Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

dimanche 28 janvier 2018

1er Janvier 2018 - Bonne et sainte année !!!

En ce premier jour de l’année, honorer la Très Sainte Vierge Marie sous le titre de « Mère de Dieu » doit être pour nous tous un beau programme pour cette année 2018, je n edirais pas une résolution de début d’année car généralement ces résolutions là ne durent pas bien longtemps mais je dirais bien un programme, une attention spirituelle.
Car en effet, honorer la Très Sainte Vierge Marie sous le vocable de « Mère de Dieu », c’est reconnaître que le « fiat », le oui de Marie à l’ange qui a permit l’incarnation de Dieu, qui a permit que Dieu se fasse homme en Jésus a constitué Marie comme étant la mère de Jésus, vrai Dieu et vrai homme. Dès lors, Marie est bien mère de la personne Jésus qui est pleinement homme mais aussi pleinement Dieu. Et c’est ainsi qu’une simple créature a reçu ce titre de gloire et d’honneur de « Mère de Dieu » non pas bien sûr que Marie soit à l’origine de Dieu car elle n’est qu’une simple créature mais parce qu’elle engendré le Verbe incarné elle reçoit ce titre de maternité divine. Oui, Marie est bien la mère de Dieu dans l’ordre de l’incarnation et donc de notre salut. Ainsi, aujourd’hui, en ce premier jour de l’année, nous reconnaissons cette place éminente qu’a la Vierge Marie dans l’ordre de notre salut, de notre propre rédemption. C’est par le oui de Marie que Dieu s’est fait homme et que Dieu s’est offert en sacrifice pour le salut de l’humanité. Mais si aujourd’hui nous honorons la Vierge Marie sous son titre le plus beau, cela nous invite à nous placer tous et chacun sous l’intercession de Celle qui nous a donné son Fils, sous l’intercession constante de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu.
            Le programme pour cette année et pour les années suivantes jusque dans l’Eternité consiste donc à donner à Marie sa juste place dans notre vie spirituelle afin de permettre à Marie d’être celle qui nous guidera au plus près de son divin Fils, notre Seigneur. Et ce programme d’accueil de Notre Dame en notre vie il n’est pas simplement théorique mais il doit s’inscrire dans nos propres dévotions, dans notre propre vie spirituelle et bien sûr par l’usage quotidien du chapelet qui demeure cette chaîne qui nous unit au ciel, par la prière de l’angélus qui matin, midi et soir est la posologie de la présence divine en notre quotidien sous le regard maternel de la Vierge Marie. N’écartons pas ces pratiques à cause de leur simplicité car nous avons besoin d’habitude, de cette habitude qui forme la vertu et qui nous donnera de nous tourner spontanément vers le bon Dieu par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie.
Et bien ce sont les vœux que je nous adresse à tous, que nous donnions une place toujours plus importante à Notre Dame en notre vie. Et pour le reste, je me sens parfois obligé de souhaiter la santé qui est certes importante mais qui n’est pas essentielle par rapport à la sanctification de nos vie, par rapport à la sainteté car à quoi sert à l’homme de vivre en pleine santé s’il en vient à perdre son âme, pour plagier le psaume. Ainsi pour cette nouvelle je nous souhaite d’accueillir toujours davantage la Très Sainte Vierge Marie et qu’ensemble nous nous rapprochions du Seigneur en chacune de nos vies et en la vie paroissiale. Que 2018 soit une année plus sainte que 2017 !

Amen.

