Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

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Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

jeudi 28 mai 2015

14 Mai - Ascension



Quelle belle fête que cette solennité de l’ascension du Seigneur, belle fête car nous célébrons le retour du Seigneur Jésus en la gloire de son Père mais aussi belle fête car aujourd’hui, l’humanité entre en Paradis. C’est le Ciel qui nous est donné de contempler, le ciel dans lequel fut emporté le Seigneur Jésus et le Ciel que nous espérons tous d’une Foi ardente. Car le Seigneur continue de nous enseigner en cette fête de ce jour. En effet, en ressuscitant, le Christ nous enseigne que nous sommes fait nous aussi pour la résurrection, et aujourd’hui, par son ascension, le Christ nous enseigne que nous sommes fait pour le Ciel, pour le Paradis, pour la béatitude.
Comment sera le Paradis ? c’est une question qui peut être la nôtre et nous ne pouvons qu’ébaucher une réponse en nous fondant sur la Révélation divine, en nous fondant sur l’identité même de Dieu qui est Amour. Alors laissez-moi essayer d’expliciter ce que sera le Paradis. Nous avons tous très certainement connu des moments de joie intense ici-bas, des moments de joie intense durant lequel nous avons désiré que ce moment dure toujours ; moment de plénitude et de bonheur qu’on voudrait éternel, qu’on voudrait voir durer toujours. Et bien le Paradis c’est cela mais bien largement décuplé. Au Paradis nous ne ferons rien mais nous serons en plénitude dans un bonheur intense de l’Amour qu’est Dieu. En réfléchissant quelque peu, comme même ici-bas nous recherchons ces pâles moment de plénitude bienheureuse, combien plus il nous faut rechercher cette éternelle béatitude bienheureuse qu’est le Paradis. Il nous faut désirer le Paradis, non pas comme une éventualité possible ou probable mais comme une réalité à laquelle nous sommes appelés par Dieu Lui-même.
Ô certains se disent peut-être que le ciel est bien loin, sous-entendu que la mort est bien loin et qu’il y’a encore bien le temps de s’en soucier. Mais ce serait une erreur car si le Paradis ne sera qu’au moment de notre mort, le chemin qui y mène est déjà un chemin de joie et de béatitude. Quelle erreur que de considérer que le chemin de la vertu qui est celui qui conduit au Ciel, quelle erreur de considérer ce chemin de la vertu comme un chemin dure et difficile, comme un chemin aride et sec. Ô bien sûr que le chemin de la vertu est un chemin difficile, que le chemin de la Charité vraie est un chemin difficile, que le chemin de conversion et de sainteté est un chemin difficile mais il demeure le chemin qui nous permet d’être ce que nous sommes et ce dans la grâce divine, il est donc le chemin du bonheur véritable qui conduit au bonheur éternel qu’est le Ciel, le Paradis.
Bien chers amis, il nous faut nous méfier de l’enfer qui nous couperait de Dieu éternellement mais il ne nous faut pas viser le purgatoire qui nous ferait patienter avant d’entrer en paradis. Chers amis, il nous faut viser le Ciel, il nous faut viser le Paradis. Oh non pas par nos propres forces car ne nous pouvons y prétendre il nous faut viser le Paradis en nous laissant le Seigneur nous y emporter, c'est-à-dire en nous remettant pleinement, totalement entre ses mains, par la vertu, la prière, la charité.
Toute sa vie le Seigneur nous a enseigné le chemin qui conduit au ciel ; par sa mort, le Christ nous a obtenu la grâce d’en ouvrir les portes ; par sa résurrection, le Christ nous a montré que l’éternité était notre avenir et aujourd’hui par son ascension, le Christ nous montre que notre avenir est en Dieu. Il nous suffit donc de suivre le Seigneur en son enseignement et de nous attacher véritablement à Lui en nos vies afin que le moment venu nos âmes puissent vivre cette ascension jusqu’en la gloire du Ciel. Je nous le répète, il nous faut viser le Ciel, pas de demi-mesure c’est le Paradis qu’il nous faut désirer et cela passe par la sainteté. Amen.

