Paroisses de La Bouilladisse – La Destrousse – Peypin – Belcodène

Site d'information des Paroisses de St Laurent (La Bouilladisse) – St Pierre (La Destrousse) – St Martin (Peypin) – St Jacques le mineur (Belcodène)


Centre paroissial : 7, Bd. Francis CAPUANO - Place Notre Dame 13720 La Bouilladisse

mardi 10 janvier 2017

24 Décembre - Messe des Familles


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Bien chers amis, on dit parfois que le curé a le téléphone rouge qui le relie directement au ciel et bien cette année j’ai eu une belle surprise, j’ai reçu il y’a quelques jours maintenant une lettre, une belle lettre et vous ne devinerez jamais de qui, et bien du Seigneur Jésus Lui-même alors en ce soir je n’hésite pas à lire cette lettre qui nous est adressé à tous, petits et grands, voici la lettre :
Chers amis
Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu.
Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche. C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.
Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet à mon honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi ? Je n’étais pas invité... J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure... et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table. En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.
Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrive, vêtu d’une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : ’ho ho ho !’ Il s’est assit sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant ’Père Noël !
Père Noël !’, comme si la fête était en son honneur !
A minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser ; j’ai ouvert mes bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et... vous savez quoi... personne n’est venu à moi.
Soudain ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux. Ils les ont ouvert un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu’auriez vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des cadeaux et que vous n’en receviez aucun ?
J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.
Tous les ans ça s’empire. Les gens se rappelle seulement de ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçu, et plus personne ne pense a moi. J’aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver. Aujourd’hui je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre cœur
Je vous aime très fort !
Jésus
Alors surtout en ce soir, en cette sainte nuit, n’oubliez pas l’essentiel et accueillez le Seigneur Jésus, faites Lui une place véritable en bénissant par exemple le repas de Noël, en prenant le temps de prier un Notre Père en famille en déposant l’enfant Jésus et même si tous ne reconnaissent pas le Seigneur Jésus et bien ils auront, j’en suis sûr, la délicatesse de respecter ce moment. Et en ce soir, c’est à vous les enfants que je donne cette mission de faire une place au Seigneur en cette nuit de Noël, en cette nuit qui n’a de sens que dans la célébration de l’évènement unique de la naissance du Seigneur Jésus. Alors Joyeux Noël à tous et à toutes, accueillez en cette nuit l’enfant Dieu de Béthléem qui vous comblera jusque dans l’éternité, Joyeux Noël !

Amen.

