Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

samedi 28 décembre 2013

Homélie du 22 décembre 2013 - 4ème dimanche de l'avent



C’est la belle figure de St Joseph qui est proposée à notre méditation de ce dimanche. St Joseph, cet homme juste comme nous le dit l’évangile a toujours été particulièrement vénéré dans le peuple chrétien et pourtant, de St Joseph nous ne savons que très peu de choses.
Il est de la maison de David et c’est par lui que Jésus Christ Notre Seigneur va appartenir à la lignée de David respectant ainsi l’annonce des prophètes. Mais c’est essentiellement la foi de St Joseph qui est révérée. Comme nous le rapporte l’évangile de ce jour, St Joseph a cru aux paroles qui lui furent adressés en songe par l’ange. Et sa Foi est particulièrement grande car elle dépasse l’entendement. La Foi de St Joseph touche en effet ce grand mystère de l’incarnation de Dieu. Dieu se fait homme, n’y-a-t-il pas de plus grand mystère que celui-ci.
Dieu créateur de toute chose, créateur du temps et de l’espace, créateur de l’humanité dont Il a déjà subi l’affront dans le péché des origines, Dieu offensé par le péché de l’homme, Dieu se fait homme. Ô combien notre intelligence ne peut que s’incliner devant cet anéantissement de Dieu qui se fait créature. Dieu créateur devient créature et non pas pour montrer sa puissance, non pas pour exercer une autorité car il n’aurait pas besoin de cela, Dieu créateur devient créature pour sauver son peuple de ses péchés comme l’annonce l’ange à St Joseph. Et il devait subsister de nombreuses questions quant à l’accomplissement des paroles de l’ange, il devait subsister de nombreuses interrogations dans l’esprit de St Joseph mais malgré elle il prête Foi aux paroles de l’ange. Les questions sont là mais à son réveil St Joseph prend chez lui Marie et avec elle il reçoit le sauveur du monde qu’il va s’attacher à protéger, qu’il va s’attacher à nourrir, qu’il va s’attacher à aimer.
Cet humble charpentier de Nazareth à la Foi pure reçoit en sa demeure la Très Sainte Vierge Marie d’Immaculée conception et Son Seigneur et Sauveur, et Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Par sa Foi, St Joseph a permis à la Vierge Marie de ne pas subir les foudres des lois de son temps. Par sa Foi, St Joseph a permis à Notre Seigneur Jésus Christ de naître et de grandir dans une famille aimante, dans une sainte famille. Cette Foi de St Joseph doit être pour chacun de nous un exemple. Ô bien entendu, nous n’avons peut-être pas la visite d’un ange en nos songes mais parfois le Seigneur nous place devant des choix essentiels et existentiels. Le chemin se dessine mais les questions demeurent quant à l’avenir de ce chemin et s’offre alors à nous deux possibilités, celle de refuser d’emprunter ce chemin ou celle de s’y lancer en s’appuyant sur la Foi.
Par exemple, ces deux possibilités s’offrent à ceux qui s’interrogent quant à un engagement essentiel qu’est celui du mariage enraciné dans la Foi ou encore dans une question de vocation religieuse ou sacerdotale. Ces deux possibilités s’offrent ensuite quotidiennement dans les choix que nous posons, suivons nous le chemin que le Christ nous présente qui concoure aux engagements pris et cela dans une foi vive et intense ou bien préférons nous nous laisser porter par nos envies, par la facilité d’une existence vécue sans effort. Le chemin porté par la Foi, le chemin de la vertu enraciné dans une relation vivante avec le Seigneur tel est bien le chemin que nous sommes tous appelés à parcourir. Et c’est en parcourant ce chemin que St Joseph devint le protecteur du Seigneur l’accueillant dans le sein de la Vierge Marie. C’est en parcourant ce chemin que les saints ont changés le monde. C’est en parcourant ce chemin que nombre de chrétiens vivent déjà illuminés de la grâce divine. C’est en parcourant ce chemin que nous pourrons nous même atteindre le ciel.
Alors à l’image de St Joseph, alors que la sainte nuit de Noël est à notre porte, confions-nous de grand cœur à son intercession afin qu’il nous donne, à tous et à chacun, la grâce d’une Foi plus grande et intense, la grâce d’une Foi qui nous permette d’accueillir pleinement le Seigneur qui vient, le Seigneur qui vient pour nous sauver.
Amen.