10 Mai - 6ème Dimanche du Temps Pascal



« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » cette parole du Seigneur Jésus dans l’évangile de ce dimanche fait résonner le sacrifice de la croix comme étant la plus grande manifestation de l’Amour divin. Et si Dieu a donné sa vie, Il l’a fait par Amour pour chacun des membres de notre humanité, par Amour pour chacun de nous. Car à travers les temps et les âges Dieu a saisi en son être la personnalité de chacun. Ô comme il nous faut nous laisser saisir par ce déferlement de l’Amour divin qui nous rejoint nous tous. Telle est le fondement, le moteur, l’énergie de notre Foi. L’amour de Dieu nous saisit et c’est cet Amour qui nous conduit ensuite à en vivre en chaque instant, en chaque moment. Et c’est St Jean qui nous rappelle que cet Amour qualifie l’être divin, Dieu est Amour, Dieu est l’Amour, l’Amour a un visage, une identité, l’Amour s’exprime dans un sacrifice.
            Alors oui, nous reconnaissons dans le sacrifice de la croix la manifestation de l’Amour de Dieu pour chacun de nous mais la parole du Seigneur Jésus doit nous interroger dans la réponse que nous apportons à son Amour infini. Dieu donne sa vie par amour pour nous, suis-je prêt à donner ma vie par amour du Seigneur ?
            Dans la première esquisse d’une réponse nous pensons immédiatement au martyr et nous pourrions nous poser la question de savoir si nous serions prêt à souffrir le martyr par amour du Seigneur et ce à l’image de tous ceux qui aujourd’hui sont assassinés à cause de leur appartenance au Christ, à cause de leur foi chrétienne. Mais nous ne pouvons répondre à cette question car le martyr est accompagné de la grâce du Seigneur qui le soutient dans ce témoignage sanglant rendu à l’Amour de Dieu, nous ne pouvons y répondre car le martyr ne se choisit pas, ne se recherche pas, il s’accueille le moment venu. Et si le martyr ne semble pas être notre avenir, dès lors comment pourrions-nous donner notre vie ?
La deuxième réponse pourrait être celle de la vie religieuse. Donner sa vie, c’est consacrer sa vie au service du Christ et de l’Eglise, au service de la prière et de la charité dans une vie consacrée à cela. C’est là encore une belle réponse mais la vocation à la vie religieuse, à la vie consacrée ou à la vie de prêtre diocésain n’est pas une vocation commune elle est peut-être celle de quelques-uns parmi nous mais elle n’est pas commune. Si le martyr ne semble pas être notre avenir, si la vocation religieuse n’est pas notre vocation comment pourrions-nous donner nos vies ?
Pour trouver la véritable réponse à cette question, il nous faut simplement retourner à l’évangile d’aujourd’hui, retourner à sa finale où le Christ nous dit : « ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres ». Dès lors à la question de savoir comment nous pourrions donner nos vies la réponse donnée par le Seigneur est celle de l’Amour. Et nous retrouvons le moteur de notre foi chrétienne, le moteur des martyrs et des vocations particulières. Car le martyr n’est pas assassiné dans un héroïsme inouïe mais c’est parce qu’il aime le Seigneur plus que lui-même que le martyr consent à perdre sa vie par amour de Dieu. Le religieux ne choisit pas la voie de la vocation particulière mais il l’a reçoit et y consent là encore par amour de Dieu et pour le service de ses frères et sœurs. Et nous tous ici rassemblés, nous ne sommes pas chrétiens par intérêt mais nous sommes chrétiens car nous reconnaissons l’amour du Seigneur et nous avons tous à l’accueillir davantage et à en vivre plus intensément en nous aimant les uns les autres. L’amour de Dieu et du prochain, voilà la source de tout don, voilà le germe du don total et ultime. Et il nous faut reconnaître que nous avons la capacité pratique d’aimer ceux qui nous entourent mais que nous avons bien du mal à demeurer fidèle car aimer son prochain est parfois un martyr, aimer son prochain est parfois difficile, souvent un sacrifice, toujours un challenge.
Alors chers amis, ne cherchons pas plus loin ce qui est à notre portée mais tâchons en nos vies de vivre de cet amour de Dieu en devenant nous tous des instruments de cet Amour en l’appliquant à chacun de nos prochains. C’est bien facile à dire et bien difficile à vivre c’est pourquoi, n’hésitons pas, en cette eucharistie, confions-nous à la grâce du Seigneur afin qu’Il nous soutienne sur ce chemin, afin que nous puissions offrir nos vies à l’Amour, afin que nous puissions offrir nos vies à l’Amour qu’est Dieu.
Amen.