18 décembre - 4ème Dimanche du Temps de l'Avent



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Alors que les minutes et les heures s’égrènent nous rapprochant de la sainte nuit de Noël, alors que nous nous préparons à vivre la mémoire de l’incarnation de Dieu, la venue de Dieu en notre chaire, c’est la figure de St Joseph qui est proposée à notre méditation en l’évangile de ce dimanche.
St Joseph, sur lequel nous ne savons que peu de choses si ce n’est ce que nous apprend l’évangile de ce jour, lui qui est proclamé juste, juste de cette justice qui le place face à Dieu comme un enfant fidèle face à son père aimant, lui qui a pris part mystérieusement au dessein divin, lui qui devint le père adoptif de l’enfant Dieu. Ô combien nous pouvons concevoir que la compréhension de St Joseph fut bien contrariée face à l’évènement qui se déroulait et dont il prenait part presque malgré lui.
Car St Joseph a dû d’abord se sentir trahi, trahi par la Vierge Marie même si nous ne pouvons pas concevoir cette relation entre St Joseph et la Vierge Marie comme une relation habituelle, il s’agit bien là d’une relation entre un saint et l’immaculée conception. Mais St Joseph, par respect de la loi, ne pouvait pas prendre chez lui la Vierge Marie enceinte, la répudiation s’imposait. Mais, dans sa bonté, St Joseph n’a pas voulu que cette répudiation fut publique car, à l’époque, elle aurait imposé à Marie et à l’enfant le déshonneur. Il y’a bien une bonté, une douceur, une sainte attention dans ce projet de répudiation qu’avait formé St Joseph. Mais ce projet fut balayé par la réalité de l’annonciation, par la réalité de l’identité de l’enfant que Marie portait. Et c’est par un ange que St Joseph reçu la révélation du mystère. D’un point de vu de la raison, tout cela semble fou, Marie enceinte par l’Esprit Saint portant en son sein le Verbe de Dieu, mais la folie est sagesse aux yeux de Dieu, et la raison dépassée permet à la Foi de se déployer. Car c’est bien un acte de Foi que pose St Joseph, Foi dans la Révélation de l’ange, Foi également en la Vierge Marie, Foi ultime en Dieu qui le conduit sur des chemins inconnus. Et c’est donc dans la Foi que Joseph prit Marie chez lui, respectant en son âme le divin mystère, accueillant celle qui fut choisie par Dieu pour devenir la Mère du Sauveur, adoptant l’Enfant Dieu tout en se promettant de les protéger tous deux.
Et bien, chers amis, cette belle figure de St Joseph il nous faut la révérer comme un témoin de la Foi, d’une Foi radicale qui éclaire la raison et qui place en Dieu sa confiance et son espoir. Et il nous faut nous confier à son intercession afin que nous aussi nous accueillions toujours la Parole du Seigneur pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’homme mais bien la Parole de Dieu, afin que nous aussi nous puissions réagir immédiatement à l’enseignement du Christ et de l’Eglise, afin que nous aussi nous puissions prendre en nos âmes la Vierge Marie et accueillir le Seigneur par toute notre vie, afin que nous aussi nous puissions vivre d’abord de la Foi, porté par le message de l’Evangile en évitant de sombrer dans des combats d’opinions infertiles mais attaché à la Vérité qu’est le Christ Lui-même. Et osons le dire, cela nous répugne car nous aimons avoir le sentiment de maîtriser les choses, d’englober la réalité par nos réflexions alors que le Seigneur nous appelle peut-être, à l’image de St Joseph, à dépasser nos simples vues pour embrasser des chemins inattendues.
Bien chers amis, soyons attentifs en nos âmes et en nos cœurs à ce que nous dit le Seigneur par son Eglise, soyons attentifs aux élans de charité qu’Il produit en nous, aux saintes aspirations qu’Il fait germer en nos âmes et n’ayons pas peur de les suivre. Combien parfois nous portons en nous de regrets de ne pas avoir agi selon une sainte motion. La belle action nous est venue à l’esprit mais nous ne l’avons pas réalisée par crainte ou par un faux respect. Recommandons nous à l’intercession de St Joseph afin qu’il nous donne la force et le zèle d’agir selon la volonté du Seigneur, selon les motions de l’Esprit Saint afin que nous soyons ces disciples du Seigneur qui favorisent la venue du Seigneur dans les cœurs de ceux qui nous entourent. Noël est à nos portes, laissons nous porter par l’intercession de St Joseph afin que nous puissions nous aussi accueillir l’enfant Dieu, afin que nous puissions nous protéger le Seigneur en nos âmes par une vie sainte, afin que nous aussi nous soyons uni au Seigneur en l’éternité.

Amen.