mardi 17 décembre 2013

Homélie du 15 décembre 2013 - 3ème Dimanche de l'Avent



« Es-Tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » cette question de St Jean-Baptiste est étonnante car elle exprime le désir de St Jean-Baptiste qui s’inscrit dans la grande lignée des prophètes de l’Ancien Testament attendant la venue du messie, mais St Jean-Baptiste est celui qui a entendu la voix du Père certifiant l’identité messianique de Jésus lors de son baptême au Jourdain. Mais, malgré tout, St Jean Baptiste continu à chercher, à s’interroger pour savoir si c’est bien Jésus le messie, si c’est bien Lui celui qui est tant attendu. St Jean-Baptiste a peur de se tromper, il craint de ne pas suivre le bon chemin. Et le Seigneur répond à son questionnement non pas par un beau discours rhétorique, Il y répond en lui montrant ses œuvres : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ».
Mais ce questionnement de St Jean-Baptiste peut-être également le nôtre. Est-ce que nous attendons véritablement le Seigneur ? Oh, non pas simplement pour cette belle et grande fête de Noël mais désirons-nous véritablement rejoindre le Seigneur pour l’éternité ? Est-ce que c’est véritablement le Seigneur Jésus que nous attendons ou bien au contraire, mettons-nous notre espoir en quelqu’un d’autre ou bien peut être plutôt en quelque chose d’autre ?
Aujourd’hui, dans notre société, dans notre temps, nombreux sont ceux qui ne se confient qu’en eux-mêmes. Ils n’ont confiance qu’en eux, n’agissent que pour eux, et en définitive ne vivent que pour eux. En y pensant je me dis qu’ils doivent être bien triste car nous savons bien que nous ne maîtrisons pas grand-chose dans notre existence, les évènements adviennent et il nous faut y faire face et celui qui ne croit qu’en lui-même aura bien tôt fait de découvrir qu’il est bien loin d’être infaillible et que sa volonté est insuffisante, qu’il ne maîtrise pas le cours des choses. Alors pour survivre et bien il va se durcir et se bercer de cette illusion qu’il est fort, tout puissant, maître de sa vie et de son destin. Une maladie incurable pourrait l’atteindre qu’il ne douterait pas encore de lui-même. Voilà le triomphe de l’orgueil humain, triomphe dramatique de l’âme qui refuse les secours divins et se berce dans l’illusion de sa toute puissance et ce jusqu’à son dernier souffle. Même la mort implacable ne le fera pas douter de son illusion et c’est drapé dans sa suffisance qu’il rejoindra la tombe sans avoir pris conscience qu’il n’était qu’un souffle, sans avoir pris conscience qu’il était aimé par Dieu, sans avoir pris conscience que la vie ne se gagne que lorsqu’elle se donne, sans avoir pris conscience que la vie ne trouve sons sens que lorsque Dieu le révèle. Oh combien est triste cette existence humaine gonflée d’orgueil et de présomption qui ne croit en rien et n’espère rien, qui vit ici-bas en pensant que rien n’a de sens, cherchant à marquer le monde en espérant que le monde se souvienne qu’il a été. Cet homme-là n’attend rien si ce n’est peut-être une vaine gloriole humaine, gloriole d’argent et d’apparence. Ô combien le bon Dieu doit être triste de se voir ainsi refusée par cette âme qu’Il cherche pourtant à aimer et à sauver mais qui ne peut agir, bloqué par l’orgueil démesuré. Cette âme-là n’attend rien d’extérieur à elle-même et la venue du Seigneur Jésus ne sera qu’un évènement parmi tant d’autres classés dans la rubrique des faits divers.