30 Décembre - Sainte Famille

Célébrer en ce jour la Ste Famille, c’est contempler cette douce réalité de la naissance de Dieu qui constitue par sa naissance même cette Ste Famille que nous honorons. Et cette Ste Famille elle est bien singulière, St Joseph le père adoptif de Jésus, le chaste époux de la Vierge Marie côtoya les anges qui en songes l’ont guidés à travers les dangers ; la Très Sainte Vierge Marie, elle qui est la Mère  de Dieu, d’Immaculée Conception elle demeure uni à Dieu qu’elle chérit en son divin Fils ; et enfin le Seigneur Jésus, petit nourrisson qui demeure Dieu fait homme, créateur de toutes choses. Oh oui, cette sainte Famille est bien singulière et pourtant c’est bien elle qui nous est donné comme exemple parfait de la famille et de toute famille. Et par delà l’exceptionnalité des personnes qui la composent, ce que nous enseigne la sainte Famille c’est bien la valeur fondatrice de toute famille. Cette valeur fondatrice qui n’est pas d’abord cet amour/passion tant vanté en notre temps, la valeur fondatrice de toute famille demeure tout simplement mais si essentiellement Dieu Lui-même.
C’est Dieu qui doit être le fondement de toute famille et pour considérer les familles de notre temps ; c’est bien Dieu qui porte l’unité de la famille invitant par sa grâce à dépasser toute difficulté pour préserver l’unité familiale ; c’est bien Dieu qui invite chacun des membres de toutes familles à rechercher cette sainteté vertueuse qui place chacun dans une dynamique de conversion, de sanctification ; c’est bien Dieu qui invite à la charité pleine et entière qui doit s’exercer d’abord dans le cadre familial et nous savons combien il est parfois plus aisé de souffrir les défauts des autres que ceux de nos familiers, nous savons combien il est parfois plus aisé d’être patient envers les autres qu’envers nos familiers, comme le dit si bien un proverbe populaire, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés et il nous faut être attentif à nous rappeler toujours combien la charité doit s’exercer d’abord au sein de la famille…
Dieu est donc le fondement de la famille qu’Il soutient par sa grâce et sa miséricorde. C’est d’ailleurs bien en ce sans que la famille est désignée par la grande Tradition de l’Eglise comme étant une église domestique, nomination ô combien glorieuse pour chacune de nos familles mais nomination également exigeante qui doit nous conduire à donner à Dieu sa véritable place au sein de nos familles c'est-à-dire la première place. La prière en famille, les actes de charité, l’exercice de la vertu, la recherche de la sainteté voilà ce qui doit porter la famille chrétienne.
Entendant cela, certain pourrait avoir leurs cœurs emplis de regrets en considérant leurs propres histoires familiales… Mais il nous faut nous rappeler deux choses que les regrets n’ont qu’une et unique utilité celle de nous faire changer ce qui peut l’être aujourd’hui. Alors remettons le bon Dieu à la première place en nos familles et même si cette présence demeure discrète à cause de la situation et bien portons-la tout de même, bénissons le repas, plaçons en nos demeures la croix du Seigneur en une place juste et digne..etc. Et même si notre famille demeure lointaine et que nous sommes seuls et bien Dieu a encore sa place au sein de cette famille et vous pouvez porter votre famille vos défunts jusqu’auprès du bon Dieu par votre prière ardente. Et surtout, après avoir agi véritablement au sein de nos propres familles, prions pour toutes les familles à venir, pour les futurs mariés, afin qu’ils prennent conscience que le véritable fondement de la famille c’est bien Dieu et qu’ils prêtent attention à la présence divine chaque jour, dans le quotidien de la vie de Famille.

Voilà tout ce que nous apprend la Sainte Famille de Marie, Joseph et de l’enfant Jésus, alors en ce dimanche, prions pour nos familles et crions vers le Seigneur cette demande : Seigneur donnez beaucoup de Saintes Familles. Amen.