11 décembre - 3ème Dimanche du Temps de l'Avent


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« Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre », cette interrogation de l’évangile de ce dimanche nous pouvons la recevoir pour nous même oh certes en la modifiant quelque peu : « Seigneur es-tu celui qui est venu pour nous sauver ou devons-nous attendre notre salut d’un autre ? », cette question est bien actuelle car elle repose la belle question de l’espérance, elle repose la question de savoir quelle est notre espérance ? Est-ce que notre espérance s’enracine dans notre attachement au Seigneur Jésus, à ses promesses, à ses paroles et à ses enseignements ? Est-ce que notre espérance est fondée dans cette unité de l’Eglise du Christ, dans la vie sacramentelle, dans la fidélité de la prière et de la rencontre quotidienne avec le Seigneur ?
Ou bien au contraire, est-ce que notre espérance est celle du progrès de la science ? Est-ce que notre espérance se trouve dans le politique, dans l’espoir de l’émergence d’un monde politique idéal alors que dernièrement le Sénat vient de ratifier le délit d’entrave numérique à l’avortement ? Est-ce que notre espérance se trouve dans le désir d’un confort idéal ou dans tout autre domaine relatif ?
Mais qu’est ce que l’espérance ? Le Larousse nous dit que l’espérance est un sentiment de confiance en l'avenir, qui porte à attendre avec confiance la réalisation de ce qu'on désire. Mais on perçoit déjà que l’espérance chrétienne diffère quelque peu de cette définition car l’espérance n’est pas un sentiment mais elle s’enracine dans la Foi, dans la certitude des promesses divines, elle est enracinée dans la vérité que Dieu ne peut ni se tromper, ni nous tromper. Notre espérance n’est donc pas indéterminée, mais elle est une, portée par la rédemption obtenue par le Christ, fondée sur l’infini miséricorde divine. Et notre espérance ne vise pas un avenir mais elle vise l’éternité. Et c’est bien ici qu’il nous faut distinguer l’espérance de l’espoir, deux termes qui sont considérés comme synonymes mais qui comportent des nuances qui les distinguent.
L’Espérance tout d’abord, elle est une vertu, une vertu théologale dont l’objet principal est le salut, la béatitude éternelle, la participation à la gloire de Dieu. Cette vertu dispose le chrétien à mettre sa confiance dans les promesses du Christ, à prendre appui non sur ses forces, mais sur le secours de la grâce du Saint Esprit, cette vertu conduit par le fait même, à résister au mal et à l’épreuve et à garder confiance en l’avenir. L’espoir quant à lui se porte sur des réalités possibles, accessibles et temporelles.
Ainsi, l’espérance concerne l’éternité, l’espoir concerne l’accessible dans le temps. L’espérance ne peut jamais être balayée par des conjonctures car elle s’enracine sur le salut obtenu par le Christ ; notre espérance c’est le Christ ! L’espoir, quant à lui, peut être balayé et remplacé par les choix personnels changeants ou par des conjonctures néfastes.
Et l’on voit ainsi se dessiner deux réalités au sein de l’humanité, une humanité portée par la belle espérance et une humanité réduite à l’espoir sans perspective éternelle. Dans cette constatation, nous pouvons déjà rendre grâce au Seigneur de nous avoir donné l’espérance qui doit nous conduire à relativiser les évolutions mondaines afin que, tout en nous en préoccupant, notre cœur demeure ferme et paisible auprès du Seigneur. Mais ce trésor de l’espérance qui est le nôtre, nous sommes bien sûr appelés à le partager avec tous ceux qui espèrent le salut d’une réalité secondaire, temporelle, nous sommes appelés à partager l’espérance avec tous ceux qui n’ont pas d’espérance, avec tous ceux qui n’ont que l’espoir… Car nous, nous le savons, le Christ est celui qui est venu pour nous sauver, et le salut, fruit de la croix et de la résurrection, nous le poursuivons dans la Foi et l’amour divin, nous n’attendons plus, nous savons et nous vivons de ce doux mystère. Mais il nous faut être tenaillé par le désir de faire partager la réalité salvifique à tous ceux qui ne la reconnaisse pas. Et en ce temps de l’Avent, ces deux humanités que j’évoquais, l’humanité de l’espérance et l’humanité de l’espoir, ces deux humanités cohabitent et manifestent leurs différences. L’humanité de l’espérance se prépare à faire mémoire de la naissance du Sauveur, l’humanité de l’espoir se prépare à fêter on ne sait quoi dans un déferlement de victuailles, de boissons et de cadeaux ; ils ne savent pas ce qu’ils vont fêter, ils savent simplement qu’ils le doivent, qu’ils doivent profiter de cette occasion pour faire la fête. Et bien ce peut-être pour nous une belle mission en ce temps de l’Avent que de redonner le véritable sens de la sainte nuit qui approche afin de faire naître l’espérance là où il n’y a que l’espoir, de faire naître l’espérance là où il n’y a que les espoirs, de faire naître l’espérance là où il n’y a que désespoirs…