Et il y’a ces âmes qui ont démasqué cette illusion de toute puissance et qui se sont mises en quête de sens, en quête du sens de leur existence. Elles ont eu beau chercher elles n’ont pas trouvée la réponse jusqu’au jour où elles l’ont reçu dans un éclat d’éternité qui leur a fait découvrir l’amour infini du Seigneur, qui ont ressenti cette vague déferlante de l’amour infini du Seigneur. Dès lors, elles ont découverts que la réponse n’était pas une idée ou un concept mais bien une personne : Jésus Christ. Elles ont découverts que Dieu porté par son désir de nous rejoindre s’est fait l’un de nous en Jésus. Et dès lors elles n’ont désirée qu’une chose, celle de suivre le Seigneur toujours davantage, de lui être uni toujours davantage, de l’aimer et de se laisser aimer toujours davantage. Et leurs vies d’ici-bas se sont écrites dans cette relation avec Dieu, dans cette belle espérance du ciel, dans cette certitude d’être aimé à l’infini, d’être aimé par l’infini. Et ce sont bien ces âmes-là qui ont marqué le monde, qui ont marqué le monde par leur don de soi telle la Bienheureuse Mère Térésa, qui ont marqué le monde par leur détachement du monde et leur attachement au Christ tel St François d’Assise, qui ont marqué le monde dans l’anonymat de la prière conventuelle telle Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, qui ont marqué le monde per leur intercessions puissantes après leur naissance au ciel telle Ste Rita.
Et nous, où sommes-nous, quelle est notre âme ? Sommes-nous dans la suffisance ou bien dans la confiance, sommes-nous dans l’égoïsme orgueilleux ou dans la charité enflammée, sommes-nous dans une perspective d’anéantissement de notre être le jour de notre mort ou dans l’espérance de la béatitude éternelle, sommes-nous pour nous même ou bien sommes-nous pour le Christ…
« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » nous dit le Seigneur alors même si nous sommes inconstants attachons-nous véritablement au Christ, vivons dans la Foi embrasée d’une véritable charité porté par la belle espérance. Il nous faut choisir et non pas simplement intellectuellement mais bien existentiellement, il nous faut choisir le Christ pour vivre avec Lui porté par les sacrements. Notre choix du Christ enracinée dans la découverte de son amour infini pour nous ne pourra que nous conduire à Le recevoir dans la sainte communion, à Lui être réconcilié dans le sacrement de la confession, à vivre notre existence tournée vers les plus petits dans une charité effective. Notre amour du Christ nous poussera à fuir tout ce qui nous éloigne de Dieu, à fuir le péché qui abîme notre relation au Seigneur. Tout cela constituera notre réponse d’amour à l’amour de Dieu, notre amour de Dieu ne s’exprimera pas par un beau discours rhétorique mais par nos actes d’amour.
Et dès lors si nous choisissons véritablement le Christ alors c’est le Christ Lui-même qui nous comblera et l’action de Dieu en nos vies constituera notre réponse certaine et sereine, nous pourrons affirmer que c’est bien le Christ qui est le Seigneur, que c’est bien le Christ avec lequel nous vivons, que c’est bien le Christ que nous attendons dans l’éternelle béatitude. Choisissons le Christ, abandonnons-nous à Lui de corps et d’âme et le st jour de Noël nous pourrons nous émerveiller de la venue du Seigneur en nos vies, de l’anéantissement de Dieu qui se fait l’un de nous par amour.
Amen.

