vérité, dans la gravité de l’instant et c’est bien dans ces dispositions intérieures que chaque personne peut, en vérité, se tourner vers le Seigneur jusqu’à son dernier instant.
Ô bien sûr, pour nous, nous n’avons pas attendu ce dernier moment et par grâce nous vivons d’ores et déjà de la Foi, porté par la présence vivante et vivifiante du Seigneur Jésus ressuscité, mais cet épisode de St Dismas nous invite à ne jamais désespérer de ceux qui nous entourent et qui ne vivent pas dans la Foi. Il nous faut être fondé dans la belle espérance qu’eux aussi découvrirons le Seigneur tout en priant ardemment pour chacun d’eux et en essayant de leur manifester l’Amour de Dieu pour eux, en leur manifestant que le Seigneur Jésus a étendu son règne de gloire uniquement par cette croix qui se dresse sur le monde, par cette croix qui manifeste le sacrifice auquel Dieu a consenti pour chacun de nous, que l’autorité du Seigneur n’est pas porté par le glaive et le sang mais se trouve contenu dans cet amour donné totalement.
Alors en ce dimanche, porté par l’exemple du Bx Père Marie Eugène, gardons fort à notre esprit ce désir de sainteté qui doit nous animer, laissons nous saisir par le Christ et confions nous à Lui à l’image de St Dismas. Prions pour tous ceux qui sont loin du Christ afin qu’ils découvrent avant leur dernier souffle le Roi de l’univers, ce roi d’Amour qu’est le Seigneur et qu’avec eux, au moment venu nous puissions entendre le Seigneur nous dire : « avec moi, tu seras en Paradis ».
Amen


13 Novembre - 33ème Dimanche du Temps Ordinaire

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La fin du monde, l’apocalypse, voilà bien des termes qui nous étaient familiers en l’an 2000, portés par la vague de ces faux prophètes qui déclamaient l’avènement de ce temps, l’avènement de la fin. Et il est certain que ce moment arrivera un jour, la fin du monde, la fin du temps. Mais il semblerait que cette réalité à venir soit maintenant reléguée dans le monde des éventualités possibles mais peu probables alors que ce moment peut advenir maintenant ou dans une heure, ou bien sûr dans de nombreuses années voire des siècles.
Quoi qu’il en soit, ce que nous savons c’est que le « jugement dernier interviendra lors du retour glorieux du Christ. Le Père seul en connait l'heure et le jour, Lui seul décide de son avènement. Par son Fils Jésus-Christ Il prononcera alors sa parole définitive sur toute l'histoire. Nous connaîtrons le sens ultime de toute l'œuvre de la création et de toute l'économie du salut, et nous comprendrons les chemins admirables par lesquels Sa Providence aura conduit toute chose vers sa fin ultime. Le jugement dernier révélera que la justice de Dieu triomphe de toutes les injustices commises par ses créatures et que son amour est plus fort que la mort (cf. Ct 8,6). » Mais il nous faut bien nous rappeler que le « message du Jugement dernier appelle à la conversion pendant que Dieu donne encore aux hommes "le temps favorable, le temps du salut" (2Co 6,2). Il inspire la sainte crainte de Dieu. Il engage pour la justice du Royaume de Dieu. Il annonce la "bienheureuse espérance" (Tt 2,13) du retour du Seigneur qui "viendra pour être glorifié dans ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru" (2Th 1,10) ».
            Ainsi nous percevons combien cette perspective n’est pas un effondrement de toute chose, un anéantissement de la terre et du monde, elle est cette récapitulation de toute chose dans le Christ, cette réunion du genre humain en Dieu pour tous ceux qui seront appelés à entrer dans le Royaume éternel. Et en définitive, la perspective du jugement dernier n’est pas différente de celle de notre propre mort qui, elle aussi, peut advenir maintenant, dans une heure ou dans de nombreuses années. Dès lors, l’essentiel se trouve dans le fait d’être prêt, d’être prêt à être saisi par l’éternité, d’être tourné vers le Seigneur et sa miséricorde. Et en ce sens, nous pouvons nous rappeler ce que disait St Dominique Savio, ce saint de 14 ans :
Saint Dominique Savio à qui l’on demandait ce qu’il ferait s’il ne lui restait plus que quelques instants à vivre, avant sa mort, ou avant la fin du monde : « Je continuerais à jouer ». Il était alors en train de jouer au ballon avec ses camarades.
St Dominique était prêt et il avait bien conscience que le Seigneur serait heureux de le trouver en train de s’amuser. Et cette parole nous permet de prendre conscience combien le fait d’être prêt à l’éternité n’induit pas une séparation avec les activités humaines et en ce sens le moine n’est pas à priori plus prêt que le père de famille car le moine tout comme le père de famille, tous deux sont invités à être prêt c'est-à-dire à habiter leur devoir d’état, à habiter chacune de leurs activités par la présence du Seigneur. C’est là où nous sommes, dans ces activités qui sont les nôtres que nous sommes appelés à faire toute la place au bon Dieu.
Et peut-être qu’en ce dimanche, après avoir redécouvert les réalités éternelles, après avoir vécu cette belle année jubilaire de la miséricorde divine qui se termine en ce jour, peut-être pouvons-nous nous poser cette même question qui fut jadis posé à St Dominique Savio : qu’est ce que je ferais s’il ne me restait plus que quelques instants à vivre ?
Cette simple question nous permet de retrouver l’essentiel de nos existences et pour certain, et bien, ils sentiront la nécessité de poser un acte de réconciliation avec untel ou untel et peut-être même un acte de réconciliation avec Dieu pour d’autres ils continueront d’être à ce qu’ils font tout disposé à être saisi par l’éternité comme St Dominique Savio. Et à cet instant, tout le reste, tout le reste n’aura absolument aucune importance.
Ainsi en nous posant cette question nous pouvons nous demander si cet essentiel rendu si important par l’imminence de la fin, si cet essentiel ne devrait pas porter l’élan de nos existences… Alors surtout ne reléguons pas l’éventualité de la fin ou de notre fin dans la catégorie des possibles non probable mais soyons prêt, uni au Seigneur dès maintenant, l’âme allégée par la miséricorde divine, le cœur disposé à rencontrer l’Eternel. Etre prêt, toujours prêt, voilà l’unique réponse à la fameuse question : « qu’est ce que je ferais s’il ne me restait plus que quelques instants à vivre ? ».
Amen.



