Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

Site d'information des Paroisses de St Laurent (La Bouilladisse) – St Pierre (La Destrousse) – St Martin (Peypin) – St Jacques le mineur (Belcodène)


Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

dimanche 6 septembre 2015

23 août - 21ème Dimanche du Temps Ordinaire



Dans la deuxième lecture nous avons retrouvé ce passage si dérangeant pour nos oreilles modernes, passage de la lettre de St Paul aux Ephésiens où se trouvent la pensée que nous pouvons transcrire par ces mots : « femmes soyez soumises à vos maris ». Ces mots semblent incongrus en notre temps où le mouvement féministe à œuvrer oh pour de bonnes choses dans notre société comme par exemple le droit de vote et la volonté d’une égalité salariale au sein des entreprises mais également pour de mauvaises choses dont l’exemple le plus criant est celui de la libéralisation de l’avortement profanant ce sanctuaire de la vie dont nous sommes tous issus. Mais les propos de St Paul ne vont pas à l’encontre d’un féminisme raisonné car si St Paul invite à ce que les femmes soient soumises à leur mari ce n’est pas dans leur particularité féminine car la lettre débute bien ainsi : « Par respect pour le Christ soyez soumis les uns aux autres ». La soumission dont il est ici question est donc une soumission générale, une soumission qui n’a rien à voir avec la soumission de l’esclave envers son maître mais une soumission ancrée, fondée sur une charité vraie qui pourrait être traduite par l’élan de la charité fraternelle. Alors oui les femmes doivent être soumises à leurs maris tout comme les maris doivent être soumis à leurs femmes, tout comme nous tous devons être soumis les uns aux autres et cela à l’exemple du Christ et de l’Eglise. Cette soumission c'est-à-dire cette charité fraternelle doit s’exprimer dans le respect et le souci que nous avons des autres et particulièrement de ceux qui nous sont le plus proche.
Ainsi donc, dans la pensée de St Paul la soumission désigne cet intérêt que nous portons à l’autre, que nous considérons, elle doit nous conduire à une humilité vraie qui fait une place à l’autre dans la totalité de sa personnalité. Alors oui, soyons soumis les uns aux autres, c'est-à-dire considérons-nous, respectons-nous. Et un des lieux où cette soumission mutuelle est appelée à être vécue c’est bien le sacrement de mariage qui conclut le passage de St Paul. Et en effet, comment un couple pourrait-il traverser les écueils de la vie sans se considérer mutuellement, sans se respecter mutuellement. Aujourd’hui on déplore avec raison le nombre de divorces et combien de familles sont torpillées par de tels évènements mais le divorce n’advient pas généralement d’une manière inattendue, au sein du couple il grandit doucement jusqu’à éclore un beau jour. On parle de crise de l’engagement mais bien souvent c’est une crise de communication et donc de communion. Si le couple n’y prête pas attention, mari et femme finissent par vivre non pas ensemble mais l’un à côté de l’autre par manque d’attention à cet amour qui les a constitué comme une seule chair. Le travail, les passions diverses et variées peuvent évacuer cette attention à l’autre si nécessaire à la fortification de l’amour originel, peuvent évacuer cette soumission si essentielle à la vie commune. Oh bien sûr dans un second temps il y’a une crise de l’engagement de cet engagement qui devrait conduire le couple à se battre pour se sauvegarder, pour respecter la parole donnée. Et surtout, il y’a parfois un manque d’attention à la grâce car si le mariage est un sacrement c’est bien pour signifier que le bon Dieu s’engage avec les mariés mais aujourd’hui combien de couples comptent véritablement sur la grâce et les secours divins, combien de couples vivent de la grâce des sacrements… Lorsque le conflit éclot on se rappelle du bon Dieu mais le conflit était bien souvent sous-jacent depuis longtemps. Or, nous n’attendons généralement pas d’être au stade terminal d’une maladie pour aller trouver le médecin, dès que nous avons quelque chose qui nous dérange nous y courrons pour traiter les premiers symptômes et c’est là que le médecin peut agir, au stade terminal il est bien souvent trop tard.
Alors que tous les couples ici présent prennent le temps d’être soumis l’un à l’autre, prennent le temps de se dire les choses, prennent le temps de se parler, de s’écouter, prennent le temps de se retrouver en confiant leurs enfants pour que marie et femme se retrouvent. Une soirée en couple par mois et un temps réel de discussion à cœur ouvert par mois, telle est la prescription que l’on peut faire à tous les couples comme une recette de vie commune pour affronter le temps et la vie. Et pour tous ceux qui ne vivent pas ou plus une vie maritale et bien prenons conscience de cette attention que nous sommes invités à avoir les uns pour les autres par philanthropie mais surtout par amour de Dieu. Un coup de fils à la personne seule ou malade, un temps pris pour échanger autour d’une tasse de café. La charité fraternelle résume la dynamique qui doit porter chacune de nos relations humaines, cette charité fraternelle qui s’enracine dans le don de la grâce. Alors recherchons le bon Dieu pour vivre de sa vie et féconder chacune de nos relations de sa charité à Lui.
Amen.