Saint jour de Noël

Ça y’est le soleil s’est levé, et une nouvelle matinée a déjà bien débutée. Tout pourrait sembler être comme hier et pourtant, et pourtant une naissance est venue bouleverser le monde il y’a deux mille ans, et nos âmes il y’a quelques heures. Le Christ est né ! Et cette naissance si elle nous semble lointaine dans l’évènement, elle demeure proche de nous car le Christ naît il y’a deux mille ans est aujourd’hui présent et agissant ici-même ; cet évènement transcende l’histoire et s’inscrit dans l’Eternité, dans une actualité concrète qui nous est contemporaine.
Et la naissance du Seigneur Jésus doit illuminer notre Foi par la manifestation de cette proximité que Dieu a voulue avec chacun d’entre nous. En contemplant l’enfant de la crèche, nos âmes devraient être emplies de toute la bonté, de tout l’amour de cette présence mystérieuse, de cette présence miraculeuse. Oui Dieu est né, folie que ces trois mots, Dieu est né et cette naissance a changé le cours du monde, le cours du temps et de l’histoire, elle a changé la destinée humaine car elle a entrouverte les portes de l’Eternité, car elle nous convie à suivre le chemin que le Christ a initié par sa résurrection, ce chemin qui nous conduit par grâce à l’éternelle béatitude.
Noël n’est pas un prélude à l’action de Dieu mais Noël en est l’origine, c’est en ce jour que s’initie toute l’histoire de notre rédemption. Dans le petit enfant Jésus est contenue toute l’histoire du Seigneur qui est histoire de notre propre salut. Dans le petit enfant Jésus nous découvrons le véritable visage de Dieu qui n’est autre que celui de ce nouveau-né sans défense, sans rancune, sans colère, ce visage qui est au contraire plein de douceur et de bonté, qui porte cet appel à être aimé, cajolé, embrassé. Ne laissons pas la crèche être figée par ces matières de plâtres ou de résines qui la constitue mais redonnons en nos âmes toute la réalité, toute la vie de cet instant. Et nous aimerions être de ces bergers, ou bien même être cet âne ou ce bœuf qui ont contemplé ce miracle. La scène nous échappe mais en nos cœurs ô combien nous pouvons l’imaginer. Imaginer ce regard attentif que pose sur son enfant la Vierge Marie comblée de joie et de grâce, imaginer St Joseph fier d’être père entourant de son affection et de son attention l’enfant et sa mère, imaginer ces deux humbles créatures que sont l’âne et le bœuf prendre grand soin de réchauffer le nouveau-né par leurs souffles puissants. Et ô combien nous pouvons imaginer l’enfant Jésus semblable à tous les nourrissons du monde dans sa faiblesse, sa petitesse, sa fragilité, semblable à tous les nourrissons du monde mais en même si différent et c’est en son regard que nous pourrions certainement décelé cet autre chose plus grand que tout, que nous pourrions déceler cette présence de Dieu Lui-même brûlant d’amour pour tous ceux qui s’approchent de ce berceau de fortune. Mais face à ce mystère même notre imagination semble insuffisante tant la contemplation de l’enfant Jésus devait saisir l’âme et le cœur.
Mais nul regret pour nous de ne pas avoir été présent en cet instant car le Christ ne s’est pas échappé du temps et de l’histoire et même si Jésus a grandi c’est toujours la même bonté, la même douceur qui jaillit de son Sacré Cœur aujourd’hui transpercé, même si Jésus a été englouti dans la mort, sa résurrection nous donne de lui être si proche dans la Foi et en ce domaine l’imagination n’a plus sa place mais la réalité de la présence aimante du Seigneur ne peut que nous faire tressaillir intérieurement de joie.
Qu’en ce jour où nous fêtons la naissance du Seigneur Jésus, nous puissions rendre grâce pour notre propre naissance à la vie divine le jour de notre baptême qui nous a donné de devenir enfant de Dieu et qui a fait de nos âmes une crèche vivante pour le Seigneur, que nous puissions demander au Seigneur la grâce d’imiter en nos vies la Très Sainte Vierge Marie afin que nous choyons cette présence divine en nos âmes et ce en chaque instant ; que nous puissions demander au Seigneur la grâce d’imiter en nos vies St joseph afin que nous aussi nous soyons attentif au Seigneur et à la Très Sainte Vierge Marie chaque jour de l’année. Permettons au Seigneur de grandir en nos âmes en veillant sur la présence divine en nos vies comme des parents veillent sur leur enfant nouveau-né et dés lors Noël ne se réduira pas à un jour dans l’année, mais chaque jour sera remplie de la joie de la présence de Dieu. Bon et Saint Noël à vous tous.
Amen.