Amen. 

lundi 5 décembre 2016

Messes de Noël 2016

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Les messes de Noël
24 décembre :
17h : Messe des enfants à La Bouilladisse
20h : Messe à Belcodène
23h30 : Messe de Minuit à La Bouilladisse
25 décembre :

10h45 : Messe du jour de Noël à La Bouilladisse

4 décembre - 2ème Dimanche du Temps de l'Avent



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En ce temps de l’Avent nous sommes portés par une double promesse, la première est celle de l’annonce d’une naissance à venir, la seconde est celle de l’annonce du Salut promise par cette naissance.
Cette naissance annoncée par les prophètes nous savons qu’elle est advenue et nous en ferons solennellement mémoire le saint jour de Noël et pendant tout le temps de l’Avent nous accompagnons la Vierge Marie portant en son sein le Verbe de Dieu. Oh oui, c’est bien là un miracle qui demeure caché dans le ventre maternel de la Vierge Marie, miracle de l’incarnation, miracle de Dieu qui se fait homme, qui se fait embryon comme on dirait aujourd’hui mais ce miracle de l’incarnation du Verbe de Dieu nous permet de nous rappeler celui plus habituel qu’est celui du miracle de la vie. La vie qui se transmet naturellement en l’humanité par le don mutuel d’un homme et d’une femme qui s’aiment, et dont le fruit de l’amour est celui du miracle de la vie.
Qu’importe le moment ou l’instant, la vie est là dès que la fécondation s’est opérée et nul ne saurait affirmer à partir de quel moment cette vie est une vie humaine car elle l’est de tout instant comme en puissance. Oh bien sûr, nos sociétés affirment le contraire, déterminant péremptoirement une limite comme si un changement de la nature s’opérait sous le dictat de la loi d’état. La vie est là et elle est à respecter, à révérer, à protéger. Aujourd’hui, l’avortement est présenté comme l’aboutissement de la liberté de la femme et on en oublie la liberté de la vie qui est là. Aujourd’hui l’avortement est présenté comme une solution possible, acceptable et recommandable et on en oublie que la femme sait au fond d’elle-même qu’elle est d’abord appelée à donner la vie et non à la supprimer. Aujourd’hui on nie les séquelles psychologiques de l’avortement que l’on appelle syndrome post-avortement alors qu’il suffit d’un peu de bon sens pour percevoir qu’un tel acte n’est pas anodin et marque la personne qui l’accompli, il la marque humainement et spirituellement. Le le concile Vatican II nous le rappelait en son temps : « l’avortement est un crime abominable » et si, parfois, les circonstances conduisent à amoindrir la gravité, il n’en demeure pas moins que l’avortement n’est jamais un acte bon.