16 août - 20ème DImanche du Temps Ordinaire



C’est une promesse inouïe que le Seigneur nous fait à tous dans l’évangile de ce dimanche. Le Seigneur nous dit : « Celui qui mange ma chair a la vie éternelle ». Manger la chair du Seigneur c’est communier à son être divin, c’est le recevoir en la sainte eucharistie. Recevoir le Seigneur en la sainte Messe c’est donc entrer en possession de la vie éternelle. Inutile de se mettre à la recherche du St Graal ou d’une quelconque fontaine de jouvence, l’éternité est pour nous à portée de de main, elle nous est acquise, donnée, livrée en chaque eucharistie, en chaque communion. Oh bien sûr, il ne s’agit pas de s’approcher de la sainte communion pour en prendre possession, comme on le ferait pour une chose que l’on convoiterait, l’efficacité éternelle que contient le corps du Seigneur réside certes en la divinité qu’est le Christ livré en l’eucharistie mais elle réside également dans le cœur qui la reçoit. Ainsi, il nous faut recevoir le Seigneur pour la vie éternelle c'est-à-dire le recevoir dans un cœur aimant, dans un cœur tout disposé à le recevoir dignement.
Un de mes professeurs de théologie à l’université de Fribourg avait des mots durs pour évoquer ce qui arrive à une âme qui recevrait le corps du Seigneur sans en être en état, il disait : « cette personne mange sa propre condamnation ».  Paroles difficiles à entendre car nous avons tôt fait du Seigneur un être d’amour qui accepte tout et surtout qui s’accomode de tout alors que l’amour de Dieu a un visage, constitue un chemin, s’établie et s’épanouit dans un cadre. Redisons le en ce dimanche, il y’a des actes qui contrarie totalement l’action de la grâce en nous, qui nous place à côté du flot de grâce que le Seigneur nous destine. Ce n’est pas le bon Dieu qui nous en exclue mais nous même. Alors oui, une âme qui aurait commis des actes graves ne saurait recevoir les fruits de la sainte communion mais la lumière du Seigneur éclairerait son péché en le mettant en exergue et la personne mangerait dès lors sa propre condamnation.
Bien chers amis, il faut que ces paroles nous rappellent que nous ne nous approchons pas du Seigneur comme on décide d’aller faire ses courses ou d’aller chez le coiffeur. S’approcher de la communion c’est aller à la rencontre de quelqu’un et il ne nous viendrait pas à l’idée d’aller à la rencontre d’une personne estimée sans avoir auparavant vérifié que nous étions acceptables, que nous étions disposés intérieurement et extérieurement à cette rencontre. Mais rappelons-nous que si l’extérieur est facile à corriger en s’apprêtant en matière vestimentaire à rencontrer notre Seigneur mais reconnaissons que même en ce domaine il est parfois malheureux de constater combien le terme s’endimancher semble tomber en désuétude, quoi qu’il en soit, corriger son extérieur est des plus aisé et bien rappelons-nous qu’il est aussi aisé de corriger notre intérieur, d’apprêter nos âmes à recevoir l’hôte le plus estimable qui soit qu’est le bon Dieu Lui-même, nous y revenons sans cesse, vous l’aurez compris, il s’agit du sacrement de la confession, sacrement qui nous permet de restaurer nos âmes en les rendant capable de jouir de la présence divine.
Alors en reprenant St Paul, ne vivons pas comme des fous mais comme des sages, recherchons le Seigneur et sa grâce, recevons de Lui la vie éternelle qu’Il nous promet et recevons Le dans un cœur qui lui soit tout donné.
Amen.