11 novembre


Images pieuses(Saint Martin de Tours )

En ce jour où nous fêtons l’armistice de la première guerre mondiale nous repensons bien entendu au plus de 60 millions de soldats qui y ont pris part, nous repensons aux 18 millions de victimes qu’à fait ce conflit, aux millions de mutilés et d’invalides qui y ont survécu. Mais au bord de leur tombe, il nous faut surtout nous remémorer l’histoire, cette histoire qui a fait la France. Notre histoire qui a été fait par ces hommes qui n’ont pas refusés de perdre leurs vies pour leur patrie. Et aujourd’hui peut-être plus qu’hier, il nous faut nous rappeler l’identité de notre terre de France, celle pour qui sont morts tant de braves et ce aux champs d’honneur, il nous faut rendre vive les racines chrétiennes de notre terre de France qui fut jadis consacrée au Sacré-Cœur et dont la Foi catholique irradie le passé mais aussi notre présent. Et en cette église, nous ne faisons pas simplement un devoir de mémoire mais nous prions pour tous les combattants mort pour la France, nous prions pour notre patrie dans l’unique vérité qu’est le Christ, dans l’unique Foi qui est la nôtre.
Et Dieu Lui-même invite au respect de la patrie, Il y invite aux premiers instants de sa relation avec l’humanité car dans les dix commandements, le quatrième qui est, je me permets de vous le rappeler : « Tu honoreras ton père et ta mère », ce commandement a toujours été reçu comme un appel au respect de la patrie. Le catéchisme de l’Eglise catholique nous le redit clairement : « Le quatrième commandement demande de rendre honneur, affection et reconnaissance aux aïeux et aux ancêtres. Il s'étend aux devoirs des citoyens à l'égard de leur patrie ». Et le catéchisme va plus loin car il nous dit : « L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l'ordre de la charité ». C’est ainsi que nous célébrons ce jour en cette église de Peypin dans le respect de la patrie française, dans le respect du devoir accomplie par tous nos braves.
Et il nous faut nous rappeler que ceux qui se vouent au service de la patrie dans la vie militaire, sont des serviteurs de la sécurité et de la liberté des peuples. S'ils s'acquittent correctement de leur tâche, ils concourent vraiment au bien commun de la nation et au maintien de la paix. C’est bien dans ce sens que l’abbé Vallier a donné sa vie dans ce conflit, il ne l’a pas donné pour la guerre mais bien pour la paix à venir et surtout pour le secours des âmes de ceux qui combattaient. Car si nous nous devons d’aimer et de servir notre patrie, il nous faut nous rappeler que notre véritable patrie n’est pas ici-bas, notre patrie elle est au ciel et c’est bien vers elle que nous allons. Et notre prière de ce jour prend sens lorsque nous prions avec ferveur pour ceux qui ont donné leur vie dans la justice pour notre patrie ici-bas, lorsque nous prions pour eux afin qu’ils entrent dans la patrie céleste, dans cette patrie où la souffrance et la guerre sont absentes, dans cette patrie où Dieu est tout en tous, dans cette patrie où Dieu réjouit l’humanité pour l’éternité.
Alors en ce jour prions pour tous les défunts de ce conflit et des autres qui lui ont succédés et prions également pour nous afin que le moment venu nous puissions entrer dans la patrie céleste.