Permettez-moi de citer à ce sujet le St Pape Jean-Paul II : Pour l’avortement « Tout semble se passer dans le plus ferme respect de la légalité, au moins lorsque les lois qui permettent l'avortement […] sont votées selon les règles prétendument démocratiques. En réalité, nous ne sommes qu'en face d'une tragique apparence de légalité et l'idéal démocratique, qui n'est tel que s'il reconnaît et protège la dignité de toute personne humaine, [l'idéal démocratique] est trahi dans ses fondements mêmes: « Comment peut-on parler encore de la dignité de toute personne humaine lorsqu'on se permet de tuer les plus faibles et les plus innocents? Au nom de quelle justice pratique-t-on la plus injuste des discriminations entre les personnes, en déclarant que certaines d'entre elles sont dignes d'être défendues tandis qu'à d'autres est déniée cette dignité? ». Quand on constate de telles manières de faire, s'amorcent déjà les processus qui conduisent à la dissolution d'une convivialité humaine authentique et à la désagrégation de la réalité même de l'Etat. Revendiquer le droit à l'avortement, à l'infanticide […] et le reconnaître légalement, cela revient à attribuer à la liberté humaine un sens pervers et injuste, celui d'un pouvoir absolu sur les autres et contre les autres ».
Et bien chers amis, je ne sais ce que va faire le gouvernement français qui est en train de créer un délit d’entrave numérique à l’avortement, texte de loi qui est déjà passé à l’assemblée nationale et qui doit passer au sénat. Peut-être que l’ensemble de la doctrine de l’église va se voir interdite dans le monde numérique français car l’Eglise, et nous avec elle, ose porter un autre message que celui de la société. Cette loi liberticide, contraire à la liberté d’opinion, posant comme un délit le fait de proposer une alternative à l’avortement et d’en montrer les risques et les dangers, cette loi peut conduire à de grandes dérives totalitaires. Ou, pour citer notre archevêque : « Cette proposition de loi met en cause les fondements de nos libertés et tout particulièrement de la liberté d’expression qui ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets.  Faudrait-il nécessairement exclure toute alternative à l’avortement pour être considéré comme un citoyen honnête ? Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de « pression psychologique et morale » ? ». Voilà ce qui est en train de se passer en notre pays en ce temps de l’Avent, voilà combien les paroles de St Jean-Baptiste dans l’évangile de ce dimanche retrouvent toute leur actualité : convertissez-vous !
Alors oui convertissons-nous et convertissons le monde afin qu’ensemble nous puissions vivre de la deuxième promesse accomplie qu’est celle du Salut obtenu par Jésus Christ. Ne nous laissons pas bercer par les sirènes des temps modernes mais demeurons ferme dans la Foi, attentif à la Parole de Dieu, filialement uni à notre Sainte Mère l’Eglise et surtout, prions pour la France, pour nos gouvernants présents et à venir, prions pour les familles, prions pour la vie.