mardi 10 décembre 2013

Homélie du 8 décembre 2013 - 2ème dimanche de l'avent



Alors que nous préparons nos cœurs et nos âmes à vivre cette belle fête de Noël, l’évangile de ce dimanche nous ramène quelques instants avant le début de la vie publique du Seigneur Jésus, auprès de St Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. Tous sont dans l’attente de la venue du messie et St Jean-Baptiste est cette voix qui crie dans le désert, qui crie certes la venue du messie mais qui crie surtout cet appel urgent à la conversion de ce peuple d’Israël qui doit accueillir le messie. Oui, Dieu va venir mais si Dieu vient ce n’est pas pour autre chose que pour rencontrer notre humanité, ce n’est pas pour autre chose que pour se révéler à notre humanité et pour la sauver. Mais Dieu ne peut être accueilli que dans un cœur disposé à le recevoir. Dieu ne s’impose pas à la personne humaine, Dieu désire de tout son être atteindre chacun mais il revient à chacun de l’accueillir ou non.
Mais nous pourrions être un peu, juste un peu, comme ces pharisiens et ces scribes quelque peu malmené par St Jean-Baptiste c'est-à-dire que nous pourrions considérer que notre baptême qui nous a fait membre du corps du Christ nous donne droit au salut, nous donne droit au paradis. Ô bien entendu ce n’est pas dit comme cela mais celui ou celle qui ne cherche pas à se rapprocher du Seigneur en cherchant sans se lasser à ordonner sa vie en l’accordant au bon Dieu, celui ou celle qui ne cherche pas à vivre de la grâce communiquée par les sacrements, celui-là ou celle-là réduit le bon Dieu à une simple idée et donc la Foi à une idéologie. L’extrême se situerait dans cette forme d’expression : « Ô mon Père vous savez, je suis croyant même si je ne viens jamais à la messe », le fameux slogan du croyant non pratiquant. Mais comment peut-on croire que Dieu, Dieu se donne à nous à chaque eucharistie et ne pas tout faire pour le recevoir au moins chaque Dimanche, comment peut-on croire que Dieu nous pardonne dans le sacrement de la confession et pas tout faire pour recevoir régulièrement ce sacrement. Dès lors, cela revient à se poser une question quelque peu brutale j’en conviens, est-on véritablement croyant si l’on n’est pas pratiquant…
Mais ces considérations ne nous concerne pas pour nous qui sommes ici. Cependant les scribes et les pharisiens de l’évangile peuvent nous mettre en garde contre une tentation. Tentation de considérer que nous remplissons notre « devoir religieux » lorsque nous allons à la messe le dimanche et nous confessons une foi l’an. Je caricature c’est vrai mais allons au bout, nous pourrions dès lors être satisfait ; la messe dominicale, la confession annuelle tout est parfait mais nous sommes alors foudroyés par les paroles même de St Jean-Baptiste : « Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion, et n'allez pas dire en vous-mêmes : 'Nous avons Abraham pour père' » ce qui retranscrit pour chacun de nous donnerait cela : « Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion, et n'allez pas dire en vous-mêmes : 'Nous sommes enfants de Dieu par notre baptême, nous allons à la messe dominicales et nous nous confessons une fois l’an' ».
La Foi c'est-à-dire notre amour de Dieu, notre connaissance amoureuse du Seigneur ne nous invite pas uniquement à  ce minimum syndical de la messe dominicale et de la confession annuelle, notre Foi doit nous conduire à vivre amoureusement en Dieu c'est-à-dire que notre amour de Dieu doit se fonder sur la messe dominicale et sur la confession mais l’amour n’a jamais fini de se dire, n’a jamais fini de se vivre, n’a jamais fini de nous bousculer. C’est notre amour de Dieu qui demeure le principal moteur de notre conversion et d’une conversion véritable qui peu à peu adoucit un caractère, qui peu à peu donne l’élan d’une charité vécue, qui peu à peu donne de vivre dans une vive espérance, qui peu à peu donne de vivre en Dieu à tel point que, comme le dit St Paul, ce n’est plus nous qui vivrons mais le Christ qui vivra en nous.
Et bien le temps de l’avent doit nous permettre de ranimer cet amour dévorant du Seigneur qui fonde notre Foi et habite nos âmes, ranimer notre désir de lui être uni en chaque instant, ranimer notre désir de l’accueillir véritablement en nos vies. Le temps de l’avent nous rappelle que nous avons toujours à progresser dans notre désir de Dieu, que nous avons tous à progresser pour accueillir le Seigneur, pour qu’Il naisse encore davantage en nos existences. Nous avons tous à progresser alors prenons les moyens de progresser, de faire un petit pas, de faire ce petit pas qui nous rapprochera de la crèche devant laquelle nous pourrons contempler Dieu qui vient pour nous.
Amen.

vendredi 6 décembre 2013

Les 6 messes de Noël !