Amen.

dimanche 6 novembre 2016

6 novembre - 32ème Dimanche du Temps Ordinaire


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Alors qu’en notre société c’est peut-être davantage le néant ou la réincarnation qui semble être prônée, le Seigneur Jésus nous rappelle la réalité de la résurrection des corps. Et il ne nous faut pas craindre de réaffirmer notre Foi en cette Parole du Christ qui permet l’espérance et qui surtout demeure la vérité éternelle.
Je parle d’espérance car considérer que le néant absorbera l’existence humaine, cela ne peut conduire qu’à une désespérance chronique qui touche d’ailleurs bon nombre de nos contemporains. A quoi cela sert-il d’affronter l’existence si elle est vouée à l’anéantissement ? Pourquoi construire sa vie dans la voie droite et juste puisque en définitive cela n’aurait aucune importance ? Qu’importe ce qui serait fait, qu’importe les actes posés, tout serait anéanti. Et c’est ainsi qu’on va poser comme leitmotiv de l’existence le fameux « carpe diem » compris comme cette volonté de profiter de la vie, de la brûler par les deux bouts, de se rassasier de plaisir avant l’anéantissement final. Cette pensée là peut nous apparaître comme commune à bon nombre de nos contemporains et cela nous enjoint à être des annonciateurs de la vérité des réalités éternelles, des annonciateurs de l’éternité.
Face à cette pensée de désespérance, se rencontre également, peut-être moins qu’il y’a quelques temps, la position de la réincarnation. Et il est toujours étonnant de considérer que pour le monde bouddhiste, la réincarnation est une malédiction qui doit permettre à celui qui se réincarne de s’améliorer jusqu’à atteindre une certaine plénitude qui le ferait quitter ce cercle de la réincarnation. Mais pour nos contemporains, la réincarnation est au contraire perçue comme quelque chose de positif qui serait comme un palliatif à la quête de l’immortalité et qui permettrait ainsi de revenir, après sa mort, afin de profiter une nouvelle fois des bienfaits de l’existence. L’idée même de la réincarnation se trouve ainsi détourner afin de servir une certaine vision de la vie.
Mais face à tout cela, le Christ nous l’enseigne, balayant ainsi toutes les opinions contraires, le Christ nous enseigne la réalité de la résurrection des corps. Et c’est ici un point précis de la Foi qui certes est une affirmation des réalités éternelles mais qui est surtout une affirmation de la valeur positive de notre corps. Notre âme entrera dans l’éternité au moment de notre mort, et au moment du jugement notre âme retrouvera ce corps qui est le nôtre mais un corps glorifié, le même et en même temps différent. Notre corps établi dans l’éternité sera établi dans la perfection qui lui est propre. Et reprenons conscience en ce dimanche que le corps humain est déjà entré dans la gloire divine par la résurrection et l’ascension du Seigneur, par l’assomption de la Très Sainte Vierge Marie.
 Cette considération donne bien de la valeur à notre corps qui doit être respecté et qui ne peut être rejeté comme le pensait certaine philosophie antique le considérant comme un simple véhicule de l’âme. Cela nous permet également d’affirmer que c’est bien l’ensemble de la personne, corps et âme, qui est appelé à participer à l’œuvre de rédemption opérée par le Christ et qui est donc appelé à être unifiée dès ici-bas. Cela doit nous permettre d’éviter cet écueil qui considérerait que seule les choses spirituelles sont appelées à être uni au Christ, considérant que la dimension corporelle de l’être n’aurait que peu d’importance. Et c’est un écueil qui peut nous atteindre tous et qui est par ailleurs dénoncer par le Christ Lui-même. Et pour donner un exemple, ce serait celui qui dirait aimer le Seigneur en son cœur mais qui agirait de manière totalement contraire en sa vie. Or, nous pouvons le réaffirmer avec vigueur en ce dimanche, la Foi n’est pas circonscrite à l’intériorité et même bien au contraire, la Foi doit embrasser l’ensemble de la personne en son âme et en son corps, en son esprit et en son action. Une Foi qui n’agît pas est belle et bien morte nous dit St Jacques ou pour citer le Seigneur : « ce n’est pas en disant Seigneur, Seigneur qu’on entrera dans le Royaume des cieux mais c’est en faisant la volonté du Père qui est aux cieux » or l’agir passe nécessairement par notre corporéité.
Ainsi en ce dimanche, réapproprions-nous cette réalité de la résurrection des corps afin de pouvoir l’annoncer non comme une opinion ou comme une option intellectuelle mais bien comme cette douce réalité fruit de l’enseignement du Christ Lui-même. Et demandons au Seigneur de nous aider à unifier nos vies afin que l’ensemble de notre personne, corps et âme, soit uni à Lui dès maintenant et pour l’éternité.

Amen.