Amen.

Prions pour celles et ceux qui ont participé ou en encouragé un avortement afin qu'ils reconnaissant la gravité de leurs actes et se tournent avec un cœur contrits vers la Miséricorde divine.

27 Novembre - 1er Dimanche du Temps de l'Avent


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Ô combien l’évangile de ce premier dimanche de l’Avent peut nous sembler actuel, ô combien ce temps qui précéda le déluge peut nous sembler comparable à notre temps. En effet, notre monde désire demeurer dans une certaine indolence, dans cette optique générale qui ne consiste qu’à chercher à profiter de la vie, à assouvir des passions désordonnés, à ne se soucier que de soi, de son propre plaisir, de son propre bien-être. Mais il n’y a aucune perspective si ce n’est celle d’une vie la plus confortable possible qu’importe si cela induit un égoïsme outrancier. Il n’y a aucun sens profond à tout cela, seul le soi est important et pourtant, et pourtant tout comme au temps du déluge une Parole insiste sur cette réalité occulté de notre temps, cette réalité qu’est celle de la finitude des choses et de l’éternité. Cette Parole c’est bien sûr celle du Christ et de l’Eglise, cette Parole qui ne cesse de proclamer que l’existence est portée par la bonté de Dieu et que l’homme est appelé à rejoindre Dieu dans l’éternité en l’accueillant dès à présent. Et cette Parole il ne nous faut jamais cesser d’en être des relais, des relais fiable et véridique, il ne nous faut jamais cesser de l’annoncer à temps et à contre temps. Mais pour pouvoir annoncer la Parole il nous faut d’abord être convaincu dans la Foi de sa véracité, il nous faut être convaincu que la Parole de Dieu est véritablement Parole de Dieu et que cette Parole de Dieu est supérieure aux jeux des opinions modernes. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’elle est parole de Dieu, parce que seule cette Parole nous enseigne nos origines, seule cette Parole nous donne de découvrir que Dieu avait une telle soif de l’Homme que Dieu s’est fait homme pour montrer à l’humanité entière le chemin qui doit être le sien, seule cette Parole nous enseigne le Salut qui s’est opéré et qui doit être accueilli aujourd’hui par chacun des membres de notre humanité.
Et en ce temps de l’Avent nous nous rappelons que la Parole de Dieu était porteuse de cette promesse de la venue du messie, nous nous rappelons que Dieu avait annoncé sa venue dans la chair, nous nous rappelons que cette annonce s’est accomplie le St jour de Noël. Et ce jour là, Dieu nous a donné la preuve, Dieu nous a donné une preuve supplémentaire de sa fidélité et de la réalité divine de sa Parole. Et pourtant nous le savons, peu nombreux sont ceux qui à l’époque ont cru à l’accomplissement de la Parole mais il nous faut apprendre de cette expérience c'est-à-dire qu’il nous faut nous attacher à la Parole de Dieu pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’homme mais bien la Parole de Dieu.
Et peut-être qu’il nous faut entrer dans ce temps de l’Avent, c'est-à-dire dans ce temps de l’attente de l’avènement, ce temps de la préparation à l’avènement qui s’est opéré il y’a plus de 2000 ans et ce temps de la préparation de l’avènement qui est encore à venir, peut-être qu’il nous faut entrer dans ce temps de l’Avent en demandant au Seigneur d’opérer un accroissement de notre Foi en sa Parole et en ses promesse tout en adhérant par notre volonté et notre intelligence à la Parole de Dieu portée par l’Eglise qui en est le porte voix.
Ô combien il est bien regrettable que bon nombre de catholiques se posent en contradicteur de la Foi de l’Eglise, comment peut-on se dire catholique tout en affirmant ne pas recevoir l’ensemble de la Foi, en préférant son opinion à la Parole de Dieu et de l’Eglise ? Il y’a bien là quelque chose d’incompréhensible car si l’on reconnaît que Dieu nous parle et nous éclaire comment pouvons nous rejeter sa Parole lorsqu’elle nous dérange pour y préférer notre petite opinion insignifiante. Et si nous sommes invités à opérer une conversion en ce domaine c’est bien pour pouvoir recevoir dans toute sa grandeur et dans tout son mystère l’évènement unique de la nuit de Noël, pour percevoir cette réalité ineffable de la venue de Dieu en notre chair, pour recevoir l’incarnation de la Parole de Dieu en la Parole du Christ Notre Seigneur.
Que ce premier dimanche de l’Avent nous ouvre aux réalités célestes en restant ferme dans la Foi, dans l’Espérance et dans la Charité, en demeurant attentif à l’enseignement du Christ et de l’Eglise, en nous laissant enseigner et parfois même bousculer par la Parole de Dieu.
Dieu est venu, Dieu vient et Il va venir et dès maintenant Il se donne à entendre et à écouter alors ne fermons pas nos cœurs à sa Parole mais laissons nous éclairer par son enseignement afin de pouvoir l’accueillir pleinement.

Amen.