samedi 15 août 2015

15 août - Assomption de la Très Sainte Vierge Marie



En cette solennité de l’Assomption nos oreilles ont pu être ravies par l’écoute de ce cantique de la Vierge Marie exultant sous l’action de l’Esprit Saint, exultant en la présence de Celui qu’elle porte en son sein. Et aujourd’hui, nous vivons une part de ce cantique qui comporte l’affirmation : « tous les âges me diront bienheureuses ». Car oui, nous l’affirmons en ce jour, la Vierge Marie est bienheureuse, bienheureuse d’être d’Immaculée conception, bienheureuse d’avoir porté en son sein le Verbe éternel, bienheureuse d’avoir vu grandir son Seigneur et Sauveur, bienheureuse d’être notre mère à tous, bienheureuse d’avoir rejoint son Fils ressuscité dans la gloire du ciel, bienheureuse d’être couronnée reine du ciel… Or l’ensemble de cette béatitude qui entoure la Vierge Marie est le fruit unique de ce oui de Marie. Marie a dit oui à la volonté de Dieu, elle a embrassé de tout son être la volonté divine, c’est bien ce oui essentielle qui aujourd’hui l’accueille en Paradis avec son corps et son âme, élevée toute entière dans la gloire de Dieu, établie au côté de son divin Fils. Et c’est bien en ce oui que nous sommes appelés à imiter la Vierge Marie. Dire oui non pas du bout des lèvres mais pleinement, totalement. Et dire oui au Seigneur c’est bien le recevoir tout entier, dans la plénitude de son être, dans la plénitude du chemin qu’Il propose à chacun des membres de notre humanité.
Ô combien la Vierge Marie doit-elle souffrir de voir ses enfants emprunter des chemins de traverse, se satisfaire de leurs pauvres réflexions humaines pour valider leurs pensées erronées. Ô combien le oui total et entier de Marie doit être contrarié par nos fameux « oui mais ». Ces « oui mais » de bon nombre de catholiques, ces « oui mais moi je pense qu’il faut que l’église évolue », « oui mais je ne suis pas d’accord sur tout », « oui mais enfin chacun fais comme il veut »… Ne nous berçons pas d’illusion, ce oui mais est en définitive un non, un non à la réalité divine, un non qui vient se heurter au oui de Marie. Ô cela ne signifie pas que le peuple chrétien doit être un peuple de mouton absurde mais il doit être un peuple ayant la foi, ayant la Foi en Dieu qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper, ayant la Foi en l’Eglise Corps du Christ et missionné par Lui pour nous guider. Bien sûr, il y’a des domaines sur lesquelles une réflexion circonstanciée est essentielle et l’Eglise elle-même la porte mais bon nombre d’opinions de catholiques sociaux vont à l’encontre d’affirmations fondée sur la Révélation.
Ô je sais que ces paroles nous atteignent au cœur et nous poussent à nous remettre en question et moi le premier car le relativisme ambiant ne cesse de rogner notre adhésion au Seigneur sous couvert d’ouverture, sous couvert de respect, sous couvert de bon nombre de bons sentiments qui ne contribuent qu’à nous affadir. Et en ce jour considérons la Vierge Marie, elle qui a dit oui et donna naissance au Sauveur, elle aurait pu contrarier par la suite le plan divin, elle aurait pu essayer de contrarier les élans de son Fils, le maintenir sous sa coupe pour lui éviter de se faire remarquer, pour lui éviter d’être crucifié. Dès lors, cela aurait été un « oui mais » que la Vierge Marie aurait prononcée, oui je veux bien être la Mère du Verbe divin mais après c’est moi qui gère, qui guide, qui gouverne… Heureusement pour nous et pour notre salut que tel n’en fut pas ainsi, le oui de Marie était aussi un oui pour notre salut même si cela passait par la croix, c’était un oui total au dessein divin même si cela passait par la mort. Marie n’a pas fait passer ses opinions avant la vision de Dieu, Marie n’a pas eu l’orgueil démesuré de se croire supérieur à Dieu, Marie n’a pas eu l’outrecuidance de vouloir enseigner le chemin au Seigneur mais elle l’a reçu pleinement, totalement, dans une confiance pleine et entière.
Et cette semaine, nous fêtions St Laurent. Son courage de chrétien lui a coûté la vie de manière particulièrement douloureuse, sur le gril enflammé. St Laurent aurait pu – penserait un homme de notre temps – chercher un accord, un compromis. L'Empereur voulait les biens de l'Église de Rome, et St Laurent aurait pu traiter, en cédant sur le principe de l'autonomie de l'Eglise et sur la hiérarchie des pouvoirs. En effet, prendre à l'Eglise ses ressources signifie l'empêcher d'accomplir sa mission, qui est celle de prêcher l'Évangile et d'en réaliser les œuvres. Mais le diacre Laurent tint ferme ce principe – une certaine pensée dirait qu'il a été intransigeant ! – et il a engagé jusqu'à sa propre vie. Il a publiquement exprimé son désaccord, il est allé à contre-courant, non seulement vis-à-vis du pouvoir politique, mais aussi vis-à-vis de la pensée de l'époque. Mais Laurent savait, toutefois, que l'important n'était pas de s'adapter à l'esprit du monde, mais de rester fidèle à Jésus. Il savait qu'il existe une différence chrétienne.
Bien chers amis, je nous le dis à vous comme à moi, imitons la Vierge Marie et les saints du ciel ; suivons le Seigneur en mettant de côtés nos opinions, en abattant cet orgueil déraisonné. Si des questions subsistent, très bien cherchons en les réponses en nous laissant enseigner par le Christ et par l’Eglise et non en voulant nous-même enseigner le Christ et l’Eglise. Rappelons-nous que c’est le Christ et en son sein l’Eglise qui ont mission de transformer le monde pour l’établir en l’éternelle béatitude ; rappelons-nous que ce n’est pas le monde qui doit transformer ou bien plutôt défigurer le Christ et l’Eglise. Nous même, nous devons nous laisser transfigurer par le Christ et non pas défigurer par le monde.
Paroles difficiles en cette solennité de l’Assomption mais rappelons-nous les larmes de la Vierge Marie à La Salette qui pleurait sur le peuple chrétien s’égarant. Ne faisons pas pleurer la Vierge Marie, ne faisons pas pleurer notre mère, fêtons la dignement en ce jour certes par nos chants, nos fleurs, nos lumignons mais surtout par notre cœur tout donné à son Fils Notre Seigneur.
Amen.