Noël - Messe de minuit

Voilà la belle et sainte nuit de Noël, voilà ce jour qui s’enracine dans cet évènement qui traverse les temps, qui englouti les siècles jusqu’à nous rejoindre. Il y’a plus de deux mille ans maintenant, les pleurs d’un nourrisson ont changés la face de la terre. Ces pleurs attendrissant ont amenés le monde jusqu’à son chevet et nombreux sont ceux qui ont contemplé cet enfant décelant en ses yeux et par sa présence même une présence qui les dépasse car en cette nuit le miracle des miracles s’est accompli, Dieu s’est fait homme. Dieu s’est fait homme, ô combien nous sommes parfois habitués à ces quelques mots qui recèlent pourtant en eux-mêmes quelque chose d’infini. Dieu se fait homme ; Dieu créateur de toute chose, alpha et oméga de toute réalité, Dieu se fait homme c'est-à-dire que Dieu quitte sa gloire pour connaître la faiblesse de notre humanité, la faim, la soif, la douleur et la mort. Pour nous qui avec raison fuyons dans la mesure du possible tout ce qui peut nous faire souffrir, cela doit déjà nous interroger. Pourquoi Dieu s’est fait petit enfant en cette sainte nuit ?
Cette question elle ne trouve sa réponse que dans l’ensemble de la vie de ce petit enfant que nous honorons en ce soir, cette vie du Seigneur Jésus où Dieu nous a parlé parole auxquelles nous avons accès par les évangiles, cette vie du Seigneur Jésus où Dieu a agit accomplissant tant et tant de miracles pour soulager la souffrance humaine mais aussi et surtout pour manifester que la vie de l’homme ne se réduit pas à cette poignée d’année que nous passons ici-bas, cette vie du Seigneur Jésus où Dieu a souffert en sa passion jusqu’au supplice de la croix nous manifestant sa proximité avec toute souffrance jusque dans la mort, cette vie du Seigneur Jésus où Dieu est ressuscité pour nous montrer que nous sommes tous faits pour l’Eternité, cette vie du Seigneur Jésus où Dieu nous rejoint aujourd’hui par l’institution de l’Eglise et des sacrements qui nous donnent de vivre de la vie divine chaque jour.
Ainsi oui en cette nuit nous célébrons la joie d’une naissance mais il nous faut saisir toute l’amplitude de cette naissance par laquelle Dieu nous a rejoint il y’a deux mille ans mais aussi par laquelle Dieu nous rejoint en cette nuit et chaque jour de notre vie. Ce petit enfant, Dieu fait homme, porte en Lui-même tout l’accomplissement de notre salut et de notre rédemption car oui Dieu se fait homme pour nous sauver, pour nous permettre d’entrer dans l’Eternité bienheureuse, Dieu se fait homme pour nous montrer le chemin qui nous conduira jusque dans la