samedi 9 mai 2015

2 mai - 5ème DImanche du Temps Pascal



« Demeurez en moi, comme moi en vous », tel est l’appel impératif que nous adresse le Seigneur en l’évangile de ce dimanche. Demeurez dans le Christ, telle est notre mission, notre devoir, telle doivent être nos vies. Mais avant de nous pencher sur la manière dont nous pouvons répondre à ce résonnant appel du Seigneur, recevons d’abord cette affirmation : le Christ demeure en nous. Le Christ demeure en nous, ne recevons pas cette Parole qui nous vient du Seigneur Lui-même comme désignant simplement la présence du créateur dans sa créature, comme désignant cette présence d’immensité qui signifie la présence de Dieu en toute chose créée. La présence dont il est ici question est bien plus intense, bien plus profonde et mystérieuse. Le Christ a fait sa demeure en nous, Il demeure en nous, en nos âmes, ce n’est pas une image mais une réalité. Et cette présence divine nous l’avons reçue le saint jour de notre baptême, il y’a bien longtemps pour beaucoup d’entre nous [dans quelques instants pour Esteban]. Le sacrement de baptême, nous le recevons dans l’inconscience de l’enfance mais il nous communique cet essentiel qu’est Dieu Lui-même et nos vies de baptisés sont ensuite portées par la découverte incessante du mystère de la présence de Dieu en nous, en nos âmes, en nos vies. Ô comme ils sont malheureux ceux qui ferment les yeux sur cette présence, ô comme ils sont malheureux ceux qui vivent sans Dieu qu’ils portent pourtant en leur cœur mais qu’ils ont oubliés et dont la présence est masquée par tant de superficialité. Ils vivent leurs vies à côté de l’essentiel. Et pourtant, et pourtant nombreux sont les parents qui se demandent pourquoi, qui se demandent ce qu’ils ont pu rater, ce qu’ils ont pu louper. Baptême, communion, confirmation, catéchisme, tout leur a été donné et ils semblent l’avoir oublié, ils semblent l’avoir renié. Mais ô combien cette réflexion de certains parents peut être celle de Dieu Lui-même, ô combien Dieu peut-Il s’interroger Lui qui a créé chacun des membres de notre humanité, Lui qui a souffert sa passion et mort sur une croix pour chacun des membres de notre humanité, Lui qui souffre de voir tant d’hommes le rejeter, l’ignorer. Grandeur et malheur de la liberté humaine qui permet à l’homme de choisir Dieu mais  qui lui donne aussi la capacité de le refuser. Mais Dieu est patient, et Il demeure présent dans ces âmes qui L’ont reçu attendant de leur part un accueil vrai, libérateur, vivifiant. Alors avec Dieu souffrons de voir tous ces baptisés vivre sans la grâce, vivre sans la présence divine qu’il établit et de notre côté, faisons tout pour être fidèles à notre baptême, c'est-à-dire faisons tout pour demeurer dans le Christ. Ô, le chemin nous le connaissons : la prière et les sacrements particulièrement ceux de l’eucharistie et de la confession mais n’oublions pas le témoignage de vie, c'est-à-dire que nous sommes appelés à vivre comme des ressuscités, vivons comme portant en nous le Christ Lui-même, que la joie de sa présence nous illumine, que sa charité transparaisse dans nos rapports avec les autres, que nous puissions témoigner de l’espérance du Ciel, de la Foi en la présence actuelle du bon Dieu, que nous témoignions des grâces reçues ; c’est tout cela qui nous constitue comme disciple du Seigneur, comme témoin du ressuscité.
[Et dans quelques instants, l’un d’entre nous va recevoir cette présence divine, va devenir enfant de Dieu, va devenir membre de l’Eglise, va devenir le Temple de l’Esprit Saint, va être établi dans la grâce de l’union à Dieu, dans quelques instants Esteban va recevoir le saint sacrement de baptêmes, portons le dans nos prières afin qu’Esteban demeure fidèle à ce sacrement qu’il va recevoir et que son baptême nous rappelle à tous la grâce que nous avons reçu il y’a bien longtemps mais qui demeure vive et vivante comme le Christ ressuscité].
Le Christ demeure en nous, nous le savons, alors attachons-nous à demeurer dans le Christ, là se trouve la vraie joie, la plénitude de notre humanité. Amen.