Voici les horaires des différentes messes de Noël :

24 décembre nuit de Noël :

·         17h : messe avec les enfants de  la catéchèse à l’église St Laurent de La Bouilladisse
·         20h : messe à l’église St Pierre de La Destrousse
·         23h30 : Veillée puis messe de minuit à l’église St Laurent de La Bouilladisse

25 décembre jour de Noël :

·         9h : messe à l’église St Martin de Peypin
·         9h : messe à l’église St Jacques de Belcodène
10h45 : messe à l’église St Laurent de La Bouilladisse

mercredi 4 décembre 2013

1er décembre - 1er dimanche de l'Avent



Déjà, et oui, Noël est déjà là, approchant. Les décorations de Noël sont sorties dans nos cités depuis bien longtemps et les spots publicitaires ont déjà pris leurs atours festifs. Comme si la société entière attendait ce moment de magie qu’est Noël, ce moment de paix, de joie et de fête. Noël est déjà là, préfiguré, annoncé par la première lecture que nous venons d’entendre, mais Noël doit se faire désirer. Oh, non pas pour nous faire souffrir d’attendre mais bien pour que nous puissions nous préparer à ce jour, à cette nuit, à LA nuit. Et cette préparation est essentielle. Ne tombons pas dans ce travers moderne qui réduit Noël à un bon repas, de beaux cadeaux, oubliant le pourquoi de la fête. Si Noël est Noël ce n’est pas à cause d’un gros bonhomme rouge qui n’est porté par ses rennes que dans l’imaginaire enfantin si malléable.
Redisons-nous bien que Noël est ce jour où Dieu s’est fait homme pour nous et pour notre salut. La fête est d’abord fête de la venue du Seigneur et nos préparatifs doivent donc correspondre avant tout à cette attente de la naissance du Fils de Dieu. Et ces préparatifs si ils sont matériels car nous pensons déjà à ce que nous allons manger à Noël, à ce que nous allons offrir mais là aussi ne perdons pas de vue le pourquoi. Une bande dessinée reprenant la vie d’un saint patron pour les plus jeunes, le dernier ouvrage du Pape pour les plus grands, n’hésitons pas à inviter le bon Dieu au pied du Sapin.
Mais par-delà ce côté matériel, ces préparatifs doivent être, en plus et surtout, spirituels. Comme nous préparons nos demeures à cette belle nuit de Noël, de même, il nous faut préparer nos âmes, et c’est bien là le plus important.
Dans l’évangile, c’est le Seigneur qui nous conseille, Il nous dit d’être sur nos gardes, de rester éveillés et de prier en tout temps. Etre sur nos gardes, c’est être vigilant sur l’état de nos âmes. Le temps de l’avent est un temps favorable pour désencombrer nos âmes, pour les dépoussiérer par la miséricorde du Seigneur afin de nous permettre de vivre Noël pleinement. Afin que le jour de Noël le Seigneur puisse renaître en plénitude dans nos vies. Rester éveillés, c’est rester actif, agissant. En ce temps de l’avent, n’oublions pas de poser des actes qui manifestent notre attachement premier au Seigneur, qui manifestent notre connaissance du sens véritable de Noël. La charité envers les plus pauvres, ne doit pas être absente de nos préparatifs afin que pour eux aussi, Noël puisse être fêté et que la charité puisse l’orner. Le dernier conseil du Seigneur est de prier en tout temps et là encore le temps de l’avent est propice à nous remettre un peu en question en constatant le temps que nous passons avec le Seigneur dans la prière personnelle et peut-être en prenant des bonnes résolutions qu’il nous faudra surtout mettre en pratique.
Une âme immaculée par la miséricorde du Seigneur, une charité active, une union au Seigneur dans la prière personnelle tel est le chemin qui nous conduira jusqu’à Noël. Et en considérant cela, nous pouvons rendre grâce au Seigneur qui nous donne ce temps de l’avent pour nous préparer. Le Seigneur nous prévient, Il nous invite à nous préparer intérieurement.
Et c’est bien dans cette perspective que vous est proposé ce temps de confessions durant le temps de l’avent mais pour le reste, c’est à chacun de nous de jouer, c’est à chacun de nous de faire un petit pas dans la charité et dans la prière.
Alors en ce premier dimanche qui inaugure le temps de l’attente de la venue du Sauveur, le temps des préparatifs de la Sainte Nuit, demandons au Seigneur la force de vivre de vrais préparatifs spirituels car la sanctification de nos âmes, tel est le plus beau cadeau que nous pouvons nous faire.
Amen.