béatitude. Car oui, c’est un chemin que cet enfant nous manifeste, chemin de la Foi et de la vie avec le Seigneur. Et ce chemin qui mène jusque dans le Royaume éternel n’est porté que par une et unique chose, une et unique chose que nous manifeste le Seigneur Jésus dans la crèche. Ce qui porte ce chemin c’est l’Amour. Car en cette nuit, Dieu n’est plus ce qu’en avait fait les hommes, Dieu n’est plus ce barbu acariâtre qui se repaît des turpitudes humaines, cette image de Dieu s’évanouit car en cette nuit Dieu nous montre son visage, son visage c’est celui d’un enfant, d’un bébé, d’un nourrisson. Et en ce visage il n’y a point de colère, point d’autoritarisme. Dieu en cette nuit nous montre son véritable visage, celui de l’amour, de la bonté, de la présence, de la proximité, Dieu en cette nuit nous montre qu’Il a besoin de nous comme un nourrisson a besoin de ses parents. Dieu a besoin de nous oh non par nécessité mais simplement par amour mais un amour ardent, immense, infini. Cet Amour que Dieu est en Lui-même transparaît magnifiquement en cette nuit et cet Amour de Dieu pour nous il nous appelle, il nous attire à Dieu. En cette nuit, Dieu nous dit a quel point Il nous désire, à quel point Il nous aime et toute sa vie terrestre jusque la mort sur la croix et la résurrection ne sont que des déclinaisons de cet amour. Et cet amour de Dieu il n’attend et n’espère qu’une seule et unique chose notre propre amour.
Alors en cette nuit oui, contemplons le petit enfant Jésus mais surtout faisons de nos vies, de nos cœurs les crèches d’aujourd’hui, que nous accueillions le Seigneur en nos cœurs et en nos vies. Que cette nuit de Noël ne soit pas une parenthèse divine où Dieu a sa place, mais que cette nuit nous donne nous tous d’accueillir plus intensément, plus véritablement le Seigneur, que nous vivions davantage de sa vie, que nous le recevions chaque dimanche en communion, que nous vivions de sa miséricorde par le sacrement de la confession car c’est bien là que le Seigneur nous donnera de vivre de sa vie, d’être comblé de sa présence, de son amour, de sa joie et de sa paix. En accueillant véritablement le Seigneur, cette nuit nous transformera et nous donnera d’être établi dans l’amitié, dans l’Amour de Dieu qui seul nous comblera jusque dans l’Eternité. Alors n’hésitons pas, ouvrons nos bras, nos cœurs à la présence du Seigneur, au petit enfant Jésus qui viens pour nous sauver, nous aimer, nous combler ; il ne tient qu’à nous que de l’accueillir et de faire que notre vie soit véritablement chrétienne c'est-à-dire porté par la présence même de Dieu.