26 avril - 4ème Dimanche du Temps Pascal



Le Seigneur est le bon pasteur, ce bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Telle est la description que fait le Seigneur de Lui-même et même si cette image champêtre ne fait plus partie de notre réalité nous ne pouvons qu’entendre cette attention inouïe que le Seigneur a pour chacun de nous, cette attention qui le conduit à donner sa vie pour ceux qu’Il guide c'est-à-dire pour nous. Car, ne nous y trompons pas, c’est bien le Seigneur qui demeure notre Pasteur, qui demeure l’unique Chemin de Vérité et de Vie. Et le peuple que le Seigneur conduit c’est l’Eglise dans sa multiplicité, dans sa diversité cette Eglise que le Seigneur a établi Lui-même, cette Eglise que le Seigneur a construit initialement sur ses apôtres dont St Pierre est le premier et que le Seigneur a ensuite porté et porte encore à travers les successeurs des apôtres : notre Saint Père le Pape François et les évêques du monde dont notre archevêque de Marseille. Les prêtres sont ensuite établis comme collaborateur des évêques et tous sont au service du Peuple de Dieu. L’ensemble de ce maillage ecclésiastique pourrait nous apparaitre comme confus et surtout pourrait nous sembler bien loin de la volonté initiale du Seigneur et même de sa volonté actuelle mais ce serait considérer cette construction comme purement et simplement humaine alors que l’Eglise est divine, elle est de Dieu, Dieu a choisi et établi le pape et les évêques tout comme les prêtres.
Mais il est vrai que pape, évêques et prêtres ne sont pas parfaits et l’Eglise souffre de ces imperfections parfois inadmissibles. C’est bien pourquoi l’ensemble du peuple chrétien est appelé à prier pour ses prêtres, son évêque et le pape ; c’est bien pourquoi l’ensemble du peuple chrétien est appelé à soutenir ses prêtres, son évêque et le pape car ce ne sont pas des super héros, ce ne sont pas des esprits angéliques mais tous, comme nous tous, combattent en leurs vies pour leur propre conversion, leur propre sanctification.
Certes pape, évêques, prêtres ont été établis instrument de la grâce divine, mais cet établissement ne les a pas établis pas dans une classe surhumaine ; dans le combat de chaque vie, ils sont appelés à se rendre disponible à l’action du Seigneur pour la part du peuple de Dieu qui leur est confié par le Seigneur Lui-même.
Comme le disait le St curé d’ars : « Ô comme le prêtre est quelque chose de grand » cette grandeur qui conduit le Seigneur à se rendre présent à chaque eucharistie par les paroles du prêtre, cette grandeur qui conduit la miséricorde du Seigneur à opérer dans le sacrement de confession par les paroles du prêtre ; cette grandeur est à chanter, à louer car elle est portée par de simples hommes imparfaits qui luttent et combattent sur le chemin de perfection comme nous tous. Et c’est à travers eux, pape, évêques et prêtres, à travers leurs imperfections, que le Seigneur continue d’être l’unique pasteur, d’être le bon pasteur.
Alors en ce dimanche, rendons grâce à Dieu pour le don du sacerdoce, rendons grâce à Dieu pour notre St Père le pape, pour les évêques et les prêtres et demandons au Seigneur de renouveler sa grâce en chacun d’eux afin que par sa grâce ils fassent d’eux les apôtres selon son Sacré-Cœur. Prions également d’un seul cœur et d’une seule âme pour les séminaristes de notre diocèse qui à travers de longues années se préparent à recevoir l’ordre sacré, prions également pour que des jeunes de nos paroisses entendent résonner cet appel du Seigneur à devenir prêtre. Et dans vos prières, n’oubliez pas votre pauvre curé.
Amen.