lundi 21 novembre 2016

20 Novembre - Christ Roi de l'Univers


Alors qu’hier a été célébré la béatification du Bienheureux Père Marie Eugène, fondateur de l’institut Notre Dame de vie et auteur d’un ouvrage spirituel particulièrement remarquable publié sous le titre de « Je veux voir Dieu », ouvrage que je vous recommande, l’évangile de ce dimanche nous place en face de la sainteté à travers un saint que nous n’avons peut-être pas discerné mais que nous connaissons tous sous le pseudonyme du « bon larron ». Car oui, le bon larron est saint et c’est d’ailleurs le seul saint canonisé par le Christ par la parole : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras en Paradis ». Et bien ce bon larron a un nom, il s’agit de saint Dismas et je ne résiste pas à vous conter la petite histoire qui l’accompagne.
Au temps de la fuite en Egypte, alors que St Joseph, la Vierge Marie et le tout jeune enfant Jésus fuient la cruelle menace d’Hérode Ier quittant la Palestine pour aller se réfugier en terre d’Egypte. On raconte que sur la route deux brigands dévalisèrent la Sainte Famille de son argent et de son âne mais Dismas intervînt et les leur fit rendre tout ce qu’ils avaient pris, parce que c'étaient des pauvres gens sur la route de l'exil. L'Enfant-Jésus remercia Dismas tout en lui promettant qu'il lui revaudrait çà à l'occasion. Chacun reprit sa route et Dismas continua à être un larron, un voleur, mais Jésus ne l'oublia pas et à la dernière minute Il lui adressa ces paroles qui lui ouvrirent les portes du Paradis.
C’est une jolie histoire qui n’a certes peut-être pas de grands fondements historiques mais elle manifeste bien combien la charité est récompensée par le bon Dieu en grâce de salut. Mais revenons à l’évangile.
Dans ce dernier, saint Dismas nous manifeste l’essence même de la sainteté à savoir que c’est bien le bon Dieu qui fait les saints, c’est le bon Dieu qui sanctifie et qui justifie. Saint Dismas n’a fait qu’une chose, au dernier instant de son existence il s’est confié au Seigneur, sans exigence et même au contraire en reconnaissant que la justice humaine le condamnait justement mais Il s’est remis entre les mains du Seigneur Jésus après avoir pris sa défense face au mauvais larron. Et c’est ainsi que cette simple phrase, ces quelques mots : « Jésus souviens-Toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume », cette parole là ouvre les flots de la miséricorde divine et établis Dismas dans le Paradis.
Et si nous pouvons reconnaître que la rédemption est communiqué gratuitement et pleinement à l’humanité qui se tourne vers Dieu il nous faut également réaffirmer qu’il n’est jamais trop tard, jusqu’au dernier souffle de vie chaque personne peut poser ce choix radical. Et n’y voyons pas un quelconque calcul de la part de Dismas, il souffre et sait qu’il va mourir, s’il se confie au Seigneur il le fait en vérité, dans la gravité de l’instant et c’est bien dans ces dispositions intérieures que chaque personne peut, en vérité, se tourner vers le Seigneur jusqu’à son dernier instant.
Ô bien sûr, pour nous, nous n’avons pas attendu ce dernier moment et par grâce nous vivons d’ores et déjà de la Foi, porté par la présence vivante et vivifiante du Seigneur Jésus ressuscité, mais cet épisode de St Dismas nous invite à ne jamais désespérer de ceux qui nous entourent et qui ne vivent pas dans la Foi. Il nous faut être fondé dans la belle espérance qu’eux aussi découvrirons le Seigneur tout en priant ardemment pour chacun d’eux et en essayant de leur manifester l’Amour de Dieu pour eux, en leur manifestant que le Seigneur Jésus a étendu son règne de gloire uniquement par cette croix qui se dresse sur le monde, par cette croix qui manifeste le sacrifice auquel Dieu a consenti pour chacun de nous, que l’autorité du Seigneur n’est pas porté par le glaive et le sang mais se trouve contenu dans cet amour donné totalement.
Alors en ce dimanche, porté par l’exemple du Bx Père Marie Eugène, gardons fort à notre esprit ce désir de sainteté qui doit nous animer, laissons nous saisir par le Christ et confions nous à Lui à l’image de St Dismas. Prions pour tous ceux qui sont loin du Christ afin qu’ils découvrent avant leur dernier souffle le Roi de l’univers, ce roi d’Amour qu’est le Seigneur et qu’avec eux, au moment venu nous puissions entendre le Seigneur nous dire : « avec moi, tu seras en Paradis ».
Amen