jeudi 13 août 2015

Appel aux dons



Paroisse St Laurent
de La Bouilladisse


Appel aux dons





L’orgue de la paroisse de La Bouilladisse arrivait à bout de souffle, il convenait de le remplacer par un matériel plus performant.

Une offre exceptionnelle a été faite à la paroisse pour l’acquisition d’un orgue Johannus – Sweelinck 25, orgue d’une qualité exceptionnelle adaptée à l’usage liturgique ainsi qu’à notre église St Laurent de La Bouilladisse.

C’est un investissement particulièrement conséquent pour notre paroisse mais c’est un investissement qui participera à la beauté de nos liturgies et donc de notre prière ce qui est bien l’essentielle de la vocation paroissiale.

Vous pouvez soutenir cette œuvre qui poursuit le travail de restauration déjà bien avancée. Toute aide sera la bienvenue ! Et je n’hésite pas à vous adresser la formule consacrée :

« le bon Dieu
vous le rendra ! »

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Je soutiens
le remplacement
de l’orgue



Montant du don :

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·      Chèques à libeller à l’ordre de : « Amicale de La Bouilladisse » à mettre sous enveloppe et à expédier à : 
Paroisse St Laurent
Place Notre Dame
13720 La Bouilladisse

Soyez en vivement remercié !