19 avril - 3ème DImanche du Temps Pascal



« Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit », cette parole du Seigneur Jésus dans l’évangile de ce dimanche pourrait tendre à nous poser la question de la prédestination. La prédestination, nombreux sont ceux qui croient que l’ensemble de leurs existences sont écrites dans un livre mystérieux. De la même manière qu’un bon roman nous raconte l’histoire d’un personnage dans les méandres de sa vie nous aurions, chacun, le roman de notre vie qui serait déjà écrit et de notre naissance à notre mort nous ne serions que les bons comédiens qui jouerions un texte défini.
En vous disant cela, vous auriez bien compris que cette pensée de la prédestination anéantie totalement notre liberté, anéantie totalement notre capacité d’agir selon notre volonté. Ô il est certain que nous avons tous quelques déterminismes, des évènements de nos vies qui nous orientent de telle ou telle manière mais ces déterminismes n’ont rien à voir avec de la prédestination car nous sommes les maîtres de nos vies dans un sens ou bien dans l’autre, nous sommes responsables de notre agir, nous sommes responsables de nos décisions. Si tout était déjà écrit, si nous n’avions pas d’autres choix que de suivre une partition déjà écrite, quelle serait notre responsabilité quant aux actes que nous poserions ? Nous ne serions objectivement pas responsables car nous n’aurions pas la liberté d’agir différemment que ce qui serait écrit.
Disons-le, la théorie de la prédestination est bien souvent une échappatoire à la liberté ainsi qu’à la responsabilité. Car ne nous y trompons pas, il est plus difficile d’être libre plutôt que d’être une simple marionnette entre des mains habiles. La marionnette ne se pose pas la question de ce qu’elle doit faire, elle fait ce qu’on lui demande. Nous, nous nous rendons bien compte que notre liberté nous oblige à nous interroger sur l’orientation de nos vies, de nos actes. Et c’est d’ailleurs notre liberté qui fait que nous sommes responsables de notre agir, responsables de la portée de nos actes, responsables de chacun de nos choix.
De plus, si nous allons un peu plus loin, la notion de prédestination fait du Christ un menteur car, suivez avec moi cette logique imparable : si nous sommes prédestiné dès lors nous ne sommes plus libres, si nous ne sommes plus libres nous ne sommes donc plus responsables de nos actes, si nous ne sommes pas responsable de nos actes dès lors nous ne sommes plus victime de nos propres péchés et le péché n’existe plus car le péché est fruit de la volonté et de la liberté or sans le péché l’ensemble des paroles du Seigneur se révèlent erronées, sa passion devient un simulacre inutile, sa résurrection un épiphénomène sans importance. La prédestination, la destinée, le destin va à l’encontre de la mission du Christ et du Christ Lui-même. Mais, nous ne sommes pas insensés, entre des théories humaines et la Parole de Dieu notre choix est déjà fait, c’est en Dieu que nous croyons.
Et c’est Dieu qui nous enseigne que nous sommes libres dans la gravité de ce que cela implique car nous sommes libres d’aller vers Dieu mais nous avons aussi la capacité de le refuser. C’est Dieu qui nous enseigne que nous sommes responsables, responsables de notre salut, de notre sanctification, de notre conversion. C’est Dieu qui nous appelle à user de notre liberté pour nous laisser trouver par Lui. C’est Dieu qui nous montre que notre responsabilité donne de la valeur à nos actions vertueuses et manifeste notre amour. Alors ne nous laissons pas égarer par des théories inutiles mais laissons-nous enseigner par la Vérité, laissons-nous enseigner par le Seigneur, laissons-nous enseigner par Dieu qui s’est fait homme, par Dieu qui s’est fait l’un de nous pour nous enseigner qui nous sommes vraiment.
Alors en ce dimanche, rendons grâce au Seigneur pour ce don qu’Il nous fait de la liberté et de la responsabilité car c’est ce qui nous permet de l’aimer en vérité et demandons au Seigneur que son Amour embrase nos âmes afin que nous puissions le choisir librement et pleinement, afin que nous nous remettions entre ses mains en toute confiance, afin que nous suivions ses voies.
Amen.