Amen.

Noël, Messe des Familles

Et voici la sainte nuit qui débute, bougies, guirlandes, sapin, crèches et autres décorations ornent déjà nos intérieurs, et cette nuit ce sera une déferlante de victuailles et de cadeaux mais pourquoi tout ceci, ou bien plutôt pour qui ? Pourquoi fête-t-on Noël ? Vous les enfants vous le savez bien ! Oui c’est pour Jésus, c’est pour ce petit enfant que nous venons d’accueillir et qui trône paisiblement dans le chœur de notre église. C’est pour Jésus ! Et bien les enfants et vous tous ici présent, il nous faut bien garder à l’esprit le sens de cette fête de Noël, de toutes les fêtes de Noël car Jésus se fait bien souvent voler la vedette par un gros bonhomme tout de rouge vêtu mais non, Noël c’est la naissance du Christ.
Mais il nous faut faire attention de ne pas rester uniquement devant la crèche considérant Dieu dans ce petit poupon, dans ce nourrisson, considérant Dieu bien niché dans la crèche sous le regard aimant de la très Sainte Vierge Marie et de St Joseph. Car oui, en ce soir, nous fêtons Dieu qui s’est fait si proche de nous qu’Il a quitté les cieux pour se faire petit enfant, Dieu n’est pas loin de nous emprisonné dans un ciel qui nous serait inaccessible, non Dieu s’est fait petit enfant pour nous rejoindre tous et chacun. Mais si Dieu s’est fait petit enfant, il n’en est pas simplement resté là et même si nous pouvons être saisi par l’anéantissement auquel Dieu consent pour venir à nous, Lui créateur qui se fait créature, Lui principe de toute chose qui vient se remettre entre les mains de la Très Sainte Vierge Marie et de St joseph, sans les bons soins desquels il ne pourrait que périr ; oui Dieu fait tout cela mais si Dieu est venu en cette sainte nuit c’est pour accomplir quelque chose d’encore plus grand ! Si Dieu s’est fait petit enfant c’est pour nous parler à nous tous, c’est pour nous enseigner par sa manière d’agir ; et là encore, c’est quelque chose d’immense que de considérer que Dieu se fait homme pour nous rejoindre et nous enseigner, pour se révéler à nous. Mais ce n’est pas encore suffisant pour le bon Dieu car Dieu se fait petit enfant pour être proche de chacun d’entre nous, pour nous enseigner, pour se révéler mais surtout, Dieu se fait homme pour nous sauver !
            Pour nous sauver ? Quelle drôle d’idée ? En quoi est-ce que nous aurions besoin d’être sauvé ? Il doit bien y avoir une raison parce que Dieu n’aurait pas fait cela pour rien… Nous avons besoin d’être sauvé du mal et du péché qui nous séparent de Dieu et qui nous attirent dans l’abîme. Nous avons besoin d’être sauvé de ce mal qui nous habite tous et qui nous éloigne de Dieu et de l’Eternité. Tout ceci est essentiel, mais si Dieu vient jusqu’à nous ce n’est pas d’abord par besoin, par nécessité, si Dieu vient jusqu’à nous c’est d’abord par Amour. Voilà la clef de toute la mission que va accomplir le petit enfant Jésus, Dieu fait homme, Il va nous montrer l’infini Amour de Dieu.
Car oui, c’est par Amour que Dieu se fait petit enfant, c’est par Amour qu’Il nous enseigne, c’est par Amour qu’Il s’offre dans le sacrifice de la croix pour se faire proche de chaque souffrance humaine, c’est par Amour qu’Il ressuscite pour nous montrer que nous sommes faits pour l’Eternité, pour le Paradis ! Tout cela, Dieu l’a fait pour nous !
Mais ce n’était pas encore suffisant pour le bon Dieu qui a institué l’Eglise afin que par les sacrements tout homme puisse le trouver et vivre de sa vie par le sacrement de baptême, être fortifié par le Seigneur Esprit Saint par le sacrement de la confirmation, être nourri de sa propre vie divine par la sainte messe, être comblé de sa miséricorde par le sacrement de la confession.
            Voilà tout ce qui est porté par la naissance que nous célébrons en cette sainte nuit. Voilà tout ce Dieu a fait et fait encore chaque jour pour nous, pour chacun de nous !!! Quelle merveille infinie, quelle manifestation splendide de l’Amour que Dieu nous porte ! Et la seule chose que Dieu nous demande c’est de l’accueillir et de vivre en sa présence, de profiter des sacrements, d’être nourri de Dieu chaque dimanche, et oui, j’ai bien dit chaque dimanche… Dieu fait tout cela pour nous, Dieu se livre à nous totalement attendant juste que nous l’accueillions !

Alors en cette nuit, contemplons la crèche, contemplons Dieu fait homme mais surtout, tout comme la crèche a accueilli jadis l’enfant Jésus, que nous puissions tous en cette nuit l’accueillir en nos cœurs, en nos âmes, en nos vies. Que cette fête de Noël ne soit pas une simple parenthèse divine dans nos vies mais que nous puissions tous nous laisser chambouler par la présence de Dieu. Alors ouvrons grand les bras et accueillons l’enfant Jésus, sa parole, sa croix, sa résurrection, nourrissons nous des sacrements et nos vies toutes entières seront transformées par l’Amour divin. En cette nuit le plus beau cadeau que nous pouvons recevoir si nous ouvrons nos bras c’est bien Dieu, Dieu Lui-même. Alors n’hésitons pas ! Joyeux et saint Noël à tous !!!

dimanche 17 décembre 2017

Noël ! ! !

Les messes de Noël
24 décembre :
17h : Messe des familles à La Bouilladisse
20h : Messe de la nuit à La Destrousse
23h30 : Messe de Minuit à La Bouilladisse
25 décembre :

10h45 : Messe du jour de Noël à La Bouilladisse


17 décembre - 3ème Dimanche du Temps de l'Avent

« Au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas », cette phrase quelque peu mystérieuse et prophétique que Jean-Baptiste adresse à ceux qui l’interrogent est certes d’abord une annonce de la venue imminente du Seigneur Jésus. Le Seigneur qui va s’approcher de Jean le Baptiste pour recevoir de ses mains le baptême d’eau ; le Seigneur qui, en recevant ce baptême de Jean va consacrer ce geste et l’établir comme sacrement qui nous rejoint aujourd’hui. Mais cette parole de St Jean-Baptiste il nous faut également l’entendre pour nous tous. C’est à nous aujourd’hui que St Jean Baptiste dit : « Au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas ».
            Oui, au milieu de nous, ici-même en cette église se tient le Christ Sauveur. Oh bien sûr me direz vous, nous le connaissons et nous nous rappelons tous ces éléments du catéchisme qui nous permettent de le connaître quelque peu mais il est dans un même temps certain que si nous le connaissions vraiment, si nous avions une connaissance affinée du Christ et donc de Dieu, nous serions saisi par sa bonté, par sa présence, par son Amour infini. Si nous connaissions pleinement le Christ nous l’aimerions  avec une telle force et une telle vigueur que notre vie toute entière ne serait qu’un hymne au Dieu vivant. Alors oui nous Le connaissons, mais notre connaissance est imparfaite, tâtonnante, notre connaissance continue de grandir oh non pas d’abord en nous plongeant dans les livres de théologie mais en nous mettant à l’écoute du Seigneur qui nous rejoint à chaque fois que nous nous tournons vers Lui dans la prière. Et c’est sur ce point que je désire attirer notre attention.
Car oui le Christ se tient au milieu de nous en cette église car le Seigneur Lui-même nous a dit : « lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis au milieu d’eux » ; oui le Christ est à nos côtés également dans ces temps de prière que nous prenons chaque jour car le Seigneur nous l’a dit : « toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret », car oui le Seigneur est pleinement présent en son eucharistie Lui qui nous a dit : « ceci est mon corps, ceci est mon sang ».
Dieu est réellement, pleinement présent et pourtant il peut nous arriver de reprocher au bon Dieu d’être absent dans telle ou telle situation oh non pas que le bon Dieu soit absent mais parce que le bon Dieu n’agit pas comme nous, nous voudrions. Il peut nous arriver de reprocher au Seigneur d’être absent mais prenons-nous le temps de le rendre véritablement présent en nos vies, en nos âmes et en nos cœurs ? Nous le savons, le bon Dieu sera là si et uniquement si nous l’accueillons. C’est en étant uni au Seigneur que nos yeux s’ouvriront et que nous discernerons cette présence agissante du Seigneur en nos vies et aussi en notre monde.
Et ce peut-être un de points d’attention pour cette dernière semaine qui nous sépare de la belle et grande fête de Noël, ce point d’attention qui consiste à permettre au Seigneur de naître en nos vies, qui consiste à accueillir le Seigneur véritablement, pleinement. Il faut que nous puissions affirmer avec assurance que le Seigneur se tient au milieu de nous c'est-à-dire affirmer que le Seigneur se tient en nous, en moi, en vous, en chacun de nous ! Et pour cela nous le savons, il nous faut l’accueillir en nous abandonnant entre ses mains, en nous laissant combler par sa miséricorde dans le sacrement de la confession comme le propose la célébration pénitentielle de jeudi ; en prenant du temps pour la prière, pour ce cœur à cœur avec le Seigneur ; en écartant de nos vies tout ce qui nous éloigne de Dieu ; en éteignant parfois la télé qui ne cesse de nous relayer toutes les catastrophes en passant sous silence tout le bien qui se fait…
Car oui nous voulons que le Seigneur soit en nous, au milieu de nous, alors ordonnons nos vies pour permettre la venue du Seigneur